Gin Fizz

Bulles de vie...

Quand je serai grand, je serai BeeGees

11 janvier 2010

avion_piloteIl est loin, le temps des rêves de gosse, où l'on déclarait dans la cour de l'école, sur un ton solennel et les yeux pleins de paillettes, "moi, quand j's'rai grand, j's'rai pompier". ("Pompier" pouvant être remplacé, au choix, par "pilote d'avion", "footballeur", "maîtresse d'école" ou "président", pour les plus audacieux).

La plupart du temps, à moins d'une vocation sévèrement ancrée dans les gènes, les bouts de choux suivent finalement des voies très éloignées de leurs idéaux d'enfant. Et l'on se retrouve en un rien de temps comptable chez EDF, graphiste dans la pub, fonctionnaire au Ministère des finances ou chef de produit pour la grande consommation.

Loin de moi l'idée de critiquer, je serai bien mal placée pour ça. Voyez plutôt : petite, je tenais absolument à devenir "princesse aux cheveux roses". Résultat, paf, je bosse dans la com'. Force est donc de constater, hélas, que j'ai encore pas mal de boulot pour concrétiser mes ambitions précoces.

Dans la com', donc. Et pas malheureuse pour un sou, parce que ça me correspond plutôt bien.

Pourtant, je me surprends parfois à imaginer ce que j'aurais aimé faire aujourd'hui, si je n'avais pas suivi la voie que j'ai choisie.

Illustratrice, ça m'aurait plu, je crois. Réussir à faire passer en quelques traits de dessin une idée, une atmosphère, un sourire... Malheureusement, mes talents en la matière sont plus que limités : quand je tente de dessiner un chat, mes amis y voient un cochon (alors que bon... un cochon à moustaches, vous m'excuserez ?!!), et les rares parties de Pictionnary que j'ai jamais jouées se sont toutes terminées en crise de larmes, ou presque (il faut dire que, ok, ma pomme ressemblait bien à une paire de fesses). Donc non, illustratrice, ce n'est pas dans mes cordes, apparemment.

Dans un tout autre genre, travailler avec des animaux serait une piste à creuser. Alors non, surtout pas vétérinaire, j'aurais trop les miquettes de devoir accoucher une vache ou soigner un python domestique (QUI sont les tarés qui domestiquent des pythons, aussi, je vous le demande ?!). Mais soigner les animaux d'un refuge, ou les étudier vivre dans leur milieu naturel, ça me plairait vraiment.
C'est juste qu'à mon avis, ce ne serait pas de tout repos pour mes glandes lacrymales. Y'a qu'à voir comment je chiale d'émotion devant une gazelle qui se fait attraper par un prédateur, ou comment je trouve injuste que les pingouins ne puissent pas tous survivre à la traversée de l'Arctique dans "La Marche de l'Empereur". Avec une
telle naïveté sensibilité, pas sûr que je fasse long feu dans les refuges d'animaux mal traités recueillis.
En attendant, je me contente d'avoir deux chats, de mater les reportages sur Planète, et d'aller de temps en temps au zoo. C'est déjà pas si mal.

"J'aurais voulu être un artiste", qu'il chantait, l'autre. Je présume qu'on a tous, quelque part dans un coin de la tête, des envies et des rêves inassouvis, plus ou moins avouables. Quels sont les vôtres ? ;)


Posté par Katia_ à 10:35 - Melting-Po(s)t - Commentaires [35]

Temps à nouveau

04 janvier 2010

boules_No_lHé bien dites voir, il semblerait qu'on ait changé d'année, là, non ? Nous voilà donc arrivés en toussaouzeuntèn, bon an mal an. Et dire que 2000, c'était hier, et qu'on se voyait déjà avec des voitures volantes et des cabines à télétransportation !

Officiellement, rien ne change, si ce n'est qu'on va passer notre mois de janvier à raturer nos chèques (aaaah, mince, j'ai encore mis un zéro de trop pour l'année !). Mais pour le reste, c'est tout pareil qu'en 2009.

Il y a un an, j'écrivais sur ce blog que 2008 avait été tout bonnement merdique, et que j'attendais du nouveau en 2009. Loto bingo ! J'ai été plus que servie ! Une nouvelle voie professionnelle qui se dessine, un Chéribibi qui s'incruste dans ma vie (pour mon plus grand plaisir), un emménagement à deux, un accident de scooter pas funky du tout... et puis aussi des amitiés vieilles de quinze ans qui se délitent, et d'autres qui voient le jour ; des relations familiales apaisées par un éloignement forcé ; une santé en dent de scie ponctuée de petits problèmes empoisonnants mais sans gravité ; un blog que j'ai souhaité abandonner un moment, sans parvenir à m'y résoudre complètement...

Et en 2010 ? Disons que la route commence à se dessiner, pour un futur proche qui me ressemble et qui me plait. Rajoutez à cela une pincée d'apaisement personnel, une touche de confiance en moi, et un zeste de sérénité, et tout ira pour le mieux.

Je vous souhaite bien évidemment à tous une belle année 2010, pleine de pep's et de richesses, de petits bonheurs et de grandes réussites, de paillettes et de bulles ! Happy New Year !


"Il est temps à nouveau, o temps à nouveau, de prendre le souffle nouveau, il est temps à nouveau, de nous jeter à l'eau".
Jean-Louis Aubert


Divers d'hiver

21 décembre 2009

Oui, parce que là, je n'ai pas franchement le temps, donc je vous donne quelques infos, en vrac et dans le désordre.

DSCN6761DSCN6760Je viens de redécouvrir la marque Antik Batik. Ca devait faire au moins tout ça que je n'avais pas collé les pieds dans une de leur boutique, persuadée que ce n'était pas ma tasse de thé. Trop chargé, trop patchwork, trop coloré, trop tout, en fait. Et puis dernièrement, à la faveur d'une opération blogueuses, j'ai pu mettre le nez de plus près sur les dernières collections, et découvrir que je suis assez charmée. Mon porte-monnaie, beaucoup moins. Mais qu'importe, j'ai craqué notamment sur la dernière collection de cachemire ultra doux par Georgina Brandolini, et brodés main avec perles ou petits clous dorés dont ce modèle classique mais efficace. Pile dans la tendance 'épaules brodées', avec mon petit pull marine revisité, non ?

La phrase du jour : Nous la devons à ma copine de bureau Ophélie : "Quand y'a un doute, y'a plus de doute !". Très vrai, quand on y réfléchit. Et applicable à plein de domaines, en plus. Ex 1 : "Est-ce que cette jupe me va si bien que ça ?" : y'a doute, donc y'a plus de doute, on repose la jupe.
Ex 2 : "Ce type ne serait pas un peu con, en fait ?" : Le fait même de se poser la question ne semble pas très bon signe pour la réponse...
Ex 3 : "chéri, j'aurais pas un peu grossi ?" : Heu... sans commentaire.
C'est devenu mon leitmotiv depuis quelques temps (très utilisé pendant la folie des ventes presse, pour ne rien vous cacher...). Donc je partage avec vous, c'est cadeau, c'est offert (c'est Noël après tout, non ?). Yalla.

cr_meTesté et approuvé par la grande frileuse que je suis : La Crème Chaleur chauffante pour les pieds de chez Hansaplast. "La fin des pieds froids", que ça claironne en gros sur le packaging ! Mazette, mais ce truc a été inventé pour moi ou quoi  ? Qui m'espionne, chez Hansaplast ? Balancez les noms !
Pour l'avoir testé en multiples situations, je peux vous dire que ça chauffe sévère sur les petons, effectivement. Nickel par temps de grand froid, en application juste avant les collants et chaussettes. Ça diffuse une petite chaleur douce durant quelques heures. En revanche, je suis personnellement moins fan du rendu "juste avant de me coller au plumard", parce que le fait de rester immobile dans le lit ne diffuse pas assez la chaleur émise, et donne presque une sensation de brûler. Dommage... (Chéribibi est très déçu aussi, il s'imaginait déjà ne plus avoir à subir mes glaçons de pied contre ses jambes).

La poste me fera toujours bien rire. Mon bureau de poste a été refait à neuf, et affiche désormais au dessus de sa "boutique" d'emballages colis et lettres suivies un joli panneau : "je me fais plaisir, et je paye à la caisse". Certes, aller choisir ma taille et ma couleur d'emballage carton me fait frissonner d'avance, m'enfin de là à "me faire plaisir", je ne suis pas sûre. Ce qui prouve néanmoins qu'ils ont beaucoup d'humour, à La Poste. Chéri, ça te dit un emballage colissimo, pour Noël ? De rien, ça me fait plaisir.

Florence is my friend forever. Florence ? Foresti, pardi ! En grande groupie, j'avais réservé ma place pour son dernier spectacle il y a quelques lustres, et j'y ai donc assisté la semaine dernière. Verdict : +++++. Sauf le sketch de rappel, qui est à mon sens un poil en dessous du reste. Apparemment (d'après un sondage exclusif basé sur un échantillon de 2 mecs nous accompagnant), les hommes rigolent un peu moins, et ressortent plus mitigés. Faut dire qu'ils s'en prennent plein la tronche aussi. Pas grave, nous les fiiiiiiilles, au moins, on aura bien rigolé.
En revanche, difficile de trouver une place, le spectacle se joue à guichets fermés jusqu'à nouvel ordre. Pour la peine, petit cadeau (décidément, ma bonté me perdra...) !

Et joyeux Noël à tous, je ne suis pas certaine de repasser par ici avant le 25...

Joue pas, joue pas comme ça

07 décembre 2009

d_sJe viens de me rendre compte d'un truc pas très folichon. Contrairement à ce que j’ai toujours cru, pensé ou braillé sur les toits, non, désolée, je ne suis pas bonne perdante. Ni joueuse agréable. Carrément pas, même.

Le week-end dernier, emportés par un élan de bonne humeur potache et enivrés de bulles variées, nous nous sommes lancés, mes copains et moi, dans un jeu de société endiablé à base de devinettes et de mimes où chaque équipe s’affronte en temps minuté.


L’idée, à la base, était de passer un bon moment, de déconner, de rigoler, de comparer les talents de mime de chacun (c’est officiel, je n’ai aucun gène du Mime Marceau) et éventuellement, si l’enthousiasme collectif (et le taux d’alcoolémie) le permettait, de compter les points afin de déterminer une équipe gagnante juste pour l’honneur.


Sauf que moi, à partir du moment où il y a des règles du jeu établies (et bizarrement, c’est souvent le cas, ne me demandez pas pourquoi), je rentre dans une sorte d’état second, fébrile et nerveux. Parfois, même, je me fais peur : mon ton d’institutrice péremptoire et autoritaire prend le dessus, et je me mets à beugler comme une truie sur quiconque ne respecterait pas le déroulé, prête à sortir les crocs (et les griffes) au besoin.


Oui, je sais. Mais en même temps, attendez. S'il y a une « règle du jeu », c’est bien fait pour être respecté, non ? (Que les amateurs de poker - et je ne vise personne - ne me disent pas le contraire, y’a qu’à voir comment ça gueule dès qu’on tente une entourloupe pas très catholique autour du tapis vert).

Non parce que si on commence à faire n’importe quoi quand on se divertie, c’est la porte ouvertes à toutes les fenêtres, et bientôt, on grillera aussi tous les feux rouges en gloussant comme des gorets, et ce sera le chaos partout. Vous ne viendrez pas pleurnicher que je ne vous ai pas prévenus, hein.


Cela étant, je reconnais malgré tout que parfois, les jeux sont plus drôles quand on ne suit pas les règles à la lettre. Faire une partie de « petit bac » en modernisant toutes les catégories, ça a plus de gueule. Le dernier en date, réalisé dans le train, comptait par exemple comme colonnes ‘truc qui pue’, ‘à ne pas dire en voyant un bébé moche’, ‘expression tirée du film La Cité de la Peur’, ou ‘injure en verlan’. Bien plus rock que les ‘prénom’, ‘animal’ ou ‘ville’ si classiques.


Après tout, si le succès dans la vie (et par conséquent dans la déconnade) s’obtenait par le respect idiot des règles, d’une, ça se saurait déjà, et de deux, les Allemands domineraient le monde. Or, jusqu’à aujourd'hui, j’ai rarement vu moins fun et olé-olé qu’un Allemand. Donc bon.


Alors ? Ca tente quelqu’un, une petite partie de Jeu de l’Oie ? Mais je vous préviens, vous me laissez gagner hein ? Non parce que sinon…

Posté par Katia_ à 10:22 - C'est grave docteur ? - Commentaires [17]

Compliment du soir, espoir (?)

04 décembre 2009

adoEnfin, "espoir", je sais pas trop...

Hier soir, en m'écoutant me plaindre et geindre pour la huitième fois de la semaine au sujet de ma poussée d'acnée liée à un changement de pilule, Chéribibi m'a d'abord sorti toute sa panoplie de phrases toutes faites (et un peu obligatoires dans ce genre de cas), du style :
- Y'a que toi qui les vois (ouais... mon oeil !)
- Arrête de focaliser (facile à dire)
- Mais tu sais que je t'aime quand même (hé ben ça va alors...)

Finalement, voyant qu'aucune de ces stratégies n'opérait, il a trouvé un nouvel angle d'approche :
"Mais c'est bien, ça te rajeunit, on dirait une adolescente !".

Bon.
C'est pas encore ça, mais y'a du mieux...

(Si quelqu'un sait où s'achète le décodeur des compliments masculins, qu'il me fasse signe rapidement. Merci pour mon couple).

Posté par Katia_ à 09:09 - Chabadabada (Love is in the air) - Commentaires [15]

Tronche de (cup)cake

23 novembre 2009

cupcakeJ’avoue, j’avoue, j’avoue tout ! J’ai été infidèle. J’ai trompé, j’ai trahi. Et le pire, c’est que je vais recommencer, et sans m’en cacher ! Il y a plus de deux ans, je clamais ici haut et fort que Pierre Hermé et ses macarons maboulifiants étaient ma nouvelle drogue douce. Je peux avouer aujourd’hui que l’eau a bien coulé sous les ponts, et que de macarons en macarons, je me suis peu à peu lassée de cette ronde colorée.

« Souvent, femme varie », il parait. Rien n’échappe donc au hasard, pas même moi, qui me suis entichée dernièrement d’une nouvelle folie sucrée, meurtrière pour mes hanches, mais so sweet au palais. Le cupcake j’ai nommé.

Et pourtant, au départ, c’était loin d’être gagné. En théorie, je n’aime rien moins que ces gros gâteaux américains fourrés et dégoulinants de crème pâtissière aussi pleine de beurre que de colorants chimiques. Le degré zéro de la gourmandise sucrée à mon sens. Et à l’époque, vous n’auriez absolument pas pu m’ôter de la tête que ces machins bizarres surmontés de crème décorée et étrangement nommés ‘cupcakes’ échappaient à la règle. Même si Carrie Bradshaw en dévorait à la pelle avec ses copines de Sex & The City, pour moi, le verdict fut intransigeant : vade rétro, vilain gâteau !

Et puis un jour, je me suis laissée tenter. Il était tard après le déjeuner, mon ventre gargouillait, et pleins de ces petites choses colorées me tendaient les bras en criant « mangez-moi, mangez-moi, mangez-moi ». Oui, comme dans la chanson. Impossible de résister. La chair est faible, surtout devant les calories.

Ce jour-là, j’ai vendu mon âme au diable de la gourmandise (et mes cuissots au dieu de la cellulite). Depuis, j’arpente régulièrement les pâtisseries de Paris pour y trouver mes nouvelles drogues sucrées. Me voilà bien, je viens d’ajouter une nouvelle drogue à mon compteur, déjà très fourni. Heureusement que la plage, c’est pas pour demain…

Pour les tenté(e)s, voici mes deux adresses préférées (et je m’excuse pour les non parisiens qui pourront seulement saliver devant leur écran. Quoique l’un de ces deux lieux de perdition s’apprête à lancer son service de livraison, à bon entendeur…)

Cupcakes___CoCupcakes & Co
Perdue au fin fond d’une petit ruelle sombre, la boutique n’attire que les connaisseurs qui seraient près à faire des bornes pour dénicher leurs petits gâteaux sacrés. Et pourtant, passées 16h, il ne reste en rayons que quelques miettes de cupcakes, preuve que les habitués sont déjà passés.
Mes préférés (parmi ceux que j’ai pu tester) : Miss Violette, African Queen (au beurre de cacahuète), et Night in Tunisia (au Jasmin et à la vanille).
Un peu chers (3,50 euros la pièce), mais valent le détour !
Cupcakes & Co. 25, rue de la Forge Royale, 75011 Paris.
www.cupcakesandco.fr



BerkoBerko
Plus bobo, car situé en plein Marais (et bientôt également rue des Abbesses), Berko a meilleure mine que son confrère : devanture rouge pétant dans une rue très passante, et vitrine dégoulinante de pâtisseries appétissantes.
L’idée top : des mini-cupcakes prêts à être avalés en deux bouchées. L’idéal pour ne pas trop culpabiliser (ou en tester plusieurs !).
La crème est plus riche en beurre que ceux de Cupcakes & Co, mais l’ensemble reste léger et raffiné.
Mes préférés : M&M’s peanut butter, Framboise chocolat blanc, Banane choco, Spéculos, Pomme nougat, Oreo.
Berko. 23, rue Rambuteau, 75004 Paris.
www.berko.fr

 

 

 

Le beurre et l'argent du beurre

16 novembre 2009

beurreIls me fascinent et m’agacent à la fois, ces gens qui ne manquent pas d’air au point de prendre pour acquis tous les avantages d’une situation donnée sans trop se poser de question.

Ceux qui, par exemple, arrivent à la séance de ciné au tout dernier moment, mais réclament à être placés de façon VIP ou presque, quitte à faire décaler pour ça toute une rangée de gens qui se sont, eux, pointés en avance pour avoir précisément le loisir de sélectionner leur meilleur siège.
Ou ceux qui choisissent délibérément une place en terrasse, mais demandent à ce qu’on baisse le store parce que le soleil les gêne, sans se soucier de leurs voisins de chaises qui, justement, étaient placés là pour profiter des rayons.
Ou encore, ceux qui acceptent généreusement de sous-louer leur appart à un ami, à condition que celui-ci s’occupe du chat et arrose les plantes vertes, mais en réclamant un loyer au prix fort, « parce que tu comprends, si c’était pas toi, je l’aurais facilement loué à ce prix-là ».

« Vouloir le beurre ET l’argent du beurre », ça s’appelle. Et j’ajouterais même que pour les plus culottés, y’aurait aussi, en supplément, le cul sourire de la crémière sur leur liste de souhaits.

Alors, sérieusement, je veux bien être gentille (ou poire) deux minutes, mais il y a des limites à tout. En gros, faudrait pas trop pousser mémé dans les orties. Surtout quand elle est en short.

Evidemment, moi aussi, ca m’arrangerait bien, parfois, d’avoir le beurre ET l’argent du beurre. Genre avoir de la neige pour Noël ET un plein soleil d’été en même temps. Ou un boulot très bien payé ET des semaines de 25h max. Ou des idées d’articles de blog à la pelle ET du temps pour les rédiger correctement. Ou un appart de 145 mètres carrés, ET ultra lumineux, ET ultra bien placé, ET avec vue sur tout Paname, ET qui coûte peanuts (oui, bon, là, c’est le beurre, l’argent du beurre, et la crèmerie toute entière).

J’aimerais bien, également, pouvoir manger toutes les cochonneries sucrées qui existent ET garder la ligne haricot vert. Faire des grasses mat’ jusqu’à midi ET avoir encore la journée entière à venir au moment où je me lève. Avoir un chat câlin et ronronnant ET ne pas me coltiner la corvée de litière et de croquettes qui puent tous les matins. Faire du sport depuis mon canapé ET avoir un corps tout ferme et musclé. Quitter Paris au mois d’août ET pouvoir profiter de ma ville quand elle est vidée de ses hordes de parisiens.

Sauf que, apparemment, c’est pas trop possible.
Je sais, c’est pénible, mais il semblerait qu’on n’ait pas vraiment notre mot à dire sur la question.

Encore que. Parfois, je n’ai pourtant pas l’impression de trop en demander, mais on me fait vite comprendre qu’il faudrait voir à pas trop déconner. Par exemple, supplier ma gynéco pour qu’elle me dégotte enfin LA pilule qui supprime mes migraines sans me coller des boutons Biactol plein la tronche, apparemment, c’est vraiment trop exagéré de ma part. « De deux maux, il faut choisir le moindre », qu’elle m’a sorti, cette conne, quand j’ai abordé la question. Ah non mais d’accord, quoi. C’était bien la peine de faire 9 ans d’études pour en arriver là.

Ou alors, j'aimerais partir en vacances cet hiver, mais sans que ça ne me coûte un bras et demi. Pour ça, la dame de l'agence me dit que je n'ai "qu'à éviter les périodes de vacances scolaires", et que donc, vu le calendrier, les zones A, B, C et X, et tout le merdier, en gros, il me reste une petite chance entre le 8 et le 17 mars. Manque de pot, là où je voudrais partir, c'est la saison des pluies, à cette période. "Ah mais oui, mais on ne peut pas tout avoir, mademoiselle", a conclu brillamment la préposée aux billets d'avion (et aux lieux communs, apparemment). Ah, bon, d'accord, désolée d'avoir insisté.

Dans un genre un peu différent, dire au buraliste « une grille Euromillions gagnante, s’il vous plait », globalement, ça permet juste de récolter un sourire narquois et un haussement d’épaules. (et certainement pas une grille gagnante, comme précisé). Alors que bon, je ne demandais quand même pas la lune, là. Si ?

Posté par Katia_ à 09:12 - Chroniques d'une râleuse - Commentaires [17]

4, 5, 6, cueillir des cerises

02 novembre 2009

cerises_1Petites pensées du moment en vrac et comme ça me vient.


Franchement, les cornichons dans un sandwich au saumon, c'est une drôle d'idée...

Je déteste les cyclistes qui squattent sur les trottoirs. Et je hais les cyclistes qui squattent ET qui me klaxonnent parce que je les gêne. Non mais on aura tout vu.

Pourquoi est-ce que je reçois le dossier de presse d'une mutuelle pour les seniors ?

Lucky Luke au cinéma ? Mouais, bof. Déjà que j'ai jamais aimé la bd...

Les cerises, c'est pas pour tout de suite tout de suite. On peut difficilement faire moins "c'est la saison" qu'en ce moment.

Envie de bottes grises. Mais ça ne va avec rien de ma garde-robe.

Mon horoscope du jour est plutôt cool. Du coup, ok, je veux bien y croire.

J'aime pas les gens qui disent "je vais me coocooner". Je préfère qu'on dise "Co-cooner". Ca vient de "cocon", non ? Bon.

Oh, il est 12h34. 1, 2, 3, 4. C'est sûrement un signe ! (J'aime bien aussi les 11h11, et les 22h22).

"One, two, three, four, tell me that you love me more".

Ce blog me gonfle et me tient à coeur à la fois. C'est étrange.

C'est quand même un post de feignasse, ça.

J'ai vu l'affiche du film "Saw VI" tout à l'heure, et j'ai rigolé comme une cruche. C'est peut-être sponsorisé par Herta ?

Encore un mois de passé. Ca file, ça file !

Dans Elle de la semaine dernière : "le nouveau talon, c'est le plat". C'est pas débile, cette phrase, franchement ?

Allo, Ween ? Ici Trouille. (bon, ok).

Ca m'étonne qu'elle ne se soit pas fait larguer, celle-là, vu comme elle sait être chiante.

Qu'est-ce qui fait pleurer les blondes ? J'ai toujours pas la réponse, Sylvie.

C'est vraiment n'importe quoi... (mais pas tant que ça, à bien y regarder).

...

Posté par Katia_ à 08:20 - Melting-Po(s)t - Commentaires [21]

Froid devant ! (ou "J'ai testé pour vous le e-shop Uniqlo")

27 octobre 2009

bonhomme_neige_1S’il y a une chose que je déteste en hiver, c’est bien d’avoir froid. (Je déteste aussi avoir froid en été, mais c’est moins courant, soyons honnête). Je ne suis vraiment pas copine avec le temps pluvieux, le froid humide et les bourrasques de vent glaglatantes. (Et j’invente des mots si je veux).
Du coup, pour me parer, je multiplie les couches de vêtements, jouant finement la stratégie de l’oignon et de ses multiples pelures superposées : une petite chemisette à fines bretelles, un t-shirt à manches longues, un premier pull, un second pull-gilet, et pour finir le tout, un gros pull à col roulé qui tient bien chaud. Sans oublier le manteau en laine, venant parfaire la tenue anti-coup de glaçon. Et par dessus tout ça, vous me rajouterez une écharpe longueur XXL (hop, trois tours de cou), une paire de gants, et un joli petit bonnet effet schtroumpf.

Oui. Sauf que tout ça, c’est bien mignon, mais ça me prend un temps de malade pour me déshabiller un peu dès que je rentre dans un lieu chaud (au bureau, chez moi, dans un magasin…). Sans compter que ça m’encombre prodigieusement les mains. Comment voulez-vous faire une séance de shopping en bonne et due forme avec des gants, un bonnet et une écharpe sur les bras, franchement ?
Et réciproquement, toute virée à l’extérieur depuis un lieu chauffé me demande cinq bonnes minutes de rhabillage. Autant dire que si je veux accompagner une copine en manque de nicotine le temps de sa pause clope, elle aurait le temps d’en fumer cinq que je ne serais toujours pas prête à passer le nez dehors.

Du coup, j’ai beaucoup cogité (on a les passe-temps intellectuels qu’on peut), et j’en suis venue à la conclusion que, pour régler mon problème ET garder la chaleur, il fallait supprimer le nombre de couches de vêtements. Donc, avoir des couches plus chaudes. CQFD. (Pas con l’oignon !)

Evidemment, la solution Damart s’est imposée à moi rapidement. Mais après un petit tour dans leur boutique, j’ai juste eu envie de pleurer et de garder mes dix couches de fringues sur le dos. Tant pis, je perdrai une heure de ma vie chaque jour à mettre et ôter mes différents vêtements entassés, mais je ne porterai pas ces horreurs de mamie. (Pardon Mamie).

Et puis j’ai trouvé (« cru trouver » serait plus juste) la solution miraculeuse, et plus fashion ! Mon sauveur ? Uniqlo (oh mais quelle surprise, vu que c’est dans le titre). Le H&M Japonais débarque en France à grands renforts de pub et de promos, et commercialise entre autres une gamme de produits dits à technologie HeatTech, qui conserve la chaleur du corps tout en évitant les pics de canicule corporels, et est fabriqué dans un tissu spécial qui ne retient pas la sueur, les odeurs, et laisse respirer la peau. (En gros, t’as chaud mais tu schlingues pas des dessous de bras). Wahouuu, tout ça ? Oui !

Et cerise sur le cupcake, ils vendent en ligne. Parce que les files d’attente de trois heures devant le magasin, merci mais ça va aller. Autant dire que je me suis ruée sur le e-shop comme un poney affamé sur une vieille carotte rance. L’envie d’avoir chaud SANS ressembler à Babar cet hiver a eu raison de moi.

Sauf que.
Ca, c’était il y a plus de vingt jours.
J’aime autant vous prévenir que c’est pas des Speedy Gonzales, chez Uniqlo on-line.

J+8 après la commande : Devant ma boîte aux lettres vide, je m’interroge. Après renseignement auprès du service commercial, on m’informe que les produits ont bien quitté le Japon. Ah ? Ca vient de loin, ces trucs, dites donc. C’était bien la peine d’ouvrir une boutique en France, tiens.

J+11 : Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir dans ma boîte aux lettres ? Non, queud.

J+13 : Ou alors, mon facteur a chourré le colis ?

J+14 : Re-mail au service consommateur : « où qu’il est mon colis magique, les gars ? » (en substance). Réponse : « DHL est passé, y’avait personne, il est reparti ». Non mais je rêve.

J+15 : Je chouine, je râle sur mon clavier. Réponse légèrement surprenante de Uniqlo : « Nous nous chargeons d'arranger une autre livraison. Vous recevrez votre commande dans un délai de 3 à 4 jours. Cependant nous vous prions de vous assurer qu'une personne soit présente en permanence pour réceptionner votre commande ». Mais bien sûr, oui. T’as raison, je vais glander toute la journée à la maison pour guetter, des fois que monsieur DHL me ferait une nouvelle blaguounette. Sont fous, ces Japonais.

J+15 et des bananes : J’arrive enfin à modifier mon adresse de livraison et donner celle du bureau. Entre nous, heureusement que je m’y prends tôt pour avoir bien chaud cet hiver, parce que c’est pas encore des flèches de la vente par correspondance.

(C’est moi ou ce billet est super long ?)

J+18 : Bon, il faut se rendre à l’évidence, les Japonais ne veulent pas que j’aie chaud sans ressembler à Michelin cet hiver. Toujours rien en vue. … Ah si, un petit papillon DHL qui stipule que « l’a pas le code d’entrée, le monsieur qui livre ». C’est pas comme si je l’avais mentionné trois fois sur mon message, faut dire. Du coup, pour mon colis, je peux toujours me brosser.

J+19 et un rhume plus tard : Alleluia. Eureka. Mazel Tov. Abracadaschtroumpf. Enfin, je les ai, mes wonder t-shirts. On n’y croyait plus, hein, avouez !

Reste à déballer le colis, et à essayer les bidules. Et là, je reste perplexe. Au moment de ma commande, je pensais avoir finement analysé la situation, en me disant « les Japonais étant des gens plutôt petits et fins (c’est pas ça qu’on appelle une idée préconçue ?), je vais prendre une taille M, pour être sûre de rentrer dedans ».
Bah ça, c’est sûr, je rentre dedans. Ainsi que mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs. Oui, tous ensemble, vu qu’on y tient bien à 4 ou 5, dans ces machins taille M. Super, Michel.

Vu qu'il est hors de question que je refasse tout le processus inverse de la commande pour renvoyer les produits en terre d'origine (loin, quoi), je pense que je suis bonne pour refiler ces modèles à mes proches, et me retaper le périple e-shop/DHL/code d'entrée et tout le bazar, afin de commander à ma taille. Pour le gain de temps, on repassera, merci.

Mais... "et ces produits, alors, ça donne quoi ?", que vous vous demandez bien légitimement. Hé bien écoutez, ça a l'air pas mal du tout ! J'ai porté le t-shirt toute une soirée chez moi sans avoir froid, alors qu'en temps normal, je me coltine le pull en grosse maille et le petit foulard. Reste à voir ce que ça donne porté dans le grand froid hivernal et glacé qui règne aux aurores brumeuses des débuts de janvier (ok, ok, j'arrête l'envolée lyrique).

Je signale aux ladies qu'il existe aussi des leggings HeatTech, petite chose pas con pour garder ses gambettes au chaud quand on s'obstine sur la robe même en plein hiver.

Et je signale aux gentlemen que la gamme existe également pour hommes, et que le petit t-shirt glissé sous un costard-chemise, c'est facile, c'est pas cher, et ça peut rapporter gros (en tout cas, ça évite le rhume et c'est déjà pas mal).

Bien le bonjour chez vous, en vous remerciant.

Plus d'infos : www.uniqlo.com/fr/

Article absolument non sponsorisé, faut-il le spécifier.

Y'a un mec qu'habite chez moi

19 octobre 2009

valise_2Allez hop, on y va, en route pour l’aventure : cette fois, c’est officiel, Chéribibi s’installe chez moi pour de bon. Youhou, sortez les confettis et débouchez le champagne ! Enfin… « youhou » surtout pour moi, parce que j’ai bien conscience que pour vous, ça ne va pas changer grand chose. Et pourtant, c’est un grand pas, car je n’aurai pas parié lourd sur le concept général de 'vie à deux' il y a encore peu, trop attachée à mon indépendance et mon rythme de vie personnel. Il faut croire que cette saleté d’accident et ses conséquences ont fait mûrir les choses plus vite que prévu.

Bon. Emménager ensemble, dans l’idée, c’est super, youplaboum, big up, tout ça tout ça. En pratique, c’est légèrement plus tendu du slip, quand même.

Déjà, il faut bien lui faire un brin de place, au Chéribibi. Notamment pour ses fringues. Si ça ne tenait qu'à moi, il aurait juste eu le droit à un grand tiroir pour coller tout son bazar vestimentaire, mais il semblerait qu'il soit moyen d'accord sur le principe. (Je ne comprends pas).

Me voilà donc en train de passer deux heures devant ma (oui, c'est encore "ma" pour le moment) penderie, à tenter de trouver des trucs à jeter/donner/vendre, histoire de dégager quelques cintres et étagères.

Et force est de constater une fois de plus que faire le tri, c'est pas trop mon truc. Moi, tant que ça rentre dans le placard, je ne jette rien. Et je suis super forte pour trouver des arguments fallacieux, tels que "ça je garde, parce que je ne l'ai encore jamais porté" (et pour cause, vue la big erreur de casting que c'est...), "ça je garde, parce que c'est joli" (oui, mais pas sur moi...), "ça je garde, parce que ça reviendra peut-être à la mode dans six mois" (mmmm, le rose dragée, non, ça m'étonnerait...). Au final, je me retrouve avec trois pauvres t-shirts prêts à être balancés, et toujours aussi peu de place libre dans la penderie. Je sens que ça va être comique, cette histoire.

J'ai également été sommée de dégager la moitié de ma bibliothèque, parce que Monsieur collectionne les BD et tient bien à m'en faire profiter. (Alors que moi, la BD, depuis Boule & Bill, hein...). Enfin soit. Je vais donc aussi me coller au grand tri du siècle dans mes bouquins. Ce qui devrait être un poil moins compliqué, j'ai comme le feeling que me séparer de mon intégral de Marc Levi ne m'arrachera pas trop de larmes. (Oui, bon, ça va, j'étais jeune).

Ne parlons pas de "sa" télé taille XXL, vendue à grands renforts de "non mais tu comprends, pour regarder les matchs, c'est mieux" (Gné ? T'es sûr que tu choisis le bon argument, là ?), de sa pléstéchieune momoche et de tous les accessoires qui vont avec (je hais le créateur de ce truc),ou de ses ustensiles de cuisine (môssieur cuisine, oui oui !) (alors que bon, un faitout en fonte Le Creuset, ça sert à quoi, franchement ?).

La cerise sur le pompon, c'est que dans le paquet surprise ‘Grand Déménagement’, j’ai aussi eu droit au chat. Tadaaaam. Ce qui, si nous faisons les comptes (je pose 5 et je retiens 2), fait qu’avec le mien, de chat, ça fait deux bestioles à poil dans le même appart. Soit quatre habitants pour 35 m². Olé, j’ai envie de dire.

Ce chat est très gentil, cela dit. Très causant, aussi. Surtout à trois heures du matin. Et joueur, avec ça. Il a une vraie passion pour les pieds qui dépassent du lit. En pleine nuit, ça réveille violemment, je ne vous dis pas. Et puis j’ai bien l’impression que c’est également le premier producteur au monde de poils blancs, si j’en crois les trois feuilles de rouleau attrape-poussière que j’utilise chaque matin. Enfin il est gentil, c’est vrai. Mon chat à moi n’est pas trop d’accord, mais comme on ne lui a pas demandé son avis…

Donc voilà. Une nouvelle aventure commence. Fini les masques à l'argile verte à n'importe quelle heure. Terminé les séquences épilation devant Gossip Girl. Exit les karaokés du matin sur ABBA, avec la brosse à cheveux en guise de micro. Enfin, non... Pas exit pour toujours. J'attends juste un peu avant de remettre le couvert. Il vient à peine d'arriver, faudrait pas non plus lui faire peur trop vite, quand même...

Posté par Katia_ à 09:00 - Chabadabada (Love is in the air) - Commentaires [22]