14 mai 2007
Chut...
# 1 : Heu, non… Ca, vaut mieux pas le dire à son copain...
- Qu’est-ce qu’ils sont cons, tes potes du club de rugby ! (se contenter de le penser très fort)
- Moi, j’ai toujours préféré sortir avec des moches mais qui ont du charme et du charisme…
- Ne me dis pas que tu revois encore ta pétasse d’ex ?
- Tu trouves pas que ça me fait un gros cul, ce jean ? (avec sa diplomatie légendaire, il serait capable de répondre « oui », ce con) (même si c’est vrai)
- Tu choisis, c’est ta mère ou moi ! (deux chances sur trois d’être déçue de la réponse…)
- J’me taperais bien le Dr Mamour*, quand même…
- Pourquoi tu m’offres toujours des trucs hideux ? (super plan pour se retrouver avec des bons Fnac au prochain anniversaire)
- Tu repasses vraiment comme une brêle ! (vu qu’il le fait exprès pour qu’on fasse le boulot à sa place, on va pas l’encourager non plus)
- Ce pull ? Tu vas pas me croire, même pas 40 euros, le truc de malade, ils se sont plantés à l’étiquetage chez ‘Zadig et Voltaire’, siiiiiii, j’te jure ! (qu’on le prenne pour un con, soit, mais y’a des limites à tout)
- C’est pour mieux flotter cet été à la mer que tu cultives ta bouée de gras autour du bidou, Roudoudou ? (y’a moyen de trouver plus fin et moins vexant, comme allusion)
- Si ça c’est de la blanquette de veau, moi je suis Claudia Schiffer, tu vois ? (et la pizza décongelée au prochain repas, tu la vois, aussi ?)
- Non mais en vrai, tu la trouves comment, toi, Clara Morgane ?
- Merde, y’a l’élastique de ma culotte qui vient de craquer ! (oups… adieu le glamour)
- Oh, mais tu perds tes cheveux ! (il le sait, il l’a vu, ça le fait déjà flipper… la jouer discrète sur ce coup-là)
- A qui tu téléphonais, là, juste à l’instant, avant que j’arrive, réponds, REPONDS ou j’te butte ! (à la place, on prend un Lexomil dare-dare et on songe à consulter) (non, pas ses mails privés ni ses textos…)
- Lui, c’était juste pour le cul, c’est toi que j’aime…
* Précision pour les « incultes » : c’est le beau gosse en blouse verte bleue foncée (rhhho... me suis fait tirer les z'oreilles par les vraies fans...) dans ‘Grey’s Anatomy’.
26 mars 2007
Working girl
Ah non, désolée patron, je ne vais pas pouvoir boucler le dossier Bidon&Co ce soir, j’ai beaucoup trop de choses à faire en urgence. Comme par exemple :
- Colorier mes ongles au Stabilo rose fluo (…finalement, le vernis, ça ne me va pas du tout)
- Examiner les fourches de mes cheveux (je sais, faut pas tirer dessus, mais ça m’éclate)
- Me trouver une nouvelle signature (avec par exemple « katia » + « nom du nouvel amoureux », juste pour voir ce que ça donnerait…)
- Suivre l’évolution de mes ventes sur Ebay (et répondre à une douzième question con, du genre « quelle est la mesure du pull en cm, depuis l’aisselle gauche jusqu’au bas du pull à droite ? »)
- Trier mes trombones par couleur (on travaille toujours mieux avec un bureau en ordre, c’est bien connu)
- Cliquer pour la 1487ème fois sur "envoyer/recevoir" (merde… non, pas de mail perso auquel répondre d’urgence en prenant mon air le plus affairé, que je masterise pourtant super bien)
- Vérifier la météo du lendemain (et confirmer mon rendez-vous chez le coiffeur)
- Mettre de côté quelques enveloppes et post-its (je n’en ai plus chez moi)
- Prendre un thé avec Claire, du service "promotion des ventes" (on m’a demandé de "cultiver le relationnel", je cultive)
- Etudier comment aller de Porte de Champerret à Saint-Germain des Prés en faisant le moins de changement possible (ils auraient pu faire une ligne directe, quand même)
- Compter les jours de RTT qu’il me reste à prendre (et faire le point par rapport aux ponts du mois de mai)
- Tenter de me souvenir comment on fait un avion en papier (mais un qui vole vraiment, hein ?)
- Photocopier mes fiches de paies pour mon dossier immobilier (et tant qu’on y est, tous mes papiers et documents officiels, ça peut toujours servir)
- Regarder pousser la plante verte posée sur mon bureau (et arrêter de l’arroser avec mes restes de café du matin)
- Faire un tour sur mes sites et blogs favoris (faut pas perdre la main)
- Retoucher mon maquillage et ma coiffure (au cas où Jérémy, le petit stagiaire du marketing, passerait dans le coin)
- Mettre à jour mon CV (un feeling, comme ça… ça pourrait devenir d’actualité)
Et puis quand j’aurai fini, il sera déjà au moins…. pfffiouuuuu… 18h30 ! L’heure de partir à mon cours de Pilates.
Demain, alors ? Ah non, demain c’est vendredi, j’ai pris ma demi-journée.
Bah demandez à Sonia, je crois qu’elle n’est pas débordée, je l’ai vue en train de se limer les ongles tout à l’heure…
25 janvier 2007
Au bonheur des dames
Paraîtrait que je râle beaucoup. Et souvent. Mouais, pas faux. Mais en même temps, je sais aussi me réjouir de plaisirs simples, et parfois très idiots. Comme par exemple :
- Faire éclater les bulles du papier-bulle. D’abord une par une, plop plop… Puis en tordant d’un grand coup sec le papier : concert de pétard en ré mineur. J’adore ! (des plaisirs simples, je vous dis…)
- Recevoir une carte postale. Qui envoie encore des cartes postales, aujourd’hui, hein ? Hé ben, pas grand monde…
- Démouler un Flamby et ne m’autoriser à n’y poser la cuillère que lorsque le caramel a entièrement recouvert le flan. Généralement, y’a toujours un côté où ça ne veut pas couler comme il faut. Délicieux supplice de l’attente…
- Ricaner devant le ‘Point Route’ de Bison Futé qui annonce des journées rouges et des embouteillages dans tous les sens, quand je suis assise bien peinarde sur mon canapé, à boulotter du chocolat Côte d’Or.
- Observer à la dérobée le chat se choisir une position pour roupiller. Ca tournicote dans tous les sens pendant des heures, c’en est à la fois émouvant et ridicule. Ou bien admirer son sens du rangement quand il s’assied bien droit, toutes pattes camouflées sous lui et que sa queue vient enrouler tout ça. Surface totale au sol : même pas 10 cm². Trop fort, mon chat ! Il devrait bosser chez Ikéa.
- Gagner 2 euros au Banco. Ou au Millionnaire. A ce stade, je fais pas la difficile, notez.
- Manger les Dragibus en les triant par couleurs. Et garder les rouges et les roses pour la fin, parce que ce sont les meilleurs.
- Arriver sur le quai en même temps que le métro. Je m’abrutirai devant les affiches publicitaires une autre fois.
- Trouver une place assise dans le wagon le matin à l’heure de pointe, me faire la réflexion que c’est rare, mais bien agréable. Encore mieux : trouver une place assise, et faire tout le trajet sans croiser un accordéoniste qui ne vienne me casser les oreilles avec une reprise fracassante de ‘La Foule’ d’Edith Piaf (qui ne doit toujours pas s’en remettre, là où elle est, la pauvre).
- Entendre quelqu’un me dire que ma robe me va bien. Ou que j’ai bonne mine. Ou que ma robe me donne bonne mine (mais c'est plus rare, évidemment…)
- Ecouter l’orage tomber et le tonnerre gronder, bien au chaud sous ma couette, quand je sais que je n’aurai pas à mettre le bout d’un orteil dehors avant le lendemain matin.
- Effeuiller une marguerite : il m’aime, un peu, beaucoup, passionnément… Tricher pour tomber sur "à la folie". Sourire niaisement.
- Sortir de la boulangerie avec une baguette encore toute chaude. Me remplir les narines de cette bonne odeur de pain frais. Entamer le pain par petits bouts. M’apercevoir en bas de chez moi que j’ai descendu la moitié de la baguette, faire demi-tour, et retourner en acheter une nouvelle.
- Trouver un colis surprise dans ma boîte aux lettres. Vérifier que je n’entends pas tic-tac à travers l’enveloppe avant de le remonter chez moi.
- Constater avec plaisir que cette année, personne n’a oublié mon anniversaire. (Ou personne ne VA l’oublier : c’est le 6 février, les cocos !) (donc dans … très bientôt !!!)
- Lire les commentaires que vous laissez sur tous ces billets passionnants que je vous bricole (mode *slurp slurp aux lecteurs*) (nan, sans déc’, ça, j’adore, c’est vrai !).
Allez, à vous ! Jouez pas les égoïstes, racontez-nous un peu vos petits plaisirs, même les plus stupides. Promis, personne ne se moquera. Ou alors, juste un tout petit peu... ;)
02 janvier 2007
Not to do list
Nouvelle année : bonnes résolutions et motivation à toute épreuve. Hé ben, pas pour moi, merci bien et au revoir. Parce que je me connais un peu, et y’a environ 0 % de chance pour que j’arrive à m’y tenir. Alors pourquoi s’enquiquiner, hein ? Voilà donc ma liste de non-résolutions, pour changer un peu…
- Ne pas m’inscrire au club de gym, même avec tous les scrupules liés aux kilos de foie gras et chocolat avalés pendant les fêtes. Une fois le sentiment de culpabilité (et le fun de la découverte des machines de tortures bizarroïdes) dissipés, je sais pertinemment que je n’y mettrai plus les pieds passé le 31 janvier. Ça fait chère la résolution.
- Ne même pas, MÊME PAS, oser murmurer le début de la phrase « si, si, si, cette année, je saurai être raisonnable pendant les soldes ». Parce que bon… quand même… c’te blague, quoi !
- Arrêter de me donner bonne conscience en achetant des légumes verts, puisque de toute façon, ils finissent systématiquement moisis au fond du frigo, par manque d’envie de cuisiner ce genre de truc le soir en rentrant du boulot. En même temps, ça m’arrange : j’ai toujours trouvé ça chiant, les haricots verts et les courgettes…
- Continuer à faire la gueule à mes plantes vertes. Elles aiment pas l’hiver ? Bah moi non plus. Mais c’est pas une raison suffisante pour se foutre à poil en perdant toutes leurs feuilles, je trouve. C’est d’un mesquin, cette attitude, franchement ! Puisque c’est comme ça, on se recausera au printemps, quand elles auront fini leurs caprices.
- Comme tous les ans, me dire que je dois impérativement changer de mutuelle, d’opérateur téléphonique et d’adresse sur ma carte d’identité ; me faire mensualiser pour les impôts et l’électricité ; trouver l’adresse d’un nouveau coiffeur qui connaisse le sens de « blond retour de vacances au soleil » ; faire vacciner le chat, et trier mes papiers plus souvent que tous les six mois. Et puis comme tous les ans, me dire que ça fonctionne finalement pas si mal comme ça, alors bon… On verra en 2008, non ?
Et vous, cette année 2007, vous la sentez comment ? Des projets, des envies, des (non) résolutions ?
27 décembre 2006
That's the final countdown
Ouf. On y est presque. Dans quelques jours, 2006 laissera enfin place à une nouvelle année toute belle, toute neuve. Juste le temps de trouver huit bonnes raisons d’attendre 2007 de pied ferme.
- Vite, vite, qu’on en finisse avec les diffusions, rediffusions et re-rediffusions des bêtisiers mille fois vus à la télé. En début d’année, on aura peut-être droit à un minimum de nouveautés dans les programmes des chaînes. (J’ai comme un doute, mais bon).
- En 2007, les 1er et 8 mai tombent un mardi : à nous les week-ends prolongés (et les embouteillages de Bison Futé)
- On va pouvoir raturer plein de chèques, à vouloir écrire dessus 06 par habitude, au lieu de 07. C’est la banque qui va faire la gueule !
- La majeure partie de l’année 2007 sera placée sous le signe du cochon, en astrologie chinoise. "Cochon", c’est tellement moins convenu et frimeur que "Dragon" ou "Tigre", non ?
- Douze bons gros mois devant nous pour penser aux cadeaux de Noël 2007, ça nous laisse un peu de marge. Promis, cette année, on fera pas tout au dernier moment (c’est là que je me marre, ou bien ?)
- 1er janvier : J-80 avant l’arrivée du printemps. C’est un compte rond, ça fait joli, ça me plait.
- 2006, ça rimait avec saucisse, tournevis et "merde, ça glisse". Pas terrible, quand même. Alors que 2007, ça rime avec pâquerette, méga fête et chouette. Mieux ! Beaucoup mieux !
- 2007, ça se finit comme le matricule de James Bond 007. Et ça, c’est trop la classe.
06 décembre 2006
Recherche kleenex désespérément
Il y a quelques temps, ici même sur ce blog, je faisais une croix sur ma dignité en avouant à la face du monde (au moins) que j’étais une grosse pleurnicheuse. Pour être crédible à fond, voilà la liste des 22 choses qui, à mon sens, valent vraiment la peine de pleurer.
- Nikos a signé pour la Star Ac’ saison 7. On est reparti pour un tour de manège, les gars…
- La vaisselle crade de huit jours entassée dans l’évier.
- La quasi-totalité des pubs pour produits ménagers.
- C’est bientôt Noël et il neige même pas.
- Lara Fabian sort un double-album « best-of ».
- ‘Il’ trouve que la mini-jupe + bottes ne me va pas si bien que ça.
- Je viens de m’acheter trois mini-jupes.
- On prévoit le retour à la mode du vert acidulé pour le printemps prochain.
- Plus aucun jour de RTT avant trois mois, et les soldes commencent le 10 janvier prochain. Donc un mercredi. Donc un jour de boulot. Donc ça craint.
- Thelma et Louise ont préféré le ravin à la police. C’est beau, mais quand même, merde...
- J’ai oublié une put…. de chaussette rouge dans une machine de blanc (comment un truc aussi petit peut déteindre autant, bon sang ?)
- Le voisin du dessus apprend à jouer du piano et bloque obstinément au même passage du même morceau. Je craaaaaaque.
- Mon chat me fait la gueule, il aime pas ses croquettes Leader Price (gosse de riche, va !)
- Le chocolat, le nougat et les Dragibus font grossir (j’trouve ça nuuuuul. Pourquoi on n’échangerait pas avec les haricots verts, juste pour voir ?).
- Les Rice Krispies ne se vendent plus. Terminés les « snac-crac-pop » du p’tit déj. (merci à fred37 pour l’info). Et au passage, le « Merveille du Monde » non plus… (j’veux mouriiiiiiir).
- Le spectacle ‘humoristique’ d’Arthur a fait salle comble. Y’a même des prolongations. J’comprends pas…
- J’habite une rue dont le nom trop long ne rentre jamais dans les petites cases des formulaires administratifs (et quand je dois l’épeler par téléphone, je vous raconte pas comment on y passe trois plombes).
- Mon petit cousin, 5 ans au compteur, m’a offert en dessin un charmant gribouillis marron et rouge un peu flippant. Il a ajouté en souriant « c’est toi ».
- TF1 n’a toujours pas paumé les bobines de « Rabbi Jacob ». Pour preuve, 238ème diffusion hier soir.
- On m’a proposé une place assise dans le métro. Quoi ? chuis grosse ? chuis vieille ? Je veux bien un peu de galanterie, mais quand même…
- Canalblog a planté avant que je ne poste ce billet (ah non… tiens… lucky me !)
Alors ? Qui dit mieux ?
22 novembre 2006
Diplômée menteuse, mention Pinocchio
Ca ne sert pas toujours nos intérêts de dire à voix haute le vrai fond de notre pensée. Parfois, mieux vaut la boucler. La preuve par sept.
« Allo docteur, je suis désolée je vais avoir un bon quart d’heure de retard, le bus est totalement coincé dans les embouteillages »
Traduire :
« Mon œil, je voulais juste passer chez Zara pour essayer cette magnifique jupe blanche, et y’a une file d’attente de malade aux cabines d’essayage ! »
« Marie-Cécile, vous êtes absolument ravissante dans ce nouveau petit tailleur, il vous va à croquer, et puis le vert est très à la mode cette année, vous allez faire des ravages au service compta’ »
Traduire :
« A la mode, à la mode… c’est vite dit. C’est juste dommage que vous ayez choisi une teinte qui vous donne toute la fraîcheur d’un œuf couvé. »
« Bonjour monsieur-le-service-après-vente-de-la-Fnac, je ne comprends pas ce qui se passe, la molette tactile de mon ipod ne fonctionne plus, elle ne réagit plus du tout au contact de mon doigt. Non, je n’ai rien fait de spécial, c’est arrivé comme ça, un jour, pof »
Traduire :
« A moins que vous n’incluiez dans la garantie SAV les dérapages de dissolvant de vernis à ongles sur les dites molettes tactiles, qui flinguent complètement les systèmes de transmission d’information. Non ? Alors considérez que je n’ai rien dit… »
« Désolée patron, j’ai renversé ma tasse de café sur le dossier Superrelou, ce qui explique cette grosse trace sale dessus. »
Traduire :
« C’est mon débile de chat qui a gerboulé toutes ses croquettes de midi sur votre foutu contrat. Comme s’il avait senti le truc foireux, dis donc. »
« Ah non, vraiment mamie, c’était très bon, ta blanquette de veau, mais là, j’en peux plus. Et puis je dois faire un peu attention si je veux pouvoir rentrer dans ma robe et être belle au réveillon, tu sais ? »
Traduire :
« Kill me now ! Je suis au bord de l’explosion. Si je bouge ne serait-ce qu’une oreille, je ne réponds plus de mes aptitudes digestives, c’est tout dire. … Faudrait quand même que je t'avoue un jour que je suis végétarienne, merde… »
« Qui ? Alexia ? Ah non, dommage, elle est déjà avec quelqu’un, et ultraaaaa amoureuse même. Tu les vois jamais ensemble, mais c’est parce qu’il est un peu du genre sauvage et casanier. Pourtant, ça marche fort entre eux. Je crois même qu’ils parlent de mariage… »
Traduire :
« Tu ne penses plus à Alexia. Tu ne parles pas à Alexia. Tu ne touches pas à Alexia. Tu ne t’approches pas d’Alexia à moins de vingt mètres. Alexia est grande, blonde, belle et élégante et pourtant célibataire, mais ça, tu peux toujours courir pour que je te crache le morceau, mon grand. Trop dangereuse, cette fille ! »
« Non, tu n’auras rien de plus à bouffer, ça suffit comme ça, tu vas finir par devenir obèse comme le voisin à force ! »
Traduire :
« Arrête de miauler, et laisse-moi mater ‘Desperate Housewives’ tranquille, j’ai absolument zéro envie d’aller mettre mon nez dans du Shéba maintenant ».
(Et si je commence à raconter des mythos même à mon chat, on est mal barré…)
Et vous, c’est quoi votre plus gros « mensonge diplomatique » ?
03 novembre 2006
Marabout - Bout de ficelle
Sans aller jusqu’à dire que je suis maraboutée ou ensorcelée, je me demande bien pourquoi :
- Il n’y a jamais un seul stylo qui marche à portée de main quand je suis au téléphone avec un client important
- Tous les ordinateurs que je touche plantent au bout de douze minutes maximum
- C’est toujours quand je me lave les mains que mon téléphone se met à sonner
- Ou quand je suis déjà très en retard au boulot que la RATP me fait le coup de la mini grève surprise
- Ce bouton, là, sur le front ? Il n’était pas là hier, quand je moulais devant la télé ? Alors pourquoi il se pointe aujourd’hui, jour de mon dîner avec Bogosse ?
- Il pleut uniquement les jours où je me suis lavé les cheveux ; c’est comme une loi métaphysique, en somme
- Mes chaussettes finissent toujours par perdre leur collègue et se retrouver toute seule (je soupçonne l’existence d’un monde parallèle tout au fond de ma machine à laver)
- La photocopieuse affiche « fatal error system » et fait un bruit bizarre d’Airbus A380 juste avant de rentrer en réunion de clientèle ultra-méga-cruciale, et il me manque bien sûr trois copies du dossier
- « Non, je vous jure monsieur l’agent de la RATP, ma carte orange est dans mon autre sac à main, chez moi ; c’est parce que j’ai transvasé mes affaires dans ce sac-là ce matin, et… » (pourquoi des contrôleurs juste aujourd’hui ?)
- Le 11 novembre tombe un samedi, alors que j’ai tellement besoin d’un jour de congé
- C’est justement les soirs où je me couche tôt pour « récupérer et être en forme » que je ne ferme pas l’œil de la nuit
- C’est toujours pour ma pomme quand le distributeur de café est en rade de gobelet, et que le café coule désespérément dans le vide (sans parler de la touillette en plastoc, qui est toujours trop courte)
- Mon portable ne capte plus pile au moment où j’ai un coup de fil urgentissime à passer (qu’est-ce qu’ils fabriquent chez SFR, ils passent leur temps à jouer au baby-foot ou quoi ?)
- Je perds systématiquement tous mes parapluies (j’ai inventé le concept du parapluie jetable)
- Noël tombe encore en décembre cette année
13 octobre 2006
Poids lourd
Parfois, on aime se faire aborder par un illustre inconnu. Et parfois, non. 13 phrases-clés et 13 réponses cash pour faire passer le message.
Vous êtes toute seule ? Non, j’ai toute la chorale de Vienne qui m’accompagne mais elle s’est planquée derrière le bar.
C’est à vous ces beaux yeux là ? Non, on me les a prêtés le temps qu’un lourd dans votre genre me fasse la réflexion. Voilà, maintenant, je peux les rendre…
Je m’appelle Michel. Et vous ? Pas moi, non.
On ne s’est pas déjà vu quelque part ? C’est possible, je suis secrétaire à la clinique des maladies vénériennes.
Vous avez quel âge ? J’arrive pas trop à savoir, ça change tout le temps.
Vous habitez où ? Chez moi.
Comment se fait-il qu’une jolie fille comme vous attende seule ? Parce que jusqu’à maintenant, j’avais réussi à éviter les glues dans votre genre.
On peut discuter un peu ? Désolée, j’ai un seuil de tolérance à l’ennui très faible.
Pourquoi vous ne répondez rien ? J’étais en train d’essayer de vous imaginer avec de la personnalité…
Je suis avocat en droit pénal international. Et vous, vous faites quoi ? Moi, je crois que vous me confondez avec quelqu’un que votre vie intéresse.
Comment ça se fait qu’on ne se soit jamais croisés ici ? Question de chance, sûrement.
On peut se revoir ? Oui. Avant-hier, ça vous irait ?
Je peux vous laisser mon numéro ? J’aurais bien voulu, mais j’ai pas envie.
Parfois, il faut juste savoir ne pas insister lourdement…
PS anticipé : Ceci est de l’humour. Il est bien évident que je suis une fille gentille et bien élevée, et qu’à moins de croiser un prototype « 2,5 tonnes » question lourdeur, je ne me permets pas de dire tout haut ce genre de phrases (juste de les penser très fort…). Inutile, donc, de m’envoyer le Front de Libération des Hommes Martyrisés, ou de m’adresser des commentaires agacés du style « et ça se plaint d’être célibataire ! ». Merci… ;-)
11 octobre 2006
C'est à moi que tu parles ?
Y’en a qui ont l’art de mettre les pieds dans le plat, et de toujours trouver les mots qu’on n’a justement pas envie d’entendre, là, maintenant, tout de suite.
Short-list de toutes ces petites questions si gonflantes…
A quoi tu penses ?
Tu fais quoi, dans la vie ?
Alors ? Quoi de neuf ?
Qu’est ce que t’as ?
C’était qui (au téléphone) ?
T’as pas un peu grossi, toi ?
Tu l’as achetée où, ta jupe ?
Mais qu’est-ce que t’as fait à tes cheveux ?
Pourquoi tu rougis, là ?
Tu veux mon avis ?
Et toi, alors, toujours célibataire ?
Ca vous dérange de vous décaler d’une place ?
T’as pas bien dormi, toi, j’me trompe ?
Tu peux m’avancer vingt euros ?
Et ça vous fait quel âge, maintenant ?
Tu peux me rendre un service ?
On fait moit’-moit’ ?
J’peux goûter ?
Tu sais ce que je ferais si j’étais à ta place ?
Non mais, en vrai, t’es blonde ?
Et le bébé, c’est pour quand ?
On se connaît ?
Tu sais que t’as un truc entre les dents ?
Allo ? T’es où là ?
Je peux te déranger deux petites secondes ?
Quoi ? Tu connais pââââs?
Ah t’es là, toi aussi ?
T’as pas une clope ?
T’en as parlé à ton psy ?
Tu mets combien de ‘l’ à « parallélépipède » ?
Tu m’aimes ?
C’est toi sur la photo ?
Tu mesures combien, sans talons ?
Je peux voir votre titre de transport, s’il vous plait ?
Mais ça te sert à quoi, un blog ? Tu préfères pas rencontrer des vrais gens ?
Et vous, c'est quoi les petites phrases qui vous font bondir au plafond ?

