Gin Fizz

Bulles de vie...

Qu'est-ce que tu lis, doudou, dis donc ? #4

09 juillet 2014

lectures 4

Oui, oui, 3 billets en 3 semaines, vous ne rêvez pas, je tiens la forme olympique ! (enfin, comparé à mon rythme habituel...). Forcément, les vacances (les vraies) arrivent, et avec elles le ralentissement obligé des parutions et petites nouvelles partagées ici. Mais pas de panique, je vous laisse avec deux chouettes pistes de lecture pour vos séances transat ou hamac.

* La Singulière tristesse du gâteau au citron, d'Aimée Bender.

* Le pitch : Rose a 9 ans. Le jour de son anniversaire, en mordant dans son gâteau, elle réalise qu'elle possède le don de ressentir les émotions et l'humeur de la personne qui a cuisiné ce qu'elle mange, ainsi que la provenance très détaillée de chaque ingrédient utilisé. Un don, vraiment ? Ou un fardeau ? Difficile de continuer à savourer chaque bouchée et à apprécier le monde tel qu'on le connaissait, quand chaque repas se transforme en véritable livre ouvert sur les pensées les plus intimes de ses proches.

* Mon avis : Surprenant, plein de douceur et de tendresse, voilà un livre qu'on referme avec une pointe de tristesse. Tristesse de quitter ces personnages, et particulièrement cette petite Rose, auxquels on s'attache, et tristesse de n'avoir que son imagination pour conclure et comprendre le livre, l'auteur laissant à ses lecteurs leur libre interprétation. Voilà en tout cas une très jolie fable, à la fois cruelle et poétique, sur le passage à l'âge adulte. Grandir dans une famille aimante, mais où les non-dits et les secrets prennent beaucoup trop de place. Grandir et s'affranchir du regard des adultes en en devenant une. Quelques pages tristes de nostalgie, et beaucoup d'émotion, jusqu'aux dernières lignes.

Avis aux amateurs de rationnel et aux cartésiens, passez votre chemin. Il faut, pour apprécier ce roman, une grande dose d'imagination et de fantaisie, et une belle ouverture d'esprit. J'ai acheté ce livre un peu par hasard, par coup de coeur sur le titre et la couverture acidulée qui m'a semblée pétillante (à quoi ça tient, une vente de best-seller, hein...), et je n'ai pas regretté d'avoir découvert un style de lecture auquel je ne suis pas habituée. J'aimerais d'ailleurs connaître votre avis, si toutefois vous l'avez lu.

* Le Passager, de Jean-Christophe Grangé.

* Le pitch : A la faveur d'un événement un peu brutal, Matthias découvre qu'il souffre de "fuites psychiques", qui lui font perdre en un claquement de doigt tout souvenir sur son identité et ses origines. Dans le viseur de la police suite à un crime auquel il pourrait être lié (en tout cas, tout porte à le croire) mais dont il n'a aucun souvenir, il n'a pas d'autre choix, pour s'innocenter, que de fuir sur les traces de son passé, et de remonter le fil de ses identités précédentes, jusqu'à comprendre réellement qui il est.

* Mon avis : Honnêtement, présenté comme ça, le pitch fait moyennement envie, je vous l'accorde. Difficile de résumer ce gros pavé en quelques phrases vendeuses. Mais voilà en tout cas un bon polar bien ficelé (Grangé connait bien les méthodes du thriller, et sait remarquablement y faire) qu'on dévore sans avoir envie de s'arrêter. De Bordeaux à Marseille, Nice ou Paris, on suit le héros dans sa quête d'identité, on cherche avec lui à comprendre les crimes et autres joyeusetés qui parcèment son parcours, on révise les grands classiques de la mythologie grecque, dont s'inspire le Tueur pour commettre ses infamies, on apprend quelques termes de psychanalyse (qu'on oubliera aussi sec, mais on se sent savant l'espace d'un instant), et on boulotte les pages aussi vite qu'un pot de Nutella un soir de pluie.

Dommage, comme souvent, la fin est un peu bâclée (trop grosse pour être honnête, on en attendait plus et mieux après toute cette longue quête), mais je vous confirme que ce bouquin fait remarquement le job si vous cherchez un polar qui prend bien la tête (au sens positif) et que vous n'aurez pas envie de quitter. Ce n'est pas inoubliable (d'ailleurs, moi qui l'ai lu il y a quelques semaines, j'ai déjà zappé pas mal de choses), mais ce qu'on lui demande, c'est de nous faire passer quelques jours agréables en compagnie de personnages intriguants. Et là, bingo !

Posté par Katia_ à 09:52 - Melting-Po(s)t - Commentaires [18]
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Beauty Lab #7 : Summer hits !

03 juillet 2014

beauté 7

Allez zou, avant de partir en vacances sous d'autres cieux, voilà un petit palmarès perso des beauty awards de ma salle de bain.

* Sun Fluid matifiant 50+, Eucerin : Enfin ! La voilà, la protection solaire visage que j'attendais : un indice élevé (j'ai décrété que passés 35 ans, j'arrêtais vraiment de me crâmer la face), une texture non grasse et non luisante (parce que merci bien l'effet phare d'Alexandrie sur le nez) et qui ne laisse pas de trace blanchâtre sur la peau. Non, tout l'inverse ! Un effet mat, sec, et une parfaite base pour rajouter quelques petites touches de make-up. Rajoutez à ça le format mini-pocket qui tient impec dans le sac à main, et vous avez mon best of de l'été. Adopté !
9,90 euros les 50 ml.

* Rosaliac CC Crème, La Roche-Posay : Voilà la crème parfaite pour les glandues comme moi (oui, en ce moment, c'est minimum syndical niveau beauté) qui veulent passer peu de temps à se bichonner mais ne pas avoir l'air de sortir du plumard non plus. Une crème teintée (doré léger) qui unifie le teint et camoufle les rougeurs, à appliquer par dessus la crème de jour en ce qui me concerne (sinon, peau qui tiraille, ouille). Geste mini, effet maxi, je dis oui !
17,90 euros les 50 ml.

* Cellu Slim Ventre Plat, Elancyl : J'vous ai déjà parlé du bidou-post-grossesse-qui-ne-veut-pas-mais-pas-du-tout-s'en-aller ? Bon. Bah... un jour prochain, je me mettrai vraiment à faire des abdos à fond, mais en attendant, je commence le traitement d'attaque avec ce super gel frais qui retend visuellement la peau, à la façon d'un maillage correcteur. C'est surtout un effet visuel (je ne suis pas complètement dinde non plus), mais ça donne envie de s'attaquer de près à son ventre quand on voit les effets positifs. A appliquer le matin pour mobiliser au mieux son rythme chronobiologique (en gros, pour que la cafeïne fasse direct son boulot de brûle-graisse).
19,90 euros les 150 ml.

 * Masque au beurre de mangue, Klorane : Quand j'ai lancé un SOS à ma copinette de chez Klorane au sujet de mes cheveux secos comme de la paille, elle m'a dit "t'inquiète paupiette, j'ai exactement ce qu'il te faut !". Bingo, puisque la gamme au beurre de mangue, qui existait déjà, a refait peau neuve avec des actifs encore plus puissants. Je suis tombée amoureuse de ce masque jaune d'or au parfum tellement addictif qui reste un régal à appliquer tellement il fond dans les cheveux. Utilisé seulement trois fois pour le moment, mais je sens une nette différence sur ma botte de foin mes cheveux. Dommage que l'odeur ne reste pas plus longtemps présente sur la chevelure, mais coup de foudre à part ça !
12,90 euros les 150 ml.

 * Masque magnifica, Sanoflore : A force de lire sur les blogs des copines que la gamme Magnifica portait trop bien son nom, j'ai sauté le pas et filé acheter le masque à l'argile purifiante, pour me refaire un teint de jeune fille reposée et lisse. Honnêtement, très bon point pour ce joli produit au packaging un poil rétro : la texture s'étale bien et surtout, elle n'assèche pas la peau (rien de pire que la peau qui tiraille quand le masque sèche et devient dur). J'ai gardé la crème 20 minutes au lieu des 10 recommandées (rapport à un obscur truc à finir sur internet... ok, je finissais ma série) et je n'ai pas senti le moindre inconfort. Une odeur douce de citronnelle, une couleur gris pâle (toujours moins affreux que les masques verdâtres) et un résultat plutôt satisfaisant, même si je devrais le faire plus régulièrement pour vraiment en tirer tous les bénéfices. Je confirme donc les dires de mes comparses beauty-blogueuses, Sanoflore, ça sait y faire. (oui, j'ai bossé dans la pub).
15,90 euros les 100 ml.

 * Revitalash Advanced : Attention, produit magique ! J'étais plus que sceptique au départ sur l'intérêt de ces produits supposés faire pousser les cils, et j'avoue que celui-ci ne faisait pas exception. Et pourtant, en quelques semaines, l'effet a été très clairement visible sur mes yeux : cils plus longs, plus fournis, mais aussi, bizarrement, plus clairs (seul point relou). Quelqu'un de mon entourage a même remarqué un changement sur mon visage, sans trop savoir quoi. L'application est on ne peut plus facile : un trait (invisible) de produit à la liisère de cils, comme un liner, et hop, au dodo. En revanche, j'ai arrêté un temps de l'utiliser, trouvant mes cils parfaits ainsi, mais l'effet ne dure pas longtemps, et on retrouve assez vite ses petits cils courts et drus, qui paraissent encore plus fades après avoir eu des yeux de biches. A utiliser sur la durée, donc.
70 euros le flacon de 2 ml.

Un square qui ne tourne pas toujours rond

25 juin 2014

parc

Ca fait un petit moment que j'avais envie de vous parler des jardins et squares d'enfants. Et puis j'ai décrété que Florence Foresti avait déjà tout dit et beaucoup mieux que moi dans son fameux sketch, alors j'ai changé d'avis. Voilà. Fin du billet. Salut.

...

Non, mais quand même. Un truc. Ou deux.

Parce que bon, évidemment, pour vous là, qui n'avez pas d'enfant ou des marmots déjà ados, le parc ça vous évoque avant tout les pique-niques au rosé, la bronzette par temps de canicule et - pour les plus masos, - les pistes de running à s'enquiller à qui-mieux-mieux. Hein, c'est vrai ? Pour vous, l'expression "on va au parc ?" présage un moment de détente et de convivialité, n'est-ce pas ?

Oui, hé bien, j'aime autant vous dire qu'en ce qui me concerne, les mots "parc", "square" et autres "jardin" me hérissent presque les poils sur le bras, un peu comme la craie qui crisse sur le tableau noir ou la fourchette qui râcle l'assiette vide. Vous voyez le genre ?

Avec une mini-croquette en âge de batifoler dans les bacs à sable et qui fait des sauts de Marsupilami rien qu'à l'évocation d'un tour de toboggan, c'est pas peu dire qu'on y passe l'essentiel de nos soirées d'été et de nos week-end, au "parc". Alors au début, tout fiers d'être des parents modèles, on y va en trottinant gaiement, armés de tout le bataclan essentiel au bonheur de notre marmaille (seau, pelle, rateau, truc pour faire des bulles, lingettes pour débarbouiller les doigts pleins de sable, goûter, chapeau. Ne rayer aucune mention inutile).

Et on se pose les fesses là, quelque part entre la poussette-tank du voisin et les trois nounous en grande conversation philosophique.
Et on regarde avec amour notre Babygirl courir entre la balançoire et le bac à sable et la balançoire et le bac à sable et la balan...
Et on regarde autour de nous, on détaillle les autres parents et babysitters désoeuvrés, compagnons d'infortune.
Et on regarde son Iphone, mais pas trop quand même, sous peine de perdre la notion du temps et la Babygirl des yeux.
Et on applaudit au cinquième château de sable complètement foiré, mais bon, n'allons pas brimer trop vite l'esprit créatif de notre descendance.
Et on se fait légèrement chier, il faut bien le dire.

Encore que. J'exagère un peu.
Disons que pour qui veut mener sa petite étude sociologique, observer ses congénères au parc promet son joli petit lot d'expérimentations in situ. Entre le gamin tout sucre tout miel qui offre son seau à tout le monde, et le moutard revêche qui se délimite la moitié du bac à sable pour lui tout seul, tout un éventail de rencontres s'offrent à vous. Niveau parents, on a aussi droit à nos exemplaires collector, entre celui qui regarde de loin son fils castagner et bousculer tout le monde sur le toboggan en ayant l'air de trouver ça parfaitement normal, et celle qui passe ton temps à brailler en alternance sur chacun de ses deux mouflets en leur aboyant des ordres idiots avant de reprendre sa conversation au téléphone, y'aurait de quoi écrire un roman (ou, par manque de temps, un article de blog).

Evidemment, comme tout le monde a acheté le même ensemble d'ustensiles de plage en promo au Monop', on se retrouve avec cinq seaux Barbapapa identiques pour un seul bac à sable, et c'est la crise de nerfs assurée pour le minot qui pense qu'on lui reprend SON seau, quand on veut juste ranger NOS affaires et se rapatrier les miches en zone plus calme (Maisooooonnnn).
D'ailleurs, à ce sujet, je n'ai rien contre le fait que d'autres enfants que ma croquette utilisent ses accessoires, tant qu'elle ne joue pas avec. Apparemment, certains parents sont lééééégèèèrement plus tendus du slip sur le sujet, à voir les arrachages intempestifs de rateau et de pelle auprès de presque-bébés qui auraient osé "emprunter" un jouet à leur petit trésor adoré. Hé ho, relax, mamie, c'est juste un petit garçon de deux ans qui veut jouer, pas un vol à l'arraché, hein ! En revanche, si je tiens la râclure qui a "emprunté" notre mini arrosoir depuis bientôt trois semaines...

Bref, vous pensiez passer un bon moment de détente et d'éveil en plein air, vous voilà propulsé dans la saison 4, épisode 12 de "Règlement de compte à OK Corral", sorte de petit avant-goût de la jungle sociale que Babygirl rencontrera finalement tout au long de sa vie, depuis les bancs de la maternelle jusqu'au monde de l'entreprise. Il n'y a pas d'âge pour l'école de la vie, aurait dit mon grand-père. Oui, mais bon... chérie, demain, on jouera sur le balcon, d'accord ?

Milan en mai

19 mai 2014

porte

Marrakech ou Milan. Lorsqu'on a décidé, l'hiver dernier, de se réserver en week-end entre copines pour les ponts de mai, on a d'abord fait le tour des destinations qui nous tentaient et n'avaient pas encore été moultement visitées par les unes ou les autres. Le résultat qui est sorti des urnes était limité : Marrakech ou Milan. Bronzette et pâtisseries sucrées, ou visites culturelles, shopping et glaces ? Choix corsé, mais c'est, sans trop de surprise, Milan qui l'a emporté. (Bon, partir entre filles dans la capitale de la mode, c'était quand même un choix assez fastoche, j'avoue...).

A première vue, Milan n'est pas la ville la plus attirante de l'Italie. J'entends par là qu'on a souvent plus vite fait de courir à Rome ou à Florence pour s'imprégner de culture, d'histoire et de Dolce Vita. Et d'ailleurs, - vous allez encore dire que je râle -, je dois admettre que je n'ai pas eu le grand coup de coeur. Sortie des grands classiques cités dans tous les guides (et dont nous n'avons pas visité la moitié, le temps de rêve n'incitant pas à s'enfermer dans les musées), Milan est à mes yeux une ville agréable à visiter, sans plus.

Il faut bien dire aussi qu'on s'était dégoté pour l'occasion un super appartement avec une terrasse somptueuse (et un hamac !), et qu'on aurait tout aussi bien pu passer là-haut toutes nos journées, ne descendant de notre perchoir que pour l'appel du ventre. (Adresse en fin de billet, vous êtes nombreux au moins trois à me l'avoir demandé).

Et qu'est-ce qu'on y fait, à Milan, alors ?

* On visite le Duomo, emblème de la ville. Une jolie petite église (3ème plus grande d'Europe tout de même) assez bien fignolée dans les détails, faut bien dire ce qui est. Chaque recoin du biniou est sculpté, orné, décoré. En gros, prévoyez quatre heures si vous voulez admirer chaque détail. Sinon, embarquez comme nous sur les terrasses, d'où vous aurez une chouette vue sur la ville, et de jolies perspectives du bâtiment.

* On se balade au Cimitero Monumentale, le cimetière (donc) qui porte bien son nom : un immense jardin à la fois baroque et lyrique où la grande bourgeoisie milanaise rivalise de créativité et de fantaisie pour décorer ses stèles. Statues à taille réelles, tombes à l'architecture discutable (était-ce bien nécessaire de reproduire la Tour de Pise, par exemple ? Je pose la question), voire même, soyons fous-fous, reproduction grandeur réelle du tableau de La Cène, de Leonardo de Vinci. Allez, hop, faisons nous plaisir, on est là pour l'éternité !

* La Cène, tiens. Parlons-en. Cenacolo Vinciano dans le texte. L'oeuvre majeure du maître après la Joconde. Evidemment, qu'on avait très envie de la voir. Sauf que... sans réservation plus d'un mois à l'avance, impossible de dégoter le moindre ticket, à moins peut-être de débourser le triple du billet de base. Je veux bien me cultiver, mais pas me faire plumer, et à 60 euros les 15 minutes chrono de visite (véridique), on a décrété que la culture attendrait.

* Faire du shopping ? Bah non. Désolée de vous décevoir, mais revoyez immédiatement vos certitudes : Milan-ville du shopping = gros mytho-pipo. Point barre. A moins, évidemment, de faire péter le PEL des gosses en flambant chez Armani, Prada et Borsalino. J'aime autant vous dire que je suis restée sage comme une image. A peine un petit magnet touristique rapporté pour le frigo. C'est à dire que les enseignes italiennes plus bas de gamme n'ont rien à envier à Desigual, si vous voyez ce que je veux dire... Moi qui m'inquiétait pour le supplément bagage au retour, je suis rentrée peinarde.
Ceci dit, ne négligez pas un petit tour à la Galleria Vittorio Emanuele II, prouesse architecturale qui abrite toutes les belles enseignes sous d'immenses voutes de verre. Juste en face, le fameux Theatro alla Scala laisse un petit goût amer, tellement le bâtiment est insipide de l'extérieur.

* Maaaaannnngeeeeeeeeer ! Cuisine italienne, trattoria, tout ça, je ne vous fais pas de dessin, hein. Quoi que, si, quand même... La pizza authentique milanaise est fabriquée à base de farine qui lève durant plusieurs heures, et produit une pâte très épaisse et moelleuse. Rien à voir, donc, avec les traditionnelles pizzas de Naples à pâte très fine et croustillante. On aime, ou pas, mais en tout cas, y'en a pour tous les goûts.
Globalement, nous avons eu peu de chance avec nos choix de restos (celui qu'on voulait vraiment tester sur recommandation était fermé le seul jour où l'on s'est pointées affâmées), et avons mieux mangé (et pour nettement moins cher) en choisissant sur le pouce.
Enfin, sachez que le basilic semble être denrée rare en Italie, pusqu'il m'a été impossible de commander une salade "tomate-mozza-basilic" AVEC du basilic. Un mystère à élucider. Sherlock, si tu m'entends...

* Maaaaaaaaannnnnngeeeeeeerrrr des glaaaaaaaces ! Alors là... alors là, loto bingo ! Je vous livre deux adresses parfaites pour des glaces au parfum goûteux, des cornets croquants, et un prix vraiment riquiqui pour cette qualité.
     Cioccolat Italiani : spécialiste des saveurs chocolat, un cornet fourré sous vos yeux en chocolat coulant, et un supplément guimauve fraiche à se damner ! (via san raffaele, 6)

     Gelateria Marghera : plus confidentielle que la première, mais les parfums proposés sont impeccables en goût (l'impression de croquer dans des fraises) (via Marghera, 33).

* Prendre l'aperitivo sur les Navigli : les canaux au sud-ouest de la ville, qui approvisionnaient anciennement la ville, et qui sont aujourd'hui bardés de petits bars et restaurants parfaits pour l'heure de l'apéritif. Bon, forcément, quand les canaux sont temporairement pris d'assaut pour je-ne-sais-quel salon ou exposition du nautisme, l'ensemble est tout de suite moins harmonieux. Du coup, pas de photos. Vlan !

* Et quand y'en a marre de Milan ? On fonce en excursion aux alentours. Option 1, le lac de Côme. Option 2, le lac Majeur. C'est pour cette seconde version que nous avons opté. A une heure de train, on débarque à Stresa, station balnéaire huppée qui dégage une impression de pub Ricola. Montagnes au loin, lac, verdure, calme, sérénité. Un petit bateau nous dépose sur Isola Pescatori, l'île des pêcheurs, pour déjeuner de poissson fraîchement pêché, puis sur Isola Bella où l'on déguste une glace (nettement moins bonne et plus touristique qu'en ville) en visitant les jardins du palais Borromeo.

* Visiter les musées ? Oui, éventuellement, bien entendu, tout à fait. Il y a à Milan deux belles pinacoteca notamment, qui regorgent de jolies choses... mais, encore une fois, le beau temps nous a bien eues, et on a préféré rester avec lui.

Quelques photos pour finir. (Mon dieu que ce billet est long ! Vous êtes encore là ? Vraiment ?)

duomo 1

duomo 2

galleria 1

galleria 2

velib

cimetière 1

cimetière 3

cimetière 4

cimetière 5

isola bella

Panorama

barque

verres

 

Et donc, pour ceux que ça intéresse, l'appart, loué sur Airbnb, est juste là ! A louer à plusieurs, il est plutôt grand, mais bizarrement fichu. Chouffe la terrasse, ma fille, chouffe ! (prête pour le Maroc l'année prochaine, moi !)

terrasse 1

terrasse 2

Luberon, Luberon joli !

28 avril 2014

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Ruelle à Roussillon.

Hé, mais... coucou, vous ! Ca me fait plaisir de voir que vous êtes encore là, malgré mon manque évident de régularité dans les nouvelles, ces derniers temps. Il faut dire que pour cette fois, j'ai une super belle excuse : j'étais en vacances dans un très joli coin de France où le wifi et la 4G avaient un peu décidé de jouer à saute-mouton-réseau. Passée l'attaque de panique généralisée lorsque j'ai réalisé que, non, je ne pourrai pas suivre Facebook et Instagram en temps réel, j'ai décidé d'y trouver mon compte et de faire une presque pause des joies virtuelles. Et bien, ça fait un bien fou !

D'autant qu'il aurait été dommage de rester le nez plongé dans son Iphone quand la région regorge de si jolies choses. Le Luberon, vous connaissez ? Moultement vanté (et venté, un peu, aussi), j'en avais toujours entendu parler en superlatifs variés. Il était donc grand temps d'aller vérifier par moi-même si cette réputation n'était pas usurpée.

Et la réponse est non. Le Luberon est vraiment une très belle région. Et au passage, j'ai appris qu'on disait bien Luberon, et non Lubéron (ni "Lu Béton", comme s'est obstiné à me corriger mon Iphone à qui je n'ai pourtant rien demandé).

Nous avons loué une jolie bergerie en pierre dans un petit hameau vers Gordes, localisation idéale pour partir à l'assaut des nombreux villages perchés et sentiers de randonnées du pays. J'aime autant vous dire que ces quelques jours de repos ont été plutôt physiques, d'ailleurs. Balades dans les champs parsemés de cerisiers en fleurs, promenades dans les ruelles pentues de charmants petits villages, et surtout, grosses randonnées de plusieurs heures dans les gorges et les canyons de la région, une Babygirl ravie portée en bandoulière dans son porte-bébé spécial rando.

Je pensais, naïvement, que Chéribibi, qui avait étudié la carte, choisi les itinéraires, et balisé les parcours, nous emmenait pour une jolie promenade de santé à travers la garrigue et le maquis. Et ça partait plutôt bien, d'ailleurs, sur ces petits sentiers accessibles où on trotinait gaiement, nez au vent, à admirer le paysage.
Puis est venu le moment où tout s'est barré en cacahouette. On avait du se planter de sentier un peu plus tôt, et suivre sans le faire exprès l'itinéraire "difficulté ++++" au lieu de la balade toute cool accessible au tout venant (genre même au troisième âge). C'est quand on a aperçu les échelles en fer fixées aux rochers que j'ai pigé qu'un truc ne tournait pas rond. Quand on a commencé à devoir escalader des rochers à main nue pour suivre les traces de balisage, j'ai pesté et engueulé Chéribibi qui s'était forcément gourré de chemin. Et quand je me suis retrouvée plantée face à une descente en rappel sur plusieurs mètres avec une corde, j'ai eu, au choix, envie de : le tuer sur place / hurler  / pleurer / faire demi-tour / rester assise là et boulotter tous les Lion et Snickers de mon sac à dos en attendant qu'il finisse seul le parcours et m'envoie un hélico.

Comprenez-moi bien, je n'ai rien contre les randos un peu accrobatiques d'où on ressort griffé par les ronces, égratignés par l'escalade et noirs de boue et de poussière. MAIS je rappelle que là, j'étais plus équipée pour le mode "on prend l'air" que pour le parcours Tomb Raider. ET qu'on trimballait notre petite croquette dans le porte-bébé, donc que la prudence était de mise, et que la moindre chute avait doublement plus de conséquence.
(Notez, la croquette en question a pioncé tout le long de ces passages un peu rock'n roll, recroquevillée du mieux qu'elle pouvait au fond de son sac à dos. Bébé zen : 1 / Maman naze : 0).

Plus de peur que de mal au final, si ce n'est que mes baskets ont moyennement supporté la chose, et que je les nomme désormais affectueusement mes pou-Reebok. Ca me fera une bonne excuse pour aller m'acheter de nouvelles godasses, tiens.


Quoi voir, quoi faire dans le coin ?

* Le sentier des Ocres, à Roussillon : un parcours d'1h dans les falaises ocres sculptées par le vent et les pluies, un avant-goût de Antelope et Bryce Canyon réunis.

* Le Colorado provençal, à Rustrel : d'anciennes exploitations de carrières d'ocre, là aussi créées par l'homme, mais façonnées par le temps et l'érosion. Un superbe parcours de 3h dans des paysages fascinants.

* La forêt des cèdres, à Bonnieux : une zone de repeuplement forestier réalisé grâce à des graines provenant du haut Atlas algérien. Pour un grand bol d'Airwick naturel !

* La randonnée des moulins de la Véroncle, à Murs : la traversée d'une gorge parsemée d'anciens moulins à eau alimentés par la Véroncle. (Attention, donc, à bien suivre l'itinéraire "balade tout confort". Ahem...)

* L'abbaye de Senanque, à Gordes : Monastère cistercien toujours en activité. Attention, visites à heures fixes pour les particuliers.


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Gordes, village classé l'un des plus beaux de France.

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Sentier des Ocres, à Roussillon. Hein, qu'on dirait un peu les parcs américains ?

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Sentier des Ocres, toujours. On n'a pas été enquiquiné par la foule, faut bien le reconnaître...

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Colorado Provençal, à Rustrel.

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Colorado Provençal, toujours... Un peu jailli de nulle part.

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Cerisiers en fleurs, jolis jolis !


Foodette : en cuisine Simone !

31 mars 2014

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Oh, tiens, ça fait un bail qu'on n'a pas causé fooding, vous et moi ? (Oui, ça fait même longtemps qu'on n'a pas causé. Tout court). Aujourd'hui, pas de nouvelle adresse de resto à tomber, ni d'apologie de la nouvelle douceur maxi-sucrée du moment, mais un petit concept que je trouve charmant, et pile-poil dans l'air du temps.

On connaissait déjà les "food-box" livrées chaque mois et proposant de quoi concocter un menu complet sur une thématique précise. On connaissait aussi les paniers de légumes frais et bio livrées chaque semaine, composé d'un assortiment surprise fonction de la récolte et de la saison (j'en connais d'ailleurs qui en sont restés comme deux ronds de flans devant les panais et les topinambours, bien incapables de savoir comment se cuisinent ces petites bêtes là...)

Foodette, c'est un peu le trait d'union entre ces deux idées : le panier frais du marché et le package "tout pour composer votre menu complet".

Imaginons deux minutes la scène. Nous sommes jeudi, belle-maman s'est invitée à déjeuner samedi, pas l'ombre d'une idée de repas, et surtout zéro temps pour aller courir les commerçants du coin.

Zou, direction foodette.fr ! On choisit dans la liste des recettes proposées son entrée, son plat, son dessert (ou juste entrée et plat, si on juge que belle-maman a besoin d'un petit régime). Chaque proposition indique un temps de préparation et un temps de cuisson, histoire d'éviter de se lancer dans un plat qui demande 50 minutes de mijotage alors qu'on n'a que 20 minutes top chrono avant le ding-dong des invités à la porte d'entrée.

On valide le nombre de personnes total (de 2 à 8), et 24 heures plus tard, un joli panier gourmand nous attend chez l'un des commerçants de notre quartier (boucher, poissonnier ou fromager), qui se charge de compléter nos victuailles avec viande, poisson, fruits de mer ou fromage, selon sa spécialité et surtout notre choix de plat principal.

Of course, tous les fruits et légumes sont locaux (et bio si possible), frais, et de saison. Tous les ingrédients nécessaires aux recettes sont déjà dosés selon les besoins, et la petite fiche pratique permet de se lancer pas à pas dans la réalisation de notre menu 4 étoiles.

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Les avantages ? Nombreux.
* Plus de prise de tête pour mesurer, calculer, proportionner... Le panier vous livre exactement ce dont vous avez besoin. Pas plus, pas moins.
* Plus la peine de chercher pendant des heures ce fameux extrait de sirop d'argousier dont vous allez utiliser 3 ml pour la recette, puis reléguer le flacon qui ira moisir au fond du placard, à attendre une nouvelle tentative culinaire de votre part.
* Les recettes sont abordables même pour ceux qui ont deux mains gauches (pensez bien que j'ai demandé !), et ne nécessitent pas d'ustensiles de fou. Cyril Lignac peut dormir peinard, on aura juste besoin d'un four, de casseroles, d'un fouet, éventuellement d'un mixer, mais rien de plus.
* En partenariat avec Le Petit Ballon, Foodette propose également de vous fournir le vin adapté à votre menu. (Hop ! "Passer chez le caviste" : check !)
* C'est un gain de temps considérable quand on souhaite recevoir chez soi, et qui permet quand même d'épater la galerie au final : "c'est moi qui l'ai fait !", pourrez-vous fanfaronner à la fin du repas !

Les bémols ? Il y en a, quand même, un peu...
* Seuls quatre arondissements de Paris sont "desservis" pour le moment, à charge pour le concept de se développer encore et encore pour augmenter sa présence à d'autres quartiers.
* Un choix encore restreint de recettes. Là aussi, le développement du site permettra de multiplier les propositions.
* Des prix qui peuvent rebuter certaines personnes : environ 4 euros les entrées et desserts, 9 euros les plats, si on commande pour 2 personnes. Forcément, on a vite fait de comparer avec une sortie au resto, où l'on n'aura même pas à faire cuisine et vaisselle. Mais le concept prend tout son sens quand on commande pour plusieurs personnes, puisque les prix sont dégressifs, et le gain de temps indéniable.
* Oui, oui, oui... ca nécessite de FAIRE la cuisine soi-même. Mais si c'est là un point vraiment négatif pour vous, je ne vois même pas pourquoi on continue à causer de ce nouveau concept :)

IMG_9835J'ai testé pour l'occasion la réalisation d'un dessert star de Foodette, "Comme une tarte au citron". Efficace, simple, facile et inratable (bien qu'un poil sucré à mon goût) ! Alors, ok, niveau présentation, j'ai encore un peu de progrès à faire, mais... hé... c'est MOI qui l'ait fait !

Plus d'infos : foodette.fr

Posté par Katia_ à 21:12 - Melting-Po(s)t - Commentaires [10]
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Qu'est-ce que tu lis, doudou, dis donc ? #3

10 mars 2014

  Rien_ne_s_oppose_a__la_nuitLe_diner

Ouh la la, déjà un mois que je n'étais pas repassée par ici. C'est que le temps file ! Nous voilà malgré tout reparti pour un petit tour des lectures du moment. Cette semaine, on explore les familles tourmentées qui affichent une apparence heureuse mais camouflent bien des secrets et des mensonges. (N'est-ce pas, finalement, le lot de toutes les familles ?)

* Rien ne s'oppose à la nuit, de Delphine de Vigan.

* Le pitch : Après la mort de sa mère par suicide, l'auteure s'est lancée dans l'écriture de la biographie de celle-ci, afin de mieux comprendre la personnalité ambivalente qui la caractérisait. Au gré des interviews et récits récoltés auprès de ses proches, elle plonge alors dans les secrets de famille inavouables, les douleurs refoulées et les doux souvenirs des jours heureux, qui ont façonné l'histoire de cette femme bipolaire, si belle et si fragile...

* Mon avis : C'est sûr, dit comme ça, le résumé ne fait pas forcément envie. Du moins, on est plutôt certain de ne pas se poiler de rire à chaque page. C'est pourtant un roman bouleversant, dont j'ai tourné la dernière page avec une pointe de tristesse et des presque larmes au coin des yeux. Entreprise cathartique au départ, l'auteure enquête pour mieux comprendre pourquoi Lucile n'est pas la maman aimante et dévouée qu'elle aurait aimé avoir. La reconstitution de l'histoire de sa mère, dévoilant certains pans cachés de sa vie, permettront à l'écrivain* de prendre la mesure des troubles psychotiques graves dont souffrait celle-ci, et la façon dont ils ont impacté toute sa vie, et par ricochet celle de sa propre descendance. C'est au final un très bel hommage que rend Delphine de Vigan, jusque dans la photo de couverture particulièrement touchante. J'ai beaucoup aimé, vous l'aurez compris.

On pourrait objecter que ce récit est trop personnel, trop intime, voire impudique (certains secrets de famille sont particulièrement dérangeants), et n'intéressera que les membres de la famille de l'auteure. C'est vrai que ces 400 pages sont un sacré déballage de linge plus ou moins sale et de secrets jetés en plein jour, mais en lisant entre les lignes, on y retrouve toujours une partie de sa propre histoire, une meilleure compréhension de la façon dont chaque famille recèle son lot de blessures et de douleurs, qui nous affectent les uns les autres, même insidieusement.

(* oui, autant j'aime bien écrire auteurE, autant écrivain, je le préfère au masculin.)

* Le dîner, de Herman Koch.

* Le pitch : Un restaurant, deux couples, les deux hommes sont frères. Sous les sujets les plus anodins et les conversations d'usage, ils sont en fait rassemblés là pour aborder le sujet qui les préoccupe tous depuis des semaines : leurs fils respectifs, cousins donc, âgés d'une quinzaine d'année chacun, sont coupables d'un acte terriblement violent et répréhensible, qui aura fatalement des conséquences sur leur vie à tous. Ou pas. Car chacun a sa façon personnelle de concevoir l'affaire...

* Mon avis : Très original ! Un roman dont l'intrigue est rythmée par la succession des plats apportés à table. A l'apéro, on pose les bases : personnages, décor, cadre... A l'entrée, l'intrigue se met peu à peu en place, on cerne les personnalités des quatre protagonistes. Puis le plat, le dessert et le café apportent leur lot de rebondissements. Au bout du compte, ce n'est pas seulement l'addition qui sera salée, mais la morale qui sera bien égratignée au passage. On tourne les pages, avides de savoir pourquoi "c'est" arrivé, comment, et surtout quelle en sera l'issue. Petit bémol : quelques longueurs, parfois de longues pages de descriptions qui peuvent facilement être zappées sans nuire à la cohérence globale, et surtout une fin qui laisse perplexe et presque insatisfait. Et vous, jusqu'où iriez-vous pour protéger quelqu'un qui vous est cher et qui a commis l'irréparable ?

 

Le Porteur d'histoire

10 février 2014

Le_Porteur_d_histoire

C'est l'histoire d'une fille qui, depuis qu'elle prend des cours de théâtre, décortique avec un oeil un (tout petit) peu plus "expert" (notez tous ces guillemets et parenthèses) les pièces qu'elle va voir en spectatrice.
C'est l'histoire d'une fille qui, contrairement à ses habitudes, est allée voir il y a quelques semaines une pièce de théâtre uniquement sur les bonnes recommandations de quelqu'un, et sans même s'intéresser (trop) au pitch ou aux critiques media.
C'est l'histoire d'une fille qui a littéralement été emballée par ce qu'elle a vu, et qui voudrait vous en toucher un mot ou deux...

Le Porteur d'histoire, ca s'appelle. Ca ne vous dit pas grand chose ? Normal, car il n'y a là aucune grande tête d'affiche pour assurer la promo, et un metteur en scène encore assez confidentiel. Mais il se pourrait bien que cela change au regard des critiques dithyrambiques publiées ça et là, au fur et à mesure que le bouche-à-oreilles fait (bien) son boulot !

Pourtant, il est ô combien difficile de vous détailler en quelques lignes cette histoire parfaitement inracontable. Elle parle d'histoires, de l'Histoire, de notre histoire. C'est à la fois une quête au trésor, une enquête sur nos racines, un feuilleton à la Dumas, un voyage extraordinaire dans l'espace et le temps.

De l'aveu même du metteur en scène, Alexis Michalik (qui avait déjà commis La Mégère à peu près apprivoisée), cette pièce ne se raconte pas, elle se vit. Sur une scène dépouillée et à l'aide de quelques accessoires bien pensés, cinq comédiens endossent tour à tour plusieurs rôles, changeant de personnage et de siècle en un claquement de doigt, pour nous emmener avec eux à travers les époques et les différents lieux d'action.

Sans jamais perdre le spectateur malgré une histoire à tiroirs et pleine de rebondissements, les acteurs virevoltent entre chacun de leurs rôles, servis par une mise en scène magistrale de sobriété. Un tableau noir en fond de scène, où les artistes écrivent et dessinent au fur et à mesure, assure le fil conducteur tout au long du spectacle.

Moi qui suis plutôt très (trop?) critique quand j'assiste à un spectacle, je suis sortie de la représentation conquise et prête à retourner voir la pièce une seconde fois. A priori, je ne suis pas la seule à penser ainsi : Le Porteur d'histoire s'est joué à guichets fermés avant les fêtes, et a reprogrammé une vingtaine de représentations à Paris, à partir du 19 février, pour notre/votre plus grand bonheur !

Allez-y, courez-y, dépêchez-vous, c'est un ordre ! Vous m'en direz des nouvelles ! Vraiment, vraiment ! ...

Le Porteur d'histoire,
Studio des Champs-Elysées, du 19 février au 2 mars 2014.

 

Retour vers le passé

28 janvier 2014

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Semainier Le Petit Prince, aux éditions Fleurus, qui édite cette année une mignonne collection
de livres pour enfants et papeterie pour adultes, aux couleurs du héros de Saint-Exupéry.

Depuis deux mois, je rédige régulièrement des textes d'humeur pour le blog de Porte-Plume, une jolie petite société qui se charge de réaliser de beaux livres personnalisés et sur-mesure. Aujourd'hui, j'ai envie de partager ici le dernier texte qui j'ai écrit pour la marque, parce qu'il est susceptible, je pense, de faire écho pour plusieurs d'entre vous. Vous me direz si vous vous êtes reconnus...

"Nous voici donc en 2014 ! Comme à chaque début de nouvelle année, j’ai acheté dernièrement une recharge neuve pour mon agenda papier (oui, je fais partie de celles qui n’ont pas laissé tomber papier et stylo pour les agendas numériques et finalement pas si pratiques proposés par nos Smartphones), et je regarde avec un mélange d’espoir et d’appréhension les feuilles encore vierges qui ponctueront mon quotidien ces douze prochains mois.
Tout y est encore à créer, à inventer, à noter, car pour le moment, mis à part deux ou trois rendez-vous déjà fixés de longue date, elles ne contiennent rien, laissant le champ libre à tous les possibles, à tous les souhaits.

En revanche, la recharge de l’année passée a une toute autre allure : griffonnée partout, annotée au crayon ou au feutre de couleur, quelques pages cornées, des post-its fluo qui débordent de tous les côtés, trois cartes de visites glissées entre deux pages… Voilà en quelques feuillets le témoignage concret d’une année passée, fructueuse et bien remplie.

Je me replonge dans ces griffonnages avec une certaine excitation, et parcours l’essentiel de mon année 2013 en tournant les pages. Janvier, la chouette pièce de théâtre qu’on avait vue en amoureux. Mars, le dîner de retrouvailles des anciens de l’école. Juin, l’escapade à Florence, et août, les vacances entre amis dans le Golfe du Morbihan. Mais aussi avril, les trop nombreuses visites chez le pédiatre pour mon bébé malade. Ou novembre, la célébration familiale d’un anniversaire pas très gai…

Toute ma vie est là, notée à la va-vite dans ces quelques pages, en abréviation, chiffres et heures de rendez-vous. Et moi seule peut et sait en tirer le sens réel, et associer à un mystérieux « PK 28 14h45 sans ticket » le souvenir doux ou amer qui lui correspond. Ce ne sont essentiellement que des petits bouts de vie, des instantanés du quotidien, qui pris un par un n’ont pas tellement d’importance, mais mis bout à bout, constituent une année entière de mon passé, de mes souvenirs.

Et je me prends, l’espace d’un instant, à rêver d’une machine magique qui retranscrirait à ma place tous ces petits moments anodins dans un cahier de vie, accompagnés de quelques photos, pour en faire un bel objet souvenir. Pas le souvenir d’un temps fort, précis et daté, non… le souvenir d’une année passée à vivre, simplement."


Pour lire le blog de Porte-Plume, c'est par ici !

Une année lumière

13 janvier 2014

anniversaire_1an

Et voilà... Un an ! Un an que Babygirl a déboulé dans nos vies, petite magicienne rendant le quotidien mille fois plus joli, mais plus compliqué aussi. Un an que l'on jongle entre biberons, couches, tétines, doudous, bodys et T'choupi. Un an que les grasses mat' sont un mot banni de notre vocabulaire, et que le bruit du radio-réveil est presque tous les jours remplacé par les babillages, cris ou parfois beuglements (si,si) de la mini-croquette affamée. Un an que nos journées de parents s'achèvent dans la douce lumière tamisée d'une chambre d'enfant, au milieu des histoires de Petit Ours Brun et des boîtes à musique lééééégèrement répétitives. Mais entre le lever et le coucher, jour après jour, une petite fille a fermement décidé de découvrir le monde et de grandir sans perdre de temps !

J'ai parfois envie de lui crier "stoooop, arrête-toi tout de suite de grandir, c'est un ordre ! Reste pour toujours ce petit bébé joufflu et maladroit qui a tant besoin de ses parents". Mais je me raisonne (ai-je vraiment le choix ?), et applaudis des deux mains à chaque nouveau progrès, en bonne mère complètement gaga. Les premiers pas bancals (vous voyez Bambi tout bébé ? Multipliez puissance 8), la première cuillerée de purée portée à la bouche (après repeinte intégrale du mur et du sol de la cuisine), le premier câlin au chat (au lieu de lui tirer sauvagement les poils), l'imitation parfaite du cri du tigre ("roooarr"), du cri du chat ("rooarr"), du cri du cochon ("roooarr")...

Le nouvel équilibre de notre vie à trois s'installe doucement, après quelques premiers mois d'apprentissage et de mises au point. Sans aller jusqu'à dire qu'on est parfaitement rodés, disons qu'on ne panique plus comme des fous dès que le thermomètre indique 39,2°, qu'on est moins à cran sur les biberons boudés, et que les petits caprices de Babygirl sont bien vite remis à leur place. L'apprentissage du métier de parent n'est pas évident tous les jours, mais on grandit, nous aussi.

Régulièrement, Chéribibi embarque sa croquette en porte-bébé et fait la tournée des commerçants du coin, fier comme un pou dans son rôle de papa poule. J'ai personnellement très bien compris que c'était surtout un bon moyen de dragouiller la boulangère, et de gratter au passage un crouton de pain pour sa fille, mais je fais comme si de rien n'était, bien sûr.
De mon côté, il y a parmi mes nouvelles habitudes un petit rituel auquel je ne déroge jamais. Lorsque je vais me coucher, et alors que ma Babygirl dort déjà depuis quelques heures, je passe un court moment dans sa chambre, penchée au dessus de son lit. Officiellement, c'est parce que j'aime la regarder dormir, paisible et sereine au milieu de ses doudous. Officieusement, c'est parce que je sais que je n'arriverai pas à m'endormir sans avoir vérifié qu'elle est effectivement paisible et sereine, que le doudou ne l'étouffe pas, et qu'elle respire tranquillement. Ne le répétez pas, mais je crois que si personne ne m'en empêche, je continuerai ce rituel jusqu'à ses seize ans, au moins.

Quand je regarde les photos de la maternité, ou les premiers clichés et vidéos dont mon Iphone est saturé, je vois, je sais qu'elle a déjà bien changé, cette petite fille. Et qu'elle en a déjà franchi beaucoup, des étapes, dans ce long parcours du combattant qu'est la vie d'un jeune bébé qui a tout à découvrir.
Paradoxalement, il me semble que cette première année est passée à la vitesse de la lumière, et qu'à peine quelques petites semaines séparent hier et aujourd'hui. Quelques semaines éreintantes, oui, mais beaucoup plus lumineuses aussi.