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Gin Fizz
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14 juin 2007

On s’était dit rendez-vous dans dix ans… de moins

rides_1Finalement, c’est pas si con que ça de se plaindre sur son blog qu’on devient vieille, moche et ridée. Parce qu’après, on se fait refiler des produits anti-rides à essayer gratos. La classe internationale, non ?
Bon, honnêtement, dans un autre monde où j’aurais joué à la connasse, j’aurais feint d’être vexée, quand même (« Quoi ? Vous m’offrez un produit anti-rides ? Mais allons-y gaiement, madame. Pourquoi pas une gaine de maintien et un déambulateur aussi, tant qu’on y est ! »). Mais en fait, pffff, tu parles… trop happy, la fille !

Du coup, après bien des déboires avec ces branquignoles de chez Chronopost (qui ne savent manifestement pas livrer un colis dès lors qu’il y a un interphone dans l’immeuble, trop compliqué…), j’ai reçu ma jolie trousse de future jeune fille en fleur, contenant – je te le donne en mille, lectrice – non pas un mais deux produits (c’est la fête du slip, là !) des laboratoires Eucerin, répondant au doux nom de « Hyaluron-Filler » jour et nuit.

eucerinNan nan, cherche pas, c’est pas du français. Mais ça veut dire un truc du genre « j’vais t’remplir tes rides avec pleins de trucs bien et t’y verras plus que du feu » (en gros, hein, je te l’fais pas mot pour mot, là).
L’idée de base, fastoche, c’est tout con. Tu te tartines la frimousse matin et soir avec la crème magique, et tu perds tes rides petit à petit parce que tes nouveaux potes nommés "acide hyaluronique" et "saponide" font tout le sale boulot à ta place. Ca, c’est la théorie.
Bon, en pratique, je me dois de te dire qu’il faut pas trop pousser non plus, tu te réveilleras pas tout de suite avec la tronche de Jordy à quatre ans, quand il couinait qu'Alyson c'était sa copine à lui, (des fois qu'on chercherait à l'embrouiller)(alors que moi, j'aurais une copine qui s'appelle Alyson, j'la ramènerais pas trop haut, tu vois?).

Mais quand même, je suis ma foi assez emballée par ces deux petits trucs. Ca sent plutôt bon, mais de façon discrète, ça poisse pas des heures, et une toute petite quantité suffit pour tartiner tout le visage. Question réduction des rides, difficile de juger au bout de seulement quinze jours d’utilisation, mais la peau est déjà plus souple et douce, le teint lissé et clair. Perso, j’adhère à donf.

Alors oui, bon, effectivement, je te l’accorde, c’est pas top glam’ comme packaging. Ca tapera sûrement moins sur ton étagère de salle de bain que du Chanel ou du Dior. Mais tu préfères quoi ? Epater tes copines bobos en crânant avec tes produits à trois mille boules le centilitre ou avoir un teint de reine épanouie et heureuse pour épater tes copines bobos ? (fais bien gaffe à ce que tu réponds, là…)

Et the top of the pop, c’est que ça coûte même pas une blinde, ce bidule magique. Un truc genre environ 24 euros le pot. Tu multiplies par deux et t’as le total package « day & night pour être la plus belle du monde et avoir l’air d’avoir douze ans alors que t’en as le triple c’est trop d’la balle ».

Si mes explications hautement scientifiques ne t’ont pas convaincue, t’as le droit d’aller fouiner par ici pour plus d’infos (mais je te trouve un peu difficile, quand même, permets-moi de te le dire…)

Et là où tu vas même te mettre à chialer de bonheur, c’est quand tu vas apprendre qu’en tant que V.I.P. trop internationale de la blogosphère française (hin hin, c’est là qu’il faut rire, les gens), j’ai dix bons de réduction de 50 % à offrir généreusement (alors que franchement, j’aurais très bien pu les garder pour moi, j’te signale).
Si toi aussi, tu veux paraître dix ans de moins, clique donc sur « contactez l’auteur » (ça, c’est moi), raboule ton adresse mail, et ensuite, roulez roulez petits bolides.

Mais ensuite, attention, lectrice. Prépare-toi à ne plus pouvoir entrer en disconiiiiight sans qu’on te demande tes papiers d’identité. Ou pire, à chanter Lorie à tue-tête en secouant tes couettes sans te trouver ridicule devant ton miroir, surtout avec ta ChupaChups coca dans la bouche. Hé ouais, c’est ça, d’avoir rajeuni d’un coup. Les boules, quand même, nan ? Oseras-tu relever le défi ?

En attendant, je suis en train de me dire que si ma technique de chouinage a fonctionné avec les produits anti-rides, y’a aucune raison que ça marche pas avec les diamants, les Smart cabriolets ou les apparts 5 pièces et vue sur Tour Eiffel. Allo ? Y’a quelqu’un au bout du fil, là ? Houhouuuuu…

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1 mars 2007

Je suis venue vous dire que je m'en vais

bye_1Ben ouais... Je m’en vais. Je me tire, je me barre, je fous le camp, je lève l’ancre, je mets les voiles. Cassos, quoi. Voici enfin venu le temps de vacances bien méritées. A moi soleil, plage, palmiers et sable fin (quoi ? nan, je cherche pas à vous faire baver d’envie. Absolument pas. Qu’est-ce qui vous fait penser ça ?).

Oui, je sais ce que vous allez dire. Avec l’activité dé-bor-dante de ce blog durant les derniers quinze jours, vous pensiez sans doute que j’étais DEJA en vacances. Et pourtant, non.
Seulement, il y a parfois des moments où la « real life » reprend le pas sur la virtualité : beaucoup de boulot ajouté à des préoccupations d’ordre personnel m’ont tenue un peu éloignée de la blogosphère ces temps-ci. Et puis, il faut bien le dire aussi, une petite baisse de motivation et d’inspiration. Moins d’envie d’écrire pour raconter mes conneries. L’esprit moins léger et la tête trop remplie pour pouvoir me consacrer pleinement à ces petits billets d’humeur qui alimentent régulièrement mon blog.

Ca arrive. Même aux meilleurs. (Aaaaah, ça va, c’est de l’humour, les gars. Reposez vos cailloux, vos tomates et vos œufs pourris, rangez vos houuuuu-ouuuu dans vos poches. Si on peut plus déconner, aussi…)

« Ce n’est rien, tu le sais bien, le temps passe, ce n’est rien », chantait Julien Clerc. Ben voilà, c’est ça. Très exactement ça. Ce n'est rien, rien de grave en tout cas. J’ai juste besoin d’un peu de temps "off" par rapport à tout ça pour me vider la tête un bon coup et revenir avec plein de nouvelles idées à mettre en mots. D’où les vacances qui tombent ultra-méga à pic (pour ceux qui n’auraient pas pigé).

Ce n’est donc qu’un au revoir mes frères, oui nous nous reverrons mes frères, et dans très peu de temps, je vous le promets ! D’ici là, consommez les Ginfizz avec modération, et méfiez-vous des contrefaçons, comme dirait l’autre ! ;)

25 janvier 2007

Au bonheur des dames

bonheur_11Paraîtrait que je râle beaucoup. Et souvent. Mouais, pas faux. Mais en même temps, je sais aussi me réjouir de plaisirs simples, et parfois très idiots. Comme par exemple :

- Faire éclater les bulles du papier-bulle. D’abord une par une, plop plop… Puis en tordant d’un grand coup sec le papier : concert de pétard en ré mineur. J’adore ! (des plaisirs simples, je vous dis…)
-
Recevoir une carte postale. Qui envoie encore des cartes postales, aujourd’hui, hein ? Hé ben, pas grand monde…
-
Démouler un Flamby et ne m’autoriser à n’y poser la cuillère que lorsque le caramel a entièrement recouvert le flan. Généralement, y’a toujours un côté où ça ne veut pas couler comme il faut. Délicieux supplice de l’attente…
-
Ricaner devant le ‘Point Route’ de Bison Futé qui annonce des journées rouges et des embouteillages dans tous les sens, quand je suis assise bien peinarde sur mon canapé, à boulotter du chocolat Côte d’Or.
-
Observer à la dérobée le chat se choisir une position pour roupiller. Ca tournicote dans tous les sens pendant des heures, c’en est à la fois émouvant et ridicule. Ou bien admirer son sens du rangement quand il s’assied bien droit, toutes pattes camouflées sous lui et que sa queue vient enrouler tout ça. Surface totale au sol : même pas 10 cm². Trop fort, mon chat ! Il devrait bosser chez Ikéa.
-
Gagner 2 euros au Banco. Ou au Millionnaire. A ce stade, je fais pas la difficile, notez.
-
Manger les Dragibus en les triant par couleurs. Et garder les rouges et les roses pour la fin, parce que ce sont les meilleurs.
-
Arriver sur le quai en même temps que le métro. Je m’abrutirai devant les affiches publicitaires une autre fois.
-
Trouver une place assise dans le wagon le matin à l’heure de pointe, me faire la réflexion que c’est rare, mais bien agréable. Encore mieux : trouver une place assise, et faire tout le trajet sans croiser un accordéoniste qui ne vienne me casser les oreilles avec une reprise fracassante de ‘La Foule’ d’Edith Piaf (qui ne doit toujours pas s’en remettre, là où elle est, la pauvre).
-
Entendre quelqu’un me dire que ma robe me va bien. Ou que j’ai bonne mine. Ou que ma robe me donne bonne mine (mais c'est plus rare, évidemment…)
-
Ecouter l’orage tomber et le tonnerre gronder, bien au chaud sous ma couette, quand je sais que je n’aurai pas à mettre le bout d’un orteil dehors avant le lendemain matin.
-
Effeuiller une marguerite : il m’aime, un peu, beaucoup, passionnément… Tricher pour tomber sur "à la folie". Sourire niaisement.
-
Sortir de la boulangerie avec une baguette encore toute chaude. Me remplir les narines de cette bonne odeur de pain frais. Entamer le pain par petits bouts. M’apercevoir en bas de chez moi que j’ai descendu la moitié de la baguette, faire demi-tour, et retourner en acheter une nouvelle.
-
Trouver un colis surprise dans ma boîte aux lettres. Vérifier que je n’entends pas tic-tac à travers l’enveloppe avant de le remonter chez moi.
-
Constater avec plaisir que cette année, personne n’a oublié mon anniversaire. (Ou personne ne VA l’oublier : c’est le 6 février, les cocos !) (donc dans … très bientôt !!!)
-
Lire les commentaires que vous laissez sur tous ces billets passionnants que je vous bricole (mode *slurp slurp aux lecteurs*) (nan, sans déc’, ça, j’adore, c’est vrai !).

Allez, à vous ! Jouez pas les égoïstes, racontez-nous un peu vos petits plaisirs, même les plus stupides. Promis, personne ne se moquera. Ou alors, juste un tout petit peu... ;)

22 janvier 2007

Petit manuel à l'usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles - Chapitre 6

Les filles, la Saint-Valentin, et toute autre "célébration amoureuse"

Saint_1Hé oui, jeune homme. Il ne t’a bien sûr pas échappé que dans environ trois semaines, c’est la Saint-Valentin (ou bien ça t’a échappé, mais tu vas faire comme si de rien n’était).
Aaaah, la Saint-Valentin. Officiellement, fête de tous les amoureux, célébration de la tendresse et des sentiments passionnés. Officieusement, méga arnaque marketing qui pue (on y reviendra en temps voulu) et seconde opportunité d’engraissement des fleuristes, après la Fête des Mères.

Alors je sais ce que tu vas me dire. Siiiiiiiii, je le sais. « Moi, la Saint-Valentin, j’m’en cogne comme de ma première dent de lait, je me laisserai pas avoir par le système ». Pas faux, jeune homme, pas faux. C’est d’ailleurs ce que semblent penser et dire de nombreuses personnes. Peut-être même as-tu déjà entendu ton amoureuse te susurrer tendrement « Biquet, pour la Saint-Valentin, on fait rien de spécial hein. Nous, on n’a pas besoin d’un calendrier pour se prouver qu’on s’aime. »
Seulement à partir de là, tu commets souvent l’erreur grotesque de te croire à l’abri, et de te dire que tu peux te programmer une soirée peinarde téloche-popcorn-dvd pour le 14 février au soir. Wrrrrrrooonnnngggg ! Mauvaise réponse, jeune homme. Tout faux !
Sache que malgré tous les discours anti-marketing autour du prétexte bidon qu’est cette « belle fête », une fille appréciera toujours un petit geste le jour J. Juste histoire d’être rassurée, si besoin est, qu’au milieu de toute cette mièvrerie dégoulinante de "bisounourseries" en tous genres, l’élue, c’est elle. Point.

Tsss tsss, ne commence pas à râler tout de suite, comme ça. Quand je dis « un petit geste », c’est vraiment de ça qu’il s’agit. Pas besoin d’aller lui dégoter le diamant 24 carats (encore que je dirais pas non, perso, mais on ne parle pas de moi, là) ou la dernière paire d’escarpins Louboutin.
Quelques fleurs, ou même une seule (mais très belle alors) ferons parfaitement l’affaire. Ou bien ses bonbons préférés, le thé qu’elle adore et dont elle va bientôt manquer, une babiole rigolote. Et un sourire. Important, le sourire.
Evite juste la petite peluche débile en forme de nounours avec un cœur sur le ventre qui dit « je t’aime gros comme ça ». Sauf si vous avez tous les deux douze ans, évidemment (mais c’est quand même limite, je préviens d’office).
Et surtout, SURTOUT, s'il y a un soir où il vaut mieux ne pas lui dire « Qu’est-ce qu’on bouffe ? », « T’as pas fini le repassage ? » ou « Tu devais pas sortir avec tes copines pendant que je regardais le foot, toi ? », c’est celui-là. Ca passera mal, je te le dis. (Nan, je suis pas pleine de clichés, qui a dit ça ?).

De la même manière, fêter les anniversaires de rencontre, de premier bisou ou de mariage est monnaie courante pour certains couples. Mais là, faut choisir. C’est anniversaire de première rencontre OU de premier smack, au choix. Pas les deux. Sinon, on s’en sort plus.

Enfin, le plus simple, ça reste quand même de ne pas attendre les « bonnes » occasions pour se faire plaisir, parce que comme le disent si bien Roméo et Juliette dans la comédie musicale (attention les yeux, risques de traces collantes de guimauve à la lecture de cette phrase) : « Aimer c'est voler le temps, aimer c'est rester vivant, et brûler au cœur d'un volcan, aimer c'est c'qu'y a de plus grand ». Voilà, voilà…

Exercices pratiques
Difficulté * : En parfait gentleman que tu es (ou que tu tends à être), tu as donc trois dates à retenir en tout et pour tout : son anniversaire, l’anniversaire de rencontre, de premier bisou ou de premier "hum-hum"(chacun son trip), et la Saint-Valentin. Pour la dernière, tu peux compter sur les médias pour se charger de te le rappeler. Pour les autres, tu ne peux compter que sur toi. Qui c’est qui va aller s’acheter un petit agenda chez le papetier ? (ou programmer les alertes dans son téléphone portable ?). Ouais… c’est toi. Ben si.

Difficulté **** : Si l’idée de faire un cadeau en cette Saint-Valentin te plait, tu vas sans doute vouloir sortir des clichés vus mille fois (Ex : « Des roses ? Pfff, et pourquoi pas des 'Quality Street' tant qu’on y est ? »). Attention, jeune homme. Le cadeau original présente le risque non négligeable d’être… original, justement. Et ce n’est pas ce qu’on demande à un cadeau de Saint-Valentin, qui, doit-on le rappeler, est une fête cucu à souhait.
Sont donc à éviter : la crêpière Tefal auto-nettoyante multi-fonctions (laissons cette brillante idée aux (futurs) enfants pour la fête des Mères), la soirée spéciale "j’ai-invité-quelques-potes-pour-un-tournoi-de-Wii", l’ensemble guêpière et porte-jarretelles en dentelle rouge flashy (no comment), ou l’intégrale des "Bronzés" en DVD (tu veux lui faire un cadeau, ou une blague ?)
A toi de trouver une idée peu commune, certes, mais qui lui plaise. A elle. Vas-y, tu peux le faire.

15 janvier 2007

Me myself and I, acte II scène 4

moi_1Je pensais être passée entre les mailles du filet. Avoir échappé à la corvée. Mais non, pensez donc ! Il a fallu qu’Il me rattrape au dernier moment pour me refiler ce foutu questionnaire qui a déjà eu le temps de faire huit fois le tour de la blogosphère. Donc vous n’y couperez pas (puisque moi non plus). Vous voilà obligés de vous farcir cinq trucs que vous ne saviez (sans doute) pas à propos de moi. Attention, séquence émotion.

1- Je refuse catégoriquement de me faire percer les oreilles. Meuuuu nannn, j’ai pas peur, même pas vrai. La preuve, j’ai un piercing au nombril, donc ce n’est pas l’idée de me faire transpercer le corps qui me fait flipper (même si j’ai voulu partir en hurlant quand le mec de la boutique de piercing a sorti son machin pour faire les trous-trous, là…). Nan, c’est juste que je me suis auto-persuadée que les boucles d’oreilles, ça me va pas. Du tout. Je me trouve toujours une ressemblance avec la Vache qui Rit quand j’en essaye, et ça, c’est fatal…

2- J’ai déjà passé une petite annonce dans Libé pour tenter de retrouver quelqu’un. Ahlalaaaaaa, qu’est-ce que j’ai pas dit là, merde ! Je vous vois déjà vous bidonner devant l’ordi. Bon, si vous êtes sages (et si vous me suppliez à genoux), je vous raconterai tout ça dans un futur billet, juste histoire de faire une croix définitive sur ma réputation.

3- Je recycle tous mes shopping-bag en sac poubelle. Et vu le nombre astronomique de fringues que j’achète, je suis pas prête d’aller faire un tour du côté du rayon des « vrais » sacs-poubelles bleus ou verts tout mochingues. Pas besoin. Descendre ses ordures dans un sac Gap ou Comptoir des Cotonniers, c’est un peu la classe internationale, moi je dis.
Allez, on s’épargne ensemble le couplet « mais c’est pas bien pour la nature, c’est pas écologique ton truc ». Tous ces sacs, ils sont rentré chez moi, faut bien qu’ils en ressortent, d’une façon ou d’une autre. Et puis ça me donne régulièrement l’occasion de clouer le bec aux copines qui passent, et qui demandent inévitablement « oh, t’as fait des achats ? ». « Nan, j’ai fait des déchets… » (Hin hin hin, tu t’y attendais pas, à celle-là, hein ?)

4- Je coordonne très rarement mes sous-vêtements. Désolée, mesdames et mesdemoiselles, mais je trouve ça tarte, le soutif accordé à la culotte. Ca fait trop « catalogue de lingerie ». Bon après évidemment, il arrive, par un mystérieux coup du sort, que le haut et le bas soient de la même couleur. Mais franchement, neuf fois sur dix, c’est niet pour le total look.
(… Mais pourquoi je vous raconte ça, moi ? Je HAIS ces questionnaires, ça me fait dire n’importe quoi !)

5- Quand j’avais environ neuf ans, j’ai fait une scène de figuration dans un film de Geneviève Lefebvre (ça vous évoque que dalle ? moi non plus !), qui s’appelait « Le Jupon Rouge ». Je n’ai jamais vu ce chef-d’œuvre, donc je ne sais même pas si ma grande scène a été gardée au montage. Mais si vous voyez dans le film une petiote avec deux nattes qui tient la main de Marie-Christine Barrault, c’est moi !
Le plus drôle dans l’histoire, c’est que cette scène avait été tournée dans une cour d’immeuble juste à côté de la cour de récré de mon école primaire, pile au moment de l’heure de la récréation, justement. Quand le type de l’équipe s’est mis à hurler « Vas-y Katia, t’es prête, on y va ? Attention… moteur ! », y’a eu un grand silence parmi mes petits camarades de marelle et de chat perché. Une fois le boulot terminé, quand je suis retournée en classe, tout le monde m’est tombé dessus. Et là, gros coup de stress, je visualise la vie qui m’attend, les projecteurs, les paparazzis, les autographes, les fans en délire, les limousines, la presse à scandale… Dans un élan de lucidité, je me suis effondrée en larmes en hurlant « j’veux pas être une vedette ! » (fin de citation). Force est de constater que le monde du cinéma a entendu ma prière…

Il est évident que je ne refile ce truc à absolument personne, vu que 1- tout le monde l’a déjà fait, et 2- je suis une fille sympa, môa, je ne refile pas les corvées aux autres. :)
Ahhhh. C’était bien, non, ce petit « 36 15 My Life » ?

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3 janvier 2007

Des élections avant Les Elections

Bon, les gars, là, on déconne plus du tout. L’heure est grave. Loin de moi l’idée de vous gaver dès le 3 janvier avec les élections qui auront lieu dans quelques mois (surtout qu’on l’est déjà tous un peu, gavés, au lendemain des réveillons).
Mais juste histoire d’être sûr de ne pas avoir perdu la main devant les urnes, je vous propose un petit exercice d’échauffement. Allez hop, on enfile le jogging, on chausse les Nike, et on y go :

festivalDepuis quelques jours, les votes pour le Festival de Romans sont ouverts. Ce concours lancé il y a quelques mois récompense tous les « artistes » qui créent grâce à Internet. A l’heure où les blogs, sites perso et forums se multiplient, moi je dis : c’est pas con, comme idée…

Allez savoir pourquoi, dans un élan d’audace inconsidérée, j’ai décidé d’y inscrire mon petit bloguounet, dans la catégorie « littérature ». Non pas que je me prenne soudainement pour Balzac ou Proust, mais c’était la rubrique qui me correspondait le mieux. Ben oui, y’avait pas de catégorie « billet d’humeur de râleuse professionnelle », dommage.

Bon. Comme vous êtes futés, vous avez déjà tous pigé où je voulais en venir… Si vous vouliez bien être choupinets, allez voter pour moi pour me donner une voix supplémentaire, ça me fera vraiment plaisir. C’est pas compliqué, il suffit de cliquer là, et d’appuyer ensuite sur le bouton « voter ». Ultra fastoche, non ?

Et puis la bonne nouvelle, c’est que vous pouvez voter pour le nombre de participants que vous voulez. Ce qui veut dire que si vous avez déjà voté pour un autre blog (un concurrent, quoi ! Disons les choses clairement !), ou que vous hésitez entre deux participants, pas besoin de tirer à pile ou face : votez pour les deux ! C’est pas beau, ça ? Aaaah, je vous tire une fière chandelle du pied, je parie ! (petite dédicace à mon voisin, au passage).

Inutile de vous rappeler que la plupart de mes amis et proches ignorent tout de mes obscures activités bloguesques, et que je ne peux donc compter que sur vous, chers lecteurs, pour faire grimper mon petit compteur de votes. Allez, montrez-moi que vous m’aimez !!!! :))

* * * * * * * * * * * *

EDIT DE 20h45 : Apparemment (et je pèse mes mots), ayé, les votes sont relancés. A vos claviers, mes p'tits poulets, je compte sur vous !!! Et faites passer le mot, on ne sait jamais... ;))

EDIT DE 17h30 : OH LA LAAAAA, VOUS ETES MIMIS !!!! J'espère juste qu'il ne faudra pas TOUT refaire de zéro, car comme je l'ai dit juste en dessous, il y a eu des magouilles, et les votes ont été suspendus...
J'espère que tout ce que vous avez fait jusqu'à maintenant compte (en tout cas, pour moi, ça compte beaucoup, vous me faîtes TRES PLAISIR !!!)
Davidous, ta bannière, c'est trop chou, comme idée, merci merci !
Je guette les nouvelles du front (du festival, quoi...) pour savoir si oui ou non, tout notre / votre beau travail est bel et bien comptabilisé !
ENCORE MERCI !!!!! (j'en rosis de plaisir, dîtes...) :)))))

EDIT de 12h00 : Bon, les enfants... Les votes sont temporairement suspendus, le temps de trouver un système sécurisé pour éviter les petits tricheurs qui magouillent. Je me permettrai donc de refaire appel à votre grande gentillesse (n'c'pas ?) dès que les choses seront à nouveau possible.
Bonne journée, et merci à tous ceux qui avaient déjà cliqué pour moi !!! (Moi aussi, je vous aime !)

27 décembre 2006

That's the final countdown

sablier_2Ouf. On y est presque. Dans quelques jours, 2006 laissera enfin place à une nouvelle année toute belle, toute neuve. Juste le temps de trouver huit bonnes raisons d’attendre 2007 de pied ferme.

- Vite, vite, qu’on en finisse avec les diffusions, rediffusions et re-rediffusions des bêtisiers mille fois vus à la télé. En début d’année, on aura peut-être droit à un minimum de nouveautés dans les programmes des chaînes. (J’ai comme un doute, mais bon).

- En 2007, les 1er et 8 mai tombent un mardi : à nous les week-ends prolongés (et les embouteillages de Bison Futé)

- On va pouvoir raturer plein de chèques, à vouloir écrire dessus 06 par habitude, au lieu de 07. C’est la banque qui va faire la gueule !

- La majeure partie de l’année 2007 sera placée sous le signe du cochon, en astrologie chinoise. "Cochon", c’est tellement moins convenu et frimeur que "Dragon" ou "Tigre", non ?

- Douze bons gros mois devant nous pour penser aux cadeaux de Noël 2007, ça nous laisse un peu de marge. Promis, cette année, on fera pas tout au dernier moment (c’est là que je me marre, ou bien ?)

- 1er janvier : J-80 avant l’arrivée du printemps. C’est un compte rond, ça fait joli, ça me plait.

- 2006, ça rimait avec saucisse, tournevis et "merde, ça glisse". Pas terrible, quand même. Alors que 2007, ça rime avec pâquerette, méga fête et chouette. Mieux ! Beaucoup mieux !

- 2007, ça se finit comme le matricule de James Bond 007. Et ça, c’est trop la classe.

21 décembre 2006

Flagrant délit

flagrant_d_lit_2"Les mains en l'air, plus un geste, on t'as reconnue GinFizz !"
Hé ouais. Je suis grillée. Enfin, pas moi. Mon blog. Mon petit bout de jardin secret, que j’ai laborieusement réussi à tenir à l’écart de presque tous mes proches depuis huit mois maintenant, est désormais découvert. Mis à nu. Comme ça, pof, en l’espace de trois clics. Je suis obligée de me rendre. Merde, quand même.

Huit mois que je pipote allégrement pour camoufler ma "double-vie" : « Ouais, samedi, j’ai une soirée où faut s’habiller en rose. Non, tu connais personne. Non, tu peux pas venir, c’est sur invit’ uniquement ». Huit mois que je me donne un mal de chien pour éluder les questions embarrassantes : « Le cours de pole dance ? J’ai testé avec des copines blogueu… heu… bigleuses, pour qu’elles se foutent pas trop de moi ». Huit mois que les gens se demandent pourquoi je passe autant de temps devant mon ordi chéri : « Bah Ebay, ça me prend un temps fou, tu sais… ». Surtout ne jamais prononcer le mot "blog" pour ne pas éveiller inutilement les soupçons…

Bref, huit mois de travail intensif et acharné. Et tout ça pour quoi ? Pour que monsieur mon copain B., qui connaît ma vie quasi par cœur depuis douze ans, éprouve le besoin d’aller « googler » mon nom, histoire de découvrir si je ne lui ai pas caché un passé de toxico ou si je ne fais pas des photos de charme à mes heures perdues. Allez comprendre ce qui lui a pris, d’enquêter sur moi comme ça.
Dis-donc, copain de moi, la prochaine fois, convoque-moi direct au commissariat pour interrogatoire en règle, prise des empreintes digitales et photos anthropométriques, tu gagneras du temps !

Le pire, dans l’histoire c’est qu’il a reconnu indéniablement l’auteur de ces lignes grâce à un post plutôt ancien, dans lequel je comparais mes amis mââââles aux sept nains de Blanche-Neige. Manque de pot, par élimination, le fameux B. se retrouvait être « Simplet ». Aouch ! Ramasse tes dents, mon pote. Ca fait toujours plaisir de lire sur Internet tout le bien qu’on pense de vous…

C’est quand même con, ça, non ? Parce que mon blog aurait tout aussi bien pu être découvert par « Le Prince », qui se serait senti flatté d’avoir hérité d’un super titre de noblesse, même éphémère. Ou bien par « Prof », ou « Joyeux ». Plutôt sympa de se faire "traiter" d’'Encyclopédie Universalis' ou de 'Best Comic of the Year'. Ben oui, mais non. C’est « Simplet » qui a fouiné…

Je vous laisse imaginer mon désarroi quand B. m’a appelée en pleine journée pour me dire « oui, bonjour, c’est Monsieur Simplet à l’appareil ». Ahem… Plait-il ? De quoi s’agit-il, monsieur ? Vous devez faire erreur. Le numéro que vous avez demandé n’est plus attribué… (*mode "je patauge, je bois la tasse, je me noie, bloupsssss"*). Grand moment de solitude.

Bon, pour être honnête, je savais bien que ça finirait par arriver, et j’étais moi-même en train de me poser des questions métaphysiques à propos de la révélation de l’existence de ce blog à mes proches. On m’a juste coupé l’herbe sous le pied.

Ce billet est dédicacé à « Simplet » (donc), qui (apparemment) ne m’en a pas (trop) voulu de l’avoir surnommé ainsi (ou qui en tout cas, l’a bien caché), et qui m’a aussi promis (et je le rappelle ici devant mes MILLIONS de lecteurs) de tenir sa langue. Qu’il en profite bien (de sa dédicace). C’est la première, et sans doute la seule fois que je fais ce genre de chose. C’est chez moi, ici, bordel. ; )

C’est quoi, votre philosophie de blog à vous ? Secret or not secret ?

19 décembre 2006

Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics

banc_1- "Tu sais quoi ?" Smaaaack
- "Non, quoi ?" Smaaack
- "Je pensais à une belle écharpe, comme cadeau pour ta mère" Smaaaack
- "Oui, bonne idée, ça lui plaira beaucoup" Smaaaack
- "Et pour ton père, par contre, je sais pas trop, pour le moment..." Smaaaaack
- "Tu sais, lui, il s'en fiche un peu des cadeaux" Smaaack
- "Ah oui mais quand même !" Smaaack
- "C'est bien que tu viennes..." Smaaack
- "Oui..." ... Sluuuurp (retranscription plus ou moins fidèle de la grosse gamelle bien baveuse qui clôt la discussion) (oui, je sais : c'est très miam)

Voilà. Ca, c’est la scène à laquelle j’ai eu droit en rentrant chez moi en métro hier soir. Et aux premières loges, en plus. Autant dire que, sans même pouvoir faire autrement, je n’ai pas perdu une miette du spectacle de ces deux amoureux, fascinée que j’étais par ce type de gens qui arrivent à se sentir seuls au monde aussi facilement.
Je dois avouer aussi que le coup du smack sonore placardé sur les lèvres du conjoint à chaque fin de phrase, ça m’a laissée perplexe. Je me suis même demandée à un moment si ces deux zouaves n’étaient pas en train de prendre les autres voyageurs du métro pour des cons. Mais apparemment, non. Ils étaient juste à fond dans leur trip (et dans leur conversation insipide).

Aaaah, je sais ce que vous êtes en train de vous dire : « elle est intolérante, envieuse ou même pire, jalouse ». Ben non, même pas. C’est juste que moi, les grandes démonstrations affectives en public, c’est franchement pas mon truc. Je suis d’un naturel hyper pudique pour tout ça, et j’ai toujours un peu de mal avec les gens qui imposent leurs débordements de tendresse aux autres sans se demander si ça peut les mettre mal à l’aise ou non.

En même temps, je devrais pas trop me plaindre. Les amoureux de mon métro étaient certes un peu crispants, mais tellement dans leur petite bulle qu’à la limite (à l’extrême limite, disons), c’en est attendrissant. Mais parfois, on a affaire à des vraies têtes à claques qui sont là exclusivement pour se donner en spectacle.

Les ados englués et tellement scotchés l’un à l’autre qu’on ne peut pas faire passer entre eux un ticket de métro, ça passe encore. Ils ont au moins l’excuse de l’âge et des hormones en ébullition. J’effacerais juste les regards de provoc’ et l’exhibition forcée qui va généralement avec, mais passons.
Ceux qui me font doucement rigoler, ce sont les amoureux qui dînent en tête-à-tête au restaurant, sans se lâcher des yeux, voire même des mains, à tel point que ça en devient vraiment peu commode pour pouvoir se servir des couverts. C’est-ti pas meugnon, tout ça ?
En revanche, le mec qui bisoute sa copine cagolée comme une couv’ de Vogue tout en lui tripotant la fesse en pleine rue, comme pour signifier à tout le monde « hé oui, c’est à moi cette belle chose-là », ça me défrise sérieusement, par exemple.

Dans un tout autre genre, j’ai aperçu dernièrement dans une soirée un type qui galochait consciencieusement sa copine (et je peux vous dire qu’il y mettait tout son cœur) MAIS tout en gardant les yeux ouverts et en jetant des coups d’œil autour de lui. C’est vrai, on ne sait jamais… des fois que Cameron Diaz passerait par là, ce serait quand même con de louper le spectacle.
En tout cas, je peux vous dire que quand on croise le regard d’un mec en train d’embrasser une autre nana, ça fait un effet bizarre. Un peu flippant. Et pas très agréable, en fait.
J’ai failli aller lui dire que s’il était en train de tenter de prouver que, contrairement à ce qu’on dit, les hommes savent faire plusieurs choses à la fois, il avait peut-être pas choisi la bonne voie. Et puis je me suis ravisée. Il était déjà très occupé, je m’en serais voulu de le déranger encore plus.

Franchement… et on dit que l’amour est mort ?

14 décembre 2006

Pouce !

tel_3Si je tenais devant moi le type formidable qui a eu l’idée d’inventer les S.M.S., je crois que je lui roulerais une pelle, en signe de gratitude. Heu, bon, peut-être pas à ce point, effectivement… Mais c’est quand même un peu méga pratique, ce truc-là, vous ne trouvez pas ?

Que ce soit entre copains (« ciné ce soir, séance 20h15, dernier rang réservé pour nous 8 ») ou entre copines (« RDV avec Adrien. Besoin de conseils filles. Un apéro girly ? Audrey, tu me prêtes ta jupe rouge, steuplé ? »), le S.M.S. reste le nec plus ultra pour faire passer un message à plusieurs personnes à la fois sans ruiner son forfait en moins de deux (et c’est une connaisseuse qui vous parle).

Bien pratique aussi pour laisser un petit mot qui ne nécessite pas forcément un long discours sur le répondeur :
- Prévenir d’un retard : « Coincé dans les bouchons, mais j’arrive dans pas longtemps » (marche aussi avec "y’a un incident voyageur sur la ligne 9").
- Prendre des nouvelles sans pour autant se farcir la vie de l’autre en long, en large et en travers : « Quoi de neuf depuis la dernière fois ? Tout roule comme tu veux ? » (veut dire, en gros "je pense à toi, j’espère que tu vas bien, mais j’ai franchement pas le courage de me taper le ‘3615 ma vie’ là tout de suite, désolée").
- Souhaiter un anniversaire ou une bonne année sans avoir besoin de broder trois heures sur le thème « et je te souhaite plein de bonnes choses pour la suite, bla bla bla... ». Le texto permet de faire simple, concis, mais efficace.
- Conclure une jolie soirée : « Bizarre comme je ne vois pas les heures défiler quand je suis avec toi. Serait-ce un signe ? » (comprendre "on se revoit quand ?").

Chaque médaille ayant son revers, le texto est aussi devenu l’atout maître pour les gros lâches, ceux qui ont un truc pas cool à dire, mais qui ne savent pas trop comment y mettre les formes.
Le plantage de soirée au dernier moment, par exemple, est devenu super pote avec le S.M.S. Un bon vieux « désolée, grosse crève, clouée au fond du lit, dîner reporté, bisous fièvreux » sera toujours plus facile à envoyer, planquée derrière son écran de portable, qu’un appel en bonne et due forme, avec le risque de la voix hésitante qui part en explications vaseuses à trois balles cinquante (Hein ? Comment ça, ça sent le vécu ? N’importe quoi…).

Dans le genre un peu plus grossier, le largage de petit copain / petite copine par texto est assez balaise aussi, niveau culot. J’ai déjà vu faire, malheureusement. Le mec qui a « osé » une telle prouesse figure désormais au panthéon des nazes, dont on se partage généreusement quelques modèles collectors, avec les copines. Celui-là, c’est direct la médaille d’or de la classe internationale, sans même passer par les épreuves éliminatoires. D’office au top du podium, le gars.

Enfin, parfois, c’est vrai, on préférerait que le texto n’existe pas. Ou bien on aimerait tomber en rade de batterie plutôt que de recevoir des trucs du genre :
« Pense à acheter du pain en rentrant »
« Urgent, rappeler bureau immédiatement »
« Ta secrétaire m’a dit que la réunion était finie depuis deux heures, on peut savoir ce que tu glandes ? »
« J’ai changé les serrures, tes affaires sont sur le trottoir, ne m’appelle plus jamais ».
Ouch. Un S.M.S. peut parfois faire l’effet d’une petite claque en pleine tronche.

Et vous, ca vous évoque quoi, le texto ? Vous êtes plutôt compulsif, du genre à avoir une crampe au pouce en fin de journée ? Ou bien rien ne remplacera à vos oreilles la (douce) voix de vos correspondants ?

26 octobre 2006

Et là, c'est le drame

L’histoire commence un soir de semaine ordinaire. Flemme de sortir, flemme de papoter avec les copines au téléphone, flemme de bloguer, flemme aussi de faire à dîner. Mode feignasse par excellence. Juste une envie de glander sur le canapé, à regarder les derniers épisodes de mes séries préférées. Avec du chocolat à portée de main, évidemment.

Le souci, c’est que le genre de séries que j’aime, c’est pas ‘La Petite bicoque dans le pré’ et compagnie. Quand ça cause brebis, clôtures, bible et sermon du pasteur, ça m’intéresse pas.
Non, moi, ce qui me plait, c’est du lourd. Du sang, des organes et des IRM. Des brutes, de la corruption, des évasions. Des disparitions, des expériences scientifiques bizarres, des ours polaires.
Du bon gros stress, quoi ! Avec des situations qui me font hurler sur les personnages. Du genre, au hasard, « Pourquoi tu lui fous pas un coup de boule, là ? Ah mais qu’elle est conne, celle-là ! ».

Choco_videForcément, c’est tendu. Alors je me goinfre de choco pour compenser tout ce stress. Jusqu’au moment où… je tends la main vers la plaquette… et là, c’est le drame…
‘A pu chocolat’ ? Ben non, ‘a pu’. La tablette entière y est passée. En moins d’une heure.

Faut dire que le « cœur de nougat » de chez Nestlé, c’est de la balle atomique. Et je vous dis ça en grande connaisseuse du rayon chocolat de mon Monop’.
Le côté nougatineux a un léger aspect chewing-gum qui apaise mon stress, et le chocolat tout autour, c’est juste miam.
Bon, évidemment, y’a intérêt à aimer le sucré à la base, parce qu’on peut tabler sur une petite moyenne de … quoi … 232 kilojoules par bouchées ? Oui, c’est ça, je viens masochistement de vérifier sur l’emballage.

De toute façon, c’était ça ou mes ongles qui y passaient un à un. J’ai choisi.



Et dire que j’ai un paquet tout neuf de Michoko dans la cuisine.

24 octobre 2006

Petit manuel à l’usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles – chapitre 4

Les filles et leur horoscope

horo_1"T’es quoi comme signe, toi ?". Puisque Cosmo a consacré tout un supplément à la voyance ce mois-ci, penchons-nous aujourd’hui sur une question hautement philosophique : les horoscopes.

Je te vois déjà ricaner bêtement dans ton coin, preuve que tu n’as pas encore compris où se situe le cœur du débat. Car détrompe-toi, jeune homme. La question-clé n’est pas tellement de savoir si c’est complètement crétin d’y croire ou non, puisque - accroche-toi bien, je te livre un scoop - tout le monde lit son horoscope. Hé oui, très cher. Après un rapide sondage auprès de la population masculine qui m’entoure, il s’avère que même tes petits camarades mâles s’amusent à lire les prédictions à deux roupies de Madame Irma quand ils en croisent. Tsss tsss, ne nie pas, j’ai mes sources.

Pas la peine, donc, de faire le blasé de la vie la prochaine fois qu’une fille te demandera ton signe astrologique, ni de prendre cet air horrifié de dinde à l’approche de Thanksgiving, sous-entendu « moi ? Lire un horoscope ? Jamais de la vie ! Plutôt porter des Dim-up ! ». Sur ce sujet, on est tous dans le même sac.

Encore que. Quand même… Toi, jeune homme, tu aurais tendance à lire ton horoscope simplement parce que c’est juste au dessus de la BD de Garfield dans le journal. Mais sitôt lu, sitôt zappé, et on passe à la page des sports, hautement plus intellectuelle.
Une fille, elle, a ceci de différent avec toi qu’elle va s’obstiner à chercher dans les trois lignes écrites à propos de son signe ce qui pourrait bien coller avec sa vie des derniers jours (et avec celle d’environ un douzième de la population, soit dit en passant).

Là, je t’arrête tout de suite. Parce que oui, je te vois venir gros comme un camion. A coup sûr, tu vas me sortir le cliché de la minette qui ne vit plus qu’en fonction de ce qu’a écrit Elizabeth Tessier et toute sa clique de copines boule-de-voyantisées.
Genre : on lui prédit une grosse rentrée d’argent à la fin du mois ? Elle va la dépenser le midi même chez Zara ou Comptoir des Cotonniers, c’est toujours ça de pris. On lui annonce un coup de foudre imminent avec un Sagittaire ? Elle tire la tronche, son loulou est Capricorne. Ou si elle est célibataire, elle fonce tête baissée repérer autour d’elle tous les mâles nés entre le 22 novembre et le 21 décembre. On lui laisse entrevoir une prochaine promotion ? Hop, lettre de démission sur le bureau du boss dans les 48 heures !

Sache, mon petit, que ton attitude est mesquine. Car une fille aussi a du second degré. Une fille aussi sait lire les horoscopes « pour de rire ». C’est juste un passe-temps comme un autre. Du même niveau, disons, que de comparer les atouts des jantes alliage sur les derniers modèles cabriolets de chez Chrysler.
D’ailleurs, pour preuve, si toi tu connais par cœur toutes les caractéristiques techniques des dites jantes, une fille a de fortes chances de connaître les yeux fermés le signe astro de son copain, de ses meilleures amies, de ses parents, du copain de ses meilleures amies, du prof de piano, de la coiffeuse et du livreur de pizzas. Tu vois, c’est kif-kif. Juste une question d’intérêt.

Allez, zou, travaux pratiques.

Exercices pratiques
Difficulté * : Passé quatorze ans – et la période ado un peu délicate qui va avec – il est fortement recommandé d’arrêter tout jeu de mot crétin à propos du signe de la Vierge. Je te fais un dessin ou bien le message est passé ?

Difficulté ** : Rien de plus gonflant que d’entendre avant chaque lecture d’horoscope un « t’es quoi, déjà, toi ? Scorpion ? Ah non pardon… j’me souvenais plus… ». Essaye d’apprendre rapidos le signe astro de ta/tes copines. Et sans faire de faute de prononciation, tant qu’à faire. Parce que non, ‘Versatile’, ça n’existe pas, c’est ‘Verseau’ qu’on dit. Merci.

Une fois que tu sais répondre sans hésiter à la question piège qui nous préoccupe ici, tu peux passer au niveau supérieur : connaître le signe lunaire, le décan, l’ascendant, l’horoscope numérologique ET le signe chinois de ta copine. Oui, je sais, ça commence à faire lourd. Au besoin, fais une petite fiche, comme quand tu révisais ton bac. A quoi ça sert ? A rien du tout, on est d’accord. Mais encore une fois, elle t’écoute bien parler de jantes en alliage avec tes potes, non ? Bon…

Difficulté **** : A défaut de lui promettre la lune (Ex : « Moi je t’offrirai des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas ».), contente-toi de rester réaliste. ‘Offrir des fleurs venues de Rungis’ est un bon début, par exemple. En poussant un peu, tu peux même aller jusqu’à le faire même les jours où ce n’est ni son anniversaire, ni sa fête, ni la Saint-Valentin, ni votre anniversaire de rencontre, ni, ni, ni… Juste comme ça, quoi. Pour le fun.... Si les étoiles commencent à clignoter dans ses yeux, c'est déjà un signe (justement).

22 octobre 2006

Oops I did it again

Kookai

C’est à croire qu’il y a quelque chose autour du 20 du mois qui me pousse à dégainer ma carte bleue plus vite que mon ombre, parce que j’ai recommencé mes bêtises mon shopping compulsif. Hé ouais. « Baby, baby one more time », comme dirait ma copine Britney. (Je sais, j’enchaîne les références honteuses, j’irai rôtir en enfer).

Bon, soyons sérieux deux minutes. L’ampleur de la crise de « consommationnite aigüe » n’a franchement rien à voir avec celle dont j’ai été terrassée le mois dernier à la même époque. Cette fois-ci, il s’agit juste d’une petite rechute, sans grande gravité à mon avis. Faut dire qu’entre temps, les impôts sont passés par là. Forcément, ça joue.

Le problème, en fait, c’est Kookaï. Ils sont pénibles, parce que cette saison, ils ont plein de jolis trucs. Franchement, c’est pas sympa. Si on rajoute à ça qu’on trouve actuellement (pour les parisiennes) un bon de réduc’ de 20 % dans les pages du 'Elle à Paris', je trouve que c’est carrément de l’abus de pouvoir. Comment voulez-vous qu’on résiste à tout ça ? Hein ?

En tout cas, moi, je me suis fait avoir en beauté. Bilan des courses : une belle jupe en soie noire, un top-tunique gris et mauve en trompe-l’œil tout doux, un joli débardeur gris perle… avec des perles (quelle drôle de coïncidence) et un sautoir noir pour agrémenter tout ça.

La collection actuelle est, à deux trois exceptions près, vraiment ravissante. On y retrouve d’ailleurs une dizaine de pièces bigrement inspirées des classiques du Comptoir des Cotonniers, mais bigrement moins chères aussi. Quant aux minettes qui cherchent déjà leur petite robe noire pour le réveillon du 31, courrez-y, elles sont déjà en rayon. Je ne saurais trop vous recommander de vous magner un peu, c’est bien connu qu’après le 15 novembre, question tenue de soirée, on ne trouve plus que les déguisements de sapin de Noël. A bon entendeur, donc.

Sur ce, je vous laisse, je vais faire mes comptes essayages ;-)

PS : Oui, il m’arrive parfois de poster le dimanche. Comme quoi, tout arrive.

11 octobre 2006

C'est à moi que tu parles ?

oreilles_2Y’en a qui ont l’art de mettre les pieds dans le plat, et de toujours trouver les mots qu’on n’a justement pas envie d’entendre, là, maintenant, tout de suite.
Short-list de toutes ces petites questions si gonflantes…

A quoi tu penses ?
Tu fais quoi, dans la vie ?
Alors ? Quoi de neuf ?
Qu’est ce que t’as ?
C’était qui (au téléphone) ?
T’as pas un peu grossi, toi ?
Tu l’as achetée où, ta jupe ?
Mais qu’est-ce que t’as fait à tes cheveux ?
Pourquoi tu rougis, là ?
Tu veux mon avis ?
Et toi, alors, toujours célibataire ?
Ca vous dérange de vous décaler d’une place ?
T’as pas bien dormi, toi, j’me trompe ?
Tu peux m’avancer vingt euros ?
Et ça vous fait quel âge, maintenant ?
Tu peux me rendre un service ?
On fait moit’-moit’ ?
J’peux goûter ?
Tu sais ce que je ferais si j’étais à ta place ?
Non mais, en vrai, t’es blonde ?
Et le bébé, c’est pour quand ?
On se connaît ?
Tu sais que t’as un truc entre les dents ?
Allo ? T’es où là ?
Je peux te déranger deux petites secondes ?
Quoi ? Tu connais pââââs?
Ah t’es là, toi aussi ?
T’as pas une clope ?
T’en as parlé à ton psy ?
Tu mets combien de ‘l’ à « parallélépipède » ?
Tu m’aimes ?
C’est toi sur la photo ?
Tu mesures combien, sans talons ?
Je peux voir votre titre de transport, s’il vous plait ?
Mais ça te sert à quoi, un blog ? Tu préfères pas rencontrer des vrais gens ?

Et vous, c'est quoi les petites phrases qui vous font bondir au plafond ?

5 octobre 2006

Parce que...

ordi_2

Parce que je manque de temps

Parce que j’ai la tête ailleurs en ce moment

Parce que j’ai été bâlâde et peu en forme depuis trois jours

Parce que dans ces cas-là, la flemme reprend le dessus facilement

Parce que j’ai un peu fait le « blog buissonnier »

Parce que l’inspiration n’est pas au rendez-vous

Parce que tout ce que je commence à écrire dernièrement ne me plait pas et est aussitôt effacé après relecture

Parce que y’a des jours comme ça

Parce que ça va passer

Parce que je vais me remotiver dare-dare

Parce qu’on en passe tous par là parfois

Parce que vous saurez être compréhensifs

20 septembre 2006

Pretty woman, walking down the street

sacs_en_vrac_1

C’est officiel, je suis ruinée. Et nous ne sommes que le 20 du mois. C’est mal barré. Tout ça parce que, comme toute vraie fille qui se respecte, j’ai choisi ce week-end pour faire mon shopping de rentrée. Bon, en même temps, quoi de plus normal ? J’vais pas me mettre sur le poil des jupettes et des mini ballerines jusqu’à la mi-novembre non plus, vous en conviendrez ?
Ouais… Sauf que là, j’ai un peu abusé, je crois. J’ai en quelque sorte appliqué la règle du "moitié du mois – moitié du salaire". Au départ, ça me semblait très censé, comme théorie. Le souci majeur, c’est que je n’avais pas fait le lien avec le premier tiers des impôts à payer (que j’ai d’ailleurs zappé, comme je l’ai déjà dit pour ceux qui suivent).
Enfin, c’est pas tous les jours la rentrée non plus. Ho et puis merde, à quoi ça sert de passer sa vie au boulot si on peut pas se faire plaisir de temps en temps et se la jouer Pretty Woman, avec cinq sacs de shopping à chaque bras ?

Hein, quoi, comment ? Qui a dit « je compense donc je suis », au fond de la salle ? Ah si, j’ai parfaitement entendu !

Mais qu’y a-t-il donc dans tous ces sacs ? J’en imagine déjà certaines en train de piaffer d’impatience à l’idée de savoir ce qui peut bien se cacher là-dedans…
Alllllllez, je suis sympa, j’vous raconte tout en détail. Les garçons, passez votre chemin, j’ai le sentiment que les lignes qui suivent ne vont pas vous passionner. Une intuition, comme ça…
Alors, dans mes sacs magiques, on trouve :

fringues_2- une robe-pull Comptoir des Cotonniers, super mimi, avec des petites poches qu’on voit pas sur la photo, dans une jolie couleur gris-beige qui ne fait pas un teint d’endive mal épluchée (ça, c’est de la métaphore),
-
un pull trompe-l’œil, toujours Comptoir des Cotonniers, gris avec illusion d’un petit top rayé bleu en dessous. Celui-là, c’est certain, je vais le voir sur le dos de la moitié des minettes de Paris, vu que pas moins de deux autres greluches l’essayaient en même temps que moi. M’en fous, y’avait plus leur taille, j’ai pris le dernier Small, niark niark !
-
un pull à petits boutons gris Caroll, tout doux tout fin, qui a l’avantage de me faire un décolleté qui tue sa race (heu oui, enfin, bon, moi j'trouve…),
-
un pull (oui, encore un pull ! hé bah quoi ?) bleu canard de chez Mango, tout simple tout con, mais en même temps, comprenez-moi bien, on peut pas être topissime tous les jours, c’est fatiguant pour soi et culpabilisant pour les autres !
-
des débardeurs blancs Petit Bateau, tellement évidents qu’ils devraient être livrés tous les trimestres gratuitement par la Poste,
-
une jupette rose poudré de chez Kookaï (oui, ok, j’avais dit « pas de jupette ») avec des petits boutons sur le côté et des plumetis sur le tissu (vous savez pas ce que c’est ? moi non plus, c’est la vendeuse qui a parlé de ça, et j’aime bien le mot. Alors voilà : des plumetis. Quelqu’un m’aide, là ?). Y’a de grandes chances que je ne porte pas cette petite chose avant quelques mois, mais j’ai pas su résister, elle était toute mignonne, sur son cintre, à m’attendre. J’ai le cœur tendre, moi, vous savez ?
-
enfin, last but not least, mon quatrième cinquième beaucoutième cabas à paillettes Vanessa Bruno, choisi dans un coloris bien pétard pour trancher dans le vif avec tous les gris, noir, marine et marron de la saison. Oui, je sais, les paillettes vont se barrer en moins de temps qu’il n’en faut pour dire abracadabra, mais je les préfère comme ça, un peu usé, ça leur donne plus de charme.

Voilà, vous savez tout. Nooooooon, ne me demandez pas combien j’ai dépensé, je refuse catégoriquement d’additionner tous mes tickets de caisse, de peur de faire une syncope.
Y’a juste un truc de sûr : ça va être pâtes au beurre jusqu’à la fin du mois, histoire de pouvoir payer les factures. Heu non… attendez… Pâtes au beurre > kilos en trop > 2 tailles en plus > je ne rentre plus dans toutes mes fringues > crise de nerfs assurée. Bon, ben… salade verte (soupirs).

10 septembre 2006

Instinct masculin ?

antennes_2Il me fait le coup à chaque fois. Je sais pas comment il se démerde, mais dès que je prends un peu le large, que j’arrive à m’éloigner suffisamment de lui, voire à le zapper momentanément de ma vie… paf, il rapplique. Enfin, « rapplique », façon de parler, puisqu’il n’habite pas à Paris. Disons qu’il se manifeste. Un mail, un coup de fil, un message nocturne sur mon répondeur… tous les moyens lui sont bons pour me rappeler qu’il existe. Comme s’il ne voulait pas me laisser définitivement passer à autre chose.

Ce mec a des antennes ou quoi ? Comment fait-il pour toujours sentir ce moment critique où il me suffirait d’un tout petit rien pour le sortir complètement et définitivement de ma vie amoureuse ?

Pourquoi faut-il qu’à chaque fois que j’ai l’impression d’avoir tourné la page, clos le chapitre, fermé la parenthèse (ou tout autre expression signifiant la même chose, vous aurez saisi l’idée principale), monsieur trouve un moyen de rabouler sa fraise, et me fasse par la même occasion me poser mille et une questions à propos de toute cette histoire foireuse ?

Parce que oui, sachez-le, c’était une histoire foireuse. J’en ai traîné les casseroles pendant des mois, j’ai pas mal morflé au passage (sinon, c’est pas drôle, bien entendu), mais j’ai fini par tirer un trait sur tout ça, parce que trop compliqué, trop chaotique, trop bordélique. Trop tout. Ou pas assez. Ca dépend du point de vue.

Pourquoi ne me fout-il pas la paix ? Pourquoi, alors qu’on a repris notre vie chacun de notre côté, et qu’il sort avec la même minette depuis plus d’un an, qui est plutôt sympathique au demeurant, ne peut-il pas s’empêcher de ponctuer ses messages de petits sous-entendus débiles en rapport avec notre histoire d’avant ? Comme une façon de retenir quelque chose du passé, malgré tout, alors que...

Et pourquoi, pourquoi, POURQUOI, alors que j’ai pourtant l’impression d’avoir fait mon chemin moi aussi, arrive-t-il à me contrarier autant en se comportant ainsi ?

Est-ce que tous les hommes font ça ? Est-ce que c’est une façon bien à vous de marquer votre territoire, ou de continuer à « posséder » même à distance ce qui vous a « appartenu » un temps ? Hé ben c’est naze…

(Voilà un billet 100 % personnel, une fois n’est pas coutume…)

11 septembre 2006

Florian, Thomas et moi

Il y a une quinzaine de jours, j’ai tenté ma chance au concours « Un Tomcast avec Florian Zeller », organisé par Thomas Clément via son blog.
Le concept était archi simple. Thomas proposait à la personne qui posait la question la plus originale de l’accompagner à l’enregistrement de l’interview de Florian Zeller, à l’occasion de la sortie de son quatrième roman, Julien Parme.
FlorianZellerEn toute honnêteté, je ne connais pas hyper bien ce Florian Zeller. Mais comme la photo qui accompagnait l’article de Thomas le présentait coiffé comme l’as de pique, tout le monde y est évidemment allé de son petit commentaire, et les questions ont essentiellement tourné autour de sa marque de gel capillaire, de ses actions chez Fructis ou du nombre de dents qui manquait à son peigne.
Dans la foulée, je me suis lancée, et j’ai posé ma question essentielle : « Etes-vous en procès avec votre coiffeur ou préférez-vous vous coiffer avec le dos d’une cuillère ? ». Bon, j’en conviens, l’information n’est pas vitale, au sujet d’un écrivain.
C’est pour ça que j’ai été d’autant plus surprise quand Thomas m’a annoncé par mail que j’avais remporté le concours. Surprise, mais ravie, pensez donc ! Moi, la seule fois où j’ai été première, c’était à un concours de circonstances, alors pour une fois que je gagne réellement quelque chose…
Restait à avoir le cran d’aller poser ma question toute naze à Florian Zeller, en face à face, et à ne pas me dégonfler au dernier moment. Hum…
Heureusement, Thomas me rassure : « on aime ou pas ses bouquins, mais Florian est le mec le plus adorable qui soit ». Bon admettons. Rendez-vous est donc pris jeudi midi devant les éditions Flammarion, où a lieu l’entretien.

Le jour J arrive. En installant tout son matériel, Thomas me demande si je suis nerveuse. Bah un peu mon neveu !
Surtout inquiète que Florian soit bien coiffé pour une fois, et que ma question tombe complètement à plat, oui ! Sur ce point, on me rassure, et on me dit que c’est impossible. Ouf.
L’auteur arrive enfin. Je confirme : il est décoiffé. Ou plutôt, savamment coiffé, de cette façon artistique qui fait penser qu’il ne l’est pas. Très subtil. Du grand art, à sa manière.
L’entretien commence, Thomas mène la danse avec brio (Avec qui ? … Ok, je sors !), et Florian répond en toute simplicité. Je vous passe les détails, tout est dans la vidéo que vous trouverez sur le blog de Thomas.

Les questions s’enchaînent : Florian, sa vie, son œuvre… Vient la question inéluctable de la gestion de l’image dans les médias... Et v’la-ti pas, mesdames messieurs, que Thomas empiète furieusement sur mes plates-bandes, et commence à aborder la question cruciale de ZE coupe de cheveux ! Non mais ho, Thomas, tu fais quoi, là ? C’était MON sujet, ça ! J’ai l’air de quoi, moi, maintenant, avec ma question à deux escudos trois-quarts ?

Je commence à me recroqueviller sur mon fauteuil, genre « si on pouvait oublier l’histoire de la question cadeau-bonux, ça me ferait bien plaisir », mais c’est trop tard. Thomas me tend le mini-micro et se fend d’un « j’crois que le moment est venu, Katia ».
Je bredouille un pitoyable « heu, oui, heu… » très convaincant, et finis par me lancer. Au final, j’ai eu l’air un peu con, mais pas plus que ça (et de toute façon, vous n’en verrez rien, puisque je n’étais pas filmée, hé hé). Florian est resté très digne, très sobre, ne m’a pas balancé de bouquin dans la tronche (en même temps, il a reconnu que c’est parce qu’il n’en avait pas sous la main).
d_dicaceIl n’est même pas rancunier, car j’ai eu droit à mon exemplaire de Julien Parme accompagné d’une gentille dédicace. La classe, ce Florian Zeller, non ? Et quels yeux, mazette… !

Au passage, merci aussi à Guillaume Robert, l’éditeur de Florian, pour son accueil plus que chaleureux, et pour le petit cadeau supplémentaire qu’il m’a offert : le dernier livre de Tania de Montaigne, Tokyo c’est loin. (Pour voir l’interview de Guillaume réalisée par Thomas, c’est ici que ça se passe !)

3 septembre 2006

Pile ou Face

ombrelle_1C’est un jour AVEC quand…
- On arrive tout de suite à déballer ce nouveau CD, sans se bousiller trois ongles au passage, ni s’énerver comme une forcenée dessus et finir rougeaude et en sueur.
- La vendeuse nous dit "vous avez de la chance, c’est la dernière jupe dans cette taille, et on n’aura pas de réassort".
- C’est un jour férié.

- Une nouvelle caissière s’installe et ouvre juste devant nous au Monop’.

- On reçoit le pull qu’on vient de s’acheter avec un peu d’appréhension sur Ebay, et il nous va impec’.

- On apprend que Jen et Brad, c’est fi-ni-to, et que l’un des plus beaux spécimen est à nouveau free as a bird (je sais, c’est pas sympa pour Jen qui n’avait rien fait pour mériter ça. En même temps, elle était pas non plus obligée de se venger en tournant des films aussi nazes que La Rupture).

- Le chat a tellement fait la bringue hier qu’il a dormi peinard toute la nuit, et nous aussi, du coup !

- On se fait complimenter du regard dans la rue par un beau jeune homme (et pas siffler avec un « woua, trop bonne la meuf z’y va ! »)

- Il rappelle… enfin…



C’est un jour SANS quand…

parapluie_1- Il ne pleut pas assez pour sortir le parapluie, mais suffisamment pour flinguer notre brushing et nous faire les cheveux qui "moussent".

- On pense pouvoir se satisfaire d’une seule barre du Kinder Bueno et en fait, non, on craque et on engloutit la seconde aussi.

- Le chat a choppé un virus, il pose des galettes de vomi partout dans la maison, et on est à court de Sopalin.

- C’est jour de grève.

- La vendeuse de chez Dior ne nous refile que des échantillons anti-rides.

- Brad se maque avec Angelina. Bonjour la concurrence déloyale !

- C’est le 1er du mois, faut se farcir la queue au guichet RATP pour renouveler sa carte orange (et on est déjà en retard).

- La messagerie mail annonce 23 nouveaux messages, mais 19 sont des spams ou des pubs (saloperie d’anti-spams qui ne marche pas !).

- "Non, désolé, l’appartement est déjà loué / vendu".

- Les moules-frites de la cantine n’étaient pas très fraîches, en fait…


(to be continued...)

31 août 2006

Vacances, j'oublie tout (part II)

copenhague_2Pour me remettre de mes aventures sportives, rien de tel qu’une petite virée un peu plus culturelle dans des contrées jusque là totalement étrangères à mes yeux. J’ai ainsi opté pour un week-end prolongé à Copenhague, attirée par le charme nordique et l’art de vivre réputé sain et écolo des scandinaves.

Bon. Bah en trois mots, je suis rentrée perplexe. Non, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé. Mais voila quoi… Déjà, les Danois ont choisi une langue toute bizarre, pleine de O barrés comme ça : Ø, et de mots long comme un jour sans pain, avec autant de consonnes dedans que de pigeons sales à Paris. Pas fastoche à prononcer, même pour rire. D’ailleurs, ça me ferait bien marrer de jeter un œil sur un jeu de scrabble danois, pour voir. J’imagine déjà la scène : « Oh Inge, vous réalisez SKØZLNIERDTKSTADEN, mot compte triple, 412 points, bravo ! ».
Ensuite, c’est un pays où faut vraiment aimer le poisson, y’a pas à dire. Parce que les filets de hareng fumé au petit déj’, j’ai eu beau faire des efforts, rien à faire, ça voulait pas passer. « Y’a quelque chose de pourri au Royaume du Danemark » lisait-on dans Hamlet. A mon avis, je pense que c’est la bouffe, faut pas chercher plus loin. Je m’attendais aussi à trouver des trucs vachement plus exotiques, genre de la viande de caribou séchée au soleil de minuit, rapport au fait que la nuit tombe super tard en été. Même pas : des Mc Do et des Burger King à tous les coins de rues, mais point de caribou en vue. Déçue, pffff…

Question culture, j’ai pas eu de veine. Je voulais absolument voir la collection de peinture française du Ny Carlsberg Glyptotek (des Gauguin, des Monet, des Renoir et des Toulouse-Lautrec). Mais quelqu’un de bien inspiré s’est dit que le mois d’août, autrement dit la période la plus touristique, était sans doute le meilleur moment pour rénover l’aile des peintres et en interdire l’accès au public. Un peu comme si Paris mettait les Champs Elysées en travaux à Noël, en somme…
sir_neJe me suis rattrapée sur une visite obligée à la petite sirène, symbole de Copenhague, statue issue du conte d’Andersen située à l’entrée du vieux port. Selon la légende, la demoiselle doit attendre durant trois cents ans son prince charmant avant de pouvoir devenir femme à son tour et pouvoir s’unir à lui. Evidemment, personne n’a jugé bon de l’avertir, cette gourdasse, que les princes n’existent pas, et qu’elle a bien tort de poireauter comme ça sur son rocher à se cailler les miches. Pensez-vous, tant que c’est bon pour le tourisme et que ça rapporte des tunes, on laisse faire. Bravo les autorités danoises, hein ! Qu’on ne vienne plus me parler du féminisme à la scandinave, parce que ça me fera hurler de rire. M’enfin bref…

copen_port_3Sinon, Copenhague en elle-même, bof. La ville fonctionne sur le mode binaire. Dans toute ville, il y a des endroits jolis et d’autres un peu plus moches, c’est un fait. Mais à Copenhague, on peut passer en un coin de rue d’un quartier mignon comme tout (ex : le nouveau port, sur la photo, avec les façades multicolores) à des avenues immenses et archi laides qui m’ont fait penser à la Russie des années d’après-guerre, ou du moins ce que j’en imagine. (Non pas que j’aie quelque chose contre la Russie, mais si je n’ai précisément pas choisi de partir à Saint-Pétersbourg cet été, c’est pas pour des prunes). Cela dit, je m’incline, quand on aime la couleur dans l’architecture, on est servi. Les Danois ont du récupérer les fins de stocks de chez Bricorama pour repeindre leurs façades, et y’avait jamais deux pots de la même couleur. Au final, ça donne un joli patchwork jaune rose bleu mauve assez seyant. Ca me plait.

Les Danois me plaisent aussi, c’est un fait. Plutôt beaux gosses, les bougres. Le souci majeur, c’est que les Danoises aussi. Toutes grandes, minces, au teint irréprochable et aux pommettes haut perché. Y’a pas à dire, la concurrence est déloyale. En même temps, à force de se déplacer en vélo, de faire du Pilate, du sauna, et manger du tofu par paquet de douze, faut bien que ça paye à un moment où un autre. Chacun son truc.
Là où j’ai été franchement déçue, en revanche, c'est au niveau du sens de l'accueil. De façon globale, les commerçants, restaurateurs, et autres gens en contact avec les touristes sont d'un niveau de courtoisie proche du zéro pointé. Alors ok, à Paris, les parisiens sont mal embouchés et ne font aucun effort pour les touristes aussi, je vous l'accorde. Mais à la limite, on pourrait dire que c'est de notoriété publique. Alors que les Danois, on ne le sait pas assez, mais en règle générale, ils sont pas vraiment funky-funky ! Bon, en même temps, on pouvait s'attendre à quoi de la part de ceux qui sont les premiers à avoir voté non au référendum sur l'Europe, hein ? Vont pas commencer à nous accueillir les bras ouverts sitôt le dossier "classé", ça ferait louche.

Enfin bref... Ce petit trip, c'était sympa, et je suis sincèrement contente de l'avoir fait, mais je dois dire que je m'attendais à autre chose... Copenhague, c'est bien, en abuser, ça craint ! (Et ceci reste, bien entendu, un avis strictement personnel, que personne ne s'offusque...)

21 août 2006

Rentrée des classes

cartable_1

C’est la rentrée… (long long soupir). C’est marrant comme les temps changent. Petite fille, j’adorais ça, la rentrée des classes. Je préparais bien mon cartable, ma trousse, mon stylo quatre-couleurs, ma gomme, mon double décimètre, mon cahier grand format petits carreaux à spirale, et mon quatre-heure banane-choco-brique de lait.
Aujourd’hui, la rentrée des classes, c’est quand même vachement moins funky ! Re métro aux heures de pointe, re « qu’est-ce que j’vais bien pouvoir me mettre sur le poil pour la réunion de demain matin ? », re syndrome du blues du dimanche soir, re joies des déjeuners entre collègues. Enfin, parait que « c’est la vie », et qu’on ne peut pas rester au Kindergarten indéfiniment, selon ma mère (ah ?).
Je le sens gros comme un camion, ça va être chaud-les-marrons pour reprendre un rythme de boulot à peu près correct.
Sans compter que j’ai plein de trucs à vous raconter, plein de trucs à aller lire (apparemment, vos blogs n’ont pas chômé pendant l’été, vous ne prenez jamais de vacances ?), et accessoirement, une vie réelle à vivre (bah oui... accessoirement).
Pffffffiiooouuuuuu, rien que de penser à tout ce que j’ai à faire, je suis déjà fatiguée… c’est pas gagné, c’t’affaire !

4 août 2006

Seule sur le sable, les yeux dans l’eau (bientôt)

vacances_2

Qui dit mois d’août dit aussi vacances, pour certains d’entre nous. J’ai du pot, je fais partie de ceux-là. L’heure est donc venue pour moi de boucler mes valises, de remettre la main sur mon passeport, et de voguer pour quelques temps vers des rivages plus ensoleillés et de nouveaux cieux moins nuageux (j’en profiterai pour prendre des cours de poésie, parce que la phrase que je viens d’écrire, c’est clairement pas possible, mais pour le moment, on va faire avec).
Alors, voyons… que je vérifie si tout est en ordre :
- chat apporté chez maman bien gentille et dévouée : fait !
- appareil photo numérique et mini Ipod chargés : fait !
- plantes suffisamment arrosées pour supporter mon absence : fait !
- produits solaires visage ? corps ? pour début de séjour ? fin de séjour ? après-soleil ? protection des cheveux ? : fait ! fait ! fait ! fait ! (et je vais encore m’en tirer pour un excédent de poids de bagage de huit kilos, pfff…)
- gambettes fraîchement épilées : fait !
- maillots de bain tous essayés, longuement hésité, puis tous fourrés en vrac dans la valise : fait !
- choix de polars et bouquins de plage hautement intellectuels (que je délaisserai pour lire Paris-Match et Marie-Claire de toute façon) : fait !
- liste des adresses où envoyer des cartes postales : pas fait, mais de toute façon, c'est bien connu, les postes étrangères fonctionnent tellement mal... ça ne sert à rien... je leur raconterai au retour... non ?
- magnéto programmé pour enregistrer la fin de Zodiaque : fait ! (si y'a une coupure de courant qui flingue ma programmation, je bute tout le monde, c'est clair ?)

Bon, je crois que c'est tout, je suis fin prête. Mes petits loulous, je vous laisse donc à vos moutons quelques jours, et j'espère vous retrouver en pleine forme et toujours aussi bavards à mon retour ! Et bien qu'il serait intelligent de ma part de profiter de ces vacances pour faire aussi un break avec mon blog, je n'exclue pas la possibilité de passer de temps en temps faire un mini coucou et voir si vous êtes sages.
Hasta la vista, babies !


PS : Un bon point au premier(ère) qui reconnaît le titre de mon post. Et c'est franchement pas dur !

26 juillet 2006

EX-ercice de réfl-EX-ion

exLa semaine dernière, j’ai dîné avec E., mon ex. Ca fait maintenant presque cinq ans qu’on s’est séparé, et pourtant, après quelques vagues, on a réussi à négocier le virage de transformation d’une relation amoureuse en relation amicale. Seulement quoi qu’on en dise, une ancienne histoire d’amûûûr laisse fatalement des traces dans les rapports qu’on entretient aujourd’hui. Sans refaire le débat « l’amitié sans ambiguïté entre un homme et une femme est-elle possible ? », disons simplement que quand Cupidon est passé par là, ça ne facilite pas la suite des choses.
Alors un ex, ça sert à quoi ? Pas vraiment à être un ami, à mon sens. Parce que des amis garçons, j’en ai plein, et la différence est quand même là. Un ex n’aura jamais sur nous le même regard qu’un ami avec qui il ne s’est jamais rien passé de physique.
Un confident ? Pourquoi pas, dans la mesure où la relation passée s’est terminée d’un commun accord entre les deux, et que chacun a pu continuer son petit bout de chemin amoureux sans trop d’amertume ou de ressentiment. Car si l’un des deux est resté sur le carreau lors de la séparation, il y a fort à parier que les grandes envolées lyriques sur les atouts cachés de Georges-Pascal, notre nouvelle conquête, lui fassent autant d’effet qu’un coup de pelle dans les dents. Aïe.
Un « conseiller conjugal » ? Là encore, on suppose que la relation amoureuse ne s’est pas achevée dans un bain de sang, et surtout, que l’ex en question est doté d’une belle âme, pour pouvoir nous donner les clés qui permettront de séduire l’autre sexe. Perso, vous pouvez me traitez de gamine égoïste et immature ou ce que vous voulez (même pas mal !), j’ai toujours eu de la peine à jeter mes anciens amoureux dans les bras de nouvelles conquêtes. Y’a toujours un vieux reste de possessivité qui subsiste. Je sais, je sais, c’est pas glorieux. Mais en même temps, les ex en question agissent pareil. Alors un point partout, balle au centre, et reprise du match.
Si les conditions sont remplies (donc dans un cas sur mille, soyons francs), l’ex peut s’avérer un excellent conseiller. Après tout, il a au moins l’avantage de nous connaître sur le bout des doigts (dans tous les sens du terme) et de pouvoir y aller de sa petite recommandation sur nos atouts de séduction. (Encore que… Ce qui marche avec l’un n’est pas forcément du goût d’un autre…) (Mais si c’était trop simple, on n’en serait pas là à écrire des théories fumeuses sur nos blogs, non ?)
Un remonteur de moral ? Là je dis oui. Un ex, si c’est un garçon gentil et sensible, saura parfaitement trouver les mots-clés pour nous redonner sourire et confiance en soi, au moins temporairement. Je sais pas pour vous, mais moi, un petit « mais bien sûr que si, tu vas rencontrer quelqu’un de bien, parce que tu le mérites vraiment », ça mange pas de pain (limite ça veut rien dire, même) mais ça regonfle un peu l’ego qui s’essoufflait. En revanche, si l’ex est un sale con macho et misogyne, inutile de préciser qu’on ne doit rien attendre de lui, voire on se pose en priorité la question de savoir comment ça se fait qu’un type comme ça fasse partie de nos ex. (Bonjour la note du psy !).

Bref, un ex, ça peut rendre bien des services, mais c’est un peu comme le chocolat, y’a un moment où faut savoir dire stop. Parce qu’un ex, comme son nom l’indique, justement, c’est un ex. Il appartient au passé. Il évoque une époque révolue, une période qui ne nous correspond plus aujourd’hui, parce qu’il / on / nous avons mûris. Si les choses ont merdé entre nous, c’est bien qu’il y avait une raison à ça.
La tentation est grande, parfois, de se dire « et si on essayait à nouveau ? C’était pas si mal, en fait ». Wwwwwrrrrrrroongggg ! Mauvaise réponse. Et pensée qui survient souvent en période de doute et de remise en question profonde de soi-même. Donc peu objective. Donc à balayer dare-dare, ouste, plus vite que ça. La stratégie qui consiste à se replier sur ce qui est proche et qu’on maîtrise à peu près, plutôt que d’aller affronter l’inconnu, ça fait rarement décrocher le lotobingo. Parlez-en à Alexandre le Grand, ou dans un autre genre, à Madonna, ils vous confirmeront ma théorie.
Et puis un ex, ça vous connaît parfois trop bien, justement. Il peut utiliser tout ce qu’il sait de nous pour nous faire réagir, en bien (« tu as l’air plus posée, plus sûre de toi ») ou en mal («  il serait vraiment temps que tu quittes les jupes de ta mère, tu crois pas ? »). (Je précise à toutes fins utiles que ces exemples sont purement illustratifs et en aucun cas autobiographiques, des fois que…). Impossible de tricher avec lui donc, impossible de faire semblant ou de jouer un jeu, il lit en vous comme dans un livre ouvert. Pour le côté énigmatique de la femme mystérieuse, on repassera plus tard, merci bien.

Non, franchement, un ex, c’est ultra important, tant que ça reste à sa place d’ex, justement. Et à bien y regarder, je crois que je verrais d’un œil méfiant toute personne qui traiterait systématiquement son/ses ex avec trop de bienveillance (« on est devenu les meilleurs amis du monde »), parce que le côté bisounours, ca va bien mais faut pas pousser non plus. Tout comme je me méfierais de rejets trop radicaux, dans le genre « plutôt porter un Kway vert et mauve que de reparler un jour à ce gros con ». Parce qu’à mon avis, les situations EX-trêmes cachent toujours leurs petits secrets inavoués…


PS : c’est hallllllllllucinant le nombre de parenthèses que je viens d’utiliser dans ce billet.

5 juillet 2006

Au soleil… m’exposer un peu plus au soleil… *

* pour les ignares, il s’agit des paroles du cultisme tube de Jenifer.

*** Attention ! Billet 100 % fille, à vocation de conseil pré-achat ***

Qui dit vacances dit aussi bronzage. Et qui dit bronzage dit produits solaires. Toujours à l’heure (voire en avance), le journal ELLE consacre cette semaine quelques pages à ce sujet. Loin de moi l’idée de lui faire concurrence, mais comme j’ai travaillé un temps dans le secteur des solaires, je me suis dit qu’un petit billet sur mes produits chouchous était de bon ton.

solaire_11
Dans mon vanity spécial plage, on peut donc trouver :

Des produits La Roche-Posay, par tonne. OK, le packaging est pas top glamour, mais les textures sont canonnissimes.
Le Spray Anthelios pour le corps s’étale parfaitement, sent bon mais discret, et protège très efficacement. Sur la photo (2ème à gauche), c’est l’indice de protection 20, mais il existe en 40 aussi. De toute façon, tous les journaux vous le diront, les indices de protection extrêmes sont totalement has been aujourd’hui, car incompris des consommateurs, qui ne mettaient qu’une seule fois du produit, et pensaient être protégés pour la journée. Mieux vaut, de loin, un indice médian (comme le 20 ou le 30) qu’on renouvelle fréquemment.
Pour le visage, j’ai découvert au printemps les nouveaux Fluides Extrêmes Anthelios, toujours chez La Roche-Posay (5ème sur la photo), qui m’ont littéralement changé la vie. Enfin un produit solaire pour le visage qui protège efficacement, s’étale à merveille en fondant dans la peau sans faire de traînées blanchâtres, laisse le teint mat, et ne sent rien. Une merveille, je vous dis !
Le truc marrant, c’est ce que les laboratoires appellent la technologie « shaka shaka » : une petite bille à l’intérieur du flacon fluidifie le produit au maximum quand on agite le truc, pour favoriser une texture facile à appliquer et à étaler. Franchement, je suis fan !
Si vous préférez allier l’utile à l’agréable, je vous conseille le Sun Firm de chez Cosmence (4ème sur la photo), qui permet de protéger et de raffermir les tissus cutanés au passage. A la base, je suis un peu sceptique sur le concept du solaire 2 en 1, mais après test en live, je dois dire que ce produit-là est à la fois agréable à utiliser ET efficace sur les deux niveaux annoncés : protection solaire et fermeté. Moi je dis banco !
Dans la série glamour et paillettes, j’ai eu un coup de cœur pour la Gelée Frisson Protectrice de Lancôme (3ème), qui procure une légère sensation de frais à l’application. Un vrai bonheur quand on vient de cuire au soleil. Un peu chérot sans doute, mais si on a envie de se faire un petit plaisir, pourquoi pas.
L’Huile Fraîcheur Biotherm (6ème) est aussi ultra agréable à l’application, elle satine la peau et la parfume très délicatement. Et puis détail girly à souhait, la texture bi-colore est absolument ravissante.
Dans les petits prix, le Soin Sublimateur de Yves Rocher ( 7ème) est franchement pas mal non plus : une odeur de monoï qui transporte immédiatement sous les cocotiers et une protection qui intensifie peu à peu le hâle des derniers jours. Idéal pour la fin des vacances.

Rayon Après-Soleil, en dehors de la bonne vieille Biafine, indétronable en cas de vrai coup de soleil, j’ai testé deux soins Solar Expertise.
Le Soin Apaisant Visage (tout à droite) n’est pas exceptionnel, mais il a au moins le mérite d’exister, car les soins spécifiques visage sont plutôt rares en grande surface. Perso, je l’applique aussi sur le décolleté, là où la peau est aussi fragile que celle du visage. La texture pénètre vite, et laisse un très léger parfum après coup.
Le Lait en Spray Multi-positions a l’avantage de ne pas avoir besoin d’être étalé sur tout le corps : une simple vaporisation, et la texture micro-dispersée se faufile dans la peau. Pratique et appréciable, quand on vient de passer la journée au bord de la mer, à se tartiner de la tête aux pieds un nombre incalculable de fois !
Enfin, pour les cheveux (moi, je les porte longs, alors faut bien leur donner un minimum de soin), l’Huile Généreuse de Kérastase procure un effet lissant et brillant assez seyant, et permet de discipliner un minimum les tifs rebelles. Adopté !

Je précise à toutes fins utiles que quasiment tous les produits cités sont commercialisés par The Géant des cosmétos L’Oréal (via des marques et des laboratoires différents), mais que c’est un PUR hasard, et que je n’ai pas d’actions chez eux.

solaire_21Prochains tests de produits solaires :
Les deux après-soleil Vichy : Soin Lacté et Baume de Cecours cellulaire (rien que le nom, j'adore !) et pour les cheveux, la Mousse Anti-Dessèchement  René Furterer.
Rendez-vous après les vacances pour un petit bilan !

28 juin 2006

Et maintenant, une page de pub

Un livre, un disque

livreDécouvert au rayon filles de la Fnac, un joli (et gros) bouquin rose girly et un titre intrigant : "Comment marcher sur des talons aiguilles". Sous-titre non moins aguicheur : "Le guide sur absolument tout pour être tendance !". Bon bah moi, vous voyez, un bouquin comme ça, forcément, je l’ouvre et j’y jette un œil.
L’affaire s’avère être effectivement un guide sur tout et n’importe quoi, écrit par une certaine Camilla Morton, journaliste et chroniqueuse de mode anglaise, totalement inconnue au bataillon pour ma part, mais qui a l’air calée dans son domaine, si l’on en croit la préface de John Galliano. (Ou alors, on se dit juste que la Camilla a profité de la notoriété de son pote Johnny, et lui a demandé de lui pondre une jolie intro bien vendeuse. Tout est possible, allez savoir !).
Enfin peu importe. Le bouquin en question aborde des thèmes ultra variés, et donne de vrais conseils, mais sur un ton très humoristique. Le tout est parsemé de citations qu’on se plaira à réciter dans nos dîners mondains, pour faire la fille qui s’y connaît. (Allez, une pour la route : "Le plus difficile pour les jeunes d’aujourd’hui, c’est d’apprendre les bonnes manières sans en avoir jamais vu". Fred Astaire).

 

 

Quelques exemples de sujets traités :
- Comment faire face au vernis qui s’écaille ?
- Comment cacher des cheveux tristes ?
- Comment survivre au réveillon du nouvel an ?
- Comment repousser des avances ?
- Comment s’en sortir au karaoké ?
- Comment se plaindre avec classe ?
- Comment manger élégamment avec les doigts ?
- Comment avoir l’air fraîche après une cuite ?
- Comment éviter les drames au bureau ?
- Comment obtenir une augmentation sans coucher avec le patron ?
- Comment se pelotonner sur son canapé en restant élégante ?

 

 

Bref… Mesdames, je vous le dis, TOUT ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander est dans ce bouquin !
Je suis bien entendue repartie de la Fnac avec ce truc sous le bras. Pas encore eu le temps de le lire entièrement, mais l’avantage, c’est que ça ne se lit pas comme un roman. On pioche au fil du hasard ou de ses besoins les pages qu’il faut lire, et ça, j’aime !

"Comment marcher sur des talons aiguilles"
de Camilla Morton (Préface de John Galliano)
Editions City.
18.95 € (oui, je sais, c’est pas donné…)

disqueEvidemment, une virée à la Fnac se rentabilise en passant par tous les rayons, y compris les nouveaux disques. Je savais que j’allais avoir du mal à résister au dernier Laurent Voulzy, et j’avais raison.
Déjà, j’aime l’homme. Simple, humble, élégant, discret, pas du tout "j’me la pète à St-Tropez". Ensuite, j’aime sa voix, depuis longtemps. Je n’ai pas toujours adhéré à tous ses tubes, mais de façon globale, je vote pour.
Son dernier album, La Septième Vague, est une compil’ d’été, qui reprend les tubes que Lolo aime, chantés à sa façon. L’idée était, d’après l’auteur, d’avoir enfin un disque à mettre en fond sonore pour toutes les soirées d’été sur la plage, en voiture, dans son hamac… (oui, je sais, je l’ai vu chez Ardisson, on dirait que j’ai bien appris mon texte, c’est ça ?). Résultat : un disque qui s’écoute en boucle, qui évoque plein de choses, soit par le choix de la chanson, soit par la façon que Lolo a de les chanter.
Je ne résiste pas par exemple à la reprise de La Madrague, très doux et mélancolique, au Oh Lori, qui me rappelle tellement tellement de choses, ou au limite ringard Derniers Baisers (un bon vieux C. Jérôme pour évoquer nos amours de vacances adolescentes, y’a que ça de vrai !). En revanche, je me serais bien passée de Santiano. Non pas que j’aie quelque chose contre Hugues Aufray, mais je crois que la reprise bassinée par la Star Ac’ l’hiver dernier m’a vaccinée pour un moment. Pas grave, Lolo, je te pardonne, on fait tous des erreurs.

"La Septième Vague", Laurent Voulzy
Chez Sony BMG.

(La prochaine fois, si vous le voulez, je vous donnerai des pistes pour claquer son fric dans les fringues, soldes obligent !)

 

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