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Gin Fizz
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1 mai 2006

ELLE, ton univers impitoyaaaaa-aaaa-bleeeee ?

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Dans le ELLE de la semaine dernière, on nous annonçait fièrement que l’émission C.Q.F.V (Ce qu’il faut voir), magazine sur l’actualité culturelle diffusé sur France 3, serait cette fois-ci tourné en direct des bureaux du magazine, et que l’on pourrait voir à quoi ressemblaient les locaux et les journalistes du mythique hebdomadaire.

J’ai pas rêvé, hein. C’était écrit, noir sur blanc. Alors en bonne groupie curieuse, j’ai bien évidemment enregistré le reportage, avide de scoops et d’infos, ravie de pouvoir mettre enfin un visage sur tous les noms dont je lis les articles chaque semaine.
Ben non. Quasi rien. Effectivement, on nous a bien montré quelques journalistes plaidant pour leur coup de cœur culturel de la semaine (et je sais maintenant à quoi ressemblent Florence Ben Sadoun, Sandra Basch ou Florence Delbecq), mais le croustillant s’arrête là. J’aurais aimé voir les bureaux des journalistes, les salles de conférence de rédaction, les bureaux de créa qui décident des couvertures, les showrooms remplis à craquer de toutes les fringues de luxe prêtées pour les shootings photo… ou même la salle de cantine, à la rigueur… Mais non.
Du fonctionnement quotidien de cette bible de la mode qu’est ELLE, nous ne saurons rien. De la façon dont grouille la petite fourmilière de journalistes nous ne verrons pas une miette.

Alors du coup, je me demande toujours si l’ambiance à la rédaction de ELLE, ça ressemble plus à la petite maison dans la prairie ou à Dallas et son univers impitoyaaaaa-aaaa-bleeeeee… Une idée sur la question ?

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10 mai 2006

Pour celles et ceux qui ne veulent plus être des quiches en cuisine

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Un super site tout rigolo et coloré pour les quiches en cuisine comme moi, qui ne savent pas faire autre chose que mettre un plat tout prêt à décongeler dans le four.

Un paquet de recettes ultra faciles à réaliser, plein de photos et de dessins, des textes marrants et pas prise de tête. Bref, pas le genre à demander des tas d’ustensiles et de techniques dont on n’a jamais entendu parler !

Je sais que certaines marmitonautes passent dans le coin de ce blog de temps en temps… A mon avis, vous êtes sans doute un cran au dessus des recettes présentées, mais pour les autres, je vous encourage vivement à faire un petit tour du côté de www.jesuispasunecourge.com 

A vos marmites et spatules !

14 novembre 2016

Douze mois d'émoi

croquette2

C'était un matin de novembre, il y a juste un an. Au réveil lugubre d'une soirée tragique et éprouvante, tu as décidé de pointer ton petit museau dans ce monde choqué et anesthésié. Un peu pour nous faire oublier toutes ces horreurs, un peu aussi parce que ton heure était arrivée, tu as débarqué, sans tambour ni trompette, comme pour nous dire qu'il devait y avoir un "après" tout ça, et que la vie suivait son cours.

Ces premiers moments avec toi, je les ai traversés tiraillée entre mon émerveillement pour toi, douce poupée réconfortante, et le flot incessant d'informations terrifiantes au sujet de cette insupportable nuit du 13 novembre. Je me revois, seule avec toi dans ma petite chambre à la maternité, le nez dans ton cou mais les yeux rivés sur la télévision, abrutie et ébêtée devant les mêmes images en boucle, encore et toujours, sans pourtant être capable d'éteindre le poste. Et je me souviens très bien avoir pensé ce jour-là que, même avec un jour d'écart, ton anniversaire serait toujours associé à cette date noire. Plus tard, je me suis même surprise à dire aux gens que tu étais née "le lendemain matin du 13 novembre", au lieu de dire tout simplement "le 14". Comme si les événements étaient liés, d'une façon ou d'une autre.

Et finalement, ce n'était pas si faux. Que je l'aie voulu ou non, que j'y aie pris garde ou pas, tu as ressenti et partagé toutes mes angoisses, tout mon stress et toute mon insécurité éprouvés juste avant ta venue et pendant nos premiers jours de rencontre.
Mais ce n'est qu'en te voyant grandir que j'ai compris à quel point il avait été difficile pour toi de venir au monde en percevant toute l'anxieté de ta mère, et la sentir à la fois si attentionnée envers toi, mais parfois si lointaine aussi.
Les psys et les pédiatres à qui j'en ai parlé l'ont tous confirmé : tu as toi aussi éprouvé une très grande insécurité. De mois en mois, tu as nettement manifesté ton besoin accru de ma présence, ton désir d'être portée, sans cesse rassurée, câlinée, tranquillisée. A tel point que j'en ai été parfois étouffée et exaspérée, c'est vrai.

Aujourd'hui, tu restes encore une petite fille qui, à moins de tomber de sommeil, n'arrive pas à s'endormir seule, sans qu'on te tienne la main ou qu'on te caresse la joue. Mais les choses se sont apaisées.

Petit zébulon qui ne tient pas en place, tu as très bien su trouver la tienne au sein de notre home sweet home. Blondinette aux yeux clairs autant que ta soeur est mate de peau aux yeux sombres, mais avec ces mêmes cils de biche démesurés qui me rendent un peu jalouse. Un caractère déjà bien trempé et affirmé, du coffre à nous en faire péter les tympans quand tu hurles que tu as faim, et des sourires distribués à volonté quand tu es bien lunée.
Une petite fûtée qui, à mon grand malheur, a déjà compris comment on enlève les capuchons des feutres, qui raffole des télécommandes en tout genre et qui sait réclamer un nouveau boudoir en me tendant le paquet encore sous cellophane, genre "je voudrais bien un autre de ces trucs pas mauvais, s'il te plait".

Après quelques mois plutôt circonspects, ta grande soeur commence à entrevoir en toi sa future 'best friend ever'. Oui, tu lui piques ses jouets et tu lui planques ses feutres sous le canapé, mais elle s'exerce sur toi pour raconter ses histoires rocambolesques et assouvir son penchant 'maîtresse d'école qui donne des ordres'. Et moi, qui ai eu deux frères (jumeaux) mais pas de soeur, je suis heureuse de pouvoir observer à travers vous deux ce lien unique et ces éclats de rire à deux voix.

Déjà douze mois de toi, de nous, d'une vie à quatre souvent rock'n roll mais mille fois plus jolie aussi... Alors oui, ma croquette, on n'oubliera sans doute jamais de pleurer les 13 novembre à venir, mais on fera en sorte que les 14 soient des lendemains qui chantent plus fort, plus juste, et qu'ils soient aussi radieux et enchantés que tu le mérites.

 

En mémoire de H., J., M., H. Pour eux, pour tous les autres.

24 novembre 2015

Aimer la vie et l'aimer même si...

IMG_2533

C'est un mélange étrange et violent de sentiments contradictoires qui m'habite aujourd'hui... Au milieu de l'horreur et de la barbarie de ces derniers jours, une petite douceur haute comme trois pommes est venue rejoindre notre nid familial, au matin du 14 novembre. Quelques kilos d'amour et de bonheur propulsés dans un monde de fous qui ne tourne pas toujours rond.

La veille encore, je découvrais aux infos, atterrée et impuissante, l'ampleur sans précédent de la violence inouïe qui frappait Paris, et prenait en tremblant des nouvelles de mes proches qui se trouvaient dans les quartiers visés par les attentats. Echanges de quelques mots, j'enregistre avec soulagement que tout le monde est bien sain et sauf, mais les infos restent embrumées dans un coin de mon cerveau. Impossible, à cette heure, de réaliser l'impensable. Je veille jusqu'à tard dans la nuit, avant de tomber de sommeil, épuisée par l'angoisse, le stress et le bébé qui commence à faire des bonds dans le ventre.

Soudain, au petit matin, le signal est lancé, il faut se presser à la maternité. Dans le silence de la maison encore endormie, mon premier réflexe est de rallumer l'ordinateur pour savoir s'il est désormais prudent de s'aventurer hors de chez soi. Allongée dans la voiture, entre deux contractions, nous traversons un Paris désert et endeuillé, mais je ne sais pas encore à quel point.

La maternité est presque vide, les sage-femmes de garde ont un oeil rivé sur la chaîne info en continu en même temps qu'elles remplissent leur job. Ma petite chouquette number two semble très pressée d'arriver, et en quelques heures, c'est un beau bébé joufflu et criant à pleins poumons que l'on me dépose sur le ventre.
Moment magique pour beaucoup de parents qui découvrent enfin les traits de leur progéniture, mais moment un peu anesthésié pour Chéribibi et moi. Trop d'émotions contradictoires d'un coup, trop de Grand-Huit dans nos têtes, trop de mélanges bonheur/horreur en si peu de temps pour savourer pleinement cet instant. Moi qui pleure habituellement pour un petit rien, je viens de vivre l'un des événements les plus forts et puissants de ma vie, et je n'arrive pas à verser la moindre larme. Je la regarde, je la trouve belle, je l'aime déjà, je le sais... mais rien ne s'exprime ouvertement, tout est bloqué à l'intérieur, comme insensibilisé.

Malgré les neuf mois de préparation, le choix final du prénom n'a pas encore été arrêté. Les discussions s'enflamment, chacun défendant ses goûts et ses envies. Au bout de quelques pourparlers ne restent en lice que deux prénoms, que j'aime autant l'un et l'autre. Le premier est plutôt rétro et évoque la douceur et la tendresse, le second est plus moderne, plus affirmé. J'alterne chacun dans ma tête, essaye de me projeter, hésite, encore et encore... jusqu'à ce que je prenne à nouveau ma fille dans mes bras. Elle est maintenant habillée, lavée, elle sent bon le bébé tiède, et son petit corps pelotonné contre mon cou dans son pyjama rose poudré lève toutes mes hésitations : ce sera le prénom doux, indiscutablement. Ce petit être encore blotti en boule incarne pour moi ce besoin de tendresse et de délicatesse nécessaire à mon monde d'aujourd'hui, elle est mon bébé-pansement-baume au coeur, mon chamallow sucré dans l'amertume de ce que nous devons tous digérer désormais.

Un peu plus tard dans la journée, j'apprendrai que si mes proches sont tous sains et saufs, il s'en est fallu de très très peu. Présents sur l'un des lieux de fusillade, mes frères échappent miraculeusement au carnage. Malheureusement, nombre de leurs amis présents ce soir-là pour fêter un anniversaire n'auront pas cette chance. Des amis de longue date, que je connaissais pour les avoir vu grandir avec mes frangins depuis le collège, des amis chers à leur coeur. J'apprends les nouvelles et enfin, les larmes coulent. Je pleure à torrents dans ma chambre d'hôpital, parce que je suis infiniment triste, parce que j'ai eu peur pour ma famille, parce que je réalise encore difficilement la chance inouïe qu'ils ont eu, tous les deux...

A côté de moi, dans son berceau, ma toute petite fille dort paisiblement, les poings serrés et les bras en l'air. Plus tard, je lui raconterai peut-être qu'elle est née en plein chaos, que nos émotions étaient toutes chamboulées, et que si nous n'avons peut-être pas su exprimer ouvertement notre bonheur de la voir arriver, elle nous a fait un bien immense de choisir ce jour-là. Que son prénom résulte en grande partie de sa date de naissance, et que née quelques jours plus tôt, elle se serait peut-être appelée différemment. Et que si mon amour pour elle est déjà tout acquis, je la bichonne encore plus volontiers que je ne l'aurais cru possible, petit bonbon rose dans un monde bien gris.

7 janvier 2013

Du temps pour moi

Bougies

Voilà maintenant un gros mois que je suis en congé maternité. Cette fameuse période "parenthèse" qu'on attend avec impatience lors des dernières semaines de boulot, persuadée qu'on aura tellllllllement de temps pour faire tout ce qu'on n'a jamais pu boucler avant. Ah ah, naïveté suprême ! J'aime autant vous le dire, en ce qui me concerne, j'ai l'impression que le temps passe deux quatre douze fois plus vite depuis que je ne suis plus tenue à un emploi du temps réglé comme du papier à musique. Et ma pseudo "to-do list congé mat" s'allonge de jour en jour...

Au départ, j'avais prévu de :

* Refaire tout mon blog, et ENFIN migrer sur une url personnelle et indépendante. Bien. Bah... Disons que si j'arrive à avoir un nouveau blog avant la fin de cette nouvelle année, on pourra tous s'estimer hyper heureux. Ca vous donne une idée du rythme auquel ce projet avance...

* Construire tous mes albums-photo en ligne, pour en faire de beaux bouquins souvenirs. Oh... trois fois rien... juste quatre ans de voyages exotiques (Sri Lanka, Ouest américain...) et de week-ends européens (Londres, Berlin, Rome, Edimbourg, Madrid, Venise...) et donc à peu près 8 000 photos à trier, classer, retoucher et mettre en page. Une broutille. J'ai jusqu'à mi-mai pour m'y atteler, expiration des codes promo sur les albums oblige. Je suis LARGE !

* Commencer et finir un puzzle. Hé ho... j'en entends qui gloussent dans le fond, là ! Oui, un puzzle. Et alors ? J'aime bien les puzzles, moi. Et je n'ai jamais l'occasion d'avoir suffisamment de temps devant moi pour installer le biniou dans un coin et m'y poser dès que l'envie s'y prête. Bon, ok, là, le puzzle est encore dans sa boîte, sous cellophane, et attend sagement 2016 que je daigne m'en approcher. Mais si vous voulez tout savoir, j'ai longuement hésité entre le panorama paradisiaque palmito-sable blanc, et la licorne stylisée sur fond mauve à effets scintillants. (Note aux fabriquants : faire des puzzles juste un tout petit peu jolis, c'est mission impossible ou bien ?)

* Rattraper mon énorme retard dans les séries que je suis habituellement : who the fuck is Gossip Girl ? Est-ce que Bree va mourir ? Ted va-t-il finir par trouver sa meuf ? Dexter finira-t-il en taule ? Et Olivia et Peter vont-ils enfin coucher ensemble, dans un de leurs mondes parallèles ? (J'ai des goûts éclectiques, je sais).

* Et, évidemment, bien sûr, il va de soi, naturellement, of course : faire des SIESTES. Me reposer. Glander. Compter les mouches. Et regarder mon bidou finir de pousser.

Etrangement, sur ce dernier point, je n'ai pas failli une seconde. J'y ai même mis un sacré zèle, sans déconner. Mais à ma décharge, je dois bien dire que les nuits deviennent courtes et agitées (insomnies, inconfort, rêves étranges) et qu'il faut bien, oui messieurs dames, récupérer un peu de repos à un moment donné.

Quand je ne pionce pas, sinon, je m'occupe à devenir une parfaite petite femme au foyer. (La phrase précédente est ponctuée de second degré, sauras-tu lire entre les lignes ?). Par exemple, je me colle plus volontiers à la cuisine pour mitonner des petits plats (enfin, des pâtes améliorées, quoi) et des desserts de compet'. Un peu comme si je m'entraînais déjà pour les futures kermesses d'école, voyez ? D'ici trois quatre ans, Babygirl pourra crâner en disant "les muffins ? c'est ma maman qui les a faits !".

Je bricole. Si ! Si ! Poser un sticker dans la chambre de Babygirl, c'est du bricolage, excusez-moi ! On n'a pas tous le marouflage dans le sang, hein.

Je lance des machines. Beaucoup. Plein. TROP. C'est à dire que laver les quinze mille bricoles taille minipousse, et les draps, et les gigoteuses, et les doudous, et les bidules-que-je-sais-toujours-pas-comment-on-appelle-ça, pfffff, ça prend un temps fou. Oh, pas à laver, non. A ETENDRE. Temps moyen d'étendage d'une machine bébé : 48 articles, 27 minutes. La grosse éclate, en somme.

Je parle à haute voix toute seule chez moi pour que Mini-me imprime bien qui c'est qui commande ici. Ou je chante. Dans mon bain, si possible, parce que ça résonne tellement qu'on se croirait sur le plateau de la Star Ac'. A priori, ça a l'air de beaucoup plaire à mon petit public, si j'en crois le jacuzzi interne qui agite mon ventre chaque fois que je pousse la chansonnette.

Et puis j'attends. Mon Kinder Surprise arrive bientôt à maturation. Alors j'attends. J'attends. J'attends...

 

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3 septembre 2012

Partie sans laisser d'adresse

parasol

Ouh, la vilaine. J'avais dit que... et puis en fait... rien. Rien de tout le mois d'août. Aucune nouvelle, zéro billet, nothing, nichts, nada. Parce que déménagement, parce que sans connexion internet à la maison (rétablie seulement ce week-end), parce que vacances loin de tout ordinateur/blogs/Facebook et compagnie. Et parfois, ça fait du bien ! ...

Cette année, pas de grand voyage exotique à l'autre bout de la planète pour nos congés d'été. Juste du repos, de la glandouille, du farniente et des siestes à rallonge sur les plages du pays basque et dans les montagnes des Pyrénées. Aucun scrupule à dormir tard, ou à scotcher durant trois heures sur la chaise longue, absorbée par un bouquin bien prenant. Parce qu'il faut bien dire que l'option "Routard en main gauche / GPS en main droite / En avant pour l'aventure", c'est topissime, mais loin d'être ultra reposant. Pour preuve, j'étais rentrée de notre road-trip américain avec de belles images plein les mirettes, mais presque deux fois plus fatiguée qu'avant de partir. Et entamer le mois de septembre avec le 'pêcho-mètre' au ras des paquerettes, c'est pas bon-bon pour le moral.

C'est la rentrée. Quand j'étais au collège, ce jour était synonyme de grande excitation : le cartable flambant neuf était prêt depuis des semaines, et ma tenue du jour J soigneusement choisie, jusque dans les moindes détails (je savais pas exemple quel soutien-gorge j'allais porter, voyez ?) (en même temps, à cette époque, je ne devais en avoir que deux ou trois, donc le choix n'était pas cornélien).
Aujourd'hui, me voilà donc de retour au bureau, motivée comme jamais !! (une blague s'est cachée dans la phrase précédente, sauras-tu la retrouver ?)
Avec un peu de chance (et beaucoup de ténacité), ce blog va finir par reprendre un rythme normal de parution. Enfin... disons que je passerai dans le coin plus souvent que cet été, ça c'est certain.

Je vous souhaite à tous une bonne reprise, sous les doux rayons d'un été indien qui s'annonce prometteur.


23 décembre 2011

Jingle bells

décoration de Noel

Certes, je ne suis pas très présente ici ces derniers jours, mais ça ne m'empêchera pas de passer en coup de vent pour vous souhaiter à toutes et tous un très Joyeux Noël, plein de buches, de rennes, de feux de cheminée et de sapins enguirlandés.

J'aurais aimé vous dire que j'allais passer l'entre-fêtes à siroter du bubble tea sous un plaid, vautrée sur mon canapé, le chat d'un côté, le Chéribibi de l'autre, devant mes dvd favoris en cette saison. Oui, souvent, je me refais les films qui ont bercé mon enfance et adolescence (Les Goonies, The Breakfast Club, Dirty Dancing, Mon père ce héros, Lady Hawke, L'Histoire sans fin...). Et of course, les best-of Disney proposés par la téloche, seul programme à peu près valable en cette période.

Mais non. Pas de jours off pour moi cette année, je serai bon petit soldat fidèle au poste à mon bureau. Pour mieux repartir en vacances un peu plus tard ? Qui sait... (suspenmmmmssss)

Du coup, c'est à vous de me faire rêver un peu ! Alors, votre programme pour ces fêtes ?

Et sinon, on se retrouve ici, entre nous, en 2012 ? A très vite tout le monde...


28 novembre 2011

Fatal fashion error system

 Dressing color block

Dans ma penderie, il y a quelques fringues que je peux cataloguer comme "best achats ever". Ces pulls, vestes ou tops que j'ai mis, mis et remis, que je continue à mettre et qui, au bout du chemin, auront vraiment été aimés, chouchoutés et rentabilisés.

Et puis, il y a les autres. Mes grands loupés vestimentaires. Mes ratés modesques. Mes erreurs de casting. Toutes ces fringues achetées sur un coup de tête, les jours où une petite déprimounette m’ordonne d’aller claquer de la tune pour compenser un je ne sais quoi. Tous ces vêtements ou ces chaussures qui m’ont pourtant plu sur le coup. Soit parce que j’étais dans un moment d’égarement passager (Quoi ? Ryan Gosling est maqué ?). Soit parce que je l'avais repéré sur un blog mode et m'étais convaincue qu'il me le fallait aussi (les blogs mode, c'est sournois). Soit parce que l’éclairage de la boutique était mauvais. Que sais-je encore.

A mon panthéon des "fatal fashion errors" de ces dernières années figurent donc, entre autres :
* Un pantalon-pyjama tout souple tout mou, à l'imprimé douteux hésitant vaguement entre le motif tapisserie et le Saga Africa. Dans la boutique, ça donnait un vrai style décontract' et moderne. Dans la vraie vie, ça donnait surtout le genre qui sort du plumard. Autant te dire, public, que je n'ai jamais osé pointé le bout de mon nez dehors avec.

* Une jupe esprit "Heidi court dans la montagne", motifs jacards et laine bien lourde. Et écrue. Le genre qui te file direct 8 kilos dans chaque cuisse même quand tu t'appelles Kate Moss. Et qui ne va avec rien, surtout. Enfin, rien de ... joli, quoi. Ma chère mère étant présente au moment où je l'ai achetée, je la soupçonne fortement d'être intérieurement jalouse de ma ligne de trentenaire. (Maman, faut qu'on cause).

* Un pantalon treillis, de couleur gris métallisé à reflets légèrement brillants (ça laisse rêveur, je sais). Ca c’était un jour où je m’étais auto-persuadée que moi aussi, je pouvais avoir un style manga branché. Force est de constater que non. Vraiment, non.

* Un t-shirt ample, avec dessiné dessus une fille portant un énorme noeud dans les cheveux, noeud recouvert de sequins brillants et clinquants. Avec le manque de forme et de tenue du truc, autant vous dire que le noeud sequiné en question s'est retrouvé à hauteur de poitrine, faisant comme un soutif du plus bel effet. Ouais. Ouais je l'ai acheté, ce truc, ouais. ... Laissez-moi tranquille.

* Une jupe en mousseline rose fluo. Oui, mesdames. Fluo. Pas fushia. Pas rose pétard. Fluo. Inutile de préciser qu’elle a fini en déguisement de Barbie Pouffiasse pour la soirée Halloween de ma nièce.

* Une chemise noire et beige à motifs très conceptuels, à mi-chemin entre les imprimés seventies et le papier peint de chez tata Louisette. Cette chose ne peut décemment pas avoir été commercialisée après la présidence de Pompidou, et pourtant elle s'est retrouvée un temps dans mon placard, j’ignore encore comment. Je vous jure, monsieur le juge, je plaide coupable pour le reste, mais cette chemise là, je ne peux pas être totalement responsable, on m’a forcée à l’acheter, c’est o-bli-gé.

Je pourrais vous donner un paquet d’autres exemples, mais j’ai quand même ma dignité. Je ne vais pas non plus crier haut et fort les goûts de chiotte dont je peux parfois être l’auteur. Et puis il parait que "faire preuve de mauvais goût, c'est déjà faire preuve de goût", alors bon, on n'a qu'à dire ça, non ?

Crédit photo : Collection PE 2012 Comptoir des Cotonniers, qui ne sera pas une fashion erreur du tout, là.

6 juin 2011

Il avait plu tout le dimanche

pluie2… et tout le mercredi, et un peu le jeudi matin aussi. J’avais fini par penser qu’en définitive, ce week-end prolongé en Provence au tout début du mois de juin, ce n’était peut-être pas une si bonne idée.
Pourtant, au moment de prendre les billets de train, plus de trois mois à l’avance, pour profiter de tarifs avantageux que la Sncf n’avait de toute façon pas octroyés, j’étais plutôt persuadée de trouver, à mon arrivée dans le sud, un grand ciel bleu sans nuage et un soleil de plomb, des cigales ‘cri-cri-ssantes’ et des olives parfumées sur les tables d’apéro, un hamac ondulant au gré de la brise et des odeurs de pin et d’eucalyptus embaumant l’air.


A l’arrivée, ce ne fut hélas que terre mouillée, ciel bas et lourd et tonnerre grondant. La maison de vacances familiale, inoccupée depuis plusieurs mois, sentait le renfermé et l’humidité. Même la tasse bleue laissée sur le rebord de l’évier par le dernier occupant n’avait pas réussi à sécher totalement. Des draps et des oreillers remisés dans les grandes armoires provençales se dégageait une odeur légèrement âcre, mélange de lessive et de temps qui passe
.

Dans les placards de la cuisine, les grandes piles d’assiettes provençales d'autrefois et les verres à eau décorés des héros de ma jeunesse, sans doute décimés au fil du temps par divers incidents ménagers (ou par des petits cousins turbulents), avaient laissé place à un ensemble de bric et de broc sans charme. Le vieux four où ma grand-mère nous cuisinait gâteaux doudous et poulets rôtis du dimanche avait été remplacé par un électroménager moderne.

Le jardin, quant à lui, avait subi les outrages de la sécheresse et du manque d’implication et d’attention : la haie de romarin peu à peu dégarnie avait été arrachée au profit d’un ‘patchwork’ d’arbustes suffisamment robustes pour subsister sous le climat du sud sans réclamer trop d’eau, et les grands lauriers roses qui bordaient la terrasse faisaient triste mine. Maigre consolation, le vieux chêne liège dans lequel j’aimais grimper et observer la mer se tenait toujours là, vaillant et au garde-à-vous.


Il avait bien fallu se rendre à l’évidence ; la maison de mon enfance, celle dans laquelle je passais jadis tous mes étés, entourée de mes grands-parents et nombreux cousins et cousines, et où je n’avais pas remis les pieds depuis plusieurs années, avait pris un sérieux coup de vieux.

Mes retrouvailles avec cette vieille demeure chère à mon cœur m’ont finalement laissé un goût amer. Moi qui me réjouissais tant à l’idée de partager pour la première fois avec Chéribibi tous ses lieux empreints de jolis souvenirs, je n’étais plus que déception et nostalgie.


C’est souvent le lot commun de ces maisons partagées entre plusieurs familles, de se voir traitée un peu négligemment, parce qu’ "on ne fait qu’y passer quelques jours", parce qu’il y aura bien quelqu’un d’autre pour faire attention, parce que, après tout, c’est "juste une maison de vacances". Un peu naïvement, j’aurais aimé que les choses restent figées dans le temps, immuables, pour que je puisse les revivre et les partager, des années plus tard, avec les mêmes yeux que mes yeux d’enfant.


11 octobre 2010

Instantané #1

Quand je me tue à vous répéter que Paris peut être une ville pleine d'embûches et que le danger peut survenir à tout moment ! ...

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(Nouvelle mini-mini rubrique inaugurée aujourd'hui, sous forme de pola, qui restitue une photo marrante, un détail insolite, l'humeur du jour, etc. ... Parce que je n'ai pas toujours le temps de poster un article construit et rédigé, mais que je n'aime pas laisser ce blog trop longtemps abandonné).

Bonne semaine tout le monde !

26 avril 2011

Blog-Notes #4

post_it4

ECOLO :
Je suis heureuse et très fière de vous annoncer que je viens d'adopter Marguerite. Marguerite pèse tout juste 33g, a été recueillie sur une plage de France mais ne se sentait pas du tout à sa place. Ah oui... Marguerite est une petite bouteille de lait en plastique, abandonnée lâchement par son propriétaire, comme des tonnes d'autres déchets, laissés à l'abandon chaque année en pleine nature.
En partenariat avec l'ONF (Office National des Forêts), la marque DOP lance l'opération "Adopte un déchet" pour aider à nettoyer toutes les plages de France. Le principe est simple : "adoptons" chacun un déchet virtuel en nous rendant sur ce site. Pour chaque kilo de déchet adopté en ligne, Dop s'engage à financer le ramassage d'un kilo de déchets réels, et de rendre nos plages plus belles (celles de l'ïle d'Oléron dans un premier temps). Ca ne vous dit pas, de trouver des plages clean et propres quand vous déboulerez cet été, serviette et parasol à la main ?


Dop

 

RIGOLO :
m_gotdefiContinuons dans le registre "sauvons la planète" avec une autre initiative très amusante : Flore a 22 ans, et pour le soutien d'un super projet associatif au Pérou (reforestation et commerce équitable), elle a décidé de se lancer dans un pari un peu fou et atypique : constituer une véritable robe réalisée uniquement à partir de mégots de cigarettes ramassés dans les rues durant vingt jours. Soyez sûrs qu'elle trouvera bien assez de matière pour réaliser sa robe, puisque plus de 4,5 billions de mégots sont dispersés dans le monde chaque année. Rien que ça !
Pour soutenir son projet, Flore collecte des fonds sur son site : lemegotdefi.com. Le défi commence aujourd'hui mardi 26 avril. Cette opération bénéficie du soutien de la Mairie de Paris, ainsi que du fabriquant de cendriers de poche NOmad attitudd (le but du projet ne s'inscrit pas dans une logique anti-tabac, mais bel et bien dans une démarche de respect de l'environnement et recyclage des déchets).
Pour aider Flore et son projet mégot-fashionesque : faites connaître le site autour de vous, suivez le déroulé de ses aventures, et éventuellement, faites un petit don sur le site. Ah, et pour info... les mégots salissent et polluent autant que les papiers et mouchoirs jetés à la va-vite, voire même que les crottes de chien. Ca colle juste un peu moins aux semelles...

 


DECO :

book_1Moi qui ait des envies de déménagement ces temps-ci, je vous recommande chaudement ces deux petits ouvrages colorés et sympathiques comme tout :
* La déco des parisiennes (petits appartements girly à Paris) :  Même si je ne supporte plus trop le terme "girly" utilisé à tout va, voici douze petits appartements de jeunes parisiennes passionnées de déco. Souvent de très bonnes idées pour meubler et décorer de petits espaces, les rendre chaleureux, cosy et féminins.
* L'art de vivre des parisiennes (nids douillets pour familles d'aujourd'hui) : Les home sweet home de femmes (et/ou mères de familles) modernes, souvent artistes (architecte, décoratrice, designer...) sont une source d'inspiration parfaite pour y piocher LA petite idée qui fera mouche chez vous !
Chaque livre est complété d'un mini carnet d'adresses, et ils sont un vrai plaisir à feuilleter, pleins de pep's et de couleurs.

Aux éditions Chêne, 16,90 € chacun.


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Bonne (et courte) semaine à tous !

21 mars 2011

Blog-Notes #3

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SOUTENU :
Le Japon vit des heures bien sombres, nous en sommes tous conscients. Au delà de toute l'aide morale et humanitaire à laquelle chacun peut participer comme il le souhaite, l'art peut également soutenir à sa façon cette sinistre cause. C'est le cas du projet Tsunami, des images pour le Japon, créé à l'initiative de la communauté CFSL (forum créatif consacré au graphisme, à l'illustration, à la bd, au manga, etc).
Un site qui rassemble les dessins et illustrations de nombreux artistes, leur vision du chaos nippon, du besoin d'aide et de la lueur d'espoir devant les images terrifiantes diffusées depuis quelques jours.
Ces dessins sont mis aux enchères, et seront également rassemblés dans un ouvrage collectif, dont tous les bénéfices des ventes iront à l'association Give2Asia, pour l'aide et la reconstruction du Japon. Parce que relayer l'information, c'est déjà aider un peu... (vu chez Caroline, et chez Libé).

krystel_magnitude_9

Krystel – http://krystelblog.blogspot.com/

thibautrassat_japon

Thibaut Rassat – http://thibautrassat.illustrateur.org/

quibe_tsunennemi

Quibe – quibelog.blogspot.com


COUP DE COEUR :

"Prête-moi ta plume..." chantait l'ami Pierrot, dans la comptine bien connue. Ce petit refrain conviendrait parfaitement à la société Porte-Plume, qui conçoit et édite des livres et recueils entièrement personnalisés. L'idée est belle : imaginez tout ce que votre grand-père aurait à raconter, lui qui a vécu deux guerres, deux chocs pétroliers, les années flower power et douze naissances parmi ses descendants ! Quelle belle idée que de lui offrir la possibilité d'écrire sa biographie, pour la partager avec toute sa nombreuse famille ! En se racontant, il confie à des professionnels chargés de mettre en mots et en page sa vie, ses souvenirs, ses anecdotes. Ilustrations et photos viennent compléter l'ouvrage, un beau livre relié et cartonné chargé de mémoire et d'émotion, édité en un ou plusieurs exemplaires.
Le procédé existe aussi autour des recettes de famille, recettes que l'on se transmet souvent de mère en fille, sorte de "patrimoine culinaire" précieux et riche de souvenirs savoureux. Porte-Plume permet là aussi de rassembler au sein d'un bel ouvrage personnalisé, les meilleures recettes de différentes générations, agrémentées de petits récits et souvenirs propres à celles-ci, pour aller au delà du simple recueil culinaire. Un livre "madeleine de Proust" que les membres d'une tribu auront plaisir à transmettre à leurs petits enfants.
Une très jolie idée de cadeau collectif à offrir à ses parents ou grands-parents, et à inscrire dès maintenant sur la liste des idées sympas pour la fête des mères/pères. Chiche, cette année, ça changera du traditionnel bouquet !


JUST FOR THE FUN OF IT :
¿ sɹǝʌuǝ,l à ǝɹıɹɔé ɹıoʌɐs ǝp ʇıɐɹıp snoʌ ɐɔ. Traduction (à lire en renversant la tête) : Ca vous dirait de savoir écrire à l'envers ? Oui, effectivement, ça ne sert à rien, si ce n'est à être drôle. Pour finir ce blog-notes sur un ton un peu plus léger, je vous donne donc les clés de ce procédé : il suffit de se rendre ici, et d'écrire la phrase à transformer pour obtenir la "traduction" en effet miroir. Je vous préviens tout de suite, envoyer un e-mail entier écrit ainsi risque de coller la migraine au destinataire, donc on fait dans le léger et le court. (Et si tout le monde me colle son commentaire en "verlan" sous cet article, j'aime autant vous dire que je ne partagerai plus mes trouvailles avec vous, non mais !).

Allez, bonne semaine à toutes / tous !

26 février 2011

Instantané #5 - Dans ma valise...

A l'heure où vous lirez ces quelques lignes, je serai probablement confortablement assise à dix mille pieds au dessus des mers, en route vers mon petit paradis tropical. Et comme les vacances commencent pour moi dès l'instant où l'on remplit sa valise, voilà quelques clichés de mes essentiels de plage.

De la lecture de vacances...

Lecture_2

Magazines : Flavor, Elle, Biba (sans compter le Grazia acheté direct à l'aéroport)
Romans : La Valse lente des tortues, Katherine Pancol. Encore une danse, Katherine Pancol. Les Visages, Jesse Kellerman. Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, Mary Ann Schaffer & Annie Barrows.

 

De quoi s'occuper sur la plage...

Loisirs

Des mots fléchés et autres jeux, un carnet d'inspiration, un appareil photo pas terrible mais qui va sous l'eau tel quel (!), de la musique, et ma nouvelle Mini caméra Kodak pour (tenter de) vous rapporter un petit film.

 

Une trousse beauté ensoleillée...

Solaires

Les Polysianes, Lait soyeux 50. Galénic, Spray 50+. Klorane, Emulsion haute protection 50+. Furterer,
Mousse anti-dessèchement. Furterer, Gel douche anti-sel. L'Oréal, Masque cheveux Solar Sublime.
Biotherm, Crème visage oligo-thermal après soleil. Photoderm, Lait rafraîchissant visage et corps.
Et l'incontournable tube de Biafine...

 

Les essentiels...

essentiel_2

Palmes, masque et tube, Décathlon. Maillots de bain Eres. Tongues Havaïnas, what else ?

 

Etre la plus belle...

belle_2

Des fleurs, des pois, du liberty, du frais coloré vitaminé. Chapeau Zadig & Voltaire. Sandales Tropéziennes.
Blush Prodige "Miami Pink", Clarins. Vernis OPI. Mascara waterproof Nivea. Gloss Clinique.
Eau de toilette Roger&Gallet "Fleur d'Osmanthus", la nouveauté du printemps, dont je vous reparlerai (gros coup de coeur).

 

Je crois que je suis fin prête ! On se retrouve à mon retour ? ;-)

20 septembre 2010

Un dîner presque parfait

tablier_Je vous ai déjà parlé de Chéribibi ? Un peu, oui, il me semble... Je crois qu'on a déjà vaguement évoqué ensemble ses compliments bien foireux ou son retour au stade minot dès qu'il tousse un peu trop fort. Mais je ne crois pas vous avoir déjà parlé de ses talents de cuisinier. Parce que OUI, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, figurez-vous que j'ai un chéri qui cuisine bien. Yeahhh !

En même temps, ça prouve qu'il y a une justice en ce bas monde, et que tout n'est pas perdu pour l'éducation culinaire de nos futurs marmots. Parce qu'honnêtement, s'ils devaient compter sur leur mère (moi, donc) pour découvrir l'étendue des saveurs, j'aime autant vous dire qu'on ne serait pas allé beaucoup plus loin que les coquillettes-jambon et l'oeuf au plat. Ah ça, les candidats de Masterchef peuvent pioncer tranquille, c'est pas demain la veille que je viendrai marcher dans leurs casseroles.

J'ai un homme qui cuisine bien, donc. Et croyez-moi, avant de lire ce qui suit, que je mesure bien toute ma chance dans cette affaire. Et malgré les quelques kilos accrochés à mes hanches depuis qu'on est ensemble, je suis évidemment plus que ravie d'avoir à la maison un pro des fourneaux, un homme qui sait faire marcher mon combi-four autrement qu'en mode micro-ondes, et qui me prouve que, si si, avoir quatre feux sur la plaque de cuisson, ça SERT vraiment. Dingue.

Sauf que. Chaque médaille a son revers, il parait. C'est pas faux, serais-je tentée de dire. Revers de plus ou moins grande importance, mais revers quand même.

Déjà, je pense qu'à lui tout seul, il a fait la fortune des Ducros et compagnie, en investissant dans la totalité de leur catalogue d'épices et condiments. Y'a qu'à voir la tronche de l'étagère à épices aujourd'hui (rangée, pour l'occasion de la photo, s'il vous plait).

_pices
(Et je précise qu'il y a 2 rangs sur chaque étagère, et encore quelques flacons rangés dans un placard, qu'on ne saura bientôt plus où coller...)


Inutile de préciser qu'avant l'arrivée de Chéribibi, sur "mon" étagère, seuls l'aneth et le basilic se battaient mollement en duel en attendant de savoir lequel des deux serait périmé le premier. Les petits bocaux étaient remplis de cure-dents et de grains de maïs prêts à être transformés en pop-corn pour mes soirées ciné. Quant à Marjolaine, pour moi, c'était juste un prénom, point barre.

Mon homme aime cuisiner, certes. Mais j'aimerais qu'on m'explique comment il fait pour laisser la cuisine dans un tel état de bordel à la fin de son boulot. On se croirait à Bagdad, tellement il y en a dans tous les sens : évier rempli de 4 casseroles et poêles crades, spatules en bois en pagaille, planche à découper et presse-agrumes entassés sur le dessus. Sans compter toutes les tâches d'huile, les bouts d'épluchures de courgettes, et les grains de riz semés ça et là, collés au sol, au plan de travail, ou mieux, sur les rebords des placards. Un vrai tableau d'artiste, quoi.

Parfois, à la fin du repas, repu et fourbu, il me marmonne un vague "bon bah puisque j'ai fait la cuisine, je te laisse ranger...". Et dans ces moments, j'ai un léger et passager regret pour "mes" soirées cuisine, où l'unique poêle salie est nettoyée et rangée en trois minutes chrono.

Oh, n'allez pas croire non plus que je suis ingrate et que je critique sans voir ma chance. Monsieur Chéribibi a TRES BIEN compris ce qu'il pouvait tirer de son talent, et en joue dès qu'il le peut. Pour la moindre bricole qui le contrarie, il me prive de son fameux bobun, plat asiatique qu'il réussit mieux que quiconque. Si je dis un truc qui lui déplait, hop, il colle plein d'ail dans les haricots, alors qu'il sait pertinemment que je déteste ça. Et si j'ai le malheur d'émettre une critique sur sa cuisine, ou de dire que "non, vraiment, les poivrons, c'est pas mon truc, tu sais", c'est à la fois la douche froide et la soupe à la grimace. Monsieur est vexé, et me le fait bien sentir.

Au delà de tout, il aime particulièrement ME coller la honte (surtout devant sa famille, il faut bien le dire), et aime à répéter que "Katia, elle sait faire trois plats seulement". Quand je me vexe et que je lui dis que pour la peine, je ne lui ferai plus de tiramisu, il renchérit d'un lapidaire "Hé ben tant mieux, là je te dis merci". Gonflé, le mec, non ?

Rira bien qui rira le dernier. Certes, je ne fais pas la cuisine, mais c'est moi qui gère la femme de ménage. Si je me la mets dans la poche, y'en a un qui pourra bientôt repasser ses chemises et ses pantalons tout seul. Non mais !


17 janvier 2011

Blog-Notes #2

post_it4ENTENDU :
Facebook, bientôt mort ? Peut-être bien... Partant du principe - sans doute assez vrai - que l'on ne peut se lier d'amitié (de VRAIE amitié, j'entends) qu'avec une soixantaine de personnes maximum, l'application Iphone PATH reprend tous les codes du réseau social, à la différence qu'elle ne vous permet de sélectionner que cinquante ami(e)s. Pas un de plus.  Il va donc falloir la jouer serrer. Ouste la vieille cousine amie sur Facebook avec qui on ne cause que tous les 36 du mois pour parler cadeau collectif de mariage de famille. Dehors les vagues copinous des années lycée à qui on n'a plus jamais adressé la parole, sortis des traditionnels "et tu deviens quoi, sinon ?". Du balai, les relous croisés en soirées et autres cocktails pseudo-mondains, dont on s'est juste échangés le nom pour faire grossir le chiffre de notre compteur friendien (oui, ce mot n'existe pas, et alors ?). Le bon vieil adage "la qualité, pas la quantité", ça vous dit quelque chose ?


TESTE :
Envoyer un mail à mon moi futur. En ce début d'année, je ne prendrai pas de bonnes résolutions (vu que je ne les tiens pas plus loin que le 12 Janvier, soyons honnête), mais je me suis dit qu'un petit bilan sur moi-même était peut-être plus approprié. Sauf qu'au lieu de le consigner dans un journal intime que je n'ai pas, ou de le griffonner sur un carnet que je vais clairement paumer dans le bordel ambiant des tiroirs de mon bureau, j'ai préféré recourir à la technique so mignonne du site www.futureme.org, qui propose de s'envoyer un mail à une date future. Dans un mois, un an, cinq ans (suspemmmmmssss), je recevrai donc ce message mystérieux que je me suis écrit à moi-même, et qui retrace au moment M mon petit bilan de vie, mes envies, mes attentes et mes rêves futurs. Aurai-je évolué ? (je me le souhaite). Aurai-je accompli une partie de ce que j'ai en tête ces temps-ci ? (je me le souhaite aussi !)...
Bon, pour faire simple et plus léger, on peut aussi juste se souhaiter un joyeux anniversaire, s'envoyer une photo de soi avant régime, faire un cahier de grossesse ou de naissance en s'envoyant régulièrement des mails à une date clé très lointaine... que sais-je encore !
(Adresse de site trouvée dans le fabuleux livre My Little Paris dont je vous ai déjà parlé)


COUP DE COEUR :

Les addicts aux vernis à ongles passaient déjà pas mal de temps à argumenter en faveur du rouge pétant so glam et femme fatale ou du marron taupe so chic et raffiné, à grands coups de référence de vernis Chanel, OPI et consorts. Dior relance tous les débats, avec sa nouvelle collection de 3 vernis City Gris, inspiré des 3 métropoles les plus fashion et tendance : Paris, of course, incarne le gris Montaigne sobre et chic, comme l'avenue du même nom. Londres évoque l'emblématique brouillard dans un gris teinté de reflet bleus, nommé Bond Street. New-York, quant à elle, inspire l'asphalte luisant et le reflet des buildings dans un gris métallisé très stylé, NY 57th (du nom de l'adresse mythique de la boutique Dior à NY).

GrisCity_DIOR


Mes pauvres petites mimines ont trop souffert de stress dernièrement pour que je vous inflige la photo des knakis peinturlurées avec ces petites merveilles chromatiques, mais je vous poste une photo du gris Montaigne porté (mon coup de coeur) dès que possible.


TO COME :
Et comme cette rubrique s'appelle "Blog-Notes", j'ai bien le droit d'y parler de mon blog, et de vous dire que, si tout se passe bien, j'aurai très prochainement une nouvelle jolie bannière ici, qui remplacera l'actuelle, déjà en place depuis.. pfouuuu... plus de 4 ans ! (c'est une honte !). Quelque chose de plus simple, de plus classique (terminées, les multiples petites photos fourre-tout) mais peut-être de plus sobre aussi, qui correspond sans doute plus à mon "moi blogueuse" actuel. Pour le reste, on ne change rien. Vous, moi, les billets d'humeur, les petites notes sur les coups de coeur ou les coups de gueule, les concours de temps en temps, et tutti va bene !

Excellente semaine à toutes / tous !

 

31 mai 2010

Une nounou d'enfer

m_docsOn a coutume de dire que le sexe fort, c'est l'homme. Moi, je veux bien, mais dans ces cas-là, va falloir venir m'expliquer deux trois trucs qui m'échappent, au sujet de nos chéris poilus et testostéronés.
Qu'on ait parfois besoin d'eux et de leurs biscottos pour ouvrir le bocal de cornichons ou monter la nouvelle étagère Ikea, certes. Je veux bien admettre que ça peut rendre service. (Encore que. C'est surtout parce que je n'aime pas monter les Billy et autres Flögstul suédois toute seule, parce que quand il faut malgré tout s'y mettre, je masterise nickel) (j'veux dire, ça tient à peu près droit). M'enfin y'a quand même parfois des situations qui me laissent perplexe.

Prenons les médicaments, par exemple. 99 % des hommes qui m'entourent (Chéribibi, frangins, copains...) sont catégoriques sur le sujet : "Non merci, j'en veux pas de ta chimie de pacotille". Sous-entendu : je suis grand, je suis fort, je suis un homme un vrai, et je peux gérer ma migraine et ma rage de dents sans avaler une batterie de gélules colorées comme des bonbecs. Alors que bon, franchement, si le Doliprane a été inventé, c'est bien pour soulager facilement les petits tracas quotidiens, et pas juste pour décorer la salle de bain et encombrer les sacs à main des filles. Mais soit, si ces messieurs veulent jouer les cowboys vaillants, admettons. (Tant qu'ils le font sans chouiner comme des mômes).

Pourtant, une fois de temps en temps, on voit ces grands costauds se métamorphoser en petite chose fragile et vulnérable, prêts à s'en remettre à tous les conseils médicaux de la première personne attentionnée venue. Chéribibi, par exemple (mais ne lui dites pas que je parle de lui dans ce billet), m'a dernièrement transformée en nounou d'enfer à cause d'une méchante brûlure à la main. "Ca fait maaaaaalllllll", qu'il a braillé depuis la cuisine. Je l'ai trouvé tétanisé devant ses bouts de doigts transformés en Knackis, là où n'importe quelle fille normalement constituée se serait déjà ruée sur le tube de Biafine pour limiter les dégâts. C'est en lui badigeonnant moi-même les doigts de pommade que je me suis sentie responsable de ce grand gaillard redevenu, durant quelques minutes, un tout petit enfant.

Idem les rares fois où Monsieur choppe une vilaine grippe qui le cloue au lit. Là, j'aime autant vous dire que les grands principes "niet aux médocs" passent vite fait à la trappe. Limite si je ne suis pas obligée de fermer l'armoire à pharmacie à clé, tellement il serait capable, si je le laissais faire, d'avaler à la suite 3 Nurofen, 4 Prontalgine et 8 Strepsils. "Pour être efficace plus rapidement", ais-je même entendu comme explication. Mais bien sûr...

Finalement, peut-être que c'est un comportement assez répandu. Même Bruce Willis, après avoir vaillamment sauvé le monde en s'étant pris au passage trois mandales dans la mâchoire, une traversée de vitre brisée et deux tirs de fusils à chasse dans l'épaule, sursaute et pleurniche quand la jolie fille du film lui tapote doucement un coton alcoolisé sur son arcade sourcilière ouverte. C'est peut-être ça le secret des vrais mecs d'aujourd'hui : laisser entrevoir, une fois de temps en temps, leur vraie sensibilité, cachée derrière leur armure de guerrier des temps modernes ?

15 mars 2010

Ma vie sans lui

brossedentLa semaine dernière, Chéribibi était en vacances au ski de son côté, me laissant l'appartement pour moi toute seule. Enfin l'occasion de :

- Me nourrir exclusivement de choses pas très recommandées par les nutritionnistes (genre Pépito / Banga, fromage frais sur crackers ou chips de crevette)
- Bouquiner au lit jusqu'à pas d'heure sans qu'un groummppffff poilu n'émerge de dessous la couette
- Allumer toutes les bougies juste pour la beauté des lumières (et pas pour camoufler l'odeur de clope froide)
- Trainer trois plombes sous la douche sans m'en faire déloger (ni hurler quand le robinet de la cuisine puise toute l'eau chaude pour le café de monsieur)
-Ranger le lave-vaisselle comme j'en ai envie (sans me faire enguirlander parce que j'ai pas trié par type de couvert)
- Choisir le programme télé sans grande discussion enragée avant (exit le foot et le rugby, par ici la Nouvelle Star et Top Chefs) (je sais, j'ai des addictions télé hautement intellectuelles)
- Avoir sans complexe la larmounette à l'oeil devant des programmes qui, sincèrement, n'en demandaient pas tant (mais quand même, ils sont parfois émouvants, les gens qui pleurent en découvrant le résultat de leur relooking, non ?)
- Me faire les ongles devant la télé, en m'appliquant consciensieusement. Changer de couleur tous les jours si ça me chante.
- Faire l'étoile de mer dans le grand lit vide (une jambe au sud-est, l'autre au sud-ouest, et les bras en danseuse au dessus de la tête)
- Renouveler les casseroles et poêles abîmées de la cuisine en choisissant des jolies couleurs (et me ficher que ce ne soit pas du "vrai" matériel de cuisinier). (Moi, je veux une belle poêle rouge, parce que ça claque. Peu importe que ce soit "de la camelote".)
- Parler toute la soirée à mes nos deux chats avec toute ma conviction (personne pour me traiter de vieille gâteuse)
- Manger toutes les 'langues-qui-piquent" et les réglisses dans le paquet de bonbons (il avait qu'à être là)
- Faire pipi la porte grande ouverte (ne rigolez pas, si vous voyiez la taille de mes toilettes, vous seriez plus compatissants)

15 février 2010

La science des rêves

reveI have a dream. En fait, I have plusieurs dreams. C'est dingue parce que, depuis quelques nuits, je rêve de tas de trucs complètement délirants. Et le plus fou, c'est que pour une fois, je m'en souviens le matin, chose assez rare chez moi pour être mentionnée. Inutile que je vous raconte ces rêves, vous me prendriez certainement pour une psychopathe de première classe. Déjà que moi, quand j'y pense, je me fais vraiment du souci pour ma santé mentale...

Enfin, quand je dis "je m'en souviens", c'est une façon de parler, bien sûr. J'ai juste l'impression de m'en souvenir. Nuance. Et plus je cherche à me remémorer les détails, plus le rêve s'efface et ne laisse qu'un souvenir flou et diffus. Pour peu que je cherche à le raconter à quelqu'un, je m'aperçois que finalement, je ne sais même pas expliquer comment les choses débutent, ni dans quel endroit mystérieux l'action se passait, ni même qui était vraiment cette fille blonde que je pensais être ma copine Fanny mais qui en fait n'a rien à voir avec elle. Quel bordel, cet inconscient, je vous jure !

J'ai malgré tout quelques souvenirs ultra précis de rêves qui m'ont marquée. Des rêves où je me retrouve embarquée dans des péripéties digne de Harry Potter, où je suis poursuivie et en danger, et où je dois dégommer à coups de pieds l'oreille du Diable pour m'en sortir vivante. (non, n'insistez pas, je ne sais pas d'où je sors des trucs pareils).
Je me souviens aussi d'un réveil en pleine nuit, en sueur et la gorge nouée, après avoir rêvé que quelqu'un était debout sur le rebord de ma fenêtre, abrité sous un parapluie, à m'observer dormir. Je voulais crier, mais ma voix restait bloquée, et je me suis finalement réveillée en panique, au doux bruit de la pluie sur les gouttières.

Une autre récurrence est liée au fait d'aller faire pipi. Immanquablement, dans mes rêves, les toilettes sont en public et ne permettent aucune intimité pour faire ce qu'on a à y faire. La porte est totalement vitrée. Ou trop courte. Ou sans verrou. Et je me vois tourner en rond, sans savoir comment assouvir mon envie pressante devant tous ces gens que je ne connais pas. Je finis par me réveiller avec une horrible envie, of course, et je m'explique ainsi une partie de mon rêve. Mais Freud aurait sans doute beaucoup à dire sur cette phobie de devoir faire pipi en public, j'en suis sûre...

Certaines fois, heureusement, le rêve est si doux que j'aimerais le prolonger encore un peu. Oh oui, Georges, propose-moi un espresso et dis-moi que tu m'aimes. Ah, mais trop tard, le réveil sonne le glas des niaiseries, je suis réveillée, et même si mon esprit patauge encore dans le coton post-sonnerie, le conscient a repris ses droits. J'ai beau tenter par tous les moyens de me ré assoupir juste un instant, rien n'y fait. Georgy est déjà loin, et le seul café qui m'attend, c'est le vague truc en poudre posé sur l'étagère de ma cuisine au carrelage froid sous les pieds.


Je n'ai jamais eu, à ma connaissance, de rêve dit "prémonitoire", alors que certaines copines ont rêvé d'avions menaçants juste avant le 11 septembre, ou de mer très agitée la veille du Tsunami géant en Asie. Mais on m'a déjà dit avoir rêvé de moi, dans un rêve où je portais les cheveux très courts et où j'étais en danger. A cette période, j'étais en pleine réflexion sur mon avenir capillaire (frange ou pas frange ? Dégradé ou non ? Courts ou longueurs ?) et, c'est con à dire, mais ça m'a fait hésiter sur mon souhait de les raccourcir franchement.

Enfin (oui, "enfin", parce qu'on n'est pas là non plus pour faire une thèse sur le sujet), je rêve souvent de lieux de mon enfance et de mon adolescence : l'appartement où j'ai vécu petite, la maison de mes grands-parents... Mais pourtant, j'évolue bien dans ces décors d'avant avec mon "moi" adulte et mes préoccupations d'aujourd'hui. Jamais jusqu'à présent je n'ai rêvé de l'appartement que j'ai occupé depuis mes vingt-deux ans, ni de celui que j'habite actuellement. Là encore, il y a sans doute une grande explication freudienne, mais en attendant de passer sur le divan... rassurez-moi... ça vous fait ça aussi ?

7 décembre 2009

Joue pas, joue pas comme ça

d_sJe viens de me rendre compte d'un truc pas très folichon. Contrairement à ce que j’ai toujours cru, pensé ou braillé sur les toits, non, désolée, je ne suis pas bonne perdante. Ni joueuse agréable. Carrément pas, même.

Le week-end dernier, emportés par un élan de bonne humeur potache et enivrés de bulles variées, nous nous sommes lancés, mes copains et moi, dans un jeu de société endiablé à base de devinettes et de mimes où chaque équipe s’affronte en temps minuté.


L’idée, à la base, était de passer un bon moment, de déconner, de rigoler, de comparer les talents de mime de chacun (c’est officiel, je n’ai aucun gène du Mime Marceau) et éventuellement, si l’enthousiasme collectif (et le taux d’alcoolémie) le permettait, de compter les points afin de déterminer une équipe gagnante juste pour l’honneur.


Sauf que moi, à partir du moment où il y a des règles du jeu établies (et bizarrement, c’est souvent le cas, ne me demandez pas pourquoi), je rentre dans une sorte d’état second, fébrile et nerveux. Parfois, même, je me fais peur : mon ton d’institutrice péremptoire et autoritaire prend le dessus, et je me mets à beugler comme une truie sur quiconque ne respecterait pas le déroulé, prête à sortir les crocs (et les griffes) au besoin.


Oui, je sais. Mais en même temps, attendez. S'il y a une « règle du jeu », c’est bien fait pour être respecté, non ? (Que les amateurs de poker - et je ne vise personne - ne me disent pas le contraire, y’a qu’à voir comment ça gueule dès qu’on tente une entourloupe pas très catholique autour du tapis vert).

Non parce que si on commence à faire n’importe quoi quand on se divertie, c’est la porte ouvertes à toutes les fenêtres, et bientôt, on grillera aussi tous les feux rouges en gloussant comme des gorets, et ce sera le chaos partout. Vous ne viendrez pas pleurnicher que je ne vous ai pas prévenus, hein.


Cela étant, je reconnais malgré tout que parfois, les jeux sont plus drôles quand on ne suit pas les règles à la lettre. Faire une partie de « petit bac » en modernisant toutes les catégories, ça a plus de gueule. Le dernier en date, réalisé dans le train, comptait par exemple comme colonnes ‘truc qui pue’, ‘à ne pas dire en voyant un bébé moche’, ‘expression tirée du film La Cité de la Peur’, ou ‘injure en verlan’. Bien plus rock que les ‘prénom’, ‘animal’ ou ‘ville’ si classiques.


Après tout, si le succès dans la vie (et par conséquent dans la déconnade) s’obtenait par le respect idiot des règles, d’une, ça se saurait déjà, et de deux, les Allemands domineraient le monde. Or, jusqu’à aujourd'hui, j’ai rarement vu moins fun et olé-olé qu’un Allemand. Donc bon.


Alors ? Ca tente quelqu’un, une petite partie de Jeu de l’Oie ? Mais je vous préviens, vous me laissez gagner hein ? Non parce que sinon…

19 octobre 2009

Y'a un mec qu'habite chez moi

valise_2Allez hop, on y va, en route pour l’aventure : cette fois, c’est officiel, Chéribibi s’installe chez moi pour de bon. Youhou, sortez les confettis et débouchez le champagne ! Enfin… « youhou » surtout pour moi, parce que j’ai bien conscience que pour vous, ça ne va pas changer grand chose. Et pourtant, c’est un grand pas, car je n’aurai pas parié lourd sur le concept général de 'vie à deux' il y a encore peu, trop attachée à mon indépendance et mon rythme de vie personnel. Il faut croire que cette saleté d’accident et ses conséquences ont fait mûrir les choses plus vite que prévu.

Bon. Emménager ensemble, dans l’idée, c’est super, youplaboum, big up, tout ça tout ça. En pratique, c’est légèrement plus tendu du slip, quand même.

Déjà, il faut bien lui faire un brin de place, au Chéribibi. Notamment pour ses fringues. Si ça ne tenait qu'à moi, il aurait juste eu le droit à un grand tiroir pour coller tout son bazar vestimentaire, mais il semblerait qu'il soit moyen d'accord sur le principe. (Je ne comprends pas).

Me voilà donc en train de passer deux heures devant ma (oui, c'est encore "ma" pour le moment) penderie, à tenter de trouver des trucs à jeter/donner/vendre, histoire de dégager quelques cintres et étagères.

Et force est de constater une fois de plus que faire le tri, c'est pas trop mon truc. Moi, tant que ça rentre dans le placard, je ne jette rien. Et je suis super forte pour trouver des arguments fallacieux, tels que "ça je garde, parce que je ne l'ai encore jamais porté" (et pour cause, vue la big erreur de casting que c'est...), "ça je garde, parce que c'est joli" (oui, mais pas sur moi...), "ça je garde, parce que ça reviendra peut-être à la mode dans six mois" (mmmm, le rose dragée, non, ça m'étonnerait...). Au final, je me retrouve avec trois pauvres t-shirts prêts à être balancés, et toujours aussi peu de place libre dans la penderie. Je sens que ça va être comique, cette histoire.

J'ai également été sommée de dégager la moitié de ma bibliothèque, parce que Monsieur collectionne les BD et tient bien à m'en faire profiter. (Alors que moi, la BD, depuis Boule & Bill, hein...). Enfin soit. Je vais donc aussi me coller au grand tri du siècle dans mes bouquins. Ce qui devrait être un poil moins compliqué, j'ai comme le feeling que me séparer de mon intégral de Marc Levi ne m'arrachera pas trop de larmes. (Oui, bon, ça va, j'étais jeune).

Ne parlons pas de "sa" télé taille XXL, vendue à grands renforts de "non mais tu comprends, pour regarder les matchs, c'est mieux" (Gné ? T'es sûr que tu choisis le bon argument, là ?), de sa pléstéchieune momoche et de tous les accessoires qui vont avec (je hais le créateur de ce truc),ou de ses ustensiles de cuisine (môssieur cuisine, oui oui !) (alors que bon, un faitout en fonte Le Creuset, ça sert à quoi, franchement ?).

La cerise sur le pompon, c'est que dans le paquet surprise ‘Grand Déménagement’, j’ai aussi eu droit au chat. Tadaaaam. Ce qui, si nous faisons les comptes (je pose 5 et je retiens 2), fait qu’avec le mien, de chat, ça fait deux bestioles à poil dans le même appart. Soit quatre habitants pour 35 m². Olé, j’ai envie de dire.

Ce chat est très gentil, cela dit. Très causant, aussi. Surtout à trois heures du matin. Et joueur, avec ça. Il a une vraie passion pour les pieds qui dépassent du lit. En pleine nuit, ça réveille violemment, je ne vous dis pas. Et puis j’ai bien l’impression que c’est également le premier producteur au monde de poils blancs, si j’en crois les trois feuilles de rouleau attrape-poussière que j’utilise chaque matin. Enfin il est gentil, c’est vrai. Mon chat à moi n’est pas trop d’accord, mais comme on ne lui a pas demandé son avis…

Donc voilà. Une nouvelle aventure commence. Fini les masques à l'argile verte à n'importe quelle heure. Terminé les séquences épilation devant Gossip Girl. Exit les karaokés du matin sur ABBA, avec la brosse à cheveux en guise de micro. Enfin, non... Pas exit pour toujours. J'attends juste un peu avant de remettre le couvert. Il vient à peine d'arriver, faudrait pas non plus lui faire peur trop vite, quand même...

28 septembre 2009

Beauty Queen (ou pas)

make_up_3Franchement, on me donnerait le choix, pour rien au monde je ne voudrais changer de sexe et devenir un garçon. (Ou alors, juste le temps d’une journée, histoire de voir ce que ça fait de pouvoir faire pipi debout n’importe où). Mais il y a quand même des jours où je me dis que la vie avec des nénés, avec tout ce que ça implique en « fillitude », c’est pas de tout repos. Prenons le domaine de la beauté, par exemple. Plus bourré d’incohérences, y’a pas. J’ai des preuves, monsieur le juge.

Déjà, pour sentir bon des aisselles, on se coltine l’opération déo. Je ne transige pas là-dessus, c’est même un minimum syndical (et pas que pour les greluches, merci). M’enfin dans ce cas, j’aimerais qu’on m’explique : qui m’a foutu des déos en bille et en spray qui mettent plus de temps à sécher sur la peau qu’un épisode de Navarro ? J’ai quand même autre chose à faire le matin que de me promener en soutif avec les bras qui s’agitent façon danse des canards pour accélérer le séchage, non ? C’est mal vu, cette histoire, ne dites pas le contraire.

Ensuite, tous les magazines nous rabâchent à longueur de pages qu’il est impératif de s’hydrater les gambettes après la douche. Ah oui ok, moi je veux bien, mais dans ce cas, c’est niet pour le collant ou le legging ensuite, vu que ça bouchonne dès la cheville poisseuse de crème. A moins que j’aie un petit créneau de deux bonnes heures devant moi, auquel cas, bon, peut-être que… (et si vous pensez réellement que je vais me lever deux heures plus tôt juste pour ça, soyons clairs, vous ne m’avez pas encore bien cernée).

Prenons ensuite le cas du vernis. Que ça mette un temps de dingue à sécher, soit. Et c’est pas faute d’agiter mes dix doigts en l’air en soufflant dessus comme si j’allais accoucher ! J’ai beau attendre les trente minutes réglementaires sans rien toucher (« ah non, chéri, je ne peux pas débarrasser la table, tu vois bien ! Ca sèche ! »), il y a toujours un moment où un poil tout blanc de mon pull angora ou de mon débile de chat (celui-là, je me demande comment il fait pour avoir encore des poils sur le dos, avec tous ceux qu’il sème dans l’appart) trouve le moyen de venir se coller sur ma laque rouge fraîchement posée. Et les ongles poilus, niveau glamour, c’est plus que moyen, on est d’accord ? On est d’accord.

Question fond de teint, j’ai toujours été une grosse nullosse, rapport à la tronche de cupcake que je me traîne chaque fois que j’essaye d’en appliquer : une couleur de peau trop bizarre pour être honnête, et des zones plus chargées que d’autres. Et puis franchement, ras-le-bol de retrouver mon pull blanc (oui, toujours le fameux angora qui sème ses poils sur mon vernis) ou ma chemise de working girl fraîchement bardés de traces sombres. L’imprimé animalier est à la mode, certes, mais j’ai comme un gros doute sur cette version zébrée de la chose.

Et ne parlons pas de la session épilation, qui pour peu qu’elle soit réalisée à un mauvais timing, laisse des milliers de points rouges sur les jambes et les transforme en un tableau impressionniste mochingue, et peu compatible avec les bottes motardes ou la jupe romantico-folk. Ou qui laisse la peau des aisselles à vif, avec impossibilité de faire le moindre geste dans son top à manches courtes, sous peine de hurler de douleur à cause du frottement.

Non, vraiment, la vie d’une beauty queen n’est pas un long fleuve tranquille. Ou alors, c’est qu’on ne m’a pas donné le mode d’emploi correct. Je vais me plaindre de ce pas. Reste à savoir auprès de qui.

23 septembre 2009

Compliment du matin, chagrin

gremlinsDe manière générale, on ne peut pas dire que je sois vraiment "du matin". Mais alors là, cerise sur le pompon, y’en a un qui a trouvé comment me mettre de bon poil.
Ce matin, je croise l’Homme Chéribibi* dans la cuisine, et il me balance de son air de ravi de la crèche : "J’aime bien ta tête aujourd’hui, on dirait un petit Gremlins, t’es trop choute !".



A mon avis, y’a des coups de boule qui se perdent.

* Môssieur réclame son "titre" habituel...


25 mai 2009

Accident de parcours

accident_1Je me souviens de Lui me disant ce matin-là en avalant sa tartine "Oups, déjà 9h, faut qu’on mette les voiles pronto". Je me souviens avoir jeté un dernier regard à mon reflet, peu satisfaite de ma coiffure (une fille reste une fille), me disant que le programme du soir était tout trouvé : shampoing, soin nourrissant et brushing appliqué.

Je me souviens du temps frais mais légèrement ensoleillé, déjà à cette heure matinale, annonçant un pont de l’Ascension très agréable. Les premiers vrais jours de printemps, à Paris. Ceux qu’on guette avec impatience, avec l’envie de ressortir de la penderie toutes ces petites tenues légères, vaporeuses et colorées. Je me souviens avoir pensé, en grimpant à l’arrière du scooter, que c’était vraiment un temps idéal pour se balader en deux-roues, et éviter les couloirs crasseux et sombres du métro.

Je me souviens de nous, à l’arrêt, Lui se tournant légèrement pour me parler au plus près de l’oreille, malgré nos deux casques. Des mots doux et gentils, une blague sur la soirée d’hier, un truc à ne pas oublier de faire dans la journée. Je me souviens avoir ri, et promis de m’en occuper dès mon arrivée au bureau.

Je me souviens de la file de voitures qu’on longeait à allure modérée, pour rejoindre le feu rouge, cent mètres plus haut. Je me souviens de celle, sur notre droite, qui décide brusquement de faire demi-tour, sans regarder dans ses rétros, sans vérifier que la voie est libre. Je me souviens du quart de seconde où je vois venir l’accident, inévitable, incontournable, et penser au fond de moi "oh, merde…".

Je me souviens du bruit de l’impact net et vif du scooter contre l’aile de la voiture. Je me souviens avoir été projetée dans les airs, sans repère, sans contrôle. Je me souviens que la terre semble tourner autour de moi, jeu de cabrioles macabres et involontaires. Je me souviens de l’atterrissage violent sur le bitume, de mon flanc gauche qui absorbe le choc, et du bruit sourd du casque cognant sur le tarmac.

Je me souviens être allongée là, sur le sol, sans pouvoir bouger, ni seulement oser essayer de bouger. Je me souviens de mes pieds nus, desquels mes petites ballerines ont glissé, et de la chaleur qui se diffuse dans mes jambes, mélange de douleur et d’engourdissement. Je me souviens de Lui, déjà relevé, se penchant vers moi pour vérifier que je suis consciente, puis de l’entendre gueuler sur le chauffard abasourdi. Je me souviens d’un autre type sortant de son véhicule, clope au bec, disant qu’il sera témoin, que le chauffard est en faute, et qu’ils ont déjà appelé les secours.

Je me souviens être étendue, par terre, angoissée et sonnée, dans l’attente de quelque chose qui semble mettre une éternité à venir. Je me souviens des badauds qui s’attroupent à quelques mètres de là, et des sirènes que j’entends au loin, chant familier et récurrent de la ville, mais qui prend une toute autre épaisseur lorsqu’on sait qu’elles chantent pour nous. Je me souviens, étrangement, des multiples épisodes d’Urgences ou de Grey’s Anatomy que j’ai pu voir, et je me dis que ça fait bizarre d’avoir l’impression d’être projetée en plein dedans.

Je me souviens des flics, des pompiers et du Samu, actifs autour de moi, qui à me demander ma pièce d’identité, qui à me toucher les orteils pour vérifier que je ressens quelque chose, qui à me triturer la colonne vertébrale et le bassin pour mesurer l’urgence des premiers secours. Je me souviens des premières manipulations de la jambe qui me font hurler de douleur. Je me souviens des secouristes découpant mon jean pour arriver à atteindre les blessures, et de moi pensant connement avant de leur donner l’autorisation de le faire : "C’est un vieux Gap, c’est bon, découpez !".

Je me souviens de leurs infimes précautions pour parvenir à me rallonger droite, sur le dos, et à me hisser sur un brancard. Je me souviens de la mise sous perfusion, de la prise de sang d’urgence, et des contrôles de constantes vitales, effectuées en pleine rue, dans le brouhaha des voitures qui continuent à passer au compte-goutte derrière moi, contrôlées par un agent de la circulation.

Je me souviens ensuite de la mise à l’abri dans le camion des pompiers, afin de procéder à un examen plus minutieux. Je me souviens avoir été contente d’avoir choisi des sous-vêtements plutôt jolis ce matin-là, tandis que les médecins tentent de me déshabiller pour placer des électrodes sur tout le corps. Je me souviens avoir demandé de Ses nouvelles, pendant qu’il se faisait ausculter de son côté, et demander à pouvoir prévenir mon bureau, pour dire que non, aujourd’hui, je ne viendrai sans doute pas travailler…

Je me souviens du transport vers le service des urgences le plus proche, des soubresauts du camion à chaque irrégularité du bitume, ravivant la douleur malgré l’attelle de protection placée en attendant sur la jambe droite. Je me souviens du brancard défilant sous les néons blafards des couloirs de l’hôpital, de cette odeur indéfinissable qui rode en permanence dans les établissements de soins.

Je me souviens des nombreuses prises de sang, piqûres anti-tétanos, contrôles de tension et de battements cardiaques. Je me souviens des radios et des scanners pris sous tous les angles. Je me souviens des compresses de Bétadine venant nettoyer et désinfecter les multiples plaies et écorchures.

Je me souviens de l’attente, longue, douloureuse, interminable, tout en Lui tenant la main. Je me souviens de l’angoisse, de l’imagination du pire des scénarios. Je me souviens des quelques larmes qui, enfin, finissent par couler sur mes joues, retenues si longtemps par le choc et l’enchaînement des événements.

Je me souviens du verdict du médecin chef : fracture du genou droit, légère fracture à la hanche gauche, lésions au foie, multiples plaies, hématomes et contusions. L’opération de la jambe est écartée pour le moment. Immobilisation du genou par quarante-cinq jours de plâtre minimum (de la cuisse à la cheville), des injections quotidiennes, et du repos. Beaucoup de repos.

Je me souviens avoir pensé à tous mes projets qui ne pourraient pas se réaliser tout de suite, à tous les week-ends programmés pour cet été, qui d’un coup cédent la place à une immobilisation forcée chez moi, cloîtrée derrière mes fenêtres, à ne pouvoir profiter du soleil que par procuration. Je me souviens aussi avoir pensé que, dans mon malheur, j’étais chanceuse, et que les conséquences auraient sans doute pu être pires.

Je me souviens, même si j'aimerais oublier. Et l'écrire ici m'aide simplement à accepter les choses du mieux que je peux.

20 avril 2009

1, 2, 3, Soleil

troisHé ben c’est pas tout ça, les enfants, mais on papote on papote, et puis l’air de rien, ça fait quand même trois ans que ça dure, ces conneries de blog et compagnie.

Ah ouais… J’aurais pas dit, moi non plus, hein ?

Alors bon, on va s’épargner ensemble le traditionnel couplet sur « oh la la, mais si j’avais su qu’au bout de trois ans, je serais encore là… » (parce que non, je ne savais pas), et le décompte passionnant du nombre total de posts, commentaires et nombre de pages vues (parce qu’on n’est pas chez Wikio ici, non plus).

D’autant que là, à vrai dire, j’ai pas super le temps de détailler (ah bah oui, y’a des jours, comme ça…).

Mais quand même. Trois ans. Moi je dis : bien ouèj.

Trois ans, c’est pas rien :
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C’est plus vieux que la plupart des fringues de ma penderie (faut dire aussi que j’ai un taux de turn-over assez spectaculaire),
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C’est l’âge de ma super-banner-trop-ringarde, à quelques mois près (des semaines que je veux la changer, et puis en fait, j’ai toujours mieux à faire de mes week-ends que du photoshop)
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C’est la durée qu’il m’a fallu pour lire l’intégralité de A la recherche du temps perdu, et encore… en sautant des pages (et je confirme que j’ai bien perdu mon temps, d’ailleurs),
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C’est le temps que dure l’amour, selon Beigbeder (mais lui, il est légèrement frappé du ciboulot).

Allez, hop, tournée générale de Ginfizz pour tout le monde ! Y’a des rondelles de citrons déjà coupées, des glaçons dans le congélo et des pailles dans le placard. C’est trop jour de fête ! Tchiiiiiinnnn !

1 avril 2009

Elle était maquillée comme une star de ciné

make_up_9Même en étant une minette à la salle de bain blindée de produits de soin et de maquillage, je trouve que finalement, je vous parle très peu beauté sur ce blog. Certains ne s’en plaindront pas (suivez mon regard), mais à défaut de parler de tous les produits qu’on me donne la possibilité de découvrir via ma vie de blogueuse trendy et so hype (rires du public), j’avais quand même envie de partager mon dernier coup de cœur make up.

Oui, les mecs, vous l’aurez compris : aujourd’hui, ça parle chiffon sur GinFizz, navrée pour vous. Promis, le jour où on me fait tester la dernière Golf cabriolet gti, je penserai à vous pondre une petite note testostéronée. (Ca me fait penser qu’à l’occasion, faudra que je vous raconte comment j’ai eu mon permis. C’est pas piqué des hannetons, cette affaire !).

L’histoire du jour, en gros, c’est que L’Oréal s’est enfin décidé à sortir sa propre gamme de maquillage professionnel (à la MAC, Make up for ever et compagnie), histoire de permettre au pékin lambda (« toi + moi + nous », comme chanterait Grégoire en nous cassant les pieds) de se ravaler la façade avec du matos de compet’ à un prix légèrement moins craignos que les copains sus-cités.
gamme« Studio Secrets Professional », que ça s’appelle, ce truc. (Parce que ça dévoile, j’imagine, les secrets professionnels des maquillages de studio. Ben oui, pourquoi s’embrouiller avec un nom trop poétique, hein. Là, au moins, on sait direct de quoi on cause, merci bien et au revoir).

Du coup, pour tester la bête, on nous a invitées à aller tâter les textures et les couleurs et à se faire maquiller jolies (plus que d’habitude, j’entends) par des professionnelles chargées de nous faire découvrir les astuces des produits.
Evidemment, j’ai encore fait la capricieuse en braillant d’entrée de jeu que je ne voulais surtout pas de violet sur mes yeux verts, comme ça l’était « judicieusement » recommandé par le guide des couleurs complémentaires fourni par la marque. (C’est pénible, cette histoire. Je trouve ça moche, le violet, sur mes yeux. Ca fait Laurence Ferrari sur le retour). Et évidemment, la maquilleuse a acquiescé d’un grand sourire en se disant tout bas « ces blogueuses, elles se prennent pas pour des crottes, feraient mieux de me laisser faire mon boulot ».

N’empêche qu’au final, elle m’a réussi un très joli camaïeu de … je ne saurais trop comment décrire ça… mais c’était somptueux à regarder (et je ne dis pas ça parce que c’était mes yeux dessous, hein !). Un mélange de texture satinée et pailletée à la fois, juste ce qu’il faut pour ne pas virer boule à facettes disco night, mais pour accrocher la lumière comme il se doit. Bon point pour les ombres à paupières, donc. A part que je serai incapable de reproduire ça toute seule chez moi, mais c’est un autre chapitre.

1_baseDeux autres coups de coeur au menu : une base « lissante resurfaçante », à appliquer avant le fond de teint, en touche sur les zones d’ombres du visage, qui gomme littéralement les petits défauts. Du genre si t’as envie de te photoshoper la trombine sans passer par la case ordinateur, c’est ça qu’il faut. Produit un peu pompée sur la concurrence en parfumerie, soit, mais à un prix nettement plus frais (19 €).
Côté gloss, rien de révolutionnaire côté coloris, mais une texture laque parfaite à mon sens, ni trop gluante-collante-poissante, ni trop light, qui accroche bien les lèvres et brille juste ce qu’il faut. Petit bémol pour le parfum caramelo-chocolat trop fort pour moi.

Nickelle, donc, que cette nouvelle marque de maquillage, qui devrait sortir dans les jours à venir dans les Sephora et Monoprix de France et de Navarre.
www.lorealstudiosecrets.com

(Quoi ? Ah non, non ! Pas de photo avant/après, vous allez être jaloux de mon bronzage africain, je m’en voudrais, ensuite…).

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