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Gin Fizz
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24 novembre 2008

Elle a fait un bébé toute seule

ballons_1Malgré ce que j’ai coutume de raconter à droite à gauche, il faut croire que je suis quand même un brin superstitieuse. Je n’aime pas, par exemple, parler d’un projet auquel je m’intéresse avant d’être bien sûre et certaine que celui-ci va pouvoir aboutir. J’ai toujours cette vilaine impression que ça va me porter la poisse, et que j’aurai à rendre des comptes si jamais les événements prennent une tournure différente de celle prévue au départ.

Mais aujourd’hui, je peux bien vous le dire de façon sereine, puisque la boucle est bouclée : j’ai écrit un bouquin. Ouais. De A à Z. Et même que ça sort ces jours-ci en librairie. Tadaaaaaaam…

Pourtant, au départ, c’était pas gagné-gagné, cette affaire. Quand on m’a contactée pour me proposer d’écrire un guide sur le thème de la séduction, j’ai d’abord dit un truc du genre « Mais, mais, mais… Vous m’avez bien regardée ? Qui suis-je, moi, pour prétendre donner des conseils à toutes les filles en matière de séduction, alors que ma propre vie amoureuse fait plus de loopings que tous les ‘Grand Huit’ des foires de France réunis ? ». Là, on m’a répondu que « keep cool bébé », c’est surtout un guide « pour de rire », et qu’on voulait un bouquin humoristique et très second degré, dans le même ton que mon blog. Ah ? Dans ce cas…

J’ai donc passé tout l’été à travailler comme une petite abeille studieuse, pendant que d’autres (suivez mon regard) bullaient à qui mieux mieux sur les plages de France et de Navarre. J’en ai bavé des ronds de chapeaux parfois, je me suis maudite de m’être lancée là-dedans souvent, j’ai pesté contre tous ces gens qui glandouillaient au soleil alors que « moi, monsieur, j’ai du travail » (ouais, je me la jouais un peu, j’avoue). Et au final, voilà 180 pages remplies de mes petites mimines, expliquant à toutes les filles les mille et une façons de séduire.

Ca s’appelle « La Séduction pour les filles » (oui, c’est pas le titre qui m’a pris le plus de temps à trouver) (en même temps, il n’est pas de moi), ça fait partie d’une collection adressée… aux filles, mais même les garçons pas trop machos (ahem) peuvent trouver du plaisir à le feuilleter. Un peu à la façon de l’ancien « petit guide à l’usage des garçons… » que j’écrivais sur ce blog au temps jadis. Et, cerise sur le pudding, la couverture est dessinée par la so famous Pénélope.

P1040325Au sommaire :
* La séduction, cékoidon ?
* Avoir tout pour plaire, et savoir plaire pour tout
* Miroir, miroir, dis-moi qui est la plus belle en ce royaume ?
* Partenaire particulière cherche partenaire particulier
* A la découverte d’un nouveau monde : le sien
* Le téléphone sonne toujours deux fois (ou presque)
* Comprendre l’Homme, ce petit animal étrange et attachant
* Et ça continue encore et encore. C’est que le début, d’accord, d’accord !
* Je séduirai son père, sa mère, ses frères et ses sœurs, oh oh, ce sera le bonheur !
* And the winner is…

(Si vous surprenez dans les librairies quelqu'un de tout enmitouflé s’obstinant à mettre en valeur et à la meilleure place une grande pile de livres couleur rose bonbon, n’en déduisez pas forcément que c’est moi. … Je paye tous mes amis très cher pour faire ce « job »).

La Séduction (pour les filles), par Katia Ameur (rhoooooo)
Micro Application Editions – 9,50 €
Disponible ici, ou encore :)

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6 novembre 2008

Manies à tout prix

hamster_2Si je les écoutais, certaines personnes de mon entourage se prétendant des « amis » (mais en fait, que dalle) arriveraient presque à me faire croire que je suis cinglée et légèrement dérangée, comme nénette. Et tout ça parce que quoi ? Parce que j’ai osé leur avouer que :

Je ne supporte pas de dormir dans un lit dont la housse de couette n’est pas bien rangée dans les coins. Bah oui, désolée, mais moi, j’ai besoin de sentir que tout est bien en ordre au dessus de moi, tout comme j’aime que la couette soit bordée, au moins au pied du lit. Ca évite les courants d’air et les monstres sur les petons. (Oui, j’ai huit ans) (mais c’est bien de savoir rester jeune dans sa tête) (parfois).

Je n’aime pas les premières gorgées d’une nouvelle bouteille de Coca. Ca bulle trop et ça me picotte les yeux. A l’inverse, les dernières gouttes, quand c’est tout fade, tout raplapla et sans pétillant, j’adooooore !

Que ce soit dans un supermarché, une librairie, chez Zara ou au kiosque à journaux, je ne prends jamais le premier article qui se présente devant moi. Je vais toujours aller fouiller sous la pile ou au fond du rayon pour en prendre un intact. Intact de quoi, on ne sait pas. Mais intact. Point.

En parlant de magazine, je déteste qu’on lise un magazine que j’ai acheté avant moi, ou bien qu’on m’en fasse la lecture à haute voix. Appendre que Georges Clooney se tape Amel Bent (c’est un exemple, ne paniquez pas), ou que les collants rose fluo reviennent à la mode, c’est quand même une information qui mérite d’être lue par soi-même. Je trouve.

Je peux tout à fait emprunter la fourchette de quelqu’un d’autre sans l’avoir désinfectée avant. En revanche, une cuillère qui a déjà servi, ça me fout des haut-le-cœur. Call me « chocotte », ça m’est égal. J’assume.

Quand j’allume mon ordinateur, je respecte un rituel super précis dans l’ordre des choses à ouvrir : d’abord la messagerie boulot, puis la messagerie perso, puis la messagerie blog, puis le blog et ses commentaires, puis Netvibes, et enfin tout le reste. Si cet ordre n’est pas respecté, je suis super emmerdée pour "bosser" vu que je ne trouve pas mes fenêtres virtuelles là où elles devraient être. Et si l’une des applications vient à planter et à se fermer toute seule, c’est un drame interplanétaire. Au moins.

Si vous me filez un paquet de bonbons aux fruits, vous pouvez parier que tôt ou tard, il ne vous restera sur les bras que les bonbons à l’orange et au citron. Ceux-là, je ne les aime pas. Du coup, je bouffe vaillamment tous les autres, et une fois qu’il ne reste qu’eux, le paquet pourra rester des semaines entières sous mes yeux, il me m’intéressera plus. Oui, c’est une certaine forme de racisme, j’en conviens. Même pas peur.

Même en rentrant de soirée à 2h, 3h, 5h du matin… je me rue sur mes messageries internet et mon blog comme un poney affamé sur une carotte moisie. En revanche, pour ce qui est du démaquillage… heu… ahem. De là à dire tout de suite que je suis « droguée du net », non mais ho, permettez…

Je n’arrive pas à me brosser les dents sans rien faire d’autre en même temps. C’est nerveux, ça me stresse de rester plantée devant le lavabo le temps de soigner mes quenottes. Donc au choix, je tente vaguement de bavarder avec quelqu’un (oui, enfin… pour autant qu’on puisse articuler avec une brosse à dent et de la mousse plein la bouche), je règle mon réveil pour le lendemain, je range mes produits en bordel, voire même je le fais sous la douche, direct.

Bon, franchement… c’est pas si terrible, tout ça ? Ca ne fait quand même pas de moi une psychopathe bonne à enfermer sous clé, non ? Et vous, c’est quoi vos petits travers inavoués ? (Allez, balancez la sauce, qu’on rigole un coup).

3 novembre 2008

A la faveur de l'automne

automne_5Cette fois-ci, on y est. En plein dedans. Après un été plus que médiocre et un été indien inexistant, l’automne s’est bel est bien pointé la semaine dernière, avec son cocktail de pluie, de brume et de feuilles jaunes indispensables à toute Toussaint qui se respecte.
Automne. « Fall » en anglais. « Tomber », donc. Pas très glorieux, comme concept. Hasard ou coïncidence ? Pour éviter d’avoir le moral au ras des pâquerettes fanées, voilà un bilan de toutes les petites choses positives que nous réserve novembre, traditionnellement élu à l’unanimité mois le plus pourri de l’année. Ready to fall in love ?

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C’est à nouveau la saison des clémentines, de leur couleur pleine de pep’s et de leur odeur vitaminée.
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A nous les soirées dvd sous la couette moelleuse, sans complexe de ne pas avoir mis un orteil sous la pluie battante.

- Les vendeurs de marrons ambulants envahissent à nouveau les trottoirs. Petit plaisir gourmand saisonnier en attendant le début de la séance de ciné…
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Les collants opaques nous laissent une excuse toute trouvée pour laisser pousser notre poil aux pattes.
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« Cher Père Noël,… ». Il est grand temps de commencer sa liste de cadeaux, le compte à rebours est lancé.
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Mes quatre bouillottes vont enfin servir à autre chose qu’encombrer inutilement le tiroir de la commode.
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C’est plutôt joli, ces couleurs orangées dans les arbres.
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Aucun complexe à s’empiffrer de raclette et de chocolats chauds, on dissimulera tout ça sous les gros pulls, les manteaux et les écharpes de l’hiver.
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Le chat rentre en semi-hibernation, et fait enfin des nuits complètes, au lieu de faire la bringue de 4 à 6 du mat’.
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Ha ha, il se marre moins, mon collègue, depuis que mon manteau à capuche sert tous les jours à m’éviter de me trimballer un parapluie tout en restant au sec. Oui, ok, j’ai l’air d’un petit chaperon noir, mais tant que le loup n’y est pas…
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Les pompiers ne vont pas tarder à passer dans nos home sweet home réclamer leurs étrennes. Honnêtement, leur calendrier avec trois chatons et des pelotes de laine, je m’en fiche. Mais le gars en bel uniforme, là, rrrrrooooaaaawwwwww !
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« Puisque tu es en retard et qu’il fait quand même très froid, je t’attends au chaud chez Zara. … Oh, mais quelle jolie paire de bottines. Et à ma taille en plus ». Le hasard fait bien les choses, non ?
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A l’inverse du 1er novembre qui nous a fait la bonne blague de tomber un samedi, le 11 permet aux chanceux de s’offrir un joli pont de quatre jours. Reste à savoir où partir. Vous préférez ramasser les champignons ou cueillir les pommes, vous ?

Et sinon, c’est quoi vos recettes magiques pour traverser sans déprime cette saison tristoune ?

30 octobre 2008

Baby boom

b_b__1Hé merde. Encore une. Elle vient de m’annoncer qu’elle est enceinte. Elle aussi, à son tour. Elle, que je connais depuis plus de vingt ans, que j’ai vu grandir comme un miroir en face de moi, et qui aujourd’hui, d’un coup, grandit plus vite, ou différemment.

Cernée. Je suis cer-née. Des nouveaux nés en veux-tu en voilà, des mouflets à la pelle, des bambinos au kilo. Ils sont partout. Autour de moi, ça explose comme du popcorn. Ah ça, le repeuplement de la France n’est pas en danger, c’est moi qui vous le dis. Quand ça cause pas malaise et nausée des premiers mois, ça papote biberons et choix du prénom. Léo, Théo, Emma ou Eva ? (Je vous épargne une recherche inutile, les gars, voilà le quarté gagnant des prochains mois. De rien, c’est cadeau).

Effet d’âge, sans aucun doute. A trente ans passés, forcément, les copains-copines pensent tous les uns après les autres à pondre leur marmaille et à assurer leur digne descendance. Il en résulte d’ailleurs un bien joyeux bordel à chaque fois qu’un couple de nouveaux parents est invité à dîner ou à prendre un verre, ou bien que l’on décide vaillamment de partir en week-end ou en vacances tous ensemble.
Perso, j’hallucine quand même sur l’armada de boxon nécessité par une aussi petite chose qu’un bout de chou de quelques mois. Lots de couches, biberons et boîtes de lait, Maxi-Cosy pour la sieste, joujou qui fait de la lumière pour s’endormir, tétines, exemplaire n°4 de Sophie la girafe, poussette pas toujours pliante… heu, non mais ho ? Faudra bientôt louer un train complet pour faire un aller-retour Paris/Bordeaux accompagné d’un mioche. La blague.

Sinon, je ne sais pas qui raconte partout qu’un bébé, ça pionce tout le temps. C’est complètement faux. Mes oreilles en sont témoins : non seulement ça pionce pas tant que ça, mais en plus, ça braille. Et ça braille sec. Et en continu. Moi, ça va encore, je suis habituée au bruit permanent, avec mes tarés de voisins qui passent leur journée à s’engueuler sur fond sonore de « roue de la fortune » et autres dechavanerie (je sais, j’en ai de la chance). Mais j’en connais un ou deux qui ont souffert. « Font-ils des muselières pour Godzilla en grenouillère ? », chantait Aldebert (qui doit avoir les mêmes potes que moi, semble-t-il).



Bon. J’ai l’air de me plaindre, de râler et de critiquer, là, comme ça. (Ah ouais ?).
Mais bien tapie au fond de moi, la fibre maternelle commence malgré tout à s’éveiller lentement. Pas tout de suite, pas maintenant. Mais un jour, c’est sûr.

Faudrait juste que ma chère mère arrête de chouiner partout qu’elle veut des petits enfants pour jouer à la mamie gâteau. Parce que je la connais, celle-là. Aujourd’hui, elle se dit prête à passer ses dimanches à faire de la compote pommes-bananes au mixeur et à jouer à l’avion pour filer les cuillerées de purée, mais le jour où il me faudra une baby-sitter gratos pendant une semaine non-stop pour que j’aille prendre des coups de soleil en binôme amoureux à Saint-Barth (oui, oh… ça va, si on peut plus fantasmer, hein ?!), j’ai comme l’impression qu’elle sera beaucoup moins orientée rouleau à pâtisserie et autres lectures de Cendrillon au coucher. Bizarre, non ?

Bon, c’est pas tout ça, mais j’ai encore trois cadeaux de naissance à trouver, avec toutes ces conneries. Ah franchement, merci bien. J’essaye d’être sage et de me tenir éloignée des boutiques jusqu’à Noël (et que je ne vous entende pas glousser, hein, c’est très sérieux), mais si on me pousse à la consommation par souci du respect des coutumes, je ne réponds plus de rien. « C’est pas d’ma faute, monsieur, on m’a forcée ». Que ce soit bien clair. Vous viendrez me voir en prison ?

30 octobre 2008

Culture Bio, la beauté sur-naturelle (Article sponsorisé)

bio_2J’ai un peu honte de le dire, mais niveau écologie, je ne suis pas ce qu’on appelle une super bonne élève. En dehors de faire parfois pipi sous la douche pour économiser une chasse d’eau et de recycler tous mes shopping bags en sacs poubelle, heu, ben, heu… bon. J’ai bien quelques plantes vertes sur mon balcon, mais j’imagine que ça ne compte pas suffisamment pour compenser la déforestation ? C’est ce que je pensais…

Histoire de me faire gagner quelques bons points, Yves Rocher m’a proposé de tester quelques produits de sa dernière gamme de cosmétiques Culture Bio qui comme son nom l’indique (pfff, truc de dingue), est composée d’ingrédients végétaux bio et de parfums 100 % naturels.

 

 

 

Il était temps, me direz-vous, qu’une marque orientée nature comme Yves Rocher se mette à la green attitude, hein ? Ben je ne vous le fais pas dire. Du coup, ils ont plutôt mis le paquet : 95 % minimum d’ingrédients d’origine naturelle, pas de paraben, pas de silicone, pas de colorants de synthèse, une démarche d’éco-conception par une réduction des emballages et des étuis conçus via recyclage de chutes de bois. Mazette !

Bon, perso, Yves Rocher, au début, j’étais plus que perplexe. Pour moi, ça a toujours été la marque un peu vieillotte dont ma grand-mère feuilletait le catalogue dans son fauteuil, et me filait les échantillons de parfum que je collectionnais jusqu’à ce qu’ils périment. J’étais donc pas super objective à la base.

Mais je dois dire qu’après une petite semaine de test, je suis plutôt contente des trois produits testés. La « crème du réveil » pénètre très rapidement et laisse un fini non gras parfait pour se maquiller sans attendre. La « crème du coucher » sent divinement bon, mais j’aurais plutôt vu son odeur orangée dynamisante en crème de jour, bizarrement. Quant à l’ « huile précieuse du soir », elle est juste parfaite à appliquer, et laisse une peau de bébé rebondie. Par contre, un conseil : quelques micro-gouttes suffisent. Le lendemain du premier essai, j’avais un peu trop forcé la dose et mon oreiller ressemblait à une feuille de sopalin après absorption d’une tournée de frites. Pas malin.

En plus, ça coûte pas un bras, ces machins, pour une fois : de 15 euros la crème de jour à 22 euros le flacon d’huile (qui va donc durer des mois, vu le peu à utiliser chaque fois). Non, vraiment, chapeau Yves, c’est du bio boulot !

 

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27 octobre 2008

Et ta soeur ?

et_ta_soeurC’est énervant, à la fin, tous ces gens qui se mêlent de ce qui ne les regarde vraiment pas ou qui posent des questions au mauvais moment !

Chez Zara : « - Vous ne trouvez pas que la bleue vous va beaucoup mieux ? Et puis avec cette petite ceinture dorée, là, ce sera très joli ». (Ouais, merci. Mais en bleu, j’ai déjà trois robes et deux jupes, donc si tu le permets, je vais changer un peu. Et puis c’est pas comme si j’avais pas vu qu’il reste un stock entier à écouler dans ce coloris, alors qu’en beige, il n’y a plus que quelques tailles. C’est peut-être pas un hasard complet, non plus…)

A la pharmacie : « - Le sirop, pour toux sèche ou toux grasse ? » (Franchement, vous êtes obligé de hurler ça depuis le fond de la boutique alors que le type au comptoir d’à côté est mimi tout plein ? Et le secret médical, bordel, hein ? On en fait quoi, du secret médical ?)

Chez la boulangère : « - Et avec ceci ? » (Ben, ce sera tout. Comme depuis quatre ans que je viens chez vous tous les soirs, en fait. En vous remerciant, oui, oui, tout ça, tout ça, je sais.)

Chez les copines : « - Alors toujours pas de fiancé à nous présenter ? » (Si si, mais je le planque bien. Il est tellement beau et merveilleux que vous allez trouver vos mecs fades à côté. Or moi, je suis pour la paix des ménages, voyez ? De rien.)

Chez des copains : « - T’as un blog, toi ? Mais ça sert à quoi, un ‘blog’ ? Et le tien, il parle de quoi ? » (Ben le mien, en fait, c’est l’histoire d’une nana qui teste l’un après l’autre tous les bars de Paris pour noter leur cocktail Ginfizz et établir un classement. J’en suis à 134 établissements. C’est vraiment super, comme passe-temps, je t’assure !)

Avec Roudoudou : « - Mais t’en as pas déjà une, de jupe comme ça ? » (Non, absolument pas, je vois pas pourquoi tu dis ça. … … Et puis t’étais pas en train de regarder le foot, là, au lieu de te mêler de mes affaires ?)

Chez le dentiste : « - Et sinon, le boulot, ça marche comme vous voulez ? – ‘ui ‘a ‘arch’ ‘ien er’i ». (Il est gentil de me faire un brin de causette pendant que le plombage durcit, lui, mais avec trois instruments dans la bouche, j’ai l’air de causer hongrois, là).

Chez ma mère : « - T’es bien pâlichonne, toi. T’es sûre que tu te nourris correctement ? » (Ah ça, oui, je suis sûre ! Sûre que non, même. Mais c’est bien pour ça que je m’obstine à répéter à tout va qu’il serait peut-être temps d’inclure des vitamines et des oligo-éléments dans les tablettes de Crunch. Ca n’a l’air de frapper personne de bon sens, pourtant, qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse ?)

Dans l’ascenseur : « - Vous allez à quel étage ? » (Non mais hé ? Ca te regarde ? J’te demande si ta grand-mère fait du roller, moi ? Bon.)

25 octobre 2008

Découvrez le catalogue Celaia (Article sponsorisé)

catalogue_2Moi, je trouve qu'il y a quand même des gens qui ont du mérite. Prenez le secteur de la vente de prêt-à-porter en vente à distance par exemple. On pensait avoir fait à peu près le tour de la question, niveaux sites, avec les grands leaders qui trustent le marché, et tous les petits concurrents qui se sont réveillés dernièrement, non ? Ben non.
On me souffle dans l'oreillette à l'instant qu'une dénommée CELAIA s'est fait sa place sur le créneau depuis pas moins de trente ans. Mince alors. On a quasi le même âge et on ne se connait pas ? J'en reste les bras ballants et la bouche bée.

Trêve de blabla. Pour me remettre à niveau, les présentations ont été faites en bonne et due forme, et je suis allée faire un tour sur le site. Celui-ci est conçu de façon très classique, avec les traditionnelles rubriques "fringues", "lingerie", "accessoires" et "chaussures". Les mecs et les gamins peuvent passer leur chemin : ici, ça se joue entre nanas, et basta. Bon, en toute honnêteté, tout ça manque un peu à mon goût de dynamisme et de modernité par rapport à ce qui se fait aujourd'hui en matière de site de vente à distance, mais c'est un parti-pris complètement assumé. Et puis ne soyons pas bégueule, on a quand même droit au fond mauve, couleur hyper tendance de l'hiver, et ça, c'est quand même pas rien.

En revanche, si comme moi, les petits logos clignotants "nouvelle collection" vous agressent légèrement les rétines, sautez sur l'occasion d'obtenir gratos le catalogue prêt-à-porter complet de la collection, direct dans votre boîte aux lettres, ici. (Mais si, ça fait toujours plaisir de recevoir du courrier papier à l'ère du tout virtuel, arrêtez de mentir !).
Et au moindre coup de coeur, profitez du Bon de réduction de 15 € dès 30 € d'achat sur toute la collection Celaia, en tapant le code 8294. Hé ? 50 % de remise, c'est pas bioutifoul ? Par contre, magnez-vous, c'est valable seulement jusqu'au 31/10/08.

Je vous laisse à votre shopping, moi faut que j'arrive à trouver un moyen de m'enlever de la tête cet air étrange : "de toutes les manières, Celaia qu'on préfère..." (je sais pas d'où je tiens ça, franchement...).

Article sponsorisé

22 octobre 2008

Titre de noblesse

titre_1Ca vous arrive, parfois, d’avoir envie d’acheter un bouquin rien que parce que son titre vous plait ? Ou de vous dire l’inverse et de parler d’un film en disant « ‘tain, le gars, il s’est pas trop cassé pour lui trouver un nom, à son truc » ? C’est vrai, quoi. Autant "Orange Mécanique", ça a grave de la gueule, autant "Les Bronzés font du ski", excusez-moi, mais un cm2 aurait trouvé mieux sans se fouler les neurones (toute considération sur le film lui-même mise à part).

Pour tout vous avouer, ici même, sur ce blog, j’ai un rapport super bizarre avec les titres. Deux fois sur trois, j’écris à l’envers : je trouve d’abord un titre qui me parle, et je remplis le contenu ensuite, avec un truc qui pourrait lui coller pas trop mal. Un bout de chanson qui me plait, un nom de film, une expression légèrement détournée… hop, j’ai un titre. Ouais, je sais, ça bosse dur, quand on tient un blog. Je ne vous le fais pas dire.

Depuis le temps, j’ai une liste longue comme le bras de titres potentiels d’articles, mais sans texte pour aller avec. Super. Par exemple, « Poupée de cire, poupée de son », c’est un titre qui me plait. « Ô Capitaine, mon capitaine » aussi. Mais je n’ai absolument aucune idée de ce que je pourrais bien vous raconter là-dessus. Pour le moment. Mais je trouverai. (Pour toute suggestion brillante, écrire à la rédaction, qui transmettra).

Sinon, ce qu’on peut faire aussi, c’est que je vous colle juste mes titres, et vous me faites le contenu dans les commentaires ? Ca serait pas un concept de malade, ça, quand même ?!! Niveau interaction, web 2.0. et tout le tintouin, on se poserait là, hein ?! Et dans ce cas, je vous jure, j’vous colle un article tous les jours. Voire deux, même. Allez, soyons fous.

Bon, sinon, je vous rassure, il m’arrive parfois de « travailler » normalement, et d’écrire mon texte avant de réfléchir à mon titre. Là, n’ayons pas peur des mots, c’est le bordel. Je mets généralement autant de temps à trouver trois pauvres trucs à mettre en haut de page qu’à pondre quarante lignes de développement. Les boules.

La prochaine fois (ou pas), je vous raconterai ma façon vraiment passionnante de vous trouver des images choc pour illustrer les articles (qu’on ne vienne plus me dire après que la vie de blogueuse n’est pas captivante, hein !). Mais le www.ma-vie-mon-oeuvre.fr s’arrêtera ici pour cette fois, sinon, on va encore critiquer que je fais vraiment des billets trop longs, à juste titre (rhhhooo, joli).   

8 octobre 2008

Graisse anatomy

cellulite_3Faudrait quand même qu’on m’explique. La cellulite, ce truc merdique qu’on se coltine à peu près toutes au moins sur le haut du cuissot dès lors que la puberté frappe à la porte, c’était vraiment nécessaire ? J’veux dire… on était obligé d’en passer par là ? Non parce que soyons honnête deux minutes. Ce machin, c’est quand même à peu près aussi inutile que les poils aux pattes ou les crottes aux coins des yeux, non ?
Alors quoi ? Y a-t-il quelqu’un qui a jugé bon de venir nous gonfler (c’est bien le cas de le dire) avec des aspects tôles ondulés sur les fesses, rapport que ça lui semblait plus art déco comme ça ? Si c’est le cas, qu’on me montre le coupable, j’ai deux trois mots à lui dire. Et ça va pas être du Baudelaire, a priori.

Non, mais sérieusement. Ce-llu-lite. Rien que le mot me donne envie de vomir mon petit déj. Celui-là, et tous ses petits copains assimilés : capitons, peau d’orange, bourrelets et rétention d’eau. J’adore. So Chanel. En même temps, soyons sincères. Si on avait appelé ça « granité de peau », on aurait été capable de trouver le rendu joli et sexy, avec notre esprit tordu.

(A ce stade de mon brillant exposé, je ne peux pas m’empêcher de souligner, en passant, que chez les mâles, les petits bourrelets se nomment « poignées d’amour » et « brioche », ce qui sonne autrement plus appétissant. Faudrait voir à se poser des questions, quand même).

Toujours est-il qu’à défaut de résonner poétique, ce vilain truc a au moins l’avantage de mettre toutes les minettes dans le même panier. Ah ben là, si, je regrette. Passés trente ans, vous comme moi, Kate comme Claudia, on aura beau se tartiner la culotte de cheval (tiens, en voilà encore un qui sonne glamour) dans tous les sens, rien n’y fera. Les capitons ne capitulent pas.

Bon.
Ben, partant de ce constat navrant, moi, perso, j’ai tranché.

A partir de dorénavant et jusqu’à désormais (et ce, pour une durée indéterminée), je décrète non sans fierté que ma cellulite fait intégralement partie de ma panoplie de fille, au même titre que mes nénés, mes cheveux longs, et ma semaine de relou-attitude tous les 28 jours.

Sans rire, on a déjà suffisamment à faire avec les rides et les cheveux blancs pour ne pas se laisser emmerder la vie avec des histoires de cellules adipeuses, hein. Allez, pour fêter ça, je vais même reprendre des lasagnes. ET un dessert. Olé.

1 septembre 2008

Début de fin de soirée

fin_de_soir_e_1La meilleure partie des longs dîners entre copains qui s’éternisent pendant des heures n’est pas celle que l’on croit. Ce n’est pas le premier verre d’apéritif que l’on trinque tous ensemble, sonnant pourtant le commencement d’une soirée riche en bavardages et en saveurs salées-sucrées. Ce n’est pas non plus le grand plat collectif de lasagnes maison que l’on va se partager en faisant semblant de râler que « Sophie, elle a eu une plus grosse part que moi ». Et ce n’est toujours pas ce dessert absolument divin qui arrache des « mmm » et des « aaahhh » orgasmiques à tous les invités. (Cette théorie ne s’applique pas au super fondant chocolat servi tiède, merci d’en tenir compte).

Non, le meilleur commence juste après. Quand tout le monde a la peau du ventre bien rebondie, que les assiettes sales ont été repoussées du bout des doigt au milieu de la table, que les bougies ont fondu de moitié, et que les verres se remplissent pour la cinquième sixième beaucouptième fois parce qu’ « on va bien les finir, ces bouteilles de vin, quand même ».

Là, très souvent, désinhibées par l’alcool, enivrées par l’atmosphère complice et chaleureuse, les langues se délient. L’ambiance feutrée d’un moment passé en agréable compagnie favorise les rapprochements verbaux. Les discussions se font plus personnelles, les confidences plus nombreuses, plus intimes.

… et puis à d’autres moments, ça vire au n’importe quoi.

Du genre – strictement au hasard et sans prendre du tout mon cas personnel – grande envolée métaphysique et moultement argumentée sur « mais quel est donc le message caché que cherche à nous envoyer ce chanteur ? ». Parce que y’en a, des fois, hein, on se demande, quand même.

La dernière cogitation en date s’est d’ailleurs intéressée de très près à « Ohé ohé Capitaine abandonné », fleuron de nos années 80, et monument difficilement détrônable dans le genre « je mets des jolis mots dans ma chansonnette, mais mon truc veut dire que dalle au final ».

Le débat portait, en gros, sur l’orthographe du titre*, qui modifierait tout le sens des paroles. « Capitaine abandonné » voudrait dire que le gars est clairement mal barré sur son radeau et que son équipe de marins s’est taillée la malle. Mais « Capitaine abandonnez », là c’est un ordre (genre le chanteur se permet de ces trucs, déjà), et il demande cash au capitaine en question de lâcher l’affaire parce qu’il semblerait qu’on aille droit dans le mur sinon. (heu… ? mur ? bateau ? mmm, pas sûr.). Avouez que c’est quand même pas pareil !
Bon. Ben un détail comme ça, ça nous a tenu éveillés pendant plus d’une heure, malgré tout. ...Et je ne sais pas si je dois m’en vanter, à vrai dire.

Evidemment, le fait que l’une des phrases suivantes dans la chanson soit « laissez les sirènes au vent salé » ne nous éclaire que faiblement (et c’est peu de le dire) sur le sens philosophique de l’ensemble. Mais c’est pas grave, ça nous fera une piste de réflexion déjà toute trouvée pour la fin du prochain dîner. Chaque dossier en son temps, hein. Si tous les problèmes pouvaient se régler d’un coup, ça se saurait.

Alors ? Chez qui on dîne ce soir, pour résoudre ensemble ce fabuleux mystère ?

* Bon, là, évidemment, vous l’avez écrit sous les yeux, mais quand on se pose la question à minuit et quart à la fin d’un dîner avec quelques verres de vin dans l’estomac, la question prend un sens nouveau. (Quand je vous disais que c’est n’importe quoi, ces fins de soirées…)

21 juillet 2008

Et dans mon coeur il y a ...

Entr_eOh oh ! Avec un titre pareil, je vous vois venir, tous, là, à penser que vous allez en apprendre de belles sur mes histoires de cœur. Sauf que non. Aujourd’hui, au menu, c’est bon plan resto. Ca changera un peu des histoires de fringues, de pipi dans un flacon et de rencontres improbables dans le métro, hein ? Et puis en fait, j’ai pas d’idée de post, là-maintenant-tout-de-suite, alors vous ferez avec, ok ? Ouaiiiiiis, ok.

Près du canal Saint-Martin niche donc un joli petit resto « piège à filles » nommé Et dans mon cœur il y a… En voilà un nom bien mignon, non ? Ca méritait d’aller creuser un peu. Rendez-vous est donc pris pour un test in situ. Voyez comme je suis dévouée pour mes lecteurs, quand même.

Verdict : very good indeed ! Le cadre est cosy à souhait, un mélange de boiseries, de lustres à pampilles, de banquettes, de miroirs et de bibliothèques décoratives. Au milieu de la pièce, un petit escalier noir en colimaçon s’élève vers le premier étage, où trônent des toilettes ambiance zen.
Menu_ouvertL’accueil est souriant et chaleureux, la carte, courte mais fréquemment renouvelée, met les papilles en éveil rien qu’à la lecture, et le menu est joliment présenté sous forme de vieux livre à parcourir comme on ouvrirait un grimoire de recettes anciennes.
(Pfff, et dire que je ne suis même pas payée pour écrire du bien… ça me perdra !) (joke inside).



BibalTable_1

J’ai aimé :
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Le cadre intime et chic sans ostentation, lieu parfait pour un dîner en amoureux, ou un rendez-vous confidences entre copines.
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Les portions plutôt copieuses : gourmande comme je suis, je n’ai pas pu finir ma superbe assiette de pain perdu brioché aux fruits rouges, c’est dire !
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Le service un peu lent mais ultra souriant d’une brochette de beaux gosses, ce qui ne gâche rien. (Petit conseil de fille aux hommes : n’emmenez pas votre future conquête ici, elle risquerait de repartir avec le barman.)

J’ai moins aimé :
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La table située juste sous l’escalier pipi-room, qui absorbe toutes les bonnes odeurs après chaque passage aux toilettes (bon appétit bien sûr)
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Le fait de ne pas avoir de carafe d’eau sur la table et de devoir demander à ce qu’on nous remplisse le verre XXL prévu à cet effet. Méga frustrant.
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Les prix, qui font de cet endroit une adresse à garder sous le coude pour les bonnes occasions ou les grandes envies, mais certainement pas une cantine de quartier.

(Les photos sont pourraves, mais si j’étais bonne photographe, ça se saurait…)
(Et une chose est certaine : autant je suis super douée pour bâfrer dans les restaurants, autant je suis nulle pour donner mon avis de façon construite. Critiquer, oui. Critique gastronomique, heu… pas trop).

Et dans mon cœur il y a…
56, rue de Lancry – 75010 Paris
01.42.38.07.37
Aux alentours de 45 € par personne sans le vin.

1 juillet 2008

Pêchés capiteux. Part. 2

Début de la visite guidée ici.

mus_e_rodin_1Ouh mazette, le cadre idyllique du Musée Rodin, dans le 7ème arrondissement, s’est paré de son tapis rouge en l’honneur de notre visite. Ah on me fait signe en régie que ce n’était pas spécialement pour « nous, petits blogueurs », mais permettez-moi quand même d’en douter. Pour atteindre les jardins où aura lieu le cocktail, il faut traverser trois pièces mises en scène autour de la thématique du jour, l’anniversaire de cette vieille dame qu’est Guerlain.

La première pièce nous replonge en enfance, et nous fait pénétrer à travers un essaim de 68 abeilles-ballons dorés qui volent et flottent dans les airs. Pour un peu, on se serait cru dans une pub Miel Pops, hé. Pourquoi les abeilles ? Parce qu’elles sont le symbole des fameux flacons dorés recréant les ailes de ces insectes sur leurs parois.

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Les secondes et troisièmes salles me laissent personnellement une impression plus mitigée. (Ou alors, je suis restée une sale môme qui préfère les ballons à l’art moderne ? Mmm, possible). D’abord une mosaïque de fleurs multicolores animées en fonction des mouvements dans la pièce. … Cette phrase ne veut rien dire, ce qui prouve bien que je suis passée complètement à côté de l’interprétation artistique du truc. … Ou alors, c’est simplement parce que tous mes neurones se sont consacrés à  celui qu’on venait de  nous présenter : René Castrucci, égérie de la future campagne pour le nouveau parfum masculin et beau à tomber par terre. Mais ça m’étonnerait, je sais me tenir, quand même.

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La troisième salle présente une forêt de mots géants posés les uns sur les autres, dans un décor presque futuriste. Ici encore, désolée m’sieurs dames, mais le sens profond de la chose m’a échappé.

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Vient ensuite le cocktail apéritif, sur les pelouses du jardin baignées de soleil. Sortez les Ray Ban, rangez un instant les appareils photo, petit instant de détente mérité après cette matinée de labeur intense. (bah quoi ?)

L’heure est maintenant venue de passer à table, et d’assister à la révélation presse de la campagne du nouveau parfum masculin. Notre table de blogueurs est ravissante et met l’eau à la bouche rien qu’en la regardant. Ils ont forts, chez Guerlain, y’a pas à dire.

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Après un petit speech du DG et une intervention vidéo de Jean-Paul Goude, réalisateur du spot publicitaire de la campagne, le voile est levé sur le nouveau parfum pour homme sobrement nommé « Guerlain homme ». Vous allez me dire qu’au marketing, ils ne se sont pas trop foulés pour trouver un nom pareil. Et pourtant… Sans vouloir en dévoiler trop de la campagne à venir en septembre, le jus commercialisé nécessitait de revenir aux fondamentaux, aux racines, à quelque chose de brut, sans chercher midi à quatorze heures et partir dans un jargon poético-poétique à trois escudos. La simplicité et l’authenticité étaient de mise. Donc, « Guerlain Homme ». Basta. Je crois qu’on ne pouvait pas faire plus simple, effectivement.
La fragrance ? Fraîche et boisée à la fois, inspirée selon les créateurs par les odeurs du cocktail Mojito et ses senteurs citronnées, rehaussées de notes musquées pour affirmer le côté viril. Moi j’aime beaucoup. Et non, je n’offrirai pas mon flacon à mon mec, mon père, mon frère ou mon voisin (et puis quoi encore ?), je me le garde pour moi.

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La journée découverte s’achève autour de la table, par des discussions animées au sujet du parfum, du marketing, et du monde des blogs. Olivier Echaudemaison, le créateur star de tout le maquillage de la marque, vient d’ailleurs nous saluer d’un vibrant « ah, c’est vous les gamins d’internet ? ». Ouais, d’accord… Sourires narquois, regards croisés replongeant dans les assiettes. Après tout, perso, je veux bien être une « gamine d’internet » si ça me permet de vivre d’autres expériences comme celle-là.

Un énorme merci à toute l’équipe parfums et internet de chez Guerlain pour leur accueil, leur gentillesse et leurs petites anecdotes. Merci aussi à Buzz Paradise pour l’expérience inédite et inventive. Merci également à mes pansements Compeed sans lesquels porter des talons toute la journée n’aurait pas été envisageable.

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Les autres blogueurs présents étaient : Deedee, Caroline, Capucine, Sébastien, Brian, Romain et Cédric

23 juin 2008

La peste

pesteJe suis une teigne. De la pire espèce. De celle qui cache superbement bien son jeu.
Avec mes allures de gentille jeune fille bien sage et timide, certaines personnes me donneraient le Bon Dieu sans confession.
Je me marre.

Morceaux choisis :

A l’anniversaire d’une copine qui m’avait exaspérée par ses allusions sur la somme importante à dépenser dans un cadeau pour que « ça veuille dire quelque chose », j’ai volontairement enlevé le prix du cadeau offert et recollé dessus une étiquette bidon avec un prix fictif gonflé trois fois. Genre « ah tu voulais qu’on dépense de l’argent pour toi, hé ben voilà ! ». Manque de bol, au déballage des cadeaux, une des nanas invitées s’est ruée sur l’étiquette avant même que ma copine ne la voit, et l’a enlevée en me disant d’un air goguenard « oh la la, ça la fichait mal, quand même ». … Ouais. Tu l’as dit. Morue.

Dans une boutique de fringues, je regardais un pantalon avec interrogation. Je prends, je prends pas ? J’allais le reposer, quand une cliente vient se coller devant le même rayon, et sans même s’apercevoir que j’existe, farfouille devant moi en me collant de gros coups de coudes dans les côtes. Elle tombe en arrêt sur le même pantalon que celui que j’ai repéré, et cherche de plus belle pour trouver sa taille. Sans succès. Elle finit donc par brailler à l’autre bout de la boutique pour appeler la vendeuse : « ce pantalon rayé, je le veux en 38, il en reste ? ». Oui, il en reste. Un seul. Mais il est dans mes mains. Inutile de préciser que même si je ne l’ai pas acheté, je suis allé le planquer à l’auuuuuutre bout de la boutique, au rayon des jogging, derrière le plus reculé des portants, là où personne ne le trouvera sauf à la veille de l’inventaire pour les soldes. Fallait pas me chercher des noises, aussi.

Quand j’étais petite, comme beaucoup de gamins, j’aimais jouer avec les escargots dans le jardin. Sauf que pour moi, jouer, ça voulait dire prendre une petite branche et touiller à l’intérieur de la coquille jusqu’à ce que ça fasse du jus. Avec un bruit de "schlllllurrrrrrppppssss" en plus. Brigitte Bardot, si tu me lis, sache que j’ai grandi, depuis. Mais je ne mange toujours pas les escargots.

En cours de chimie, quand les expériences devenaient un peu casse-bonbon à réaliser, j’avais pris l’habitude, avec quelques copains, de me coller quelques gouttes de Baume du tigre sous les yeux pour me faire pleurer sans effort. Dans un grand jeu de comédie très travaillé, il suffisait ensuite de chouiner devant la prof en disant « Madame, je crois qu’on a mal fait le dosage des produits, ça pique vraiment les yeux là, est-ce qu’on peut sortir prendre l’air ? ». La prof affolée nous envoyait direct à l’infirmerie, et on pouvait glander le reste du cours au café du coin, les yeux rouges certes, mais sans crainte pour l’absence injustifiée. … Oui, bon, évidemment, j’ai eu 07/20 en physique-chimie toute l’année. Mais c’était une autre façon de faire des expériences.

Il y a quelques mois, dans le métro, alors que je bouquinais tranquillement, une horde de touristes s’engouffre soudain dans le wagon et monopolise tout l’espace vital. Ca gueule, ça rigole fort, ça s’interpelle d’un bout à l’autre du wagon, ça fout ses pieds sur les sièges (ben vas-y, fais comme chez ta mémé tant que t’y es), et manifestement, ça ne sait pas trop bien où ça doit descendre. Deux d’entre eux me demandent finalement leur chemin en me montrant un plan de métro. Bon. J’aurais pu leur indiquer la route opposée, mais franchement, vous me prenez pour qui ? C’était trop grillé d’avance. J’ai donc préféré les envoyer dans la bonne direction, mais en leur faisant faire un maxi détour et un énorme changement (à Châtelet-les-Halles, pour ceux qui connaissent). Avec toutes leurs valises et leurs sacs de voyage. Qui pesaient cinquante kilos. Et bon vent, surtout.


« Ouh la vilaine », êtes-vous en train de vous dire. Hé ho. Comme si j’étais la seule à jouer à la petite peste de temps à autre, hein. Allez, en toute sincérité, de vous à moi, c’était quand votre dernier petit craquage teigneux ? (Promis, ça restera entre nous).

9 juin 2008

Stop, in the name of mode

stop_2La semaine dernière, je fouillais dans l’armoire des filles pour en extirper les erreurs de style que la mode d’été risquait de nous faire commettre. Messieurs, soyez sans crainte, vous ne serez pas épargnés, votre heure est venue. Jouez hautbois, résonnez musettes, voici la liste des mochetés que vous serez bien mignons de me bazarder fissa de votre collection de fringues si vous voulez qu’on continue à se parler, vous et moi. Nan parce que bon, je veux bien être gentille et fermer les yeux sur certaines choses, mais y’a des limites à tout, quand même.

chemise___fleurs_2La chemise à fleurs : A moins de vous rendre à un bal masqué (ohé ohé) et avoir pour objectif de vous déguiser en Carlos (paix à son âme), la chemise à fleurs doit rester à l’endroit qui lui est le plus profitable, à savoir, le magasin de fringues ringardes de toute station balnéaire over-touristique. Si l’erreur a déjà été commise, on n’enfonce pas le clou plus que de raison, et on laisse cette délicate petite chose au fond du placard, tout au fond, jusqu’à ce qu’on ait oublié qu’elle existait. Messieurs, je me dois d’être bien claire sur ce point : la chemise à fleurs, en 2008, c’est un truc qui relève du juridique. De très lourdes sanctions sont prévues au code pénal de la mode pour quiconque oserait agresser les passants avec de tels imprimés fautifs. Non mais c’est vrai, ça. Qu’est-ce qui te prend, doudou, dis-donc ?

birkenstockLes Birkenstocks : Non, c’est non. Point barre. Vous avez vu la tronche que ça a ? Vous avez vu la dégaine que ça vous fait ? Faut-il que je développe ? Bien. Sujet suivant.

chemise_manches_courtesLa chemisette à manches courtes : Dans le genre petit-cadre-moyen-habillé-pour-l’été, la chemisette à manches courtes est ce qui se fait de pire, sachez-le. Déjà que vous n’êtes pas bien gâtés, à devoir vous habiller en costard cinq jours sur sept, mais s’il faut en plus massacrer le tout avec ces petites chemisettes de premier de la classe, l’avenir fashionistique de la France est foutu, je vous le dis tout net. Donc merci, mais on garde les manches longues. Eventuellement, pour faire rock, on va bosser en t-shirt sous sa veste le vendredi. Là, les manches courtes sont permises. Qu'est-ce que j'entends ? « Vous avez trop chaud en chemise classique ? ». Ah mais alors là, j’en ai rien à secouer. D’une, à ce rythme-là, bientôt, vous allez demander à venir bosser en bermuda pour ne pas avoir trop chaud aux jambes. Et de deux, est-ce que nous, on se plaint du froid quand on doit sortir en tailleur-jupe en plein décembre ? Non. C’est bien ce qui me semblait. Donc soit vous faites une pétition couillue auprès de BigBoss pour réclamer la clim au bureau (Ca marche très bien. Perso, je bosse toujours en doudoune devant l’ordi alors qu’il fait 30 degrés dehors. J’adore la clim !), soit vous assumez le risque du look « enfant d’honneur au mariage de tata Gisèle ». Mais qu’on ne vienne pas chouiner dans mes jupes quand aucun client ne vous confiera son contrat. Vous saurez à quoi ça tient.

banane_1La banane : oui, alors franchement, c’est bien gentil de critiquer les gonzesses et le bordel de leur sac à main, mais si c’est pour nous ressortir ce truc immonde des années 80’s pour y ranger votre bordel à vous dès que la veste de costard et ses poches XXL ne sont plus là pour vous venir en aide, merci mais au secours, quoi. Non, sérieusement les gars, vous ne pouvez pas nous faire ce coup-là. Donc hop, on allège. Les papiers d’identité, une carte bleue et le portable. Basta. Au mieux, vous pouvez toujours faire les yeux doux à votre belle pour qu’elle garde votre porte-feuille dans son sac (mais elle aura le droit de vous envoyer bouler sévère, rapport à toutes les fois où vous avez gueulé que son sac était trop lourd). Au pire, vous vous passerez quelques heures de votre super portable 3G ‘blou-touss’, c’est pas la mer à boire. De toute façon, mes chéris, l’Iphone ou le BlackBerry dernier cri, c’est totally incompatible avec la banane. Y’a des choses avec lesquelles faut pas déconner, je veux dire…

eddie_barclayLe total look blanc : Non mais sérieusement ? Vous vous croyez dans les Cyclades, là, peut-être ? Ou sur un terrain de pelote basque ? A moins de faire partie de la génération Eddie Barclay et de vous taper un trip revival « soirées white à Saint-Trop’ », le total look blanc, c’est niet. N’est pas Henri Salvador qui veut. Maintenant, évidemment, si vous voulez ressembler à un vieux beauf de soixante berges taquinant la minette aux terrasses de café, on peut en rediscuter.


Crédit photos : La Redoute, Getty images, RTL.fr

4 juin 2008

Pièges à fille, joujoux extra

pi_ge_2Claire Chazal s’est bien gardée de faire l’ouverture de son journal de 20h là-dessus, mais il faut quand même que je vous en touche un mot : avec le beau temps qui revient (si si il faut y croire), nos penderies d’été regorgent de maléfices en tout genre qu’on se doit à tout prix d’éviter pour garder un semblant de style.
Passage en revue des pièges à filles et autres joujoux extra qui font crac-boum-hue, mais plutôt dans le mauvais sens du terme. (Ou : Conseils de mode d’une pas modasse du tout).


bermudaLe bermuda : Au risque d’en choquer certaines et d’en décevoir d’autres, je suis au regret de vous le dire un peu frontalement : tout le monde ne peut pas se permettre le bermuda. Point. Voilà, vous pouvez pleurer. Non, mais sans déconner, on frôlait déjà les limites de la catastrophe chez plusieurs avec le short (là aussi, very risky, le short) mais celui-ci avait au moins l’avantage d’afficher clairement la couleur. « J’assume mes gambettes, je les montre de haut en bas, et si t’es pas content, c’est kif-kif bourricot ». Avec le bermuda, vous affichez plutôt la carte « j’ai envie de montrer mes jambes, mais en fait, je sais pas trop, attends, fais voir, jusqu’au genou peut-être, chuis pas sûre de mon coup quand même… ». Un peu de nerfs, mes jolies. On tranche, on choisit son camp : court ou long. Le middle, on laisse ça aux scouts, merci. Sans compter que deux fois sur trois, le bermuda a l’art de vous saucissonner la silhouette en deux de façon plutôt mochingue. Faites vos jeux, rien ne va plus.

compens_esLes compensées : Chaussures-reines de cet été, encore faudrait-il qu’elles n’aient pas été pensées connement, si vous me passez ce somptueux jeu de mot. A voir le nombre d’horreurs à plateforme qui arpente les rues depuis quelques temps, c’est à se demander si Loana n’est pas derrière tout ça, en loucedé. Le secret : choisir de la compensée ultra simple et classique. Terminées les fantaisies jaunes et oranges, finies les fanfreluches en pompons ou en fleurs brodées sur le dessus. Par pitié, si vous vous obstinez à penser compensées, allez au plus sobre. Nos yeux vous diront merci.

bustierLe bustier : Non mais qui m’a foutu une invention pareille, honnêtement ? Autant sortir en serviette de bain enroulée autour de la taille dans la rue, l’effet d’être quasi à poil sera le même. Parce qu’il faut bien se rendre à l’évidence, ce truc ne tient pas en place un quart de seconde. Qu’on ait les seins format Smarties de Jane Birkin, et la chose n’a même pas de quoi s’accrocher. Qu’on ait du monde au balcon façon Samantha Fox, et l’effet « je laisse mes mamelles prendre l’air » n’est jamais très loin. Qu’on ait une poitrine de taille normale (mais là encore, qu’est-ce que la norme ?) et le truc a de fortes chances de vous finir en ceinture avant la fin de la journée. A moins que vous ne restiez les bras collés au corps en marchant, histoire de ne pas faire bouger l’ensemble ? Super. Quant aux bretelles de soutifs invisibles (soi-disant) qui assurent le maintien des roploplos même sous le bazar, zappez-moi ça tout de suite, vous serez gentilles. Si vous assumez le bustier, vous assumez aussi les risques. Mais ne venez pas chouiner quand votre collègue Robert de la compta vous dira d’un air malicieux qu’on en aperçoit un bout, justement, de vos roberts.

mulesLes mules : Si parfois dans la rue vous entendez derrière vous un bruit étrange ressemblant étrangement à un truc qui fait "tic splof tic splof tic splof", ne cherchez plus : vous êtes en présence d’une nana perchée sur des mules à talons. Le bruit du talon sur le trottoir, on connaît tous par cœur, on y trouve même parfois un semblant de féminité. Mais quand vient s’y ajouter à chaque pas le splof sonore du choc moite entre la semelle et le pied, la féminité, elle fout le camp vite fait, croyez-moi. Et puis vous avez déjà essayé de courir après le bus en mules, vous ? Sans jouer le remake de Cendrillon, je veux dire ? Bon. Au risque de paraître rabat-oije, les mules c’est très joli, mais uniquement pour passer de la maison à la plage ou de la plage à la piscine. D’un pas langoureux, lascif et ultra glamour. Sur le bitume des villes, là où le stress est roi, gardez vos Rangers, c’est plus sûr.

bagueLes bagues : Ce n’est un secret pour personne, l’été fait fondre les glaces et gonfler les doigts. On aurait préféré l’inverse, mais personne ne nous a demandé notre avis, donc on fera avec, et puis c’est tout. Pour éviter cependant d’avoir les mains qui ressemblent à une pub Knacki Herta passé 14h, on évite soigneusement d’enfiler bagues et alliance au petit matin. Oui, je sais, c’est joli à 8h, quand on sort de la douche, fraîche, parfumée, toute pimpante de maquillage. Mais qui c’est qui viendra chialer en triturant les petites saucisses boursouflées qui lui servent de doigts, quand il faudra enlever les dites bagues pour ses laver les mains avant de déjeuner, et « qu’en plus, avec la moiteur, j’y arrive pas, ça glisse ». Donc non. Pas de bague. Un point c’est tout.

Messieurs, ne ricanez pas bêtement dans votre coin. La semaine prochaine, c’est votre tour. Ah ça, va y avoir du tri dans les penderies, c’est moi qui vous le dis !

Crédit photos : La Redoute.

29 mai 2006

Petit manuel à l’usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles – Chapitre 2

 

Les filles et le foot

 

 

Foot_1A quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du Monde de Football, je pense qu’il est de mon devoir, jeune homme, de t’enseigner quelques bases en ce qui concerne l’étrange relation qui existe entre les filles et le foot. A première vue, c’est une relation que toi, garçon, tu as bien du mal à comprendre. Et c’est pourquoi j’accepte de te servir de guide ici.

En théorie, quand on schématise, on dit que les garçons aiment le foot et que les filles détestent ça. En pratique, c’est vrai aussi. La plupart des femmes trouvent assez ahurissant de s’emballer à propos de vingt-deux couillons qui courent dans tous les sens après un ballon rond.
Bon, je te l’accorde, certains membres de la gent féminine s’attachent à pratiquer "l’exception qui confirme la règle" et te soutiendront le contraire. Ne les contredis pas, ça pourrait les vexer. Mais note bien sur un post-it que ce qu’elles disent aimer dans le foot n’est pas forcément ce que toi tu y trouves attirant. Tu ne vois pas où je veux en venir ? C’est simple. Pour toi, le foot représente par exemple l’esprit d’équipe, la performance, le dépassement de soi, la cohésion dans l’unité tactique, blablabla. Toutes ces grandes valeurs qui font bien dans la bouche d’un joueur interviewé à la fin d’un match difficile. C’est beau. C’est noble.

Pour une fille, ce qu’il y a de bien dans le foot, c’est au choix : les fesses rebondies de Thierry Henry, la bouille craquante de Robert Pirès, l’humilité de Zizou, les larmes d’émotion de toute une équipe de gaillards musclés après la victoire, les échanges de maillots trempés de sueur dévoilant des torses virils aux abdos en plaque de choco…
Ah tu es déçu ? Tu pensais qu’une fille regardait le foot "pour la beauté du jeu", tout bêtement ? Je suis désolée de briser tes illusions, jeune homme. Mais il fallait que tu voies la vérité en face. Je sais, c’est dur, ça fait mal. Un peu le même effet que le jour où nous, les filles, on a compris que les garçons ne feuillettent pas les catalogues de lingerie pour trouver des idées de cadeaux à nous offrir, mais bel et bien pour reluquer.

Enfin bref, mis à part ces quelques personnes qui disent aimer le foot, la grande majorité des filles n’en a strictement rien à faire, pour tout t’avouer. Ce qui nous fascine, en revanche, c’est l’attitude que toi et les tiens pouvez adopter face à un match. Pour nous rendre la situation plus agréable, voici quelques travaux pratiques pour t’entraîner à marquer des points.

Exercices pratiques
Difficulté ** : On dit souvent que, à l’inverse des femmes, les hommes ne savent pas faire plusieurs choses en même temps. Or, bizarrement, lorsque toi, jeune homme, tu regardes un match de foot, tu es également capable de : boire une bière, manger des chips, mettre des miettes partout, t’essuyer les mains grasses sur ton jean, bondir du canapé en hurlant des insultes contre l’arbitre, commenter les actions sur le terrain, répondre à ton téléphone portable (sauf si c’est ta mère). Ma conclusion est donc simple : quand tu veux, tu peux faire plusieurs choses à la fois. Alors s’il te plait, prouve-le moi dans d’autres contextes.

Difficulté **** : Pour l’amour du ciel, je t’en supplie, je t’en conjure : arrête de tenter de m’expliquer les règles du jeu. Surtout si je ne t’ai rien demandé. Parce que ça veut dire que je m’en fous. Oui, je m’en fous, de ce qu’est un hors-jeu ou un penalty. Ca ne m’intéresse pas de savoir que Domenech a foiré sa sélection, que c’est dégueulasse que Anelka ne joue pas, et que les techniques de jeu sont mal choisies, compte tenu du dernier résultat de l’équipe au quart de finale de la Coupe de je-ne-sais-trop-quoi. Je sais que ça te semble difficile, parce que tu as à cœur de me montrer que tu maîtrises fort bien le sujet, même (et surtout) si c’est seulement depuis le fond de ton canapé. Mais dis-toi bien que si tu te tais à ce sujet, c’est mieux pour tout le monde. Si, si !

Difficulté ******* : Si tu veux réellement éblouir une fille, voici une petite phrase qui a l’air toute innocente, mais qui marche à tous les coups : "Tu préfères que j’enregistre le match pour plus tard et qu’on se regarde Desperate Housewives sur la 6 ?". Je te laisse seul juge de la réaction. Tu m’en diras des nouvelles.

 

20 août 2007

Retour à Cold City

retour_6Hé ben voilà, je crois qu’on y est, là, hein. Rentrée des classes, nouveau cartable, achat de cahier-grand-format-petits-carreaux-à-spirale et tout le bataclan. Et température hivernale en cadeau bonux.

Ô joie…

Bon, qu’on ne se méprenne pas, les gars. Je suis très contente de vous retrouver, mais franchement, je serais bien restée un poil plus longtemps sur ma plage crétoise à regarder mes marques de bronzage s’intensifier.
« Ah oui, c’était comment, la Crète, alors ? » me demandez-vous ? Rhhhaaaaa, c’était topissimo. Mer turquoise, collines d’oliviers à perte de vue, figuiers généreux, soleil de plomb, et huile d’olive fruitée à tous les repas. Un concentré de bonheur.

Seul bémol : l’overdose de sirtaki en ambiance sonore. Les découvertes musicales locales, c’est comme la gastronomie du coin, ça se découvre avec bonne humeur les premiers jours, mais y’a un moment où on arrive à saturation. Et l’impression étrange de vivre en permanence dans une pub géante pour la fêta Salakis, ça va bien deux secondes, à vrai dire.

Sinon, je ne sais pas ce qui m’a pris, mais j’ai absolument tenu à m’essayer à la planche à voile durant ces vacances. Ouais, c’est bon, vous pouvez rigoler, y’a de quoi. Avec mon sens de l’équilibre plutôt conceptuel et mes petits biceps de poule anémique, c’était pas gagné dès le départ. ... Et à l’arrivée non plus, faut bien dire ce qui est.
Vous avez déjà essayé de faire joujou avec une voile par grand vent. Moi non. Ce n’est qu’après m’être mangé quatre ou cinq fois le truc dans les dents et avoir manqué de m’envoler que j’ai pigé comment positionner la voile et me déplacer avec sur la plage. Démarche très élégante dite du ‘crabe tonkinois’. Le must pour faire ressortir tout son sex-appeal, j’vous dis pas.
Sur l’eau, pas mieux. J’ai très clairement passé plus de temps aplatie comme un fax sur ma planche que debout, vaillante face au vent. Le Nikos local qui m’a servi de moniteur était au bord du gouffre, devant tant de témérité. Je crois qu’il a filé sa dem’ à la fin de la semaine.

Mais faut pas croire, j’ai rapporté un paquet de souvenirs : une superbe collection de bleus et écorchures en tous genre, qui me défigurent les jambes sur toute la longueur, et des ampoules plein les paluches. Non, vraiment, y’a pas à dire, c’est un sport trop glamour, la planche à voile. La prochaine fois, je m’initierai au croquet, ce sera moins dangereux.

Du coup, je n’ai plus aucun intérêt à faire la crâneuse parisienne toute dorée et reposée, avec mon bronzage tacheté de cicatrices. En même temps, avec ce temps merdique digne d’un mois de novembre, je me voyais assez mal arborer le look cagole en mini-jupe et débardeur à bretelles dès la descente de l’avion. Remarquez, si le soleil avait été au rendez-vous (genre au hasard, si on avait été en août), ben j’aurais juste eu l’air d’une cagole qui serait passée dans une moissonneuse-batteuse. Sexxxxxyyyyyy…

Non, en fait, c’est mieux qu’il fasse un temps pourri. Vraiment.

10 septembre 2007

Jeune demoiselle recherche un mec mortel

annonce_3Dans la famille « nana relou qui sait jamais ce qu’elle veut », je suis ce qu’on appelle une bonne pioche. Du genre, par exemple, à faire des pieds et des mains pour retrouver un type pourtant méchamment éconduit lors de la première rencontre.

J’te raconte, public ? Allez, j’te raconte.

Soirée d’entreprise de mon amie J, un soir de septembre 2002. (J. bossait alors dans une grande radio d’information, que la décence m’empêche ici de nommer, mais si t’es pas trop neu-neu, tu trouves fastoche). La fête bat son plein, la musique est naze à souhait, les petits fours ne sont pas dégueu et le champagne coule à flots. Bonne ambiance, donc.
Vers deux heures du matin, la salle s’est vidée de moitié, les gens commençant à montrer leurs limites en « gestion d’open-bar », et je vais m’asseoir à l’écart pour faire une petite pause. Là, sorti de nulle part, un beau brun au sourire à fossettes s’approche et s’installe à côté de moi. Il finit par entamer la conversation gentiment. Soudain, en moi, quelque chose fait pschiiiiit : monsieur s’appelle Jérôme, est beau comme un camion volé, a un sourire qui me fait fondre, une façon de parler douce mais posée, et des manières de gentleman.
A ce stade de l'histoire, tu te dis « c’est bon, elle a décroché le cocotier, chabadabada, love is in the air, ils vécurent heureux et gna gna gna ».

Sauf que non.

Sans trop savoir pourquoi, alors que les premiers petits papillons dans le bidou se font ressentir, je me vois me transformer progressivement en mégère hargneuse, prête à mordre et à sortir les griffes à la première tentative de draguouillage trop prononcé.
Jérôme encaisse les piques et les vannes avec sourire et humour, et ne lâche pas prise. Il me  propose de me laisser son numéro, je le rembarre d’un « pour quoi faire, franchement ? », mais il tient bon. Tenace, le mec.
Jusqu’au moment où, quand même, découragé par mon attitude hautaine et méprisante de Miss Alaska 1992 (et peut-être aussi saoulé par les gloussements de mes copines qui ne perdent rien de la scène, quelques chaises plus loin), ‘Gueule d’amour’ se lève, me claque doucement la bise et s’en va rejoindre ses potes pour quitter les lieux.

Hé merde…
Intérieurement, je me maudis, me traite de tous les noms et me flagelle mentalement avec un bouquet d’orties fraîches. Y’a pas à dire, je sais être très conne, parfois.

Les jours passent, et cette vieille impression d’avoir peut-être laissé passer quelque chose persiste. Il faut à tout prix que je retrouve ce mec, c’est une question de vie ou de mort. Au moins.

Dans un premier temps, on épluche consciencieusement avec J. le listing des invités à la soirée, récupérée à grands renforts de bobards honteux auprès du service communication de la fameuse radio. Seulement, sur plus de 800 invités, autant vous dire que des Jérôme, y’en a un peu à la pelle. Ce con, il pouvait pas s’appeler Roméo ou Jean-Eudes, non ? Aucune piste de ce côté, donc.

Après avoir harcelé toutes les personnes présentes à la soirée avec la fiche signalétique du beau gosse (« Jérôme, un grand brun, sourire aux fossettes ? Nan, tu vois pas ? T’es sûr ? Bon, tu sers à rien, dégage… »), une évidence s’impose : il ne reste que la solution ‘petites annonces de Libé’.

Je m’attelle donc à la tâche, et finis par pondre quatre lignes d’annonce rassemblant les maigres éléments dont je dispose pour le faire identifier, suivies d’une adresse mail : regrette_le_zef [at] xxx.fr.

Et puis j’attends.
Et puis rien.

Le premier jour de parution, mon annonce est lue à l’antenne par le journaliste en charge de la ‘revue de presse’, et J. m’informe que quelqu’un en a fait un agrandissement et l’a placardée sur le tableau d’affichage de la salle de conférence de la radio.

Mais dans ma boîte mail, c’est toujours le désert de Gobi.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais avec moi, c’est comme avec Paic Citron : quand y’en a plus, y’en a encore.

Parce que figure-toi, lecteur suspendu à ces lignes pleines de suspense insoutenable, que j’ai recroisé ce garçon quelques mois plus tard, par le plus grand des hasards, dans une soirée branchouille parisienne. Ou plus exactement, c’est l’une de mes copines qui lui a foncé dessus en braillant comme une vache « bah Jérôme, tu lis jamais les journaux ? ». Comment faire fuir la proie, chapitre un.

On finit quand même par se retrouver dans les escaliers, à patauger copieusement pour trouver un sujet de conversation. Il dit ‘se souvenir vaguement de moi’, je range ma dignité et mon orgueil dans mon sac à main, on baragouine deux trois trucs en rapport avec son boulot, et il me file son numéro de tél avant de rejoindre sa clique.

Je contemple sa carte de visite, perplexe. "Mon" Jérôme est toujours aussi craquant physiquement, mais je viens de me rendre compte qu’il a une voix de canard castré. Le mythe s’effondre.

Soucieuse de rétablir mon honneur, je l’appelle néanmoins deux jours plus tard avec l’idée de lui raconter cette fine allusion à la lecture des journaux. En vrai, je veux surtout faire un test : cette histoire de voix me turlupine au plus haut point.

Hé ben paf. Répondeur. Même pas personnalisé. « Vous êtes bien au 06 XX XX, … ». Pour le test, on repassera, donc. Je laisse quand même un message vaseux avec quelques mots clés, du genre « explications », « petites annonces », « regrets », « rappelle-moi ».

Bon. Soit le mec n’a pas suffisamment d’ego pour avoir le fin mot de cette sombre histoire dont il est le héros malgré lui, soit il a grave flippé devant le troupeau de greluches qui a traversé toute la salle de la soirée pour lui parler de Libération et de ses petites annonces. La seconde possibilité est très envisageable, à mon sens. Toujours est-il que je n’ai jamais eu de nouvelles de sa part.

Pour clore le truc en beauté (parce que merde, quand même, après tout ce jeu de piste…), j’ai juste fini par envoyer un sms disant « Un vent pour un vent. OK, c’est de bonne guerre. Mais c’est dommage… ».

Noir.

Rideau.

Fin de l’acte.

... Bon, au moins, ça me fait un truc marrant à raconter dans les dîners, maintenant.

8 mai 2008

(Petite) tenue de soirée

bas_noirsBon, les gens, je ne vous le cache pas, l’heure est grave. Tout le monde s’est barré en week-end prolongé, les enfants sont en vacances chez Mamie, la corvée de courses et de ménage a été faite samedi dernier, et voilà encore cinq jours entièrement libres à venir (pour les plus chanceux), avec humeur au beau fixe pour cause de soleil enfin revenu.

Alors maintenant qu’on est entre nous, ce serait peut-être bien le moment d’en profiter pour faire grimper la température de quelques degrés en causant bagatelle, non ?

 

Pour la bonne cause, je me suis dévouée pour vous (et franchement, ça n’a pas été facile, si vous saviez), et je suis allée jeter un œil sur SexyAvenue, à la recherche de deux trois bricoles amusantes pour vous faire passer une petite soirée olé-olé.

 

C’est bon, tout le monde est prêt ? On débranche le téléphone, on éteint la téloche, on ferme les rideaux, on jette les fringues en boule sur le lit, c’est partiiiiiiiiiiii, roulez-roulez petits bolides, pour les amateurs de sensations fortes, ce soir au village, c’est soirée fever.

 

Pour commencer, atelier peinture. Oui, comme à l’école primaire. Sauf que là, vous avez le droit de déborder par-dessus les traits, la maîtresse ne viendra pas vous engueuler.

Naaaaaan, j’en vois déjà qui sortent les feuilles blanches et les pinceaux. Z’avez rien pigé au concept de la soirée, les gars, ou quoi ? On a parlé de sexy, de préliminaires et de hot hot hot, il me semble. Alors les grandes vocations à la Van Gogh, vous êtes mignons, mais vous vous gardez ça sous le coude pour un jour où l’un de vous deux aura la migraine, ok ?

 

Aujourd’hui, le terrain de jeu, c’est votre body. Rien que ça. Et la peinture, elle est rouge, et elle est à la fraise. Carrément, quoi.


« Savourez sa couleur, son odeur, et son goût », qu’ils disent sur le site. Pour l’odeur et le goût, on voit à peu près ce que ça peut donner ("fraise", globalement, ça reste assez fastoche à imaginer). Pour la couleur, en revanche, j’anticipe les doutes de certains. Pas très glops de déguiser son amant en écrevisse coup-de-soleillée, allez-vous me dire.
Certes. Mais en même temps, si c’était bleu, ça faisait Schtroumpf. Si c’était vert, ça faisait Hulk. Si c’était jaune, ça faisait œuf Kinder. Donc rouge. Faut savoir ce qu’on veut, à un moment donné, hein.

 

Une fois les peinturlurades terminées (et non, on ne fait pas ses empreintes de main sur les murs blancs, vous avez quatre ans ou quoi ?), direction la baignoire pour se rincer en beauté et en ‘sènsoualité’.

Dans l’eau du bain, glissez quelques perles pétillantes, chauffantes et relaxantes. Ah on a quand même bien mérité quelques instants de détente après tous les efforts artistiques qu’on vient de faire, non ?
L’avantage de ces petites perles, c’est qu’en plus de nettoyer « en douceur » (oui, c’est sûr qu’en mettant « effet karcher » c’était moins vendeur), elles colorent l’eau du bain et sentent bon les fruits exotiques.

 

Hein ? Quoi ? Mélange ‘fraises’ + ‘fruits exotiques’ écoeurant ? Oui bon attendez, là, on nous rabâche depuis des semaines « cinq fruits et légumes par jour ». Bon, ben moi j’essaye de rendre service, rien de plus.

 

A ce stade de la soirée, propres, détendus, et petite tenue, et fleurant bon la salade de fruits-jolie-jolie, il est temps de se glisser sous les draps pour entamer les choses sérieuses. Ah mais pas comme ça, directement, ho, vous vous croyez où ? Ce soir, on JOUE, on a dit.

Vous vous souvenez des dominos ? Ce jeu chiant à mourir qui nous occupait des heures entières en colo de vacances ? M’est avis que vous allez retrouver le goût du divertissement avec cette nouvelle version hot plus que renversante. Tadaaaam, sous vos yeux ébahis, en exclusivité pour vous, le kamasutra domino, pour vous servir m’sieurs-dames.

 

Et ça, c’est juste pour lancer la partie, évidemment…

 

Le reste de la nuit vous appartient, à vous et à votre imagination.
Moi je m’éclipse sur la pointe des pieds, et je referme la porte en sortant…

 

 

Article sponsorisé (pour notre plus grand plaisir).

 

4 mai 2008

Say it ain't so Joe

indien_3C’est fou la façon dont les souvenirs d’enfance peuvent marquer certaines personnes, et glisser comme les gouttes d’eau le long d’un k-way sur d’autres.

L’autre jour, je racontais à mon frère à quel point un mec de mon cours de salsa me fichait la trouille, parce qu’il était, en beaucoup plus petit heureusement, le sosie exact de Joe l’Indien, dans le dessin animé « Tom Sawyer ». Joe l’Indien le bad guy, celui que tout le monde craint au village, le type mystérieux par excellence, avec ses cheveux mi-longs et son regard noir impénétrable. Le mec qui, soyons clairs, a peuplé la plupart de mes cauchemars d’enfance, se partageant le podium avec Docteur Gang (le mec dont on voit juste les mains gantées dans « Inspecteur Gadget ») et Casimir (oui, bon, ca va, j’aimais pas Casimir, sa tronche de cake et sa voix de débile, on ne va pas en faire une dissert’ non plus, ok ?).

Hé ben croyez-le ou non, mon frère n’a absolument aucun souvenir de ce pauvre mec qui terrorisait tout le monde quand on était gosse.
Gnéééé ? Alors là, non, je ne suis pas d’accord du tout. Non mais qu’est-ce que c’est que cette injustice flagrante ? D’un coté, certains ont cauchemardé toutes les nuits et se souviennent encore de cette douloureuse période vingt ans après (non, j’en fais pas des caisses…), et de l’autre, certains pioncent peinards et ont même zappé la tronche de cet odieux bonhomme ?

Qu’à cela ne tienne, nous voilà donc partis en quête de la photo de ce Joe, histoire de rafraîchir la mémoire du frangin alzheimerizé.

Aaaaaaaah, vous pensez bêtement comme moi que ce serait facile. Un petit coup de google et hop, l’affaire est dans le sac. Sauf que non. Il nous aura fallu quarante-cinq minutes de recherches sur internet, pour finir par remettre la main sur une image de cet emmerdeur de Joe l’Indien, qui même vingt ans après, continue donc à venir me casser les bonbons à sa façon. Ah non mais on aura tout vu.

Et pourtant, on en a épluchée, de la page tom-sawyeresque. Bon, évidemment, on ne s’est pas non plus retapé tous les épisodes un par un pour faire des captures d’écran (ouais, parce qu’on a quand même d’autres trucs à faire, dans la vie, sinon). Mais on s’est farci le générique en image deux ou trois fois, histoire d’être sûr que le coupable n’apparaît pas dedans. La réponse est non.

En revanche, je vous rappelle juste pour mémoire cette phrase increvable qui me fait encore beaucoup rire aujourd’hui : « Tom Sawyer, c’est l’Amérique, le symbole de la liberté […] Il n’a peur de rien, c’est un américain ». Voilà, voilà. Je crois que ça se passe de commentaire. (D’autant qu’entre nous, laissez-moi me bidonner, parce que le Tom, américain ou pas, il lui suffit de voir Joe l’Indien se pointer au loin pour qu’il se fasse pipi dessus, donc bon, c’est peut-être pas la peine de prendre ses grands airs).

JoeEnfin bref. Au terme d’une longue recherche fastidieuse, Joe l’Indien n’est donc plus un mystère absolu pour le frangin, et j’ai finalement pu aujourd’hui régler mes vieux complexes de môme terrorisée. Mais vous avouerez quand même que ce type n’a quand même pas la tronche d’un enfant de chœur, hein ?

free music

29 avril 2008

Laissez-moi chanter

micro_1Je me voyais déjà en haut de l’affiche, en dix fois plus gros que n’importe qui mon nom s’étalait. Le problème, c’est que manifestement, ça n’a pas trop l’air d’être l’avis de tout le monde. ‘Tout le monde’ étant en l’occurrence le groupe d’amis chez qui j’ai passé ma soirée de samedi. 

Au départ, pourtant, rien n’annonçait le drame acoustique que nous allions tous vivre. Non, au départ, ça partait bien. Soirée sympa entre potes, à la cool. Quelques verres, musique d’ambiance, on échange les derniers potins, « et la famille ? et les enfants ? et le chien ? et la Golf GTI 16S série 1 ?», super, super, quoi.

Et puis soudain, bam… le dérapage incontrôlé. La boulette. Ze fucking boulette. Dans un moment d’absence, sans doute, quelqu’un a pensé à haute voix, et a dit « hé, mais j’ai les cd de SingStar dans mon sac ».

(J’ouvre ici une parenthèse pour signaler aux incultes – et je ne blâme personne, j’en faisais encore partie samedi à 21h47– que SingStar est un programme de karaoké conçu pour les consoles de jeu genre Pléstéchieune et compagnie.)

Bon. Tu t’en doutes, public. Le gars qui a sorti cette phrase, somme toute assez banale pourtant, s’en mord encore les doigts (et les tympans) à l’heure qu’il est.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Grrrmmpfffffff, ont fait les mecs. Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, ont fait les filles. On sentait déjà comme une certaine divergence d’opinion au sein de la tribu pourtant si soudée quelques minutes auparavant. Ah bah ouais, mais attends, faut pas nous mettre une carotte sous le nez et nous dire d’attendre encore trois heures avant d’aller manger.
« On veut chanter ! », qu’on a piaillé en chœur, nous les gonzesses. Les mecs se sont donc résignés. Ils allaient passer un sale quart d’heure et puis c’est tout. Moi, ce que j’en dis, c’est que ça vaudra pour toutes les fois où ça a causé scooter et moto pendant des plombes et que j’ai rien pigé à la discussion. Point.

Courageux, S. se lance le premier pour montrer un peu comment fonctionne le bidule. En même temps, perso, je l’ai grillé direct, j’ai bien compris que c’était surtout pour se débarrasser de la corvée une bonne fois pour toute et pouvoir aller boulotter ses dragibus peinard au fond du canapé en se foutant de la gueule des autres ensuite, hein. Mais bon, sur le fond, bravo : il est le premier à affronter le micro… et à ma-ssa-crer Gorillaz du début à la fin. Un véritable drame sonore en ré mineur. Désaccordé, le ré mineur. Même les voisins d’en face ont du fermer leurs fenêtres. Chapeau l’artiste. Mes respects.

Devant le spectacle, les mecs commencent à devenir verts. On les imagine déjà en train de s’inventer les excuses les plus pourries pour éviter de passer à la casserole. Dans le rang des filles, en revanche, c’est l’agitation la plus fébrile. Limite on se dispute pour savoir qui va chanter Britney ou The Cardigans. Pour couper court, on tranche : ce sera prestation collective. Basta. Devant les deux micros, quatre nénettes s’égosillent de plus belle sur Macy Gray, Robbie Williams, Camille ou Olivia Ruiz. Les fausses notes volent, les aigus percent, les fous rires couvrent la musique. Vous savez ce que ça veut dire « mémorable » ? Bon. Hé ben là, mémorable.

Les garçons sont consternés, et finissent par nous abandonner à nos vocalises pour aller se faire un poker entre mecs dans la pièce d’à-côté. On dira ce qu’on voudra, mais le partage des tâches au foyer n’est pas prêt de s’améliorer, avec une attitude pareille.
En revanche, pour critiquer, là, y’a du monde. Toutes les cinq minutes, l’un d’eux vient nous balancer des cacahuètes dans la tronche en gueulant « remboursez ! ». Ah non mais bonjour le soutien moral, quoi.

Après avoir chanté deux fois chaque chanson du cd ou presque, les cordes vocales en feu, on décide de faire une pause, par simple respect pour les voisins. Du coup, j’en profite pour me ruer sur m6.fr et m’inscrire au prochain casting de la nouvelle star.



Ouais, bon, ok, c’est vrai, je ne suis pas encore tout à fait au niveau de Cindy Sander. Mais en revanche, pour la choré, je suis au poil. Pa-pi-llon-de-lu-mièèèèèèère…

10 mars 2008

Deux ou trois choses que je sais de moi

nombrilEnfin non, pas deux ou trois. Six. C’est le nombre de choses qu’on m’a demandé de révéler sur moi, puisque j’ai été ‘taguée’. La première fois, on m’en avait demandées cinq. La seconde, on avait poussé jusqu’à sept. Si on doit se farcir tous les nombres comme ça, on n’est pas sortis du bois, quand même…

Pour rendre le truc légèrement plus rock’n roll, j’ai inventé l’un des six paragraphes ci-dessous, qui est donc totalement bidon, du moins en ce qui me concerne. Alors, à votre avis ? Sur quel point j’ai pipeauté ? (EDIT du 12/03 : Réponse en bas du post... Pfff, vous êtes trop curieux, bande de fouines !)

1. Je suis une migraineuse, une vraie de vraie. Avec suivi neurologique, traitement quotidien, médocs mastocs en cas de crise et tout le bataclan. En gros, y’a pas trop intérêt à me gonfler, sinon je peux très facilement jouer la carte du « non chéri, pas ce soir, j’ai la migraine ». Non mais.

2. Vers l’âge de cinq ou six ans, un matin avant l’école, n’arrivant pas à me décider si je voulais porter des couettes et des nattes, j’ai demandé à ma mère de me faire une de chaque. J’ai donc déboulé à l’école avec une natte à droite et une couette à gauche. Rhhha, la tronche de la maîtresse ! Franchement, à côté de ça, Punky Brewster et ses groles de deux couleurs différentes, c’était une petite joueuse.

3. Quand tous mes petits camarades de marelle voulaient être pompier, vétérinaire, infirmière-comme-maman, aventurier ou jongleur, moi, non, j’avais une autre idée en tête, ultra précise. Quand je serai grande je serai « princesse aux cheveux roses », point. Ne me demandez pas pourquoi, j’en sais rien. Mais y’avait un truc avec les cheveux, déjà, faut croire…

4. Il y a des grands « classiques » de ma génération qui m’échappent complètement. Croyez-le ou non, mais "Star Wars", j’ai jamais vu. Et si je connais "Le Père Noël est une ordure" par cœur, je ne maîtrise quasiment rien de la trilogie des Bronzés. Mais ça va, je vous rassure, je le vis très bien. Le dernier volet vu au cinéma m’avait donné envie de chialer de pitié, ça a du me vacciner.

5. Je suis née sans appendice ileo-caecal, ce petit truc situé dans le bidou qui fait un mal de chien quand il s'enflamme et qu'on choppe donc l'appendicite. Comment je m'en suis aperçue ? Un jour où j'avais super mal au ventre, on m'a emmenée aux urgences, persuadé que c'était justement l'appendicite. Le médecin (qui n'avait aucun air de Georges Clooney, je tiens d'ailleurs à dire que c'est scandaleux) m'a donc appris cette malformation de naissance. Deux minutes de silence pour mon appendice, s'il vous plait.

6. Je n’ai aucune photo de personne affichée chez moi. Elles sont toutes rangées dans des albums que je regarde de temps en temps avec plaisir. En fait, j’ai toujours eu l’impression que les photos accrochées au mur ou posées sur la cheminée finissent par faire partie des murs. A force, on ne les voit plus, on ne les regarde plus, elles sont juste là à prendre la poussière comme n’importe quel autre bibelot. Et ça, j’aime pas.

Ceci était le post de feignasse du lundi, sous vos applaudissements…

EDIT du 12/03 : Bon, mes petits choux, le suspens du Grand Jeu Mystère a assez duré il me semble. L'heure est donc venue de vous révéler le point pipeau de mon petit post "moi moi je".
Le 1. est VRAI. Je suis hélas migraineuse, avec tout le merdier que cela entraîne (crises pile au moment où on n'en veut pas, envies subites de trucider tout l'entourage quand ça cogne dans la tête, petites nausées pour couronner le tout. Un bonheur !)
Le 2. est VRAI. Voilà comment les parents encouragent la créativité de leurs gosses. Ma mère devait penser qu'en ne bridant pas mes instincts d'artiste, je finirai en haut de l'affiche. Elle a pas dû être déçue, tiens...
Le 3. est VRAI. Mais en même temps, comment pouvez-vous douter un seul instant qu'une gamine comme moi n'ait pas souhaité être 'princesse aux cheveux roses' ? Sérieusement ?!!
Le 4. est VRAI. Même pas honte d'abord. La princesse machin et ses macarons sur les oreilles, elle m'a toujours gonflée, j'ai jamais pu regarder un volet du film en entier. Et les bronzés, pareil. Sortie des histoires de crêpes au suc', moi, je suis paumée...
Le 5. est FAUX. Ben ouais mes p'tits loups, j'ai encore mon appendice truc-muche là, et merci google pour les appellations médicales officielles qui font un peu esbrouffe.
Le 6. est VRAI, du coup. Zéro photo chez moi, j'aime pas ça. Et je suis bien emmerdée quand on m'offre de jolis cadres-photos, évidemment. Ah, ma vie est si dure, parfois...

Voilà, c'était super, on s'est bien amusé, on a beaucoup rigolé. Non ? Ah si. Merci qui ?

30 janvier 2008

La femme chocolat

chocolat_1Cette fois, c’est officiel, je frôle la crise de foie.

En plus d’une boîte taille XXL qui se trouvait au pied du sapin, au moins trois de nos fournisseurs ont eu la bonne idée d’offrir des chocolats à mon équipe et/ou moi, en guise de cadeau de bonne année et de symbole de "relations commerciales amicales, honnêtes, florissantes bla bla blaaaaaa".
Autant vous dire que mon bureau a passé le mois de janvier à ressembler à une succursale de Milka, la déco vache mauve en moins. Franchement, Charlie et sa chocolaterie à deux balles peuvent bien aller se rhabiller, je les éclate haut la main.

Evidemment, pour ne pas faire de jaloux et honorer mes fournisseurs, je les ai tous goûtés, ces chocolats. C’est bien la base de la politesse, quand même, non ? Si si, c’est ce que ma maman m’a appris.

Bon. Ben… Comment dire ?

On ne va pas tourner autour du pot quinze ans, hein, je vous la fait courte : au terme d’une longue étude approfondie sur tout ce qui se fait de mieux en matière de cacao sur le marché actuellement, je crois pouvoir dire sereinement aujourd’hui que je préfère… les chocolats de supermarché. Voilà.

Brrrrr, je sens d’ici le frisson de stupeur qui parcourt l’assistance. Horreur, enfer et damnation. C’est là, logiquement, que vous me sortez le grand couplet sur le mode « franchement t’as pas honte ? Toutes ces saloperies pleines de graisse et de sucre ? Tous ces trucs dégueus qu’on oserait à peine appeler chocolat ? ».

Ouais, mais même.

Je trouve que ça se la pète un peu, chez tous ces chocolatiers, à mettre de la ganache par-ci, du craquelin par là, des éclats de fèves de cacao à tire-larigot et des liqueurs-que-tu-t’en-fous-partout-quand-tu-croques-dedans-parce-que-c’est-pas-marqué-dessus.
Alors que franchement, une bonne vieille boîte de Pyrénéens ou de Champs-Elysées, achetés au Monop’ du coin, et je suis comblée. Même du Kinder, je prends. Surtout du Kinder. A condition qu’on me vire cette photo de gamin au sourire plus que niais, là, sur l’emballage (mon dieu, mais que fait la police, bordel ?).

Oui, bon. J’ai jamais prétendu avoir du goût en matière de chocolat, hein, détendez-vous…



J’aimerais bien que mes fournisseurs nous achètent du Kinder. Au lieu de ça, ils préfèrent se la jouer grand seigneur et se ruiner en Dalloyau, Leonidas et autres Jeff de chais-plus-quel-bled. Nul. Et dire qu'en plus, ils vont sans doute remettre ça à Pâques. Pfffff…


J’ai hâte.

11 octobre 2007

If I was a Ritz girl

d_fil__5Lundi dernier, j’ai assisté à mon premier défilé de mode. Et même que pour ma première fois, j’ai visé grand, parce que ça ne s’est pas fait n’importe où. Et même que quand j’ai lu le carton d’invitation, j’ai manqué de m’évanouir à la vue de la mention « Hôtel Ritz, Place Vendôme, Paris ».

Haaaaaaaaaannnn. Moi, déjà, on me dit « le Ritz », j’ai le cœur qui palpite et les yeux qui étincellent. Les images défilent : la colonne Vendôme, les joailliers mythiques, Diana et Dodi, la piscine de rêve, les grooms déguisés en Spirou…

Rien que pour ça, je décide de répondre ok à l’invit. Pour ça, et aussi un peu parce qu’on va nous offrir un super sèche-cheveux lisseur Calor à la fin du cocktail. Oui, bon, j’avoue. Je suis une vendue. M’en fous, j’aurai des cheveux bien lisses, moi.

En ce qui concerne le défilé, en revanche, rangez vos confettis, c’est pas encore la fête. Chanel, Dior, Céline et leurs petits copains, ce sera (peut-être) pour une prochaine fois. Là, il s’agit d’aller voir défiler les finalistes du concours Elite Model Look, organisé comme son nom l’indique (parce que parfois, les choses sont bien faites) par l’agence de mannequins Elite.

Arrivée devant l’hôtel, je crâne avec mon carton à la main. En même temps, toutes les personnes présentes l’ont reçu, ce carton, donc au final, j’ai plus l’air débile qu’autre chose. Après la remise du badge à mon nom (genre je suis une grande personnalité des médias), je descends les escaliers et pénètre dans la salle de réception. Au milieu trône un podium en longueur illuminé de spots, avec des banquettes blanches tout du long. Wouaaaah, c’est comme à la télé, dis.

Une hôtesse souriante s’approche pour nous placer dans la salle.
Elle : Bonjour, vous êtes journaliste ?
Moi : non, blogueuse.
Elle : …… heu, suivez-moi.
A mon avis, elle ne devait pas savoir ce que c’était qu’une « blogueuse » et dans le doute, m’a collée au second rang, en bout de podium. Hin hin, j’ai envie de dire. (Bon, après coup, il s’avère que la salle est à moitié vide, et que tout le monde ou presque se retrouve au premier rang. Damned !)

Le défilé commence, avec les 50 minutes de retard réglementaires. Douze minettes d’à peine 15 ans, tétanisées à l’idée de faire un show en public pour la première fois, s’élancent alors sous les projecteurs. Les pas sont incertains, la démarche mal assurée, les déhanchés parfois comiques. On leur a conseillé d’avoir un regard de killeuse, ce qu’elles appliquent à la lettre, même si elles donnent franchement plus l’impression d’avoir envie de retrouver les jupes de leur mère que de tuer quiconque. Elles débutent, soyons indulgents. Et pour rien au monde, je ne voudrais être à leur place.

Ce qui choque le plus, finalement, c’est leur maigreur extrême. Des jambes en allumettes, des fesses inexistantes, des omoplates saillantes. Un coup de vent, et elles s’envolent, à mon avis. Alors ok, on n’est pas là pour refaire le débat sur l’anorexie et tout le bordel qui va avec, mais quand même… merde, quoi.

Au milieu des douze brindilles, le clou du spectacle : Frédéric Lopez en présentateur du show. Attention les oreilles, monsieur a dû bouffer du clown par paquet de dix à la cantine, et met d’ailleurs toute la salle super mal à l’aise avec son interview du directeur de l’agence Elite : « qu’est-ce que ça fait de travailler au milieu de toutes ces jolies filles ? » (tu veux un dessin ?), « vous avez quand même un métier qui ferait rêver beaucoup d’hommes ». Le directeur rougit et bredouille un piteux « heureusement que ma femme n’est pas dans la salle ». Ambiance, ambiance…

Une fois que toutes les petites poulettes ont défilé, re-défilé, re-re-défilé, on peut enfin passer aux choses sérieuses : le cocktail. Ah bah attendez, c’est pas parce que les finalistes Elite machin truc ne bouffent rien qu’on doit se priver aussi.

Entre bulles de champagne et petits macarons à la fraise, je papote gentiment avec mes copines blogueuses conviées au défilé. On tombe toutes d’accord pour dire que même la plus mince d’entre nous a l’air d’un éléphant monstrueux à côté de ces mannequins en herbe, qui pèsent sans doute moins de cinquante kilos à elles douze. Mais très franchement, si être un « éléphant monstrueux » revient à s’empiffrer de petits fours sans culpabilité, je signe tout de suite.

Bilan de l’opération : le Ritz ? Moui, ok, c’est pas mal. Je refilerai l’adresse.

(Et c’est pas la peine de venir crâner avec vos Harrap’s sous le bras, en arguant qu’on dit pas "was" mais "were" pour le titre, hein. Si vous avez des réclamations, adressez-vous directement à Gwen Stefani. Moi j’ai fait que pomper sur elle).

12 juillet 2007

Desperate Whitehouse

* Note avec des cadeaux dedans
** Mais note très longue (on n’a rien sans rien, en même temps)

canderel… Oui, bon, forcément, à première vue, tu peux pas piger le génialissime jeu de mot de mon titre. Voire même, à première vue, tu flippes légèrement en te disant « merde, la GinFizz, elle est en train de nous péter un câble, elle se met à nous causer politique de Bush, course à la Maison Blanche et tout le bordel ».
Mais naaaaan, attends, pars pas, j’t’explique. Tu vas voir, en fait, c’est hyper recherché, mon truc. Même pas tu vas en revenir, j’crois bien.

Figure-toi, l’ami, que ta copinette la blogueuse dont tu lis assidûment les billets jour après jour (hé ? t’as un problème avec mon argumentation, là ? bon, j’préfère…) a été officiellement nommée "Ambassadrice Canderel". Ouais monsieur, rien que ça. Pffiouuu, c’est ma mère qui va être contente. Même pas besoin de passer par la case mariage, bagouze et confettis, et déjà un titre honorifique. La classe.
« Et ça veut dire quoi, madame, ambassadrice ? ». Ca veut dire, mis à part le fait que mes soirées sont toujours un succès quand j’achète des tonneaux entiers de Ferrero Rochers (ce qui est quand même con, vu que j’aime pas ça) que, en gros, je vais avoir l’infime honneur, durant les mois qui viennent, de te faire découvrir des tas de produits Canderel, et te faire gagner des beaux p’tits cadeaux, à condition que tu te bouges le boule.

Hé ouais, mon gars, hé ouais. Autant y’en a qui raflent des téléphones portables, des appareils photos numériques ou des ipods Nike-je-sais-plus-quoi, autant moi, j’ai droit à toute la gamme Canderel en avant-prem’s. Carrément, quoi. Alors, je sais. T’es en train de te dire « pffff, c’est trop clair, elle a couché ». Ben même pas. Ou alors si, mais de toute façon, je ne parlerai qu’en présence de mon avocat.

Mais bref, revenons à nos poneys, parce que je sens bien que là, on s’égare dangereusement, et que j’en ai déjà perdu deux trois en cours de route.

L’équipe Canderel a donc organisé il y a quelques temps un petit cocktail rassemblant les diverses "ambassadrices" (rhhhha, j’adore, j’me la pète trop) dans le superbe cadre de la Maison Blanche, Avenue Montaigne, à Paris. Alors, déjà, tu notes : premier effet kiss cool de mon super titre qui déchire : "Maison Blanche"/"Whitehouse"… Tu saisis ? C’est fort, non ?

But de l’opé : ben primo, faire connaissance, on n’est pas des chiens, quoi. Et deuz’, nous montrer et nous filer les produits dont j’vais te causer dans pas longtemps (oh la la, mais quel suspens, je n’y tiens plus) et les petits cadeaux à te faire gagner via un super concours où tu vas pouvoir déchaîner ta créativité. Et les cadeaux, tu sais pas quoi, ils sont sur le thème de… "Desperate Housewive".
Tadaaaaaam, deuxième effet kiss cool : "Desperate Housewive"/"Desperate Whitehouse". Capiche ? Ouais, je sais, ça tue. Je suis trop forte. Allez, pendant que tu reprends tes esprits, j’en profite pour te parler des produits, ok ?

frambD’abord, on a les DélicéO. Kézako que ce machin, tu vas me dire. Des sticks de poudre aromatisée à diluer dans l’eau (ou le lait, ou la vodka… tu fais bien comme tu veux, après tout), qui lui donnent un petit goût sucré/fruité avec quasi zéro calories. En gros, quand t’es une nana qui doit s’ingurgiter son litron de flotte par jour pour éliminer les toxines, ben c’est pas désagréable de remplacer l’eau de la fontaine du bureau par un truc au goût un peu plus sexy-miam, tu vois ? Et c’est légèrement plus light que le Fanta orange tout chimique, aussi. Ca existe pour le moment en trois parfums : menthe fraîche (j’aime pas trop), citron-citron vert (pas mal du tout) et framboise-cassis (mon préféré).
Boite_Vanilla_40_SticksOn a de l’autre côté les sucres aromatisés, qui servent à sucrer (c’est fou, quand même) en ajoutant une touche gustative insolite : une pointe de vanille, ou un goût caramélisé. Super pratique pour « funkyser » un yaourt nature, un café ou un chocolat chaud.

Mais le must, c’est de détourner ces produits de leur utilisation d’origine pour leur en trouver de nouvelles. Et c’est justement là qu’intervient ze famous concours : 1001 façons d’utiliser les sticks Canderel.
Alors, à ton avis ? Qu’est-ce qu’on peut en faire d’autres, de ces sticks Canderel ?
Allez, je t’aide un coup, pour te donner quelques pistes : saupoudrer un Canderel caramel sur une tranche d’ananas frais, mélanger un DélicéO menthe à une salade d’agrumes, ajouter un DélicéO citron à la cuisson d’un poisson au lait de coco. Quoi ? Tu veux un exemple plus concret ? Rrrrhooo, faut vraiment te mâcher le boulot, hein. Bon, _le_vanill_eben, disons que tu rassembles dans un shaker un demi yaourt nature, un peu de nectar de mangue et du jus d’ananas, un stick de Canderel Vanilla. Hé ben en un claquement de doigt, t’obtiens un truc frais et coloré qui ressemble à la photo, là, sur le côté. Ca a de la gueule, non ? Bon, évidemment, ça nécessite d’avoir un shaker. Evidemment…

Hop, à ton tour, trouve-moi des idées de recettes qui pourraient faire intervenir un petit machin Canderel, là. Soit les délicéO, soit les sucres aromatisés, soit les deux ensembles même. T’as le droit à tout : cocktails avec alcool, sans alcool, recettes aux fruits, aux légumes, à base de pâtes, de viande, de poisson… tout !
Juste deux limites : 1- si ta recette me donne presque envie de vomir rien qu’à sa lecture, c’est pas bon signe. 2- le premier qui me file la recette du GinFizz fabriqué à base de DélicéO citron-citron vert prend perpet’ direct. Faut pas déconner avec ces choses-là, t’entends ?

Tu peux répondre dans les commentaires ici, ou bien par mail en cliquant sur "contacter l’auteur" (que je vais bientôt changer en "contacter l’ambassadrice", parce que ça tape plus, quand même, nan ?). Après, si tu veux vraiment gagner, tu peux aussi m’envoyer un gros chèque par la poste (ou des macarons) et je verrai ce que je peux faire, officieusement.

pocket_DHLes deux plus créatifs recevront le coffret des quatre Pockets Collector « Desperate Housewive ». (Oui, bon, toutes celles qui ont déjà reçu le buzz kit avec ces fameux distributeurs, c’est pas la peine de faire les crâneuses, hein. Ca va.). Et puis nan, c’est pas la peine non plus de penser « m’en fous, je l’achèterai direct au Monop’ », parce que c’est pas du tout la même chose de recevoir un beau paquet dans sa boîte aux lettres.
Si besoin est, j’ai même de quoi récompenser un troisième artiste avec un petit quelque chose, mais j’dis pas quoi, ce serait trop facile.

Allez, zou, au boulot tout le monde. Je ramasse les copies dans dix minutes.

… Ok, pas dans dix minutes, parce que t’as de la chance, je pars en vacances la semaine prochaine, donc t’auras tout le temps de bosser pendant que moi, je serai à la playa, les doigts de pieds en éventail.
Ah ben non, pleure pas. Un peu de tenue devant une Ambassadrice, enfin, quoi, merde… :)

EDIT du 25 Juillet : And the winners are...  roulements de tambours...  réponse tout en bas des com' !!!  :)

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