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Gin Fizz
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22 octobre 2014

Fille à papa ?

coquette
Babygirl a choisi toute seule son premier livre "Monsieur-Madame". Ca promet...

Au quatrième mois, elle a pris la sonde de sa main gantée, l'a posée sur mon ventre, a regardé l'écran du monitoring, puis m'a dit "c'est une petite fille, aucun doute là-dessus !". Et j'ai senti comme un bond dans mon coeur, parce que c'était ce que je voulais entendre depuis le début de ma grossesse...

Une fille. Une p'tite meuf, une mini-moi. Une croquette qui aurait les mêmes bouclettes que sa maman (bingo), et si possible pas la même pilosité que son papa (pas bingo). Mais surtout, au delà de l'apparence physique, des tenues de poupée et des coiffures à inventer, la possiblité d'une relation mère-fille à construire pas à pas, chaque âge recelant son petit lot de tendresse et de conflits.

On m'avait dit "tu verras, vers l'âge de deux ans, elle n'en aura que pour son père, et tu n'existeras plus !". Le compte à rebours est lancé. Alors je mesure les mois qui me séparent encore de l'échéance terrible, et je savoure.

Je savoure notre complicité quand je suis la seule à comprendre son baragouin de bébé, pourtant très réfléchi selon elle. Je savoure ces couchers où elle réclame maman pour lui chanter la chanson des poules, alors que papa la connait par coeur aussi. Je savoure ces moments de fatigue, de détresse ou de pleurs où il n'y a que dans mes bras que ma croquette semble vouloir être consolée.

Bon, j'admets que je savoure un peu moins ces réveils nocturnes, éjectée brutalement du lit par des beuglements hurlant mon nom, lorsque la mini fait un cauchemar (ou un caprice ?) et réclame un câlin. Moi, à quatre heures du matin, je n'aime personne. Je dors.
Tout comme je pourrais me passer de son besoin intempestif de ME montrer un truc vraiment vital (comme... un auto-collant semi-déchiré par exemple), pile poil lorsque je suis... disons... occupée à rendre à la nature l'excédent de ses bienfaits (et où j'aimerais donc être peinarde deux minutes, si c'est pas trop demander).

Mais oui, de façon générale, je profite autant que possible de toutes ces manifestations d'amour inconditionel, et son petit cou aux effluves de Mustela me fait vite oublier les menus désagréments.

Et je sais, je sens bien, par moment, que déjà, son papa gagne du terrain sur moi. Quand ils s'assoient tous les deux côte à côte pour (re)(re)(re)lire Tchoupi et Babar, et qu'elle repousse doucement mais fermement ma main qui recoiffe ses bouclettes, l'air de dire "t'es gentille maman, mais tu vois bien que c'est pas le moment !".
Ou quand vient l'heure du bain, et qu'elle manifeste haut et fort que c'est avec papa qu'elle veut jouer et éclabousser toute la salle de bain, là où maman se lasse vite du pistolet à eau et râle fort que "hé ho, c'est pas toi qui passe la serpillère ensuite".

Un jour prochain viendra où ma petite fille me repoussera au profit de son père, évitera mes bras et mes câlins, et piquera des crises de nerfs pour des motifs anodins. Ce jour là, on me dira "c'est rien. Ca va passer. L'Oedipe, tout ca...", mais mon petit coeur de maman se serrera, inévitablement.

Alors en attendant, je savoure. Je savoure...

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5 janvier 2009

Tournez, manèges !

man_ge_3Tiens, déjà Janvier… Il semblerait bien qu’on soit reparti pour un tour de piste, là. Les rennes du Père Noël ont à peine tourné les sabots que déjà, on nous gave de galette des rois à tous les repas, déjeuner de la cantoche inclus. Dans quelques jours, ça causera soldes d’hiver et affaires exceptionnelles à tous les coins de blogs rues. Et d’ici cinq-six semaines, on frôlera à nouveau l’indigestion marketing avec la Saint-Valentin et les conneries de Cupi(bi)don, de son arc, et de ses fesses à l’air. Bienvenue à bord du manège ! On prend les mêmes et on recommence.

Personnellement, après une année 2008 chaotique et rêche comme de la toile émeri, je n’ai pas trop envie de « recommencer avec les mêmes », justement. J’aimerais bien un peu de changement, de nouveauté, de pchiiiiiiittttttttt et de wouhhaaaa.

Non, non, non. Je ne vous parle évidemment pas de bonnes résolutions que je ne tiendrai pas plus tard que le 10 janvier. J’en vois déjà qui lèvent les yeux au ciel, à base de « ca y’est, encore une qui va nous la jouer monologue-style, sur le mode ‘je n’achète rien dont je n’ai besoin’, ‘je stoppe le chocolat’, et ‘je ne regarde plus les bouses à la télé’ ». Hé, ho, soyons sérieux deux minutes, quand même. C’est de moi qu’il s’agit, là, s’il vous plait. Les dépenses futiles, le choco et les primes de la Nouvelle Star garderont une place prépondérante dans mon cœur, même en 2009. Qu’on se le dise. Non mais.

Question changements, j’imaginais quelque chose de plus profond, de plus personnel… du genre, au hasard… modifier discretos ma voie professionnelle, par exemple. Aller vers un truc qui me correspond plus, qui me ressemble davantage. Comment ? Quand ? Combien ? Ahhhh, alors ça, mes p’tits loups, ça reste encore bien flou pour le moment, mais les premières vraies impulsions sont là, après des mois de sommeil latent. Et je vous rappelle que, comme toute bonne décision prise en janvier, j’ai devant moi douze mois pleins pour mettre à bien mes envies de renouveau.
En même temps, je ne vous le fais pas dire, je choisis vraiment bien mon moment : crise économique, licenciements en pagaille, privilégier la stabilité de l’emploi, bla bla bla… Mais bon, on n’a qu’à dire que ça rajoute du piment au truc, et que c’est un challenge supplémentaire. Non ? (ahem…)

Je me surprends aussi à avoir des envies de prendre des cours de théâtre. Brusquement. Soudainement. Après avoir fui comme la peste toutes les propositions faussement sympas de ces personnes qui, durant mon adolescence de fille trop sage, m’incitaient à grimper sur les planches pour me sortir de ma coquille, me voilà aujourd’hui désireuse et décidée à aller de moi-même déclamer du Corneille, du Ionesco ou du Palmade (ne soyons pas sectaire) (pour le moment) sous les feux de la rampe. Bizarre, comme les gens changent… Si vous connaissez de bonnes adresses de cours amateurs à Paris, je suis plus que preneuse, du coup.

Des envies, des besoins, des rêves… pour cette nouvelle année, j’en ai plein la tête. Mais je ne les raconterai pas tous ici. Parce qu’il faut garder un peu de mystère, parce que tout n’est pas forcément avouable (oula, non), parce que certains ne sont même pas encore faciles à formuler en mots.

En tout cas, this year’s gonna rock, et de tours de manège en tours de manège, peut-être que cette fois-ci, c’est l’occasion d’attraper la queue du Mickey et de toucher le jackpot. (Ceux qui n’ont pas fréquenté un manège depuis longtemps risquent de trouver cette phrase bizarre, je l’admets).

Je vous souhaite à vous aussi une nouvelle année pleine de projets, d’envies, de nouveautés et de suspense !

6 octobre 2008

Une femme sous influence

influence_1Ca me fait franchement mal de vous avouer ça, parce que je me doute que pour bon nombre d’entre vous, je vais descendre de mon piédestal (si si, ne niez pas, je sais bien ce que je représente pour la majorité de mes lecteurs, j’ai mes sources), mais il y a des jours où je me dis que vraiment, j’ai zéro personnalité. Zé-ro. Sous mes pseudo-allures de grande fille qui se la raconte à mort, en fait, je suis super influençable. Et ça, c'est moche.

En matière de mode, surtout, c’est le pompon. Parce que oui, imaginez-vous bien quand même que c’est pas parce qu’on ne cause pas chiffons et talons à toutes les pages de ce blog que je me contrecarre de la façon dont je m’habille, hein. Soyons sérieux deux minutes, voulez-vous ? Bon.
Ben dans ce domaine, très clairement, je suis influencée en permanence, par tout et n’importe quoi. A commencer par tous ces foutus blogs de filles mode qui nous donnent des leçons de style généralement plus abordables que les Elle et compagnie, et qui ont l’art de déclencher chez moi des envies subites et des acquisitions de it-trucs indispensables à mon quotidien (alors que jusque là, je vivais très bien sans blouse à carreau et gilet en poil de lapin, permettez-moi de vous le dire). J’avais déjà la sortie de carte bleue facile avant tout ça, mais depuis que je lis ces blogs, mon banquier me fait la gueule dès le 10 du mois. Ah merci les filles, hein, vraiment. « Copines » mon œil, ouais.

Qu’on se rassure, je suis un mouton modeux, mais j’ai encore une pointe de libre-arbitre. J’avais ainsi soigneusement laissé de côté le sarouel présenté à toutes les sauces cet été, intimement convaincue que si c’est pour avoir l’air de porter une couche, merci bien mais non merci. Et je vais également passer mon tour en ce qui concerne le fameux pantalon « carrot », dont le nom suffit à me faire poiler. Sans déconner, j’aime déjà pas bouffer des légumes, c’est pas pour en remplir ma penderie non plus.
Dernièrement, je m’interroge grandement sur la sombre affaire du tregging, ce mélange de pantalon et de legging. Non mais… sérieusement ? On parle de mode ou de blague, là, en fait ? (Remarquez, je ne devrais peut-être pas trop la ramener. Il y a deux ans, je me fendais la poire quand on me parlait de jean slim, et devinez qui a raboulé dans mon armoire six mois plus tard ? Ouais, bon, ok…)

Dans les boutiques aussi, c’est la grande fiesta du slipos en ce qui concerne mon haut degré d’influençabilité. J’ai même parfois l’impression que je me trimballe dans le dos une pancarte bardée de néons clignotants clamant à l’attention des vendeuses « attention, pigeon en vue, sortez la grosse artillerie ». Elles ont tout compris. Elles savent qu’en me brossant dans le sens du poil, et en me donnant exactement les arguments que j’ai envie d’entendre, je plonge. Comme une bleue. Plouf.
« C’est un très beau cuir, un marron très dense, très profond » : Hop, embarqué, le sac.
« Il se porte un peu large et tombant sur les hanches. Et puis je n’ai pas la taille en dessous » : Zou, le pantalon passe en caisse.
« Ces bottes taillent un peu petit, donc essayez-les en 40, avec une petite semelle, éventuellement » : Bing, des nouvelles pompes pour ma collec’.
Et c’est comme ça que je me retrouve à avoir une penderie dégueulante de trucs que je ne porte jamais, achetés sous le coup de l’influence d’une saleté de vendeuse qui m’a bien bernée avec des arguments pourtant très cons. Merde, je devrais le savoir, à la fin, que je fais du 39 et point barre !

Bon, là encore, je tiens à dire pour ma défense que j’ai mes limites en matière de couillonnerie. Même une vendeuse super balaise dans ses arguments ne me fera pas avaler que cette écharpe jaune moutarde me flatte le teint (elle appelle ce coloris « vieil or ». J’aurais plutôt dit « diarrhée de pigeon », mais bon).

Autre domaine où je me trouve très influençable : la météo. N’importe qui de normalement constitué a bien compris que la météo, c’est typiquement le genre de truc qu’on regarde pour faire genre (et avoir un sujet de conversation si on croise son vieux voisin du cinquième dans l’ascenseur), mais qu’au final, il vaut mieux n’en faire qu’à sa guise et son intuition, dans la mesure où, c’est bien connu, les prévisions se gourrent quatre fois sur cinq. N’importe qui sait ça. Moi non. Moi, je persiste à croire obstinément qu’Evelyne Dhéliat a la science infuse, et que si elle affirme qu’on va se les cailler demain, je peux ranger vite fait ma petite robe et sortir mes moonboots. Tenez, par exemple, aujourd’hui – et jusqu’à preuve du contraire – j’ai encore trimballé mon parapluie pour rien. C’est agaçant, quand même.

Du coup, je me disais… Finalement, c’est marrant, mais ça tient à pas grand-chose, la vie d’une blogueuse influente influençable. Non ?

25 septembre 2008

Les blondes comptent pas pour des prunes (EDIT)

blonde_3Hey, pssssttt, les filles… venez par là, j’ai un truc à vous dire. J’ai comme qui dirait un bon plan pour vous, mes cocottes. Enfin, pour l’une d’entre vous. … Attendez-moi là, je reviens tout de suite.

Ho, les mecs. Ca vous dérangerait pas de nous laisser entre nous deux secondes, s’il vous plait ? On a des trucs de filles à se dire, nous. Donc soyez mignons, retournez jouer aux petites voitures et à Action Man, et on se recause tous ensemble dans le prochain post, ok ?  Hein ? Voila, on fait comme ça. Merciiiiiii !



Ca y est, ils sont partis.

Je disais donc. Bon plan pour l’une d’entre vous, mais va y avoir quelques conditions à remplir.

Je suis prochainement invitée à une rencontre avec des coiffeurs professionnels de chez Jean-Claude Biguine, pour découvrir entre autre leur nouveau produit Platinium Plus, destiné à réaliser des mèches ou des colorations blondes/dorées/miel.
Le bon plan, c’est que je peux emmener avec moi une lectrice (blogueuse ou non, peu importe) pour qu’elle découvre elle aussi ce produit en avant-première, et bénéficie du même service VIP, à savoir :
     * Un diagnostic perso avec un coiffeur professionnel
     * Des mèches/un balayage réalisé par un technicien Biguine, avec ce nouveau produit
     * Une coupe et un brushing (si souhaités)
     * Un shopping bag personnalisé en fonction du diagnostic réalisé plus tôt

Les impératifs (ah ben oui, sinon, ce serait trop simple) :
     * Etre châtain ou blonde, et avoir envie de se faire faire des mèches (ou carrément une teinture !)
     * Etre disponible et à Paris le mercredi 8 octobre dès 18h.

Bien. Maintenant, reste le plus marrant. Comment déterminer la future gagnante ? Puisque c’est un concours pour les blondes (ou quasi), je vous propose de nous raconter dans les commentaires votre plus belle boulette de blonde, ou votre pire anecdote concernant vos cheveux, ou ce que vous voulez qui ait rapport aux tifs et à la blonde-attitude.
Sur ce coup, si vous le permettez, je vais passer mon tour et éviter de donner des exemples, considérant que je me suis déjà bien affichée la semaine dernière dans l’un de mes posts qui m’aura fait perdre le peu de dignité qui me restait encore.

Vous avez le temps d’y penser, on va dire que le concours se termine mardi soir prochain, le 30 septembre. Un tirage au sort déterminera parmi les commentaires validés le numéro de celui qui sera gagnant. (Oui, je sais, sur Canalblog, les commentaires ne portent pas de numéro, mais avec deux sous de jugeote, on devrait pouvoir s’en sortir quand même. Hé ho, blondes, mais pas connes, non plus, hein ?!!).

Bonne chance, faites-nous rire, be « Blond inside » !

EDIT du 1er Octobre : ... AND THE WINNEUSE IS... ? Ouat a suspense de folaï ! J'ai demandé à une "main" innocente de me citer un nombre entre 1 et 26 (en en éliminant certains d'office)... et le verdict est tombé ! 16 !
MH, c'est donc toi et tes neurones de fausse-brune qui auront la joie de m'accompagner à la soirée du 8 octobre. Alors ? Prête à entrer dans la peau d'une blonde ? ;)

Merci à toutes celles qui ont participé. Je ne peux malheureusement pas dire qu'il y aura une prochaine fois, parce que 1- j'en suis pas sûre du tout, et 2- après coup, les concours, c'est pas trop ma tasse de thé... ;)

EDIT par rapport à l'un des commentaires laissés ce soir : Non, c'est vrai, ce bon plan n'est pas une véritable "exclu", dans la mesure où nous sommes effectivement quatre blogueuses invitées (Deedee, Miss Hello, aZZed et moi), donc quatre à pouvoir convier une lectrice.

Ca ne fait pas de cette "opération" un truc marketing à grande envergure, mais juste un petit moment sympa, que nous avons eu envie de partager chacune avec une de nos lectrices. Perso, on n'y gagne rien. Juré.
On n'est pas idiotes, on sait bien que généralement, vous lisez toutes plusieurs blogs, et que vous trouverez le même post chez les autres rédactrices concernées. Maintenant, s'il faut se justifier MEME quand on tente de faire partager les bons plans dont on est bénéficiaire en tant que "blogueuses top over influentes", heu... ben... ça devient dommage :(

28 janvier 2008

Allez hop, on y va, en route pour l'aventure

d_part_1C’était long, hein ?

Oui, je sais. Ma petite pause blog aura duré un peu plus de temps que prévu. Mais cette fois on va dire que ça y est, le contact est rétabli. Figurez-vous que Monsieur Free s’est enfin remué les fesses pour raccorder mon nouveau nid à Internet. Bon, évidemment, je me suis ruinée en hotline et j’ai passé des heures à tapoter sur des touches étoile, dièse et autre dans tous les sens (« si vous trouvez que le technicien freebox est un gros con qui ne travaille pas assez vite, appuyez sur la touche 1 »), mais au final, alléluia eurêka mazel tov, ça marche. C’est beau la technique. Ou alors c’est mon charme ravageur et ma voix séduisante ? Allez savoir…

Il s’en est passé de belles, depuis qu’on ne s’est pas parlés, vous et moi.

Déjà, j’ai apprivoisé depuis peu un nouvel appartement, un nouveau quartier, un nouveau mode de vie. Le soleil en pleine fenêtre le matin, vingt minutes seulement de transport pour aller bosser, et l’une des meilleures boulangeries parisiennes en bas de chez moi. Je nageais dans une béatitude quasi complète, jusqu’à ce que je découvre que mes nouveaux voisins ont des rituels nocturnes étranges, et plutôt bruyants. Ceux du dessus, par exemple, sont du genre à détruire tous leurs meubles à coup de batte de baseball, j’ai l’impression. Notez, je ne suis pas aller vérifier, mais en tout cas, niveau décibels, c’est kif-kif. Je suis ra-vie. Surtout quand l’envie leur prend à quatre heures du matin.
Ceux du dessous sont de grands mélomanes qui jouent du piano en chantant et en tapant en rythme avec vigueur. Bon, moi à la base, j’ai rien contre la musique, hein. Mais faudrait encore que ce soit mélodieux. Et là…

Mon chat s’est également fait à sa nouvelle petite vie, en baptisant joyeusement tous les recoins du salon et de la cuisine de belles galettes de croquettes pré-mâchées et revomies. J’adore. Ca pose l’ambiance, tout de suite.

Côté cœur, en revanche, faites vos jeux, rien ne va plus : je me suis séparée de mon mec à moi. A croire que les déménagements me portent la poisse, puisque le précédent m’avait déjà valu une rupture corsée. Je vais peut-être réviser mon feng shui, en fait.
Enfin apparemment, j’ai pas trop à m’en faire : d’après tous les horoscopes que j’ai pu lire, 2008 sera pour les Verseaux l’année du bonheur amoureux et de la félicité. C’est bon, restent encore 338 jours, on a tout le temps. En plus, sacré coup de pot, 2008 est bissextile, c’est toujours ça de pris. Donc maintenant, j’attends, peinarde.

Et sinon, vous ? Ca va comment, depuis tout ce temps ?

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5 juin 2007

Chut...

chut_patron_1# 3 : Heu, non… Ca, vaut mieux pas le dire à son patron

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Non, pas aujourd’hui… j’ai pas envie de bosser, là. Demain ?
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Y’a Monsieur Tang qui demande à parler à « mon connard de responsable ». Je vous le passe ?
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Je vous préviens, je suis de très mauvaise humeur !
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Et ta sœur ?
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Pouah, cette haleine… vous avez bouffé du Sheba à midi, ou quoi ?
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Hé ho… sourdine, hein !
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Monsieur… Florence, elle a chouré des post-it pour chez elle !
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Deux secondes, je finis ma partie de Tétris, et je suis à vous.
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Si vous me cherchez, je suis au bistrot d’en bas avec Pauline et Nathalie, ok ?
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Le rapport "CaDékonnePas" fini pour 17h ? Et tu veux pas dix balles et un Nuts aussi, tant qu’on y est ?
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Votre femme a appelé, faut que vous rameniez du pain. « Et pas dans 3 plombes », elle a dit, la dame.
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Non mais c’est quoi ces conneries, là ? C’est une blague, cette réunion le premier jour des soldes ?
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Je-ne-sais-pas. Faut vous le dire en quelle langue ?
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Oui, je suis en retard d’une demi-heure, mais comme vous hier, non ?
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Si ma mère appelle, vous pouvez dire que je ne suis pas là ?
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Votre cravate, là… c’est pour faire marrer l’équipe, non ? ah bon, je croyais…
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C’est d’un chiant, le boulot que vous me filez, chef !
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Et rangez-moi ce bureau un peu, non mais vous avez vu ce bordel ?
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Juste pour savoir… la nouvelle stagiaire payée trois smics au service RH, c’est votre nièce, votre filleule ou votre petite cousine ?
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Attends un peu que je gagne au loto, toi, pour voir…
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On peut se tutoyer ? T’es lourd.

21 mai 2007

En métro Simone !

m_tro_5Parce que je peux aussi voir le côté positif des choses (faut pas croire, mais ça m’arrive, quand même…), voilà un nouveau plongeon dans les entrailles du métro, version "Plus belle la vie" en rose bonbon. Quelques clichés de vie à expérimenter ou observer, à condition de sortir le nez de son journal deux secondes…

Il y a ce colleur d’affiche, qui nous fascine à chaque fois alors qu’on a déjà bien du en voir une cinquantaine faire leur boulot. Allez, avouez-le, que vous vous demandez comme moi comment cette colle chelou peut fixer l’affiche au mur tout en ne gluant pas les papiers entre eux ? C’est un peu X-Files, ce truc, non ? Ah, on me signale au fond de la salle que c’est le même principe que le papier peint. Je vous crois sur parole, je ne m’appelle pas Valérie Damidot. (Quoi ??!! Vous ne savez pas qui est Valérie Damidot, la nana de D&co ? Pffff, bande d’ignares, vous ne regardez jamais M6 le samedi vers 13h ?!!! Comment ça, vous avez « mieux à faire » ? Non mais je rêve…)

Il y a ceux qui calculent leur trajet au poil près, qui savent que la correspondance entre les lignes 4 et 7 est en milieu de quai, que le second wagon est légèrement moins bondé entre 8h34 et 8h41, et qu’en se plaçant devant la troisième porte du cinquième wagon, ils seront pile en face de la sortie à l’arrivée. Rentabilité, vous avez dit ? A ce rythme-là, l’an prochain, ils sont mûrs pour postuler à Pékin-Express (Oui, vous allez croire que je ne regarde que M6, mais en fait non).

Il y a ces touristes qui tentent vaguement de prononcer le french avec l’accent, et veulent se rendre par exemple à « lamotpiketgréneylle ». (Aaah, tu veux donc aller à La Motte-Piquet-Grenelle, ben fallait comprendre, mon pote, heureusement que tu m’as montré sur le plan, hein ?). Et puis il y a ceux qui dégainent l’appareil photo plus vite que Lucky Luke son flingue, lorsque la Tour Eiffel apparaît soudainement au détour d’un quai du métro aérien. (Attention, bonus : + 3000 points lorsque celle-ci est scintillante).

Il y a ces deux jeunes filles qui se lancent un petit sourire complice parce qu’elles portent la même jupe. Ouais, ok, ça, c’est la version Bisounours-j’aime-la-vie-tout-le-monde-c’est-mon-copain, parce que parfois, on a aussi droit à la version yeux revolvers qui signifiraient plutôt "d’où elle se permet d’avoir les mêmes ballerines que moi, la morue ? ». (chut-eeeeeuuuuh, on a bien dit qu’on faisait la version happy du truc, non ?)

Il y a ceux qui jouent au chat et à la souris par leur jeu de regard : "je te regarde, tu me regardes, je ne te regardes plus, tu me regardes dans le reflet de la vitre, je te regarde du coin de l’œil, tu regardes par-dessus mon épaule, les regards se croisent, tu me fuis à nouveau, je te cherche, je te tiens tu me tiens par la barbichette…". Amusant à observer sur les autres, mais encore plus à faire soi-même : 1- ça fait passer le temps, 2- avec le bordel des contes de fée d’aujourd’hui, le prince charmant a sans doute délaissé son cheval blanc pour une carte orange.

Il y a les fous rires nerveux, ceux qu’on ne peut pas retenir parce qu’on repense à la blague que Polo a sortie à la cafèt’, ou parce que nos deux voisins de strapontins débitent trois conneries à la minute. On voudrait faire genre « j’ai rien entendu, je ne suis même pas là », mais impossible de lutter.

Et vous, c’est quoi votre façon sympa de passer le temps, dans les transports ? (Celui qui répond « je fais l’autiste avec mon ipod », il est disqualifié d’office, c’est de l’anti-jeu !)

NDA : Bon. Ben non. Je viens de me relire, et franchement, c’est limite guimauve, ce que j’ai écrit. Chantez-moi Candy, sortez les violons, et on est partis pour Cuculand-la-Pralinette. Nan, désolée, mais je me préfère quand je râle, en fait… A croire qu’il ne faut pas renier sa nature profonde, hein ? ;)

6 avril 2007

Troc troc ? Y'a quelqu'un ?

troc_3Comme c’est vendredi, veille de week-end prolongé et qu’en plus c’est Pâques (donc cocotte en chocolat au menu des courses), je suis de plutôt bonne humeur, et j’ai décidé de faire ma fille cool qui partage ses bons plans avec vous. Sympa, la meuf, non ? Ah si, sympa…

Si vous êtes, comme moi, légèrement compulsifs de l’achat de cédé-dévédé-bouquins, vous en arriverez forcément un jour à cette conclusion peu glorieuse : « bon, là, c’est clair, y’a plus une place de libre sur cette étagère, faut faire quelque chose ».

Oui, mais quoi ?

Ben fastoche, vous répondrais-je. Filer sur troczone.com, un site entièrement dédié au troc de produits culturels. Attention, faut pas s’arrêter au design du site, qui a l’air d’avoir été conçu en 1982. Je vous assure, le concept caché derrière vaut vraiment qu’on s’y arrête deux secondes.
Je pourrais prendre quinze lignes pour vous expliquer comment ça marche en détail, mais des journalistes professionnels l’ont déjà fait mille fois mieux que moi ici, alors passons direct aux travaux pratiques, si vous le voulez bien.

C’est simple, lecteur. Un jour où tu disposes d’un peu de temps libre, tu te plantes devant tes étagères trop garnies, et tu fais des piles :
« je garde absolument » (et tu gardes, du coup… parce que parfois, c’est bien fait, la vie)
« je n’écoute/je regarde/je lis plus ce machin, mais c’est encore en bon état » (bon potentiel troczone)
« mais qu’est-ce que ce cd/dvd/bouquin fout chez moi ? » (énooooorme potentiel troczone).

Ce qu'il y a de fun dans l'histoire, c'est que ce grand remue-ménage donne souvent lieu à des instants de recueillement (« oh ma compil’ Méga Hits 1991, j’étais en Terminale, ça remonte tout ça…. »), des questionnements métaphysiques (« mais pourquoi j’ai acheté l’intégrale des Gun’s & Roses alors que je déteste le rock ? »), ou des dilemmes cruciaux (« tiens, le bouquin de mon connard d’ex. Je le lui rends ou je le troc ? »).

Une fois constituée la liste « ce que j’ai à troquer », on fait encore plus simple, on remplit « ce que je veux ». Là, c’est le moment de se lâcher : l’intégrale de la série Bidule, je veux. Le spectacle de Machinette au théatre Truc, je veux. Le dernier roman aux critiques mitigées de Pierre-paul-jacques, je veux. L’idée, c’est de profiter de ce système parallèle pour acquérir des trucs qu’on n’aurait pas spécialement voulu acheter par ailleurs. Et si ça s’avère être nul ? Pas grave, on le remettra en troc la semaine suivante.

Ensuite, y'a plus qu'à se tourner les pouces et attendre que le site mette en relation les internautes entre eux. Tranquillou Bilou, quoi. Au final, aucun centime déboursé (mis à part les frais postaux, à la charge de chaque envoyeur), et une nouvelle jeunesse pour tous vos livres, disques, dvd et jeux vidéos. Pas beau, ça ?

Je profite de l’occasion pour vous parler aussi du désormais célèbre Bookmates, le site d’échanges de livres créé par la non moins célèbre Joëlle, qui fonctionne, lui, non pas sur le troc, mais sur le don, tout simplement.
Perso, si j’arrive sans problème à me débarrasser de mes disques et dvd, j’ai un attachement particulier à presque tous les livres que je lis, c’est mon grand drame.

Allez zou, à vos bibliothèques. Grand nettoyage de printemps au programme de ce week-end de Pâques. Ca vaudra toujours mieux que de s’empiffrer de chocolat !

NLDR : Ceci était un post de feignasse, rédigé en quatrième vitesse. La rédaction le sait très bien, mais comme elle avait envie de profiter de son week-end, elle aussi (y’a pas de raisons, quoi…), ben ce sera tout jusqu’à nouvel ordre. Ah mais…

6 août 2011

La conquête de l'Ouest

IMG_2283  map

Cette fois, je crois bien qu'on y est. A l'heure où vous lirez ces lignes, je foulerai déjà le sol américain d'un pas guilleret (enfin, j'imagine). Après des semaines de préparation acharnée et appliquée, nous y voilà...
En parcourant les forums pour préparer ce voyage, j'ai constaté que certaines personnes mettent parfois plus d'un an de recherches avant de s'engager dans un tel périple. Honnêtement, pour l'avoir vécu en accéléré, je comprends mieux pourquoi.

* Constituer un itinéraire général en fonction des milliers de choses à voir et du temps dont on dispose : check.
* Arrêter les villes étapes selon les envies de passer plus ou moins de temps dans telle ou telle région : check.
* Eplucher les guides du Routard et les sites d'hotels en ligne pour dégoter les chambres adéquates : check.
* Programmer les visites à réserver à l'avance pour cause de période de grande affluence : plus ou moins check.
* Estimer le temps nécessaire à chaque étape, chaque site, chaque lieu culte : check.
* Laisser aussi sa chance au hasard et aux imprévus : check.

17h de vol (avec escale), 21 jours de voyage, 4 états traversés (Californie, Arizona, Utah, Nevada), et sans doute, au bout du compte, près de 4 000 kilomètres parcourus en voiture.

Pour le fun et surtout pour éviter de trop gamberger sur place, j'ai constitué notre précieux road-book, qui regroupe en un seul recueil épais comme un annuaire les bases de notre voyage : itinéraire Michelin dans les grandes lignes, référence de réservation des chambres, plans des parcs et sites visités, exemples de randonnées...
J'y ai passé beaucoup de temps et de plaisir. Chéribibi en a d'ailleurs conclu que "c'était top, mais que j'étais une psychopathe". (Y'en a un qui rigolera moins quand il verra que tous les hotels sur place sont complets).

L'étape valise a été rock'n roll également : comment cumuler en 20 kilos des vêtements de plage pour arpenter Venice Beach, Malibu et Beverly Hills, des vêtements légers et tout terrain pour crapahuter dans les canyons et les grands parcs, des vêtements plus chauds pour le climat tempéré de San Francisco, et des vêtements de pluie pour le cas où la météo nous jouerait des tours (les guides nous mettent en garde sur les nombreux orages d'été) ? Alors ? Comment ? En se prenant la tête puissance 12. Et ne parlons pas des chaussures (baskets, sandales, tongues ?).

Au final, j'embarque avec moi mon joli sac-cabas Missiessy (une bien jolie marque dont je vous reparlerai à la rentrée) qui a été conçu spécialement pour moi, ma vielle besace liberty qui ne craint rien, des tonnes de t-shirts (dont le "cadeau" du Biba du mois, une robe vraiment très courte que j'ai coupée pour en faire un débardeur sympa), et mon chapeau de cow-girl/ranger qui m'avait déjà bien sauvé la mise au Kenya.

Mystères de l'ouest, à nous deux, j'arrive !

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11 juillet 2011

2 maillots, 1 fille, 10 justifications

Princesse Tamtam Maillot bain

Cette année, j'ai fait très peu de folies pendant les soldes. Et pour cause, puisque j'ai préféré acheter deux maillots de bain... non soldés. Oui. Mon sens inné des affaires est proprement fascinant, je sais.
Puisque vous insistez, voilà malgré tout dix excellentes raisons d'avoir pourtant craqué :

* Je n'en ai pas BESOIN à proprement parler. Plutôt ENVIE. C'est important, les envies. Et si on n'achetait que par réel besoin, d'une, ça se saurait, et de deux, les blogs mode auraient mis la clé sous la porte depuis belle lurette.
* Puisque le poste vacant à la tête du FMI m'a échappé, je peux quand même décider toute seule de ce que je fais de mon argent.
* Je voulais être color-block à mort sur la plage cet été.
* Je n'avais pas de maillot forme bandeau. Or, pour un bronzage uniforme et un décolleté non zébré, c'est un peu le minimum.
* Et puis, bleu, j'avais pas non plus.
* Enfin, si, mais pas PILE ce bleu là. Alors bon...
* Ca fait des années que je fantasme sur un maillot triangle jaune canari. Depuis que j'ai vu (et re-re-revu) durant mes années collège Mon Père, ce Héros, avec Marie Gillain âgée de quinze ans. Elle se trimballe quasiment tout le film en short en jean et maillot jaune, et je trouvais ça d'une allure folle.
* Et puis franchement, je ne vais quand même pas mettre un maillot de bain rouge à Malibu Beach ! Vous me prenez pour qui ?
* J'ai un peu abusé du sandwich aux nouilles, donc forcément, les mini-bikinis de l'an dernier... comment dire ?
* Quoi la robe verte ? Ah oui... ah tiens... elle a du se faufiler par mégarde dans le sac à la caisse. Je ne vois que ça comme explication.

 

10 juin 2011

Un verre avec Camille Lacourt ? (article sponsorisé + Concours)

"Pour un flirt avec toi, je ferais n'importe quoi...". Ca, c'est ce que chantait Michel Delpech il y a quelques années. Et vous, vous seriez prêtes à quoi pour un verre avec Camille Lacourt, le beau nageur blond au sourire ravageur ? (Ah, j'en vois une qui s'est déjà évanouie, au dernier rang... mince).

Carafes TerraillonL'idole des piscines s'allie cette année avec la marque Terraillon, dans une association qui coule de source autour du leitmotiv "le chlore, c'est bon pour ma piscine, pas pour l'eau que je bois". A cette occasion, la marque commercialise la carafe Pastel, une collection de carafes filtrantes nouvelle génération pour améliorer considérablement le goût de l'eau de votre robinet. Aux couleurs acidulées et pleines de pep's des récipients vient se greffer une expertise haut-de-gamme : cartouche filtrant plus de 85% de chlore, système de compteur pour connaître à l'avance le moment où changer la cartouche filtrante, clapet de remplissage, grande capacité (plus de 2L).

Moi qui n'étais pas spécialement adepte de ce genre de chose (que je trouve vraiment encombrante dans le frigo), je l'ai testée, et plutôt adoptée. Après un petit début laborieux où il faut bien lire le mode d'emploi pour enclencher la cartouche et la faire fonctionner, tout roule (ou plutôt, "coule") facilement.

Si vous souhaitez adopter ce nouveau geste vous aussi, je propose à l'un(e) d'entre vous de remporter un exemplaire de ces nouvelles carafes Pastel. Pour jouer, rien de plus simple, mais il va falloir aller pêcher les infos. Trois questions :
- Quelle est la durée de vie d'une cartouche filtrante ?
- Quelle est la date de création de la marque Terraillon ?
- Quel est le pourcentage de chlore filtré ?
(Indices : sur le site de la marque... ou en lisant bien cet article !). Jeu valable jusqu'au 15 Juin, et annonce des résultats ici même.

J'en reviens aux premières lignes de ce billet, et à Camiiiiillllllllle ! Terraillon organise également un grand jeu concours pour gagner un week-end de rêve en hôtel 4 étoiles à Marseille, et y partager un petit moment de complicité avec le sportif, autour d'un verre. Ce jeu s'adresse uniquement aux femmes (je sais, c'est injuste), et il suffit de vous rendre sur le site www.undernierverreaveccamille.com pour y participer. Bonne chance les filles !

Si, par le plus petit hasard des hasards, vous ne savez pas (encore) qui est ce fameux Camille, je vous laisse admirer dévorer baver regarder ce petit spot de présentation.

Vidéo virale par ebuzzing

5 juillet 2010

Princess for a day

princessJeudi 24 juin dernier, jour de grèves massives dans les transports en commun. Patiente autant que je peux l'être, je me suis fait ma petite place dans le wagon bondé, le dos calé contre la porte du fond, l'ipod sur les oreilles pour m'évader un peu de ce magma humain moite et suant entassé tel un banc de sardines (pas fraiches).

A côté de moi, une famille de touristes espagnole (ou italienne ?) discute bruyamment dans sa langue natale, dont je ne pige pas un mot. (J'ai eu la bonne idée de faire allemand en LV2, et tout ce dont je me souviens, c'est "das telefon klingelt". Ca ne fait pas lourd).

Soudain, je sens qu'on me tapote le bas de la jupe sur ma gauche. Je baisse le regard, et j'aperçois là un petit garçon, cinq ans au compteur à tout casser, qui lève vers moi de grands yeux bordés de longs cils noirs. Il me baragouine une petite phrase incompréhensible pour mes oreilles ; je le regarde en souriant, et lui répond "Je ne comprends pas ce que tu dis, mon chat"...

Il me répète sa phrase avec l'air d'insister (ca doit être important). Intriguée, je cherche des yeux sa mère, qui entre temps s'est intéressée à la scène. L'enfant lui répète à nouveau sa phrase mystérieuse, et sa mère lui répond, avant de se tourner vers moi tout sourire, et de me traduire dans un français approximatif mais que je comprends cette fois parfaitement : "il demande si vous êtes une princesse".

Je souris, rougis un peu sans doute, et adresse au petit bonhomme un léger oui de la tête et un clin d'oeil. Son visage s'éclaire alors d'un large sourire, qui ne le quittera plus jusqu'à ce qu'il descende du wagon, m'adressant un dernier signe de la main.


Il y a parfois, au milieu de journées maussades et ternes, des petits moments de grâce capables de vous mettre de bonne humeur en cinq secondes...

 

EDIT : Caro vient de m'envoyer un joli dessin inspiré de cette petite histoire, je ne résiste pas à l'envie de le partager avec vous ! ;) Merci beaucoup, Caro !

Katia

dessin : Unjourunsourire.

10 mai 2010

Autant en emporte le temps

_criture1Je discutais l'autre jour avec des amis peu au fait de ce qu'est un blog (et notamment un blog de fille) et de tout ce qui tourne autour. L'un d'eux a posé l'inévitable question "et ton blog à toi, il parle de quoi ?", et j'avoue que je me suis mise a réfléchir à la suite de cette discussion.

C'est vrai, ça ? De quoi il parle, mon blog ?

Quand j'ai commencé à écrire ici, il y a 4 ans, c'était surtout parce que :
- mon boulot d'alors avait un degré de créativité personnelle assez proche du néant, et jouer avec les mots et les textes (toutes mes études, quand même) me manquait cruellement,
- j'étais persuadée d'avoir plein de trucs trop intéressants à raconter à toute la planète et l'essor des blogs m'a poussée à le faire de cette façon,
- je tournais un peu en rond dans ma vie personnelle, avec les mêmes amis depuis longtemps, et un petit ron-ron quotidien qui ne demandait qu'à être un peu bousculé, d'une façon ou d'une autre.

J'ai trouvé dans l'écriture ici une superbe façon d'extérioriser mes états d'âme d'alors, mes coups de coeur, mes dépenses compulsives, mes chouettes premières rencontres de blogueuses devenues amies aujourd'hui.
J'ai continué en jouant à fond la carte du billet d'humeur humoristique, me dévoilant à demi-mot, et tout à tour pestant ou admirant les petits travers de mes voisins, collègues, copains, concitoyens...

Et aujourd'hui, où en est-on ?
Le temps a passé, déversant son lot de changements, bons ou mauvais. Avec lui, le blog m'a vu grandir et apprendre sur moi, jusqu'à n'avoir aujourd'hui qu'un besoin limité de cet exutoire par l'écriture qui m'a longtemps été indispensable.

Aujourd'hui, mes besoins ont changé, et si j'aime toujours autant écrire, ce n'est plus pour dire les mêmes choses.
Aujourd'hui, mon quotidien m'apporte suffisamment de bonheur pour ne plus chercher à tout prix un nouveau souffle sur l'extérieur (même virtuel), comme avant.
Aujourd'hui, je n'ai plus non plus autant de temps pour "prendre mon temps", et écrire des textes que j'ai toujours voulu un peu travaillés et soignés.

Aujourd'hui, pourtant, je sais que je vais continuer à écrire ici, d'une façon sans doute plus légère et moins engagée qu'avant. Parler de fringues, de chats, de bonbons et de bijoux. Parler de moi sans trop me livrer. Parler de rien, de tout et de n'importe quoi. Parce que j'ai toujours envie de partager avec vous certains aspects de ma vie. On ne ferme pas la porte en un coup de vent après 4 ans de partage, n'est-ce pas ?

Je tenais à expliquer un peu le pourquoi du comment, à poser les bases de ce qui a déjà été amorcé depuis quelques temps. Je tenais aussi à dire à ceux et celles qui me lisaient depuis plusieurs années que je peux comprendre qu'ils ne passent plus aussi souvent qu'avant ici, parce qu'ils n'y trouvent plus la même chose.

"C'est la vie qui veut ça", comme l'écrivait Serge Gainsbourg...  ;-)

Promis, les www.maviemonoeuvre.com, ce ne sera pas tous les jours non plus. (D'autant que j'ai un peu l'impression de rabâcher ça tous les 6 mois, bizarrement...)

30 août 2008

Club Med, tous les bonheurs du monde (sponsorisé)

vacances_luxe« Partir, c’est mourir un peu », qu’il disait, l’autre*. Jamais content, celui-là, quand même. Moi, entre nous, on me propose de partir demain (en vacances, j’entends), je saute à pieds joints sur l’occasion.
Quoi, comment ça, j’en reviens, de vacances ? Et-A-lors ? Je ne vois pas où est le problème ? Pfff, vous êtes tatillons, parfois, j’vous jure… D’autant que partir au moment où tout le monde rentre, quand les plages se vident, et les hôtels se dépeuplent un peu, franchement, ce ne serait pas ça le VRAI luxe, quand même ?

Le ClubMed.fr est là pour ceux qui, malins (pas comme moi, quoi), ont pensé à se garder quelques jours de congés sous le coude pour s'envoler en douce loin de chez nous, en cette période de rentrée où ça ne cause que cartable, cahier à spirale et copies petits carreaux grand format à tous les coins de rue.
Le site propose toute une ribambelle de destinations paradisiaques, parmi lesquelles ma préférée reste sans conteste Bali et son village Spa. Oui, oui, « Spa », comme dans « soins détente et petits massages bien-être à longueur de journée ». Le bonheur à l'état pur. Après ces longs et durs mois de travail intensif, ce genre de vacances serait bien mérité. Surtout pour la pure citadine stressée que je suis !

Honnêtement, ça ne vous fait pas rêver ?

 

 

club_med_Bali

(Crédits Photos Club Med)

Si ça ce n'est pas le pied intégral, je sais pas ce qu’il vous faut, les gens ! En tout cas, ça a plus de classe que de faire son soin à l’institut du coin, quand même ! Surtout quand on sait qu’en sortant du Spa, on file faire la visite des rizières en terrasse et des temples hindouistes.

Aaaah, le rêve ! Mon rêve !

Si ce n’est pas le votre (ce que je peux comprendre, j’ai des goûts tellement hors du commun, n’est-ce pas bien sûr), filez vite sur ClubMed.fr, d’autres idées de destinations de folie vous y attendent impatiemment.

Quant à moi, après avoir bien bavé sur le site, je fonce checker le calendrier de mes prochaines vacances.

Ah ben oui... forcément, après quatre semaines off, c’est pas pour tout de suite. (soupirs)


* Alphonse Allais

 

9 août 2010

Attention, look méchant

Il est de notoriété publique que Paris est la capitale mondiale de l'élégance et de la mode. Et j'aime autant vous dire que vous n'avez pas intérêt à déconner avec le concept. Pour preuve, cette petite affichette posée à l'entrée d'une boutique de mode, rue des Rosiers, dans le Marais, à Paris. Mes p'tites dames, vous serez mignonnes de faire attention à vos tenues !

photo

Ha ha, quand même ! Non ?

Si.

Les résultats du concours Taillefine Smartbox sont annoncés en fin du billet concerné. Hop hop hop, on checke. Et si ce n'est pas vous l'heureux/se élu(e), on ne tire pas la tronche pour autant ! Un nouveau petit concours bôôôôôté est à prévoir très vite ici. ;-)

25 octobre 2010

Instantané #2

Ce week-end, c'était jour de grand tri de saison dans ma penderie. Au programme : descente à la cave, repêchage des housses de vêtements d'hiver pliés (ahem) sous vide, et grand chambardement pour échanger l'armoire d'été contre l'armoire d'hiver.
Je déteste dire bye bye à mes petites robes aux couleurs acidulées, pour récupérer à la place des gros gilets épais et des manteaux tout rabougris d'avoir passé les six derniers mois entassés sous vide. Sans compter que l'armoire, elle, garde la même taille... et que j'ai l'impression d'avoir juste quatre fois moins de place.

Photo immortalisée à mi-chemin de mon parcours du combattant, avec déjà les vêtements d'été repliés et rangés... et les quelques piles de pulls d'hiver encore à classer et à organiser. Mmm, j'adore ma vie.

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(Au milieu du capharnaüm, un chat guette sa soeur Anne par la fenêtre... Ca, c'était APRES m'avoir bien tapé sur les nerfs en se jetant à quatre pattes toutes griffes dehors sur les pulls en cachemires, et en se roulant en boule sur les écharpes en mohair...)

Alleeeeezzzzz, ouuaaaaaiiisssss, la semaine prochaine, je m'occupe du tri des chaussures. Super !

2 novembre 2009

4, 5, 6, cueillir des cerises

cerises_1Petites pensées du moment en vrac et comme ça me vient.


Franchement, les cornichons dans un sandwich au saumon, c'est une drôle d'idée...

Je déteste les cyclistes qui squattent sur les trottoirs. Et je hais les cyclistes qui squattent ET qui me klaxonnent parce que je les gêne. Non mais on aura tout vu.

Pourquoi est-ce que je reçois le dossier de presse d'une mutuelle pour les seniors ?

Lucky Luke au cinéma ? Mouais, bof. Déjà que j'ai jamais aimé la bd...

Les cerises, c'est pas pour tout de suite tout de suite. On peut difficilement faire moins "c'est la saison" qu'en ce moment.

Envie de bottes grises. Mais ça ne va avec rien de ma garde-robe.

Mon horoscope du jour est plutôt cool. Du coup, ok, je veux bien y croire.

J'aime pas les gens qui disent "je vais me coocooner". Je préfère qu'on dise "Co-cooner". Ca vient de "cocon", non ? Bon.

Oh, il est 12h34. 1, 2, 3, 4. C'est sûrement un signe ! (J'aime bien aussi les 11h11, et les 22h22).

"One, two, three, four, tell me that you love me more".

Ce blog me gonfle et me tient à coeur à la fois. C'est étrange.

C'est quand même un post de feignasse, ça.

J'ai vu l'affiche du film "Saw VI" tout à l'heure, et j'ai rigolé comme une cruche. C'est peut-être sponsorisé par Herta ?

Encore un mois de passé. Ca file, ça file !

Dans Elle de la semaine dernière : "le nouveau talon, c'est le plat". C'est pas débile, cette phrase, franchement ?

Allo, Ween ? Ici Trouille. (bon, ok).

Ca m'étonne qu'elle ne se soit pas fait larguer, celle-là, vu comme elle sait être chiante.

Qu'est-ce qui fait pleurer les blondes ? J'ai toujours pas la réponse, Sylvie.

C'est vraiment n'importe quoi... (mais pas tant que ça, à bien y regarder).

...

30 mars 2009

Inside Out of Africa

Elephants_fin_de_journ_eDes années que j’en rêvais, de ce voyage. Des années que je fantasmais sur les paysages qui m’attendaient, les peuples qui m’accueilleraient et les images que je ramènerais de ce périple. Et puis finalement, c’est arrivé. Un peu sur un coup de tête, beaucoup parce que j’avais besoin de changement, d’exotisme et de vraie coupure avec mon petit monde, j’ai signé avec excitation le contrat de l’agence de voyage. Enfin, je partais au Kenya.

Bon. Ca, c’était pour l’introduction un peu mélancolico-suspensifiante du début de post. Pas mal, hein ? Je devrais écrire des romans, parfois, je me dis…

Le Kenya, donc. Je vais être très directe et franche : c’était à tomber par terre de bonheur, ce voyage. Voilà. Je crois qu’on peut difficilement faire plus clair en matière d’enthousiasme. J’ai trouvé là bas tout ce que j’ai imaginé pendant des lustres, depuis les étendues de savane parsemées de bestioles variées jusqu’à l’accueil chaleureux, souriant et curieux des habitants, dont le maître-mot à l’égard des touristes reste le fameux Hakuna matata (« pas de problème ») répété en boucle.

Impossible de décrire par le menu tout le déroulé de ce voyage, d’abord parce qu’il en faudrait des tartines (et je vous connais, passées 30 lignes, un billet de blog vous file la nausée d’office), et ensuite parce que mettre des mots là dessus impliquerait de trop décortiquer les choses, or j’ai envie de garder tout ça intègre et complet dans ma tête. Mais voyons quand même les grandes lignes (sinon on va encore dire que je vous ai fait poireauter pour que dalle).

Ah… avant que je n’oublie… pour les photos, vous serez gentils, mais on n’est pas chez National Geographic, ici, hein ? Ici, c’est du pris sur le vif, avec Jeep 4/4 qui fait vibrer l’appareil à chaque prise de vue, contre-jour écrasant et zoom inadapté, ok ? (en gros, c’est des photos de chiotte, je suis super déçue, ça ne rend rien comparé au vrai).

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En route pour huit jours intenses de safari (mot qui signifie "voyage" en swahili), à quadriller le pays en long en large et en travers, avant de finir par quelques jours de plage tranquille au sud de Mombasa, sur les plages de l'Océan Indien, pour assurer en douceur la transition vers le dur retour à la réalité.

Sitôt débarqués de l’avion, départ pour la réserve d’Amboseli, au sud du pays. Un parc très aride (Amboseli signifie "poussière", et mes yeux s'en souviennent encore), dont un unique lac, asséché en cette saison, assure le principal point d’eau. Et pourtant, malgré la sécheresse, c’est le parc où la densité animale est la plus forte : partout autour de nous s’étendent des troupeaux de zèbres, de gnoux, de gazelles, d’impalas, d’éléphants et de buffles, broutant paisiblement en paix les uns avec les autres. Au fond de la réserve, dans le ciel, se dessine par temps dégagé le Mont du Kilimandjaro, dont on aperçoit les neiges éternelles plus si éternelles que ça. La carte postale en live. Joseph Kessel écrivait dans ‘Le Lion’ en parlant de ces paysages « il me semblait que j’avais retrouvé un paradis rêvé ou connu par moi en des âges dont j’avais perdu la mémoire ». Et c’est exactement ça : une impression de jardin d’Eden où viennent s’ébattre toutes les bêtes de la création… ('tain, on dirait du Baudelaire, non ?)

Amboseli_1

Amboseli_elephants
Ah ça... ça nous change du zoo de Vincennes, hein ?!!

zebre_Et_gnou

Le gnou, au second plan, est, selon la légende, le dernier animal de la création, et a été conçu avec toutes les pièces restantes des animaux déjà créés. Il en résulte un truc bizarre et pas très jojo, à mi chemin entre l'âne, le bison et le taureau. Un gnou, c'est pas chou du tout.

Carcasse

Ah... encore un qui n'a pas débarrassé la table...

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Le fameux Kilimandjaro, et un petit troupeau d'éléphants, qui protège systématiquement les petits du groupe en les encadrant.

Au nord toute, ensuite, où nous rejoignons les flans du Mont Kenya pour dormir en haute altitude dans un tree-lodge, entièrement conçu en bois et parfaitement intégré à l’environnement, dont chaque chambre donne sur un point d’eau d’où l’on peut admirer les bêtes venant s’y abreuver. Il est possible de demander à se faire réveiller durant la nuit, si d’aventure des animaux « rares » à voir, comme le léopard ou le rhinocéros, viennent prendre un verre entre copains.

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Les buffles qui s'étaient planqués dans la clairière pour la nuit reviennent au petit matin autour du point d'eau. (... C'est pas terrible non plus, un buffle, à bien regarder ?)

Nous continuons vers les réserves situées au nord du pays : Samburu, Shaba et Buffalo Springs, aux terres arides et désherbées, où il nous faut pourtant chercher véritablement les animaux, à la différence du premier parc où ils étaient si nombreux. Puis redescente vers la capitale, en traversant les lacs de Naivasha et Nakuru, dont les deux millions de flamands roses habituels avaient déjà commencé leur migration en Tanzanie, plus au sud, pour y trouver de la fraîcheur.

girafe___Buffalo_S

La girafe réticulée (ah je suis in-co-llable, maintenant) peut se passer de boire pendant 7 jours, d'autant que c'est quasi le seul moment où elle est vraiment vulnérable, vu qu'elle doit se pencher et écarter les pattes au maximum pour ça. Pour autant, quand elle trouve un point d'eau, elle en profite à fond et peut avaler jusqu'à 60 litres en une seule fois. Comme ça, elle est peinarde. (Tss, et après, on s'étonne de la sécheresse dans le monde, tiens).

Buffalo_S_gazelles_girafes

Ca, c'est des petites gazelles girafes, au long cou et qui peuvent se tenir sur leurs pattes arrières. Sont mignonnettes, non ?

lionne_en_chasse

Une lionne en chasse à Shaba. Chez les lions, ce sont les femelles qui chassent, et les mâles se raboulent uniquement quand le festin est servi. Mmmm, ça me rappelle quelqu'un, ça, tient...

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Sont trop zolis, les zèbres de Grévy. Différents, veuillez noter s'il vous plait, des zébres de Burchell (plus haut), puisque leurs rayures sont beaucoup plus fines et régulières et qu'ils ont le bidou tout blanc. (Y'a interro à la fin, je vous préviens).

Buffalo_soleil_couchant

Ca, c'était juste pour dire que j'ai pigé à un moment comment utiliser la fonction "coucher de soleil" de mon appareil. Blonde, mais pas que.

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Hippo en sous-marin, prêt à faire renverser les barques dans lesquelles on voyage sur le lac (sont peureux, ces p'tits cons). En bas, rhino en famille. C'est moche, mais comme c'est une bestiole en voix d'extinction, on s'exclame tous bien fort Oohhhhhh ! (merci).

Enfin, clou du spectacle et du voyage : nous partons pour la réserve de Masaï Mara, à l’ouest, réserve la plus réputée du pays, pour la beauté de ses paysages variés et la richesse de sa faune.

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Vous prendrez quelle taille ? S, M, L ou XL ? On a tout en rayon, profitez-en.

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La lionne pionce. Les lions pioncent. Le guépard pionce. Non mais ho. Remboursez, là !

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Tentatives de photos artistiques (que j'en entende un seul ricanner, et ça va très mal se passer).


Je vous passe rapidement sur la visite du village Masaï, un peu trop formatée touriste à mon goût (mais autrement, jamais on n'aurait pu voir à quoi ressemblait des cases faites en bouse de vache, donc bon...), le passage de la ligne de l'Equateur et le fameux test du sens d'écoulement de l'eau (dingue comme les choses changent à deux mètres de distance, entre l'hémisphère nord et le sud), la visite de la ferme de Karen Blixen, qui a moultement inspiré le fameux Out of Africa, le traditionnel resto Carnivore à Nairobi où l'on s'empiffre de viande d'autruche, de crocodile et de buffle.

Et je vous laisse juste imaginer les quelques jours de farniente à Mombasa, face à l'Océan Indien, doigts de pieds en éventail, jus de fruits de la passion siropté à la paille, à me repasser en boucle dans la tête le film des huit jours merveilleux que je venais de vivre. Epuisant. Tout simplement é-pui-sant. ... Encore !

plage

22 janvier 2009

Cookie's fortune

cookie_1Je me demandais l’autre jour pourquoi donc que ça ne causait jamais haute gastronomie, marmite et casseroles sur ce blog. En fait, je viens de me souvenir.

Faire la cuisine, c’est un truc qui me prend parfois, comme ça, une fois l’an. Et hier soir, j’ai eu la drôle d’idée de me lancer dans la confection de cookies faits maison. J’ai adapté une vieille recette piquée dans le Elle, sur un article où des célébrités filaient leur bon plan cuisine, mais dans laquelle j’ai remplacé en loucedé quelques ingrédients, ni vu ni connu. (Oui, parce que ça m’a toujours semblé inconcevable – à moi, piètre cuisinière – d’investir dans des tas de machins bizarres dont je ne me resservirai sans doute pas avant la Saint Glinglin (et encore), pour en utiliser juste « quelques gouttes » ou « une pincée ». J’imagine que ça doit faire la différence au final. Et j’imagine que c’est POUR CA que je suis nulle en cuisine).

J’ai donc allègrement remplacé l’essence de vanille par du sucre vanillé (bah quoi, c’est kif kif, non ?) et j’ai zappé le sucre roux pour le remplacer par du normal. De toute façon, au Monoprix de mon quartier, ils ne connaissent pas ce bidule (il semblerait qu’il y ait de la discrimination), et si vous croyez vraiment que je vais faire douze points de vente pour trouver un ingrédient, c’est que vous me connaissez bien mal.

Me voilà donc le fouet à la main en train de remuer beurre, sucre et jaune d’œuf pour tenter d’obtenir un mélange « crémeux ». Heu… oui… bon. Tant que ça ne colle pas aux parois du saladier, déjà, c’est pas mal, je trouve. Faudrait voir à pas me demander la lune, hein, les mecs, là.

Vient le tour de la farine.

C’est fourbe, la farine.

(Note pour moi-même : la prochaine fois que je fais la cuisine (l’an prochain, donc), choisir une recette qui n’utilise pas de farine). (Ou bien prévoir au planning deux bonnes heures de nettoyage de la cuisine). (Et un lavage des cheveux).

Ma mixture ressemble à du dégueulis de poney, je suis un peu inquiète pour la suite des opérations. D’autant que c’est là que ça se corse sévère. « Rajouter 75 g de Smarties écrasés ». Oulà. Alors déjà, première nouvelle : je ne savais même pas que ça existait encore, ces petites choses. Mon cœur de midinette fait un bond de vingt ans en arrière avec nostalgie et satisfaction (c’est vrai, ça m’aurait emmerdée d’avoir à les remplacer par des M’n M’s, quand même).
Le problème, c’est juste qu’il faut les « écraser ». Et ça, mes petits gars, c’est du lourd. Parce que c’est drôlement solide, ces saletés-là. A se demander comment les mômes ne se pètent pas tous leurs plombages dessus.

Mais t’inquiète Ginette, j’ai la technique qui tue. Pas forcément très « Gault et Millau », certes, mais néanmoins efficace : j’attaque au marteau. Hop. Cinq minutes plus tard, des petits confettis de restes de Smarties rejoignent ma mixture et lui donnent un aspect un peu plus glop. (ou pas ?)

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Reste à mettre au four, en n’oubliant pas ze touche finale : enfoncer des Smarties entier sur le dessus des petits tas de pâte, pour décorer. Bon… en fait, ça décore bizarrement, parce que les bonbons bleus perdent toute leur couleur à la cuisson et virent au blanc fadasse.
Grmmmpppffff, je sais pourquoi je déteste faire la cuisine : une fois encore, le résultat final ne ressemble EN RIEN à la jolie photo du magazine, où les cookies ont l’air moelleux et fondants (et où le mec s’est bien gardé d’utiliser les Smarties bleus, d’ailleurs). M’enfin, soyons honnête, ça reste du chocolat, ça ne peut décemment PAS être mauvais, non ?

cookies

(L’année prochaine, nous cuisinerons des muffins au beurre de cacahuète SANS utiliser de tournevis. Challenge !).

9 décembre 2008

Taupe model

taupe_2Toutes ces filles qui s’amusent à porter des lunettes uniquement par coquetterie ou comme simple accessoire de mode m’ont toujours fait halluciner. J’ai un mal fou à comprendre qu’on puisse se coller des binocles sur le visage par envie et pas par besoin. En même temps, si je vous avouais que je suis miro depuis mon plus jeune âge, et que je complexe à mooooort sur mes lunettes de vue depuis près de quinze ans, peut-être que vous comprendriez mieux mon point de vue.

C’est pas compliqué, je suis myope comme pas permis. A côté de moi, on peut dire qu’une taupe a les yeux bioniques de Super Jamie, tellement j’y vois que dalle sans lentilles ou lunettes. A l’époque des soirées pyjamas, c’était d’ailleurs le jeu favori de mes copines, de me demander combien de doigts elles me montraient de loin, et de m’entendre invariablement répondre à côté de la plaque. Ca les faisait toujours beaucoup rire. Moi, moins, bizarrement.

Les lentilles de contact m’ont sauvé la vie pendant une quinzaine d’années, masquant aux yeux de tous mon plus gros complexe. Non sans mal, quand même. Evidemment, il fallait me trimballer mon petit flacon de sérum physiologique en permanence sur moi. Evidemment, je ne pouvais pas ouvrir les yeux sous l’eau quand on chahutait à la plage. Evidemment, la plus petite poussière dans l’œil était intenable, et je redoutais l’allergie ou la conjonctivite qui m’aurait obligée d’un coup à devoir reporter mes affreuses lunettes de myope qui me défiguraient tant. Evidemment, à la moindre rencontre amoureuse, il fallait jongler du lever au coucher avec la salle de bain pour qu’ « il » ne me voie surtout pas affublée de cette horrible chose répugnante. (Ah ça oui, quand j’ai un complexe, j’y vais pas de main morte avec).

J’ai joué le jeu comme ça pendant quinze ans. Et puis un matin, mes yeux ont dit stop. Conjonctivites et irritations à répétition, sécheresse oculaire à s’en frapper la tête contre les murs de douleur, et impossibilité de reporter des lentilles. J’étais condamnée. Aux lunettes, je veux dire.

Retour de boomerang. Hop : les complexes sagement enfouis là, en bas, bien au fond de moi, ont refait surface d’un coup. Et avec plus de violence que je ne l’aurais cru. On pourrait croire qu’à trente ans, les crises de l’adolescence sont loin, que la confiance acquise est plus solide et plus forte qu’autrefois, et que le fait - plutôt basique - d’être myope et de devoir porter des lunettes pour y voir clair ne viendra pas tout chambouler pour autant. Mais en fait, si. Pour moi, en tout cas, ça a été le cas.

Un vrai bon gros bordel dans ma tête, mélange de crises de doute et de tentatives d’acceptation. Jusqu’au jour où mon ophalmo m’a donné le feu vert, et que … j’ai sauté le pas pour l’opération chirurgicale. Yihhhaaaaaa. C’était vendredi dernier. C’était un grand moment de rock’n roll, et je vous raconte tout ça très rapidos dans un billet moins orienté « confessions intimes sur divan de psy ». (Parce que oui, c’est rare ici, mais parfois, ça fait du bien d’écrire sans faire le clown).

PS : Ce billet n’a absolument pas pour but de débattre si oui ou non, les lunettes c’est moche. Qu’on soit bien ok : je trouve très souvent ça ravissant sur d’autres personnes, mais je ne me suis personnellement jamais acceptée avec, pour des raisons qui vont sans doute très au-delà de ce que j’ai bien voulu écrire ici. Merci de ne pas m’envoyer la ligue des défenseurs des droits des myopes de France.

PPS : Article pas du tout sponsorisé par Optic 2000. Qu’on soit d’accord là-dessus, aussi. :)

3 décembre 2008

Caprices, c'est fini ?

caprices_1On a coutume de dire que les filles sont capricieuses, et je ne vois pas trop pourquoi je devrais faire exception à la règle. Encore que. Bizarrement, je suis du genre à être capricieuse avec moi-même plus qu’avec n’importe qui d’autre. (Je sais, cette phrase est difficilement crédible, mais laissez-moi tenter de me justifier, quand même).

De temps en temps, je me tape des petites crises perso sur le mode « j’ai ABSOLUMENT besoin de ce truc là-maintenant-tout-de-suite c’est une question de vie ou de mort ». Que le truc en question soit aussi « vital » à ma survie qu’un n-ième sac à main ou qu’une ceinture aperçue dans le dernier magazine branchouille ne change strictement rien à l’affaire. Je me sais pathétique et over-consommatrice, mais je n’en démords pas : il me faut ce machin coûte que coûte.

Deux fois sur trois, étrangement, l’envie pressante passe aussi vite qu’elle m’est venue. Un shoot de chocolat (ou plus brutalement, un coup d’œil à mon relevé bancaire) suffisent à calmer mes pulsions et ma fièvre acheteuse. Après tout, en réfléchissant bien, des bottes couleur camel, j’en ai déjà trois paires, ça va peut-être aller comme ça ? (Et la penderie – cette sombre garce – n’est pas extensible).

Oooooooh, mais n’allez pas applaudir trop vite, non plus. Hé, ho. Sinon, je ne vous pondrais pas un billet sur le sujet, j’vous signale.

Parce que oui, figurez-vous que dans le fameux troisième cas sur trois, ça vire au carnaval complet. Persuadée que le salut de mon âme (moi ? en faire trop ? jamais !) ne passera que par l’acquisition du bidule qui m’obsède les neurones, je deviens alors une vraie furie capable de arpenter toutes les rues de Paris pour assouvir ma quête, visiter cinq ou six boutiques de la même chaîne dans la même journée ou passer des plombes pendue au téléphone à répéter douze fois de suite « oui, bonjour, je cherche une jupe qui s’appelle Nadja, en taille 38, en coloris gris fumé, est-ce que vous l’avez en stock s’il vous plait ? Merciiii, au revoir ».
Sérieusement, tout ce cirque, venant de la part d’une fille qui grimace à la simple évocation du mot « sport »  (aaaeeerrkkkk) ou qui fait la tronche rien qu’à l’idée de rappeler ses propres clients pour le boulot, ça pourrait en boucher un coin à plus d'un. M’enfin après tout, on ne pourra pas venir me dire ensuite que je ne suis pas - dans certains domaines spécifiques - une fille tenace et appliquée à la tâche. Oui, parfaitement.

Evidemment, inutile de vous dire qu’une fois mon gros caprice de gamine pourrie gâtée assouvi, un nouveau « besoin » viendra prendre sa place, et que le cercle vicieux et infernal reprendra de plus belle.
Franchement, je sais pas bien pourquoi j’ai perdu mon temps, là : pas la peine de gribouiller une thèse philosophique en trois parties détaillées, la réponse à la question du titre est "non". Point barre. Et j’irai même jusqu’à dire que mon pote Descartes s’est planté de peu. A mon avis, ce qu’il voulait dire, c’est « je compense, donc je suis ». C’était pourtant facile, mec.

12 novembre 2008

Tout sur ma mère

tout_sur_1Ma mère, elle est plutôt jean et pull en cachemire que tailleurs et talons hauts. Et ça lui va mieux. Quand j’étais gamine, elle bossait dans une Grande Entreprise où le paraître est important, et elle quittait la maison dans un nuage de parfum, les talons qui claquent sur le pas de la porte, les lèvres et les ongles longs laqués de la même couleur, et les bijoux tintinnabulants autour du bras et des oreilles. Aujourd’hui, elle bosse plus « à la cool », et ne ressemble que de très loin à une executive woman. Mais je préfère. Au moins, elle ressemble à une mère.

Ma mère, elle maîtrise le langage "djeun’s" à la perfection. Elle déteste tout ce qui est à base de kikoo/lol/mdr, et elle est capable par exemple de m’envoyer des textos qui disent "C kan le 10né 2 famille ?". Elle utilise parfois devant mes yeux éberlués des expressions comme « ça me gave », « c’est relou » ou « ça me fait yèch ». Mais le pire, c’est la fois où on était dans un bus avec elle et mon frangin, et que celui-ci s’adresse à moi en langage pseudo-codé pour parler d’une autre voyageuse sans qu’elle ne nous comprenne, et qu’il me dit « Teu-ma la yeuv comme elle est cheum »*. Ma mère a soudain explosé de rire en regardant la vieille en question. Elle avait pigé. Ah non mais ho ?!! Si les mères rigolent des mêmes blagues que leurs ados attardés, où va le monde ? Je vous le demande.

Ma mère, elle ne s’est jamais trop enquiquinée pour faire de moi une fille bonne à marier. Je ne sais ni coudre (je fais mes ourlets de jean à l’agrafeuse), ni cuisiner (même les œufs au plat refusent de rester en un seul morceau jaune avec moi), je fais le ménage d’une façon très approximative et je n’ai absolument pas la main verte. Je ne lui en veux vraiment pas. Seulement moi, maintenant, va falloir que je me trouve un mari qui aime les restos, les retouches au pressing, les femmes de ménage et les fleuristes. Ou bien que j’épouse Tony Michelli, direct. Quelqu’un a son numéro ?

Ma mère, elle m’a laissé en héritage (en plus de sa myopie) pas mal de traits de son caractère. Comme elle, je suis très indépendante et autonome. Comme elle, je préfère les atmosphères calmes et cosy aux lieux bruyants et trop blindés de monde. Comme elle, je peux me contenir pour des choses qui m’agacent, jusqu’à ce que la petite goutte en trop me fasse exploser en une colère sourde et froide, qu’on trouve toujours « sortie de nulle part ». Ca nous fait toujours beaucoup rire, après coup. Mais autant vous prévenir que si colère il doit y avoir entre nous deux, ça fait des étincelles et des fulguro-poings dans tous les sens. Abritez-vous.

Ma mère, quand je l’appelle chez elle, elle décroche en braillant d’une petite voix « ouiiiiiiiiii ? ». Genre, « c’est pour quoiiiiii ? », limite. Elle prend ses grands airs, comme ça, à faire semblant que c’est fatiguant d’avoir toujours sa grande fille en ligne pour papoter de choses souvent insignifiantes. N’empêche que quand j’appelle pas pendant huit jours, qui c’est qui tapote les dix chiffres de mon téléphone et demande d’une voix penaude si « tout va bien ? ». Ouais. C’est bien ce qui me semblait, aussi.

Ma mère, je passe souvent la voir chez elle, pour un bon déjeuner (vu que je ne cuisine pas moi-même, si vous avez suivi) ou pour un tea-time (elle fait des super bonnes crêpes) et des bavardages sur ma vie, mon œuvre et ma dernière paire de bottes. On discute de tout et de rien, comme des bonnes copines. Et puis quand je repars de chez elle, en fermant la porte, je sais. Je sais que je suis contente de rentrer « chez moi », et qu’elle apprécie de retrouver le calme de son petit nid à elle.

Ma mère, elle a pas bien du percuter que j’avais dépassé la trentaine, quand même. A chaque fois qu’on raccroche d’une conversation tél juste avant que je ne parte en vacances ou en soirée, elle me glisse un petit « amuse-toi bien ». Le même « amuse-toi bien » qu’elle me disait déjà en me lâchant devant l’école primaire, il y a vingt-cinq ans. Ca m’amuse bien, justement.


Billet inspiré par ma mère (!) et par le nouveau livre de Cachemire & Soie, que je vais m’empresser de lire juste pour vérifier si « elles » sont toutes pareilles. ;)

* pour ceux qui ne sont pas bilingues : « mate la vieille comme elle est moche ».

14 septembre 2006

Rendez vous les yeux, vous êtes cernés !

fatigue_1J’ai une de ces tronches, en ce moment, je vous explique même pas ! Ce traître de marchand de sable me fait à nouveau des infidélités. Trois nuits de suite que je ne ferme pas l’œil. Ca commence à se voir, forcément. Et j’ai beau faire mumuse avec tous mes pinceaux de maquillage, tenter de tricher à grands coups d’anti-cernes et de blush bonne mine, y’a pas moyen. Au mieux, je ressemble à un camion volé. Au pire, à un camion volé défraîchi. Super, Gérard…

Je vous informe donc, en toute transparence : si vous avez récemment croisé dans le métro un zombi au regard de lémurien en descente d’acide, c’était probablement moi.

A côté de l’aspect « yeux de grenouille bouffie », je n’ose même pas vous parler de l’humeur de dogue allemand qui me caractérise depuis trois jours ! Passez votre chemin, je mors. Nan, je mors pas, je ronchonne. C’est pas tellement mieux, notez. Mais c’est plus calme. Disons que les assiettes ne volent pas.

Une seule vraie question demeure suspendue à toutes vos lèvres (et je vous vois d'ici, inutile de nier) : pourquoi je n’arrive pas à dormir comme un bébé ? Et bien figurez vous que j'en sais strictement RIEN !

Normalement, avec les journées que je me farcis ces derniers temps, je ne devrais même pas pouvoir dépasser 21h30 sans allumette pour me maintenir les paupiettes ouvertes (à part les soirs de Star Ac', où je fais un effort surhumain) (je déconne, c'était pour voir si vous suiviez).

Alors quoi ? C'est quoi mon problème, bordel ? Quelles petites choses inconscientes viennent insidieusement me chercher des noises pendant que je tente vainement de faire copain-copain avec Morphée ?


Franchement, j'ai une vie plutôt chouette, des projets en pagaille, des amis sympas, un appart mimi, un boulot épanouissant enrichissant amusant bon un boulot..., une bonne santé, un chat qui ronronne fort. Bref, aucun gros dossier qui coince. Donc tout en main pour pouvoir dormir sur mes deux oreilles.

(J’ouvre ici une parenthèse afin d’attirer votre attention sur le fait que cette expression est d’ailleurs particulièrement con. Je mets au défi quiconque de pouvoir effectivement « dormir sur ses deux oreilles », parce qu’à moins d’être gaulé comme un Picasso, je vois pas trop bien… m’enfin bref, je m'égare).


Voilà, donc. Un problème. Pas de solution. Mais une certitude : va falloir que ça s'arrête très rapidement, ce petit manège, c'est moi qui vous le dit !

Allo Houston ? Base de lancement à Major Tom, on a un GROS souci...

29 juillet 2006

Bien plus que 36 au Quai des Orfèvres

fraise

Hier soir avait lieu le piknik La Fraise* organisé par Astigo sur le Quai des Orfèvres, face au Pont Neuf. Dès 19h30 se sont donc rassemblés peu à peu une soixantaine de blogueurs et de Fraisiens aux t-shirts colorés pour un grand partage de chips, taboulé, rosé frais, m&m’s et fraises tagada, dans une belle ambiance conviviale.
L’occasion pour moi, entre autre, de pouvoir :
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Assister à un gigantesque concours de bulles de chewing-gum.
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Dédicacer un … comment dire… un bidule (?) rose à TiBlond en souvenir de sa Pink’d Party, lui dire au revoir puisqu’il repart dans sa ville, et lui faire promettre de revenir bientôt nous organiser la Pink’d Volume II.
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Faire enfin la connaissance de Willoo qui me charriait depuis quelques temps par blog interposé sur mes histoires de culottes vendues sur Ebay.
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Admirer le sens de l’organisation de Jo…elle, qui s’est trimballé ses enceintes pour la musique, et ses faux photophores pour l’ambiance romantico-intimiste (et dans un autre registre, ses délicieux mini muffins pour nos estomacs !).
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Apprendre que Matt et Guillaume n’ont toujours pas monté leur duo comique sur scène, mais que devant le nombre de demandes, ils vont peut-être reconsidérer la chose (à quand un « Matt & Guillaume au Bataclan » ?).
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Se faire des nouveaux amis inattendus, tel Mister T-shirt yellow tout bourré, qui s’est tapé l’incruste vaillamment toute la soirée après être allé dégobiller l’air de rien derrière un arbre à trois mètres de là.
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Faire des grands signes en hurlant « vive Daniel Guichard » (Célinette, inutile de nier, on t’a tous entendue !) à tous les bateaux-mouches remplis de touristes qui passent sur la Seine.
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Avoir une envie folle de faire pipi, mais devoir se retenir vaille que vaille, parce que les cafés sont trop éloignés, et les arbres trop étroits.
Une bien jolie soirée pleine de gaieté pour conclure le mois de juillet en beauté… J’vais finir par y prendre goût, moi, aux soirées de blogueurs…

*La Fraise, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un site de jolis t-shirts et c’est ici que ça se passe. Bon, j’ai l’air de faire ma maligne là comme ça, mais y’a encore deux mois, j’en avais jamais entendu parler, alors pas de complexe s’il vous plait !

10 juillet 2008

Week-end (célibataires) à Rome

week_end_1Ah bah ça, forcément ! Avec mes comptes rendus moultement détaillés de soirées célibataires à haute teneur ajoutée en loose, on ne pouvait pas passer à côté du fait que votre fidèle servante (on parle de moi là ?) était la candidate idéale pour vous causer « site de rencontre » aujourd’hui.

Parship, vous connaissiez, vous ? Moi, not at all. Jusqu’à y’a environ trois heures, en gros. Parship. Déjà, le nom, bon… J’voudrais pas trop la ramener genre j’ai fait du marketing et tout, mais c’est pas ultra causant, comme truc, quand même. Faudra m’expliquer un jour l’idée de rencontre, de fun, d’ouverture et de boum-boum-chabadabahouaaa éventuel là-dedans. M’enfin j’imagine que je ne suis pas là pour démonter le concept en trois lignes, passons.

C'est donc un site de rencontres avec une méthode basée sur un méga test de personnalité, censé évaluer les caractéristiques personnelles pertinentes pour une relation amoureuse. Et tout ce bazar pour quoi, dites-moi voir ? Pour « mieux se connaître et analyser ses besoins et ses attentes ». Pfiouuuuuu, mieux que cinq séances de psy alors ? Je signe tout de suite.

J'ai donc fait le test. Qui dure deux heures. Ou presque. … Des questions dans tous les sens, et même des tas de trucs marrants du genre « tu préfères les croix ou les ronds ? » (et je caricature à peine).
Au bout du compte, un profil détaillé de ma (charmante) personnalité, que je vais bien me garder de vous révéler ici, parce qu’on n’est pas chez mémé et qu’il faut bien cultiver un peu de mystère. Mais sachez quand même que je viens d’apprendre avec effroi que j’ai une part psychologique masculine plus développée que la moyenne. Ouais. Dorénavant, vous pourrez m’appeler Robert.

La cerise sur le pudding, c’est que pendant l’été, le site organise un grand concours permettant aux célibataires de gagner des week-ends. A Rome, si vous voulez faire comme Daho, mais aussi à Marrakech ou à Barcelone. A nous les pizzas Regina, les cornes de gazelles et les patatas fritas. (Comment ça, je ne parle que de bouffe ? Bon, ok, on ira aussi visiter le Colisée, mais mollo, moi ça me file le tournis, ces trucs-là...).

Aaaaaaaah là, tout de suite, tels des Rantanplan aux aguets, ça dresse l’oreille dans les rangs hein ? Tout de suite, ça reprend du poil de la bête, l’œil se fait vif et la queue frétillante…(mmffffff, rangez-moi ces sourires goguenards, voulez-vous ?).

"Comment qu'on fait, madame ?". Coup de pot, c’est super fastoche. Je le sais, ça aussi, j’ai testé.  Suffit de vous rendre sur le site www.lesclesdeschamps.com/buzz
, de répondre à la question de la semaine et hop, vous êtes en course pour le tirage au sort. Franchement, ça, même en plein cœur de juillet et de sa flemme généralisée, tout le monde peut le faire, non ?

Bon, ben c’est pas tout ça, mais moi, j’vous laisse, j’ai le tatouage de mon nouveau prénom à faire réaliser sur mon biceps gauche. On se retrouve au bar PMU juste après ?


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