Canalblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Gin Fizz
Publicité
31 octobre 2006

L'essentiel, c'est l'accessoire

colliers« Poursuivons la visite, si vous le voulez bien. Vous êtes maintenant dans la chambre à coucher, aux teintes légèrement rosées. Sur le mur de gauche, vous pouvez observer une fascinante collection de colliers et sautoirs fantaisie, dont les pièces les plus vétustes remontent pour certaines aux années collège, preuve de l’attachement de l’auteur à ces bijoux que l’on peut désormais qualifier d’"anciens" ».

Oui, j’admets, je suis un brin compulsive. Quand j’aime un truc (au hasard, disons les colliers et sautoirs fantaisie), j’aime pas ça à moitié. Le jour où la mode ne sera plus au sautoir, j’aurai l’air bien tarte, avec toute ma collec’ sur les bras. Mais en attendant, dès que je croise un spécimen qui ne trouve pas son équivalent plus ou moins grossier dans ce que je possède déjà, zou, j’achète.

Je trouve souvent mon bonheur chez Accessorize, Kookaï, H&M… et aussi (oui, j’avoue) Promod, Etam, et même Pimkie, une fois.
Rhhaaaaa, allez-y, jetez-moi des cailloux, j’ai déshonoré le dieu de la mode et du bon goût, je le mérite.

En même temps, si j’achetais toutes les babioles dont j’ai envie chez Agatha, Scooter, Gas et autres, c’est mon porte-monnaie qui ferait la gueule, et ma banquière qui m’appellerait par des noms d’oiseau. Faut savoir ce qu’on veut.

Et puis je vous livre une mini-info en or (peut-être que vous êtes déjà au courant, mais dans ce cas, soyez gentilles, faites comme si c’était pas le cas, me ruinez pas mon effet d’annonce, merci !). La grande majorité de ces petites merveilles vient d’une chaîne de boutiques absolument fabuleuses, au nom complètement imprononçable : Maijrev. Non, pas Majirev, comme « magie-rêve », ce serait beaucoup trop simple. Maijrev : un truc à consonance moldave ou que sais-je.
Ce sont généralement de toutes petites boutiques tout en longueur, si minus qu’une fois qu’on y est à quatre (vendeuse comprise), on se croirait au Queen un samedi soir tellement on ne peut pas remuer un bras sans se marcher sur les orteils. Pas ultra pratique pour essayer les accessoires vendus, j’en conviens.
Mais le sacrifice en vaut le coup, parce que les collections sont jolies, variées, produites en quantités limitées (donc peu de chance de voir le même collier sur toutes vos copines à la prochaine soirée), fréquemment réassorties, et d’un prix plutôt très correct.

Que demande le peuple… Les adresses ? Ah oui, le peuple pense à tout ! Impossible de trouver la liste des boutiques sur internet (à croire que les pages jaunes ne parlent pas moldave). Pour les parisiennes, il existe une boutique rue de Rivoli, juste en face du Séphora, vers la rue du Pont-Neuf. Et une autre rue Vavin, dans le VIème. Je vous laisse les commentaires ouverts pour en indiquer de nouvelles, car perso, je ne connais que ces deux-là.

Régulièrement, je tente de faire le tri dans tous ces colliers, parce qu’évidemment, dans le tas, y’en a une bonne dizaine que je ne mets jamais. Et puis soyons honnête, je ne peux pas me permettre de planter des clous sur toute la longueur du mur pour continuer à suspendre mes nouvelles acquisitions. A force, ça va devenir ridicule, on va finir pas se croire sur un stand Balaboosté.
Mais rien n’y fait. Au bout du compte, j’en élimine vaillamment deux, que je mets de côté en me disant « je les porte une dernière fois, et puis je les donne à quelqu’un ». Evidemment, je ne les donne jamais à personne car « ça peut toujours servir » ou « c’est encore joli, après tout », et ils finissent immanquablement par rejoindre les copains sur leur mur. Alors je plante d’autres clous. Pas le choix…

Vous aussi, vous êtes compulsives, question accessoires ? Vous aussi, vous pourriez monter un commerce de chaussures / sacs / chapeaux / foulards / bijoux rien qu’avec ce que vous avez dans votre dressing ?

Publicité
29 octobre 2006

"On s'appelle, on s'fait une soirée troc ?"

La quatrième (ou cinquième ?) édition des désormais réputées soirées troc a eu lieu hier soir, accueillie cette fois par la courageuse Géraldine, qui n’a pas tremblé une seconde à l’idée de voir débarquer chez elle vingt minettes heureuses d'être inscrites sur la V.I.P. list.

Mais quésako que ce truc-là, allez-vous me dire ? Alors je répète, pour les deux du fond qui bavardaient au lieu de suivre. Partant du principe (très juste) que les penderies et tiroirs de salle de bain des filles débordent de trucs dont elles ne se servent pas ou plus, Hélène a eu cette idée folle un jour d’inventer les soirées troc. Chacune apporte et échange les jupes, pulls, mascaras, gloss, foulards et autres trousses à maquillage dont elle veut se séparer. Le tout dans une humeur joyeuse et détendue, des papotages et des rires, et un buffet royal.

Je mets d’ailleurs au défi quiconque de venir me dire « mais les filles c’est chiant, ça bouffe trois feuilles de salade verte et ça n’a plus faim », parce que vu la profusion de cakes salés, saucisson, foie gras,  quiches, vin rouge et petites « tueries » au chocolat, on serait une bonne vingtaine à lui rire allègrement au nez.

Passons sur le fait que la soirée fut évidemment très sympathique. Mis à part les vingt nanas présentes hier soir, vous n’étiez pas là pour voir combien ces petits rassemblements entre gens de bonne compagnie sont plaisants, et vous vous fichez sans doute éperdument de savoir que les chaussures de Caroline étaient canons, que la moquette a été rebaptisée cinq fois au vin rouge, que le cake de Jeanne déchirait sa race (au moins), et que lebeau collier que j’étrennais pour la première fois a eu son petit succès. Donc je n’insiste pas.

Et je ne vous ferai pas non plus l’affront d’écrire cette petite phrase tant et tant entendue au lendemain des rencontres entre blogueurs : « ça fait plaisir de mettre enfin un visage sur un nom… ou l’inverse ». Même si c’est pourtant vrai.

Arrivée avec un sac de choses à donner gros comme une caravane (photo de gauche), je suis repartie beaucoup plus légère, avec mon lot de petits trésors (photo de droite) : adorable veste rose, bustier trop craquant, top coloré à bretelles, petit haut blanc qui porte encore l’étiquette du magasin (et je connais la coupable !), cache-cœur rose clair sans manches, t-shirt à motif, plus quelques trucs non photographiés.

sac_trocresultat_troc













Mille mercis à et sa-moquette-qui-craint-rien pour leur accueil ultra chaleureux, à Hélène pour son organisation hors pair, et à toutes les autres pour leur bonne humeur : (et là, c’est l’horreur, j’ai trop la trouille d’oublier quelqu’un…) : la méchante et sa gentille maman calpurnia, deedee aux bas filés, caroline, laure sans son foie gras, celinette la bientôt blogueuse (à ne pas confondre avec TheCélinette), béa, lilo, delphinoïd, julie, marion, pomme, anne, anne-lise, jeanne (qui reverra bientôt ses pieds), lucie (la photographe de la soirée), capucine et nina.
(C’est bon ? Manque personne ?)
;-)

 

16 novembre 2006

Vent frais, vent du matin

vent_3J’ai un vrai souci avec la météo. Je veux bien reconnaître que c’est assez pratique, si on met de côté le fait qu’ils se plantent environ deux coups sur trois. Une fois qu’on sait ça, on fait avec, et on laisse une part à l’improvisation.

Non, moi, mon problème vient de mon obstination à vouloir écouter la météo à la radio. J’ai beau y mettre du mien, connaître les horaires des flashs info météo par cœur, guetter le jingle, identifier la voix suave de « Joël Collado pour France Info » entre mille, ça veut pas.

J’écoute pourtant avec l’oreille d’un Sioux les précieuses secondes durant lesquelles on nous mitraille de données à vitesse supersonique. J’essaye vaillamment de chopper au passage les mots « Paris », « Bassin Parisien », « Ile de France » (ou « au nord de la Loire » quand ils décident de nous faire les prévisions à la louche) (ah si, je regrette, la moitié du pays, c’est très à la louche, comme prévisions, quand même). Et puis je m’en tiens là, parce que j’arrive jamais à retenir ce qui va avec, question soleil ou pluie.

Pour les températures, même topo. Joël nous débite les chiffres tellement vite, que même les résultats du tiercé sont plus clairs pour moi. Donc au final, je sais de source sûre qu’ils ont parlé de ma région, mais je n’ai aucune idée du nombre de cumulo-nimbus prévus au mètre carré.

Qu’est-ce que vous voulez, je suis une visuelle, moi, pas une auditive. Pour comprendre et apprécier pleinement ce monde merveilleux qu’est l’art divinatoire du « Koi-toi-mettre-demain », il me faut des cartes, de la couleur, des images, des petits symboles. A ce titre, la météo télévisée présente évidemment des avantages à mes yeux.
Encore que. Là aussi, j’ai mes limites.

Je veux du simple et du sobre. Des graphiques clairs, et juste une voix off pour m’informer gentiment qu’on va se les cailler sévère demain, ou qu’à l’inverse on peut sortir les tongs.
Avant, j’aimais bien la météo de M6 pour ça, justement. Mais maintenant, même chez eux, on a droit aux greluches déguisées en couverture de Vogue. Ca me dépasse.
J’ai pas besoin d’un sourire de pin-up à l’écran pour apprendre que demain, on perd deux minutes de soleil ou qu’on fête les Médard.

Et puis, je vais sans doute vous sembler un peu chiante, mais honnêtement… quel besoin a-t-on de nous coller devant la carte de France un mec qui va gesticuler dans tous les sens, nous expliquer que l’anticyclone des Açores a encore fait des siennes, ou nous comparer les courbes des pressions atmosphériques relevées à Calais, Saint-Laurent-du-Var et Plougastel ? Est-ce que j’ai une gueule à comprendre les pressions atmosphériques, d’abord ?
Bon. Alors viens-en aux faits direct, mon pote, parce que là, on se dilue, et à tous les coups, ça va me refaire le même plan qu’à la radio : je vais perdre le fil, et finir par ne plus écouter pile au moment où ça devient intéressant.

Ca vous fait pas ça, vous ? Allumer TF1 uniquement pour la météo, patienter deux secondes pendant leur baratin incompréhensible sur les images satellites et tout le merdier qui va avec, se focaliser sur autre chose « en attendant », et finalement tout louper. Perso, c’est systématique. Et ça m’énerve force 8, comme le vent. Sans compter les tailleurs d’Evelyne Dhéliat, qui m’agressent légèrement les rétines. Mais c’est un autre débat.

8 octobre 2007

Vous avez demandé la police, ne quittez pas

police_5Je ne suis pas sûre que vous réalisiez bien un truc, les gars : vous êtes quand même en train de lire le blog d’une héroïne des temps modernes. Parce que figurez-vous qu'il y a quelques nuits, j’ai enfin pu laisser s’exprimer la Julie Lescault qui sommeille en moi.

Ceux qui suivent ce blog depuis un certain temps savent déjà que j’habite juste au dessus d’un petit restaurant et que je connais donc ce bonheur suprême (et donné à peu de gens) d’avoir en fond sonore permanent toute la vie backstage de ce type de commerce, depuis les engueulades du chef et de ses commis jusqu’au bruit des poubelles en fin de service. Avec le temps, c’est presque devenu routinier (même si toujours aussi gavant) et ce joyeux bordel bruyant fait aujourd’hui partie de mon quotidien.

Sauf que cette nuit-là, y’a eu comme qui dirait un bin’s.

4h du matin. Insomnie. Je tourne et me retourne dans mon lit pour trouver désespérément le sommeil. Le chat, ce con, pionce paisiblement, roulé en boule à mes pieds.

Soudain, bruit étrange. Le bruit d’une porte en bas dans la cour, qui n’aurait pas dû s’ouvrir à cette heure plus que matinale. Alerté lui aussi, le chat se dresse d’un coup sur ses pattes, et tend l’oreille avec moi. Quelqu’un marche doucement, trifouille des objets et déplace la poubelle du restaurant de façon très discrète. Impossible que ce soit le restaurateur lui-même, vu le barouf qu’il ne s’est jamais privé de faire quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit.
Un type est donc en train de faire je-ne-sais-quoi juste en bas de ma fenêtre, sans vouloir être surpris, à 4h du mat’. Problème en vue, a priori.

J’écoute toujours, tout en cédant peu à peu à la cogitation intensive et à la parano. Que fabrique ce mec ? Qu’est-ce qu’il cherche ? Et si il venait se venger de son patron en foutant le feu au restaurant ? Ou en allumant le gaz ? Merde, ma chambre est juste au dessus…

En bas, l’autre débile manipule toujours sa poubelle et ses outils. J’hésite à allumer la lumière ou à carrément ouvrir les volets pour signifier que ce bruit me dérange. Mais à 4h du matin, toute seule chez soi, on fait bizarrement moins la fière que dans la théorie. En même temps, si l’intrus a l’intention de faire péter tout l’immeuble pour une raison obscure, je ne suis pas trop d’accord. Ma détermination revient d’un coup. Ni une ni deux, j’attrape ma cape, mon épée, et surtout mon téléphone, pour prévenir la police.

Bon, ben faut quand même que vous sachiez un truc : il a beau être 4h du mat’ (enfin, un peu plus maintenant, avec toutes ces conneries), il y a de l’attente au bout du fil. Ouais. Autant dire que si on se retrouve face à un cambrioleur, on a le temps de se faire zigouiller à peu près quatre ou cinq fois.

Mais bref. Une nana finit par me répondre et me demande ce qui m’amène. Je lui raconte ma vie trépidante d’une façon complètement décousue. Ca ne la perturbe pas plus que ça, puisqu’elle me dit « j’envoie quelqu’un sur place vérifier ». J’attends donc le ‘quelqu’un’ en question, en faisant les cent pas dans mon appart (façon de parler, vue la taille de l’appart).

Dix minutes plus tard, deux flics arrivent, me questionnent à nouveau et filent voir dans la cour de l’immeuble. A travers les volets de ma chambre, je les entends marmonner « ben non, y’a rien, j’vois rien moi ». Vu que j’ai un peu d’ego et que je n’ai pas envie de passer pour la pauvre gourdasse qui a eu peur d’un chat sauvage égaré dans le coin, j’ouvre les volets et leur précise quand même que le simple fait qu’ils puissent accéder à la cour n’est pas normal, puisque la porte est toujours fermée à clé. Je reparle des bruits de déplacement de poubelle. John et Brian (ça leur va si bien) finissent par braquer leur lampe torche sur l’une des fenêtres du restaurant, située en hauteur, et légèrement entrouverte. Par un étrange hasard, la poubelle est juste en dessous, comme si le mec s’en était servi comme d’un escabeau.

John prend alors un ton hyper sûr de lui et affirme « y’a des traces d’effraction ». (Ah bah merci, oui, j’m’en doute. Pffff, faut vraiment leur mâcher le boulot, à ces flics, hein).

Je vous passe rapidement la suite des événements, sinon on est encore là demain :
Brian escalade à son tour la poubelle, cherche à pénétrer dans le resto tout en se demandant si l’intrus n’y est pas déjà planqué, et ne l’attend pas avec un couteau de cuisine bien aiguisé.
A peine le pied posé à l’intérieur, une horrible alarme se met à retentir et à nous vriller les tympans.
Du coup, le restaurateur, qui habite au dessus de son commerce, déboule en hurlant.
Brian se met à gueuler encore plus fort « c’est la police, c’est la police », de peur de se prendre un coup de poêle sur la tronche.
Et John, resté dans la cour, s’inquiète pour son pote : « ca va, Brian ? ca va ? ca va ? »

Oui, Brian va bien. Il est en train d’expliquer à monsieur le cuistot qu’on a tenté de pénétrer par effraction chez lui, et que la voisine du premier étage les a prévenus pour intervenir. Flots de remerciements et de bénédiction, bla bla bla… Déjà que le type m’aimait bien pour une raison qui m’échappe encore, il est maintenant littéralement amoureux de moi. J’en suis quitte pour un dîner gratos chez lui, à l’écouter jacter pendant une plombe. Pfff, rendez service aux gens tiens…

Ce qui m’épate, moi, c’est que pendant tout ce souk, pas un seul voisin n’aura pointé son museau par la fenêtre pour voir ce qui se passe. M’est avis que tout le monde pionce avec des boules Quies, rapport au barouf du feu de dieu que fait ce resto.

Mais la cerise sur le gâteau reste quand même le moment où John, en train de débriefer le commissariat en direct par radio, revient vers le cuistot pour demander « est-ce qu’une friteuse de marque Delonghi aurait disparu ? »

Gné ????!!!!!??!!!!!
Genre, un pauvre gars s’est emmerdé la vie à tenter de rentrer en douce dans un resto pour chourer une friteuse ?

A moitié morte de sommeil et morte de rire, je les ai laissés tous les trois à leurs histoires de friteuse, d’assurance, de plainte et de suspects potentiels, et je suis retournée sous ma couette finir ma nuit agitée. Et la seule conclusion que j’ai pu tirer de tout ça, c’est « cool, ca va me faire un truc sympa à raconter sur le blog ». Je suis grave, quand même.

9 novembre 2006

Pomme Z

pomme_9Vous n’aimeriez pas, parfois, pouvoir remonter dans le temps et effacer ce qui vient tout juste d’arriver ? Appuyer sur Pomme + Z pour « annuler la dernière action » et recommencer à zéro ?
Bah moi aussi. Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai encore eu cette furieuse envie de contrôler la touche « Rewind » du magnétoscope de ma vie.

Je vous plante le décor. Dimanche matin. Réveil tardif. Un peu dans le gaz. Et absolument rien dans la cuisine qui puisse ressembler de près ou de loin à l’équivalent d’un petit-déj’. Or je sais pas vous, mais moi, je ne peux pas commencer une journée sans un petit quelque chose dans le ventre.
Pleine d’entrain (du moins pour un dimanche matin-quasi-midi), j’enfile rapidement un jean, des vieilles converses roses et un gros pull, m’emmitoufle dans une écharpe, attrape quelques euros, et trottine gaiement jusqu’à la boulangerie la plus proche de chez moi.

Je salive déjà à l’idée d’un pain au chocolat ou de chouquettes, quand soudain, vision d’horreur. Là, devant moi, attablé à la terrasse de café, J., mon ex. Cerise sur le pudding, il est accompagné d’une ravissante petite blondinette aux airs de poupée, qui n’est sans doute pas sa cousine, si j’en crois les regards de Bambi qu’elle lui lance.

J. m’aperçoit et me fait un large sourire en se levant. C’est déjà bien, il aurait pu tirer la tronche. Je me dirige vers lui, tout en faisant mentalement la check-list du tableau affligeant qu’il a devant les yeux : je suis donc habillée comme un sac, pas un poil de maquillage, les cheveux à peine coiffés en un vague chignon, genre retour de plage mais sans le côté maillot deux-pièces et grains de sable collés à la peau qui rendent le tout sexy.

Bien. C’est PAR-FAIT.

Il fallait évidemment que je tombe sur lui aujourd’hui. Pas hier, quand je portais mon fabuleux pantalon noir et mes talons vertigineux. Non. Aujourd’hui. Avec mes vieilles Converses. Roses, je vous le rappelle. C’est mêêêêrveilleux, le hasard, n’est-ce pas ?

« Comment vas-tu ? Ca me fait plaisir de te voir. Remarque, en venant dans le quartier, j’avais une bonne chance de tomber sur toi. »

Je lui souris, un peu crispée. (« Donne-moi deux secondes, je décroche la corde du lustre, je range le tabouret, et je suis à toi ».)

« Ben ça va… »

J’hésite à rajouter un truc dans le genre « comme tu le vois, je suis au top de mon sex-appeal », mais c’est peut-être pas la peine d’en remettre une couche, au point où j’en suis.

La discussion ne s’éternise pas, vu qu’on n’a qu’une envie, mes godasses et moi : aller se planquer au fond d’un trou. J. doit me trouver un peu distante. Bambi, quant à elle, se contente d’un regard appuyé me détaillant de la tête aux pieds, qui semble vouloir dire « Ah, c’est elle ? hé ben… ».

Aaaaaaarrrrgggggg ! Les boules. Les maxi-boules, même. J’aurais voulu qu’il me revoie sous un meilleur jour. J’aurais voulu qu’elle ne me juge pas si sévèrement. J’aurais voulu faire Pomme Z.

Nadia m’a dit une fois « ta vie ressemble à un film de Claude Pinoteau (La Boum / L’Etudiante), pleine de petits incidents très amusants à observer, mais qui doivent être assez chiants à vivre soi-même ».
Bon, admettons. Mais est-ce que dans ce cas, je pourrais avoir les mêmes seins que Sophie Marceau, à défaut de lui ressembler ?

Publicité
3 septembre 2007

Chat (complètement) perché

chat_2Il y a des moments dans la vie où on ne peut plus se voiler la face. Des moments où on finit par s’avouer à quel point les êtres qui nous entourent peuvent parfois nous décevoir au plus haut point. Aujourd’hui, malheureusement, un de ces êtres est tombé de son piédestal.

Mon chat n’est qu’un sale enfoiré. Point barre.

Faut quand même que je vous précise, en préambule, que ce sombre crétin, en plus d’être payé (en Shéba) à ne rien glander de sa journée, si ce n’est me coller des poils blancs partout sur mes pulls en cachemire, a le grand privilège de pouvoir aller baguenauder dans le grand cimetière voisin de chez moi en traversant quelques toits.
En théorie, c’est bien : ça le fatigue un max de se faire courser toute la journée par les chats errants du coin, et quand je le retrouve le soir, il est aussi claqué que moi et pionce direct, sans passer par la case "miaou en flux rss" pour qu’on s’occupe de lui et qu’on le fasse jouer.
En pratique, c’est bien aussi : il va discrétos faire ses crottes dans les plantes des voisins super bruyants du rez-de-chaussée, et m’évite du coup de changer sa litière trop souvent.

On aurait très bien pu s’en tenir là, considérer que j’avais un chat quand même super chanceux, que tous les animaux domestiques n’ont pas ce privilège à Paris, et que vraiment, les inégalités sociales et les injustices, bla bla bla.

Oui, mais non. Ce serait vraiment trop simple. Et vous vous demanderiez pourquoi je me casse la nénette à vous écrire des tartines à propos de tout ça.

Ben je vais vous le dire, pourquoi. Parce que monsieur le chat, cette raclure, n’a rien trouvé de mieux que de vouloir me remercier pour tous les bons et loyaux services que je lui offre. Remarquez, y’aurait de quoi, parce qu’au prix des croquettes et du désinfectant pour nettoyer tous ses gerboulis sur le tapis, j’aurais déjà pu me payer la moitié d’une Smart, mais bref, passons.

Me remercier, donc. Mais comment ? Le collier de nouilles peintes à la main n’étant pas encore au programme des ateliers proposés par le cimetière voisin, mon chat a eu une idée de génie. Un concept qui déchire. Une illumination de malade mental. Un truc à la limite de l’entendement, tellement c’est beau et touchant.

Il m’a rapporté toutes les souris qu’il pouvait trouver au cimetière. Toutes. Je les ai comptées, j’en suis à onze. L’équipe de foot au complet.

… Il serait pas un peu con, ce chat ? Sans déconner ? J’aurais clairement préféré le collier de nouilles. De loin.

J’ai donc régulièrement la bonne surprise de trouver un petit cadavre de bestiole grise gisant au milieu du tapis déjà mentionné, ou des bouts de souris à moitié mâchouillés s’accumulant sur le toit juste devant mes fenêtres. C’est pas beau, ça ? Hein ? Franchement ?

Et le dernier coup de maître, pour que vous mesuriez bien quand même à quel point il a envie de me faire plaisir, a été de me rapporter dans sa gueule une souris vivante, et me la lâcher en plein salon avec un air très satisfait, genre « t’as vu, le beau cadeau que je t’ai dégoté ? Et je l’ai même pas abîmée, cette fois ! ».
Entre temps, évidemment, la souris s’est barrée sous un meuble en couinant, le chat lui a couru après en renversant au passage un vase et une pile de CD, et j’ai eu droit à la bamboula de leur jeu de cache-cache pendant une bonne partie de la nuit. Au petit matin, la malheureuse avait rendu l’âme, et ce débile de chat roupillait sur le canapé comme un bienheureux, ravi que son cadeau pourri ait foiré ma nuit de sommeil.

Bonheur.

De toute façon, j’aurais du me méfier dès le départ : un chat qui se shoote aux odeurs de chaussettes sales, c’était quand même mal barré d’avance…

20 novembre 2006

Cry me a river

pleurs_1Loin de moi l’idée de passer pour la grosse chouineuse du coin, mais faut quand même que je vous avoue un truc : j’ai la larme assez facile. Je pleure un peu pour tout et n’importe quoi. Surtout n’importe quoi.

Précisons tout de suite que quand je dis « je pleure », c’est une façon de parler. Disons que j’ai les yeux qui s’humidifient, la vue qui se brouille légèrement, et le mascara qui menace de laisser des traînées noirâtres sur les joues. Pas de quoi évoquer la fontaine de Trevi, à ce stade.
Et puis entendons-nous bien, je pleure facilement, soit, mais il me faut quand même des raisons valables. Je ne me mets pas encore à éclater en sanglots si la boulangère m’annonce qu’elle n’a plus de macaron pistache par exemple. Faut pas pousser.

Les larmes, c’est le seul moyen que mes émotions ont trouvé pour s’exprimer librement, parfois même sans mon consentement. Appelez ça de l’incontinence oculaire, si vous voulez.


Je pleure quand je suis triste ou un peu déprimée. Ca sert à ça, les larmes, à la base, non ?
Je pleure souvent pour des raisons amoureuses, parce que l’amour, c’est ce qui me met le plus facilement dans tous mes états. D’ailleurs, avec le recul, je réalise souvent que j’ai eu bien tort d’user trois paquets de kleenex pour un type qui ne valait vraiment pas trois cacahuètes.
Je pleure quand je suis à la fois fatiguée et énervée, que c’est ma mauvaise semaine, que mon boulot me tape sur le système, que le métro est bondé, que mon seul courrier est une facture, que le frigo est vide et que c’est encore un Navarro à la télé ce soir. ‘Les nerfs qui lâchent’, ça s’appelle.
Je pleure aussi au cinéma, quand le héros du film sait qu’il va mourir au combat, et qu’il écrit une longue et belle lettre à sa femme qui est restée au pays pour élever leurs cinq gosses désormais orphelins de père. La voix off du mec qui lit sa propre lettre alors qu’il est déjà mort, c’est le top en matière de chialeries.

Cela dit, faut pas croire. Je pleure aussi quand je suis heureuse, bizarrement.
Je pleure de joie quand on m’organise une belle fête surprise pour mon anniversaire, ou de façon moins terre à terre, quand une copine m’annonce qu’elle est enfin enceinte après tant d’essais.
Je pleure quand Il me dit que je suis belle, qu’Il n’attendait que moi, qu’Il me dit que je suis celle juste faite pour ses bras. (Après, je reconnais les paroles de Patricia Kaas, et je me dis qu’Il ne s’est pas foulé, mais sur le coup, ça me fait chialer de bonheur).
Je pleure quand Harry avoue enfin à Sally qu’il l’aime, même si tout le monde avait pigé depuis le début parce que c’était gros comme un camion.

Le truc étrange, c’est qu’il m’arrive parfois de pleurer pour des trucs très cons. ‘La Marche de l’Empereur’, par exemple, ça m’a mise dans un état pas possible. J’ai du être manchot dans une vie antérieure, pour vivre si intensément ce drame de l’œuf couvé qui ne pourra peut-être jamais éclore.
Ou bien je pleure là où on ne m’attend pas. Là où on n’aurait pas parié un kopek sur mon « trop plein émotionnel », paaaaf, je sors les grandes eaux. Dernier exemple en date : le final de la saison 2 de Grey’s Anatomy (ho bah quoi, chacun sa culture, hein ?). Ah ça, j’ai pleurniché comme une madeleine. Mais même pas pour la grande scène de fin, quand l’amoureux de Izzie meurt. Pourtant, on peut dire que la prod’ nous avait sorti le grand jeu : musique à la vas-y que je te chiale sur l’épaule, gros plans sur des visages graves, images de flash back sur les jours heureux du temps jadis. Ben non. Moi, ce qui m’a fait user deux mouchoirs, c’est quand ils décident de faire piquer le chien... Faut vraiment être barge, non ?

hommeEt un homme qui pleure, me direz-vous ? Allez, remballez tout de suite vos « mais ça pleure pas, un homme, un vrai ! », sinon je vous colle au trou pour discrimination lacrymale.
Un homme qui pleure, ça peut être très joli, figurez-vous. Enfin, ça dépend. Le type qui se met à brailler comme un mioche, à morver dans sa chemise, et à réclamer sa mère parce qu’il vient de se dégommer le pouce avec son marteau, ou parce qu’il a 38,4° de température et des ganglions au fond de la gorge, ça ne m’émeut pas un quart de seconde, ça me gonfle juste puissance douze.

En revanche, le mec qui n’a pas peur -ou honte- d’avoir l’œil humide, de temps en temps, pour une bonne cause, je trouve ça assez craquant. Attention, par « bonne cause », j’entends des trucs comme oser exprimer son émotion suite à une nouvelle de taille (mariage, bébé... rupture)ou se laisser aller devant un film archi émouvant (celui qui ne cille pas devant « Bambi » n’est pas humain, pour moi). Perdre la finale de coupe du monde de foot contre l’Italie, par exemple, ne rentre pas dans les cases « bonne cause ». C’est dit.

Malheureusement, on voit ça assez rarement, des hommes qui pleurent. Ils ont pris cette fâcheuse habitude d’aller se planquer très loin quand leur prend l’envie soudaine de verser trois larmichettes. C’est dommage. Pleurer, ce n’est pas un signe de faiblesse. C’est juste un aveu de sensibilité.
Si nous, les filles, on voulait des gars solides comme des rocs en toute circonstance, on tomberait amoureuse de Robocop, pas de garçons comme vous.

26 août 2007

L’Odyssée de Pénélope

banniere_penelopeParmi mes lectures de (fin de) vacances, j’ai eu le plaisir de dévorer le premier roman d’Anne-So, ma blog-copine de chez Cachemire & Soie, qui a eu la délicate attention de m’en faire parvenir un exemplaire dédicacé quelques jours avant la sortie en librairie. La méga classe, quand même.

« La double vie de Pénélope B. » raconte les aventures d’une jeune bretonne fraîchement débarquée dans la capitale, qui va découvrir grâce à son cousin les spots branchés et les marques trendy. En relatant sur son blog les épisodes de sa nouvelle vie de jet-setteuse, elle devient rapidement la blogueuse hyper tendance, celle que tous les lecteurs adorent et adulent, et que tous les journalistes veulent rencontrer. Une vie de rêve, oui, mais à quel prix ? …

Tadaaaaaam. Ca, c’est du suspens, hein ? J’aurais du faire « rédactrice de pitch pour donner envie d’acheter », je trouve. Mais ça aurait fait un peu long sur les cartes de visite.

Bref, on disait ? Le roman d’Anne-So, oui. J’ai trouvé que c’était un beau roman (« c’est une belle histoire », hop, ça y est, la blague est faite. Michel, si tu me lis, je t’embrasse et à samedi), et je l’ai lu quasiment d’une traite.

J’ai aimé le style, fluide et sans chichis, l’humour et l’ironie envers "la parisienne de base", les références aux ‘fashion faux pas’ et aux ‘indémodables de la mode’, et l’emprunt régulier au style « blog », avec des vrais morceaux dedans, comme les yaourts aux fruits. Parce que Anne-So, quand elle fait un truc, elle le fait pas à moitié, voyez. Non seulement elle écrit au sein du roman les posts du blog de son héroïne, mais elle a également créé en vrai de vrai le blog de la fameuse Pénélope B., une mouette à Paris. Déliiiiiiiiire !

Heu, cette critique est un peu fouillis et complètement décousue, j’admets. Mais j’ai jamais été douée pour donner mon avis de façon construite, moi. J’étais nulle en dissertation à l’école, pour tout avouer. Donc pour faire simple et court, je peux vous dire que ce bouquin, c’est un vrai concentré de girlitude (ah ben oui, nulle en dissert’, mais hyper fortiche pour inventer des mots).
De l’action, du suspens, de l’humour, de l’amour, du sexe, du sang… ah, non, attendez, on me fait signe que je m’emballe un peu, là. Mais pleins de trucs bien, en tout cas. Si vous aimez les histoires de filles, les histoires de blogs (et même les blogs de filles, soyons fous) foncez les yeux fermés !

… (en même temps, pour lire, ce sera plus facile les yeux ouverts, hein, mais faites comme vous voulez).

"La double vie de Pénélope B.", par Anne-Solange Tardy

First Editions, 14,90 euros.

22 août 2007

Mission commando # 3 : Partir en vacances avec les enfants de ses amis

bou_e_2Agent GinFizz, votre nouvelle mission, si vous l’acceptez, est de passer une semaine de vacances avec deux couples d’amis et leur progéniture adorée. A vous de trouver le juste milieu entre farniente et baby-sitting forcé. Totale discrétion recommandée. Si vous veniez à vous faire prendre, l’Agence nierait avoir eu connaissance de vos agissements. Ce message s’autodétruira dans cinq secondes.

Compte-rendu de mission :

La cible : Maison de location "Lou Cigalou", sud de la France, plein été. Chambre avec vue sur piscine (cool) et voisine de celle des enfants (moins cool). Et murs épais comme du papier cigarette.

Les forces en présence : Bérengère, Quentin, Louise et Arthur, respectivement 5, 4, 2 ans et 16 mois. Et leurs parents, bourrés de principes d’éducation parfois souvent contradictoires.

L’objectif :
- Etudier au plus près les mœurs et coutumes de la « nouvelle famille française recomposée ».
- Vérifier in situ si effectivement, "les enfants, c’est comme les pieds qui puent, on supporte toujours mieux les siens que ceux des autres".
- Tester sa résistance aux "maman, Quentin i m’tire les cheveux tout l’temps" et aux "occupe-toi de ta sœur" / "laisse ta sœur tranquille" alternés, qui auraient de quoi rendre schizophrène n’importe qui.

Le moment qui fait mal : L’heure du réveil, au chant du coq (et le tonitruant "Pieeeeeeerrrrrre, t’as pensé à acheter du Nesquick ?" qui résonne dans toute la baraque). Qui veut faire des grasses mat’ (au-delà de 7h30) ne part pas en vacances avec des enfants, un point c’est tout. Une fois qu’on a testé, on pleure sait.

Le matos : Maillot de bain costaud (on oublie tous les trucs à ficelles que les mioches s’empressent de dénouer en ricanant), ipod waterproof, bonne humeur et énergie à revendre (précision : être déjà partie en vacances avant pour recharger ses batteries peut s’avérer utile).
Et boules Quiès. Impératif, les boules Quiès. Vraiment. J’insiste.

Stratégie défensive :
- Toujours garder à portée de main le kit de survie anti-corvée de château de sable : un bouquin spécial vacances et/ou la presse people de la semaine (inutile de s’acharner sur « Critique de la raison pure » avec quatre mini daltons dans les parages). Ce qui permet un "ben non, tu vois, mon chou, je peux pas t’aider à construire le donjon, j’ai encore du travail, là." (traduire : j’ai pas encore bien pigé qui couche avec qui cette année à Saint-Trop’)

Stratégie offensive :
- Bouffer tous les ‘P’tits Filous’ et les ‘Kinder Pingui’ qu’on peut chopper dans le frigo. Avec un peu de chance, les pleurs de la marmaille privée de goûter finiront par pousser l’un des parents à emmener tous les gosses manger une glace et faire un tour de manège au village d’à côté. Et hop, trois quarts d’heure de tranquillité grappillée. Imparable. 

A éviter : Les parents en mal d’étreintes estivales torrides qui se carapatent à l’heure de la sieste en nous refourguant le baby-sitting : « Bon, ben, heu, nous on va aller faire quelques courses, là… tu gardes un œil sur les petits ? ». (Mais bien sûr. Et t’as sorti le soutif push-up pour aller acheter trois melons et une bouteille de Ricard, sans doute ?)

Situation critique : Quand Sylvie, des cernes jusqu’au menton et deux chewing gums collés dans les cheveux, essaye de m’expliquer le sens profond de la life : « Tu verras toi aussi, quand t’en auras : des enfants, c’est du boulot, mais qu’est-ce que c’est comme bonheur ! ».
(Et allez, sortez les violons et le lâcher de colombes, on est repartis pour le couplet « devenir mère a changé ma vie ». Bah un peu, que j’te crois, qu’elle a changé, ta vie, vue ta tronche même en vacances. Alors tu permets, mais je vais aller à mon rythme, hein !)

Pour avoir la paix, la réplique qui tue : « Ok, j’ai pas d’enfant, mais moi, au moins, mon chat, il fait pas pipi n’importe où, et il bouffe ce qu’on lui donne sans chouiner. J’dis ça, j’dis rien, évidemment… »
(Totalement faux, mon chat est pire qu’un sale gosse pourri gâté. Mais 1- Sylvie n’ira pas vérifier, et 2- on se défend avec les armes qu’on a).

Bilan : Bien progressé en "1, 2, 3 soleil" (fini deuxième ex-aequo au championnat Lou Cigalou). Bonne participation à l’atelier "découper la viande en petites bouchées". Excelle dans la reconnaissance des goûts « pomme-poire » et « pêche-poire » des petits pots Blédina. Me suis constitué un catalogue complet de ‘à faire/à ne pas faire avec mes futurs enfants’ rien qu’en observant ceux des autres. Et me suis même un peu reposée. En revanche, mes tympans, eux, prendraient bien des vacances…

Fin de transmission.

Et ça, c’est cadeau !

11 décembre 2006

Petit manuel à l’usage des garçons qui ne comprennent pas bien les filles – chapitre 5

Les filles et les "soirées entre filles"

filles_7Oui, jeune homme, arrête de te rouler par terre comme ça, tu as bien lu. Tu es sur le point de percer à jour l’un des plus grands mystères de tous les temps, et de trouver réponse à LA question qui te turlupine depuis que tu es en âge de t’intéresser aux nanas : que peuvent bien fabriquer ensemble toutes ces minettes lorsqu’elles se regroupent pour leurs fichus « trucs entre filles » dont tu es exclu ?

Car il ne t’a pas échappé, bien entendu, que tes copines les filles ont un goût très prononcé pour ces petits moments girly, exclusivement réservés aux membres portant du mascara et des sacs à main, et où la testostérone est rigoureusement interdite.
La forme de ces rendez-vous très « sex and the city » importe peu : dîner dans un resto cosy pour s’épargner la corvée cuisine, tea-time au salon de thé pour s’empiffrer de macarons, apéro après le boulot pour cocktail en happy hour, ou tout simplement glandouille chez l’une d’elles pour papotage tout confort. L’essentiel, c’est d’être ensemble, et de pouvoir se laisser aller aux fous rires et confidences. Un petit reste de nos anciennes "soirées pyjama" en quelque sorte, la séquence ‘Barbie va au bal’ et le couvre-feu des parents en moins.

Car oui, jeune homme, le procédé n’est pas tout jeune. Pendant que toi et tes potes, à douze ans, vous préfériez vous castagner dans la cour du lycée, ou vous exprimer à grands coups de mandales dans les dents et coups de boule dans le bide, nous avions déjà pris cette habitude de communiquer avec nos copines de façon un peu moins… brutale. Alors ne prends pas cet air ahuri aujourd’hui quand une fille te fait comprendre que tu es de trop dans la conversation.

Et ne viens pas non plus te venger de rester sur la touche en me sortant d’un air condescendant : « mais qu’est-ce que vous pouvez bien avoir à vous raconter pendant des heures comme ça ? ». Parce que lorsque je lis entre les lignes, ça pourrait donner un truc comme « faut vraiment aimer se raconter tout un tas de conneries débiles pour rester à jacter comme ça devant un café, alors qu’on sait même pas ce qu’on bouffe ce soir ». Pas très classe.
Oui, on « jacte » beaucoup, faut bien rendre hommage à notre réputation. Effectivement, c’est pas toujours du niveau Proust. Mais ça vole pas moins haut que le comparatif PSG-OM en douze points argumentés, la dernière édition du calendrier Aubade « avec des meufs trop bonnes », ou la spectaculaire reprise de vitesse de la Jaguar Continental GTC *. Enfin, moi, c’que j’en dis…

Et là, je te vois venir, jeune homme. Gros comme un camion. Je la vois, la question qui te brûle les lèvres, limite t’as même pas besoin de la formuler à voix haute : de quoi parlent les filles quand elles sont entre elles ?
Hé bien, mon cher ami, comme je suis une nana sympa, je vais te répondre : on parle de tout. Ben oui. Zéro censure, quand on est entre nous.
On parle de la pluie (qui flingue nos brushings) et du beau temps (qui nous laisse porter nos petites ballerines).
On parle mode, people, télé, ciné, ragots (même plus besoin d’acheter Voici, Gala et Closer).
On parle épilation, contraception, fer à lisser, pince à recourber les cils, vernis qui sèche ultra vite et collants qui ne filent pas au moindre coup d’ongle (de la vraie discussion girly qui vous ennuierait à mourir).
On parle de soi (beaucoup), des autres (un peu), de la vie, de nos envies (mieux qu’une séance chez le psy, beaucoup moins chère).
On parle d’amitié, de projets, de futur, de passé, de souvenirs, de fous rires.
On parle de garçons (ah ?), d’amour (hum), de sexe (oh !) et de sentiments…
Et aussi, parfois, on parle de politique, d’éducation, de condition de la femme, d’écologie, de régime de répartition des retraites, de couche d’ozone, de crise des banlieues, de poterie, de cuisine et de macramé (mais pas tout à la fois, quand même).

C’est vrai, on peut parler pendant des heures, sans se rendre compte du temps qui passe. Là où tu préfères l’action franche et directe, on aime les mots, les explications et les analyses complètes. C’est sans doute ce qui fait qu’on ne se comprend pas toujours, mais qu’on se complète si bien.

Exercice pratique
Difficulté *** : Non et mille fois non. Ce n’est pas parce qu’on préfère parfois être sans vous que c’est justement pour ne parler que de vous. Ca nous arrive, bien sûr, mais pas que. Alors pense, jeune homme, à remballer vite fait ces petites allusions mesquines, dans le genre « arf, réunion gonzesses, ça va encore critiquer les mecs, se plaindre d’être célibataire, et baver sur les sex-toys de Sonia Rykiel  ». Si tu insistes lourdement sur cette voie, tu risques de t’en prendre une dans la tronche. Mais j’aurais tendance à penser que tu ne l’aurais pas volée. Ne viens pas me dire que tu n’étais pas au courant…

*J’le crois pas, je suis même obligée d’aller faire des recherches sur www.auto-moto.com pour écrire mes posts…

 

22 novembre 2006

Diplômée menteuse, mention Pinocchio

nez_2Ca ne sert pas toujours nos intérêts de dire à voix haute le vrai fond de notre pensée. Parfois, mieux vaut la boucler. La preuve par sept.

« Allo docteur, je suis désolée je vais avoir un bon quart d’heure de retard, le bus est totalement coincé dans les embouteillages »
Traduire :
« Mon œil, je voulais juste passer chez Zara pour essayer cette magnifique jupe blanche, et y’a une file d’attente de malade aux cabines d’essayage ! »

« Marie-Cécile, vous êtes absolument ravissante dans ce nouveau petit tailleur, il vous va à croquer, et puis le vert est très à la mode cette année, vous allez faire des ravages au service compta’ »
Traduire :
« A la mode, à la mode… c’est vite dit. C’est juste dommage que vous ayez choisi une teinte qui vous donne toute la fraîcheur d’un œuf couvé. »

« Bonjour monsieur-le-service-après-vente-de-la-Fnac, je ne comprends pas ce qui se passe, la molette tactile de mon ipod ne fonctionne plus, elle ne réagit plus du tout au contact de mon doigt. Non, je n’ai rien fait de spécial, c’est arrivé comme ça, un jour, pof »
Traduire :
« A moins que vous n’incluiez dans la garantie SAV les dérapages de dissolvant de vernis à ongles sur les dites molettes tactiles, qui flinguent complètement les systèmes de transmission d’information. Non ? Alors considérez que je n’ai rien dit… »

« Désolée patron, j’ai renversé ma tasse de café sur le dossier Superrelou, ce qui explique cette grosse trace sale dessus. »
Traduire :
« C’est mon débile de chat qui a gerboulé toutes ses croquettes de midi sur votre foutu contrat. Comme s’il avait senti le truc foireux, dis donc. »

« Ah non, vraiment mamie, c’était très bon, ta blanquette de veau, mais là, j’en peux plus. Et puis je dois faire un peu attention si je veux pouvoir rentrer dans ma robe et être belle au réveillon, tu sais ? »
Traduire :
« Kill me now ! Je suis au bord de l’explosion. Si je bouge ne serait-ce qu’une oreille, je ne réponds plus de mes aptitudes digestives, c’est tout dire. … Faudrait quand même que je t'avoue un jour que je suis végétarienne, merde… »

« Qui ? Alexia ? Ah non, dommage, elle est déjà avec quelqu’un, et ultraaaaa amoureuse même. Tu les vois jamais ensemble, mais c’est parce qu’il est un peu du genre sauvage et casanier. Pourtant, ça marche fort entre eux. Je crois même qu’ils parlent de mariage… »
Traduire :
« Tu ne penses plus à Alexia. Tu ne parles pas à Alexia. Tu ne touches pas à Alexia. Tu ne t’approches pas d’Alexia à moins de vingt mètres. Alexia est grande, blonde, belle et élégante et pourtant célibataire, mais ça, tu peux toujours courir pour que je te crache le morceau, mon grand. Trop dangereuse, cette fille ! »

« Non, tu n’auras rien de plus à bouffer, ça suffit comme ça, tu vas finir par devenir obèse comme le voisin à force ! »
Traduire :
« Arrête de miauler, et laisse-moi mater ‘Desperate Housewives’ tranquille, j’ai absolument zéro envie d’aller mettre mon nez dans du Shéba maintenant ».
(Et si je commence à raconter des mythos même à mon chat, on est mal barré…)

Et vous, c’est quoi votre plus gros « mensonge diplomatique » ?

3 novembre 2006

Marabout - Bout de ficelle

sort_4Sans aller jusqu’à dire que je suis maraboutée ou ensorcelée, je me demande bien pourquoi :

- Il n’y a jamais un seul stylo qui marche à portée de main quand je suis au téléphone avec un client important
- Tous les ordinateurs que je touche plantent au bout de douze minutes maximum
- C’est toujours quand je me lave les mains que mon téléphone se met à sonner
- Ou quand je suis déjà très en retard au boulot que la RATP me fait le coup de la mini grève surprise
- Ce bouton, là, sur le front ? Il n’était pas là hier, quand je moulais devant la télé ? Alors pourquoi il se pointe aujourd’hui, jour de mon dîner avec Bogosse ?
- Il pleut uniquement les jours où je me suis lavé les cheveux ; c’est comme une loi métaphysique, en somme
- Mes chaussettes finissent toujours par perdre leur collègue et se retrouver toute seule (je soupçonne l’existence d’un monde parallèle tout au fond de ma machine à laver)
- La photocopieuse affiche « fatal error system » et fait un bruit bizarre d’Airbus A380 juste avant de rentrer en réunion de clientèle ultra-méga-cruciale, et il me manque bien sûr trois copies du dossier
- « Non, je vous jure monsieur l’agent de la RATP, ma carte orange est dans mon autre sac à main, chez moi ; c’est parce que j’ai transvasé mes affaires dans ce sac-là ce matin, et… » (pourquoi des contrôleurs juste aujourd’hui ?)
- Le 11 novembre tombe un samedi, alors que j’ai tellement besoin d’un jour de congé
- C’est justement les soirs où je me couche tôt pour « récupérer et être en forme » que je ne ferme pas l’œil de la nuit
- C’est toujours pour ma pomme quand le distributeur de café est en rade de gobelet, et que le café coule désespérément dans le vide (sans parler de la touillette en plastoc, qui est toujours trop courte)
- Mon portable ne capte plus pile au moment où j’ai un coup de fil urgentissime à passer (qu’est-ce qu’ils fabriquent chez SFR, ils passent leur temps à jouer au baby-foot ou quoi ?)
- Je perds systématiquement tous mes parapluies (j’ai inventé le concept du parapluie jetable)
- Noël tombe encore en décembre cette année

18 juillet 2012

Bref, je néglige complètement ce blog

Printemps_table     Street_Poesie

Oulala, on ne peut pas dire que je sois particulièrement assidue à ce petit blog, ces derniers temps (non, on ne peut pas). Que voulez-vous ? Je ne vous ressors pas l'habituelle rengaine "j'ai une vie à côté / je suis en panne d'inspiration / je manque cruellement de temps / j'ai d'autres impératifs" et toute la clique. Déjà, parce que ce serait faux : des trucs à raconter ici, j'en ai un paquet. (tu penses, depuis le temps que j'ai pas posté !).

Pourtant, le presque-silence radio ne va pas s'améliorer de sitôt, entre les vacances qui pointent doucement leur nez à l'horizon (bon, encore 4 semaines, d'accord...) et surtout, un déménagement à programmer d'ici début août. Je risque donc de passer toutes mes prochaines soirées à encartonner, scotcher, étiqueter, trier, démonter... puis à tout refaire dans le sens inverse. Sans compter les bonnes crises de rigolade qui se profilent avec le service déménagement de la FreeBox (je sens qu'on n'a pas fini), les assurances habitation à résilier et/ou souscrire, les compteurs EDF à activer et remettre à zéro... Bref, je déménage.

Du coup, comme je doute fortement que le sujet "combien de m3 à transporter pour établir un devis" vous passionne (ah... j'en étais sûre), je vous laisse quand même avec un petit patchwork de mes derniers instantanés Instagram (vous connaissez Instagram, quand même ?), qui retracent plus ou moins bien les quelques "événements" des dernières semaines (ah mais oui, investir dans 2 nouvelles paires de pompes, c'est un événement !)

Et je compte bien repasser par ici de temps en temps avant la rentrée, pour vous donner quelques nouvelles, et/ou, soyons fous-fous, vous faire de vrais billets rédigés et tout. Je sais, lançons les confettis, c'est carrément la fête, là ! Allez, je retourne à mes cartons, souhaitez-moi bon courage !

Fluo_touch     Ceinture_fluo

Belle_vue_Paris     feu_artifice_paris

Cornetto     Sieste

Shoes     Veste_Iro

Fluo     Vernis_Dior

De haut en bas :
Une jolie table printanière // Un moment de poésie dans la jungle urbaine
Mon addiction pour le fluo (j'avais avoué ici)
Un superbe apéro-terrasse pour le feu d'artifice du 14 juillet
Un mini mini goûter gourmand // Le meilleur moment des week-ends prolongés dans le sud
De la couleur dans mon "shoesing" // Ma veste clo-clo (merci les collègues)
Fluo, again and again (flou, aussi) // Les vernis Dior "Gloss" de l'été, tout en transparence

 

3 août 2011

Stop in the name of mode (réédition imposée)

StopBien. J'ai longtemps mordu ma langue avant de (re)publier l'article ci-dessous, mais apparemment, l'heure est grave. Compte tenu des quelques derniers jours de beau temps estival et de mon observation accrue de la population masculine, force est de constater que les leçons dispensées ici dans le passé n'ont pas été bien retenues par tous.
Je recommence, donc, pour les gens du fond qui n'écoutaient pas. Mais c'est la dernière fois que je vous mets en garde, qu'on soit bien clair là dessus.

Messieurs, votre heure est venue. Jouez hautbois, résonnez musettes, voici la liste des mochetés vestimentaires que vous serez bien mignons de me bazarder fissa de votre collection de fringues, si vous voulez qu'on continue à se parler vous et moi. Non parce que bon, je veux bien être gentille et fermer les yeux sur certaines choses, mais il y a des limites à tout, quand même.


La chemise à fleurs :
Chemise MagnumA moins de vous rendre à un bal masqué (ohé ohé) et avoir pour objectif de vous déguiser en Carlos, la chemise à fleurs doit rester à l'endroit qui lui est le plus profitable, à savoir le magasin de fringues ringardes de toute station balnéaire over-touristique.
Si l'erreur a déjà été commise (et la chemise achetée), on n'enfonce pas le clou plus que de raison, et on laisse cette délicate petite chose au fond du placard, tout au fond, jusqu'à ce qu'on ait oublié qu'elle existait.
Messieurs, je me dois d'être bien claire sur ce point : la chemise à fleurs, en 2011, c'est un truc qui relève du juridique. De très lourdes sanctions sont prévues au code pénal de la mode pour quiconque oserait agresser les passants avec de tels imprimés fautifs. C'est vrai ça, qu'est-ce qui te prend, doudou, dis donc ?


BirkLes Birkenstocks :
Non. C'est non. Point barre. Vous avez vu la tronche que ça a ? Vous avez vu la dégaine que ça vous fait ? Faut-il encore que je développe ? Bien. Sujet suivant.


La chemisette à manches courtes :
ChemisetteDans le genre petit-cadre-moyen-habillé-pour-l'été, la chemisette à manches courtes est ce qui se fait de pire, sachez-le. Déjà que vous n'êtes pas bien gâtés, à devoir vous habiller en costard cinq jours sur sept, mais s'il faut en plus massacrer le tout avec ces petites chemisettes de premier de la classe, l'avenir fashionistique de la France est foutu, je vous le dis tout net.
Donc merci, mais on garde les manches longues. Eventuellement, pour faire rock, on va bosser en t-shirt sous sa veste le vendredi. Là, les manches courtes sont permises.
Quoi, qu'est-ce que j'entends ? Vous avez trop chaud en chemise classique ? Ah mais alors là, j'en ai rien à secouer. D'une, à ce rythme-là, vous allez bientôt demander à venir bosser en bermuda. Et de deux, est-ce que nous, on se plaint du froid quand on doit sortir en tailleur-jupe en plein décembre ? Non. C'est bien ce qu'il me semblait. Donc soit vous faites une pétition couillue auprès de BigBoss pour réclamer la clim au bureau (ça marche très bien. Perso, je bosse toujours en doudoune devant l'ordi alors qu'il fait 30 degrés dehors), soit vous assumez le risque du look 'enfant d'honneur au mariage de tata Gisèle'. Mais qu'on ne vienne pas chouiner dans mes jupes quand aucun client ne vous confiera son contrat. Vous saurez à quoi ça tient.


La banane :
bananeOui, alors franchement, c'est bien gentil de critiquer les gonzesses et le bordel de leur sac à main, mais si c'est pour nous ressortir ce vieux truc immonde des années 80's pour y  ranger votre bordel à vous dès que la veste de costard et ses poches XXL ne sont plus là pour vous venir en aide, merci, mais au secours, quoi. Non, sérieusement les gras, vous ne pouvez pas nous faire ce coup-là.
Donc hop, on allège. Les papiers d'identité, une carte bleue, et le portable. Basta. Au mieux, vous pouvez toujours faire les yeux doux à votre belle pour qu'elle garde votre porte-feuille dans son sac (mais elle aura le droit de vous envoyer bouler sévère, rapport à toutes les fois où vous avez gueulé que son sac était trop lourd).
Au pire, vous vous passerez quelques heures de votre super portable 'blou-touss', c'est pas la mer à boire. De toute façon mes chéris, l'Iphone et le Blackberry dernier cri, c'est totally incompatible avec la banane. Il y a des choses avec lesquelles faut pas déconner, je veux dire...


Le total look blanc :
WhiteNon mais sérieusement ? Vous vous croyez dans les Cyclades, là, peut-être ? Ou sur un terrain de pelote basque ? A moins de faire partie de la génération Eddie Barclay et de vous taper un trip revival "soirées white à Saint Trop'", le total look blanc, c'est niet. N'est pas Henri Salvador qui veut.
Maintenant, évidemment, si vous voulez vraiment ressembler à un vieux beauf de soixante berges taquinant la midinette aux terrasses de café, on peut en rediscuter.


27 juin 2011

L'affaire est dans le sac

Sacs 1

Rodger, Rodger ? Base de lancement à Major Tom ? Nous avons ici un problème évident. Répondez !

Ouep... A première vue, comme ça, sur la photo, on pourrait penser que j'ai fait une sacrée pêche durant les soldes, et/ou que je vais avoir de sérieux problèmes avec mon banquier. Sauf que pas du tout.

Si j'ai effectivement un sérieux problème dans cette affaire, ce n'est pas avec mon banquier, mais avec... les sacs. Oui, les shopping-bags. Ces machins en papier-carton qu'on récupère avec nos achats dedans. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je voue une véritable passion à ces trucs, et j'entasse religieusement dans un coin de mon appartement tous les modèles qui me plaisent. Pas les sacs de marque en plastique, hein ! Seulement ceux en carton, avec de jolies poignées.

Je sais, je suis grave.

Bon, évidemment, parfois, je m'en sépare, en les recyclant pour transbahuter des trucs à droite à gauche, ou carrément en tant que sac poubelle (les sacs Gap et les grands sacs XL de Zara sont parfaits pour ça). Mais la plupart dorment chez moi depuis des lustres sans que je ne me résolve à m'en séparer. J'en ai même un qui date d'au moins six ans, pour vous dire.

Parfois, je tente discrètos de récupérer chez les autres des sacs que je trouve jolis. "Dis, ton pull Paul Smith est canon, wouaaahhh, il te va trop bien, haaaaann ça c'est la classe... bon, j'peux prendre le sac, sinon ?" (Les sacs Paul Smith sont vraiment jolis, je ne suis pas non plus complètement timbrée).(Genre, je ne me roulerais pas par terre pour récupérer un sac Maje, voyez ?) (Non parce que je sens bien que vous me jugez).

J'irais même jusqu'à avouer que, une ou deux fois, c'est surtout pour récupérer le sac d'une boutique que j'ai fini par acheter un article qui me plaisait moyennement. Le plaisir de savoir que cet article serait bien emballé dans un joli sac papier coloré a fait le reste du travail de persuasion. (Non, apparemment, l'option "demander juste un sac à la vendeuse" ne m'a pas effleuré l'esprit).

Je sais, je suis VRAIMENT grave.

Il doit forcément y avoir une saleté de combine marketing là-dessous. Je me souviens d'ailleurs que j'avais pensé à ce sujet comme super idée de thème de mémoire de DESS, mais qu'une collègue de la promo du dessus avait déjà mis le grapin dessus. Comme j'ai purement et simplement refusé de le lire (nan mais ho), je ne me sens pas vraiment plus calée à ce sujet aujourd'hui. Si vous avez des théories, de votre côté...

Et puis si vous me cherchez pour qu'on en discute, je serai juste là, allongée sur le divan du psy, à tenter de comprendre pourquoi j'ai des lubies un peu étranges...

24 février 2011

La possibilité d'une île


chaisesLe départ approche. Dans quelques jours, je m'envole avec Chéribibi à destination d'une île paradisiaque pour des vacances bien méritées.

Après moult hésitation sur l'endroit où l'on souhaitait poser nos valises, après de longues discussions sur les atouts et les défauts de tel ou tel pays ("nan mais attends, moi, les scarabées dans la piaule, c'est niet de chez même pas en rêve !", "j'te préviens, si tu veux te reposer, on part pas à Cuba, c'est du gâchis !"), on a finalement opté pour une destination de rêve - un peu cliché, certes - qui nous faisait envie depuis trrrrèèèèèèèsss longtemps...

Océan Indien. Les Maldives. Atoll de Dhaaluu, îlot sud de Nilandhe. (Je pourrais aussi vous mettre les coordonnées GPS de l'île, mais j'imagine que ce serait vu comme du zèle).

Pas de programme de visite à respecter, puisqu'il n'y a que des îles à la ronde. Pas d"horaires à respecter, si ce ne sont ceux des marées. Pas d'ordinateur sous les yeux toute la journée, et une connexion internet seulement en cas d'absolue nécessité. Pas de tentation shopping, non, même pas le paréo aux couleurs de l'hôtel. Juste le sable blanc, le calme, la quiétude, les fonds marins et l'océan à perte de vue.

Douze heures d'avion avec escale, cinq heures de décalage horaire. Mais au bout du bout, enfin, le nirvana.

14 mars 2011

Tropicalement vôtre

palmierMaldives, îlot perdu en plein Océan Indien, Mars 2011...

* Survoler l'archipel en hydravion, découvrir les atolls aux eaux turquoises, cristallines. Amerrir au large de l'hotel, parcourir les derniers kilomètres vers notre destination en bateau de pêcheur. Se dire qu'on est loin, loin de tout. Se sentir heureux.
* Laisser la douce torpeur de début d'après-midi nous envahir, pour une sieste à l'ombre des grands palmiers.
* Vivre pieds nus toute la journée. Ne consentir à sortir les tongues que pour traverser la plage sur le sable brûlant.
* Vider quatre gros tubes de crème indice 50. Voir les marques de bronzage s'accentuer, s'intensifier, petit à petit.
* Ne plus mettre un gramme de maquillage, sauf peut-être ce joli gloss légèrement corail qui rehausse la couleur des pommettes rosies par le soleil.
* Laisser sa montre et son portable au fond du sac, caché sous le lit. Ne pas vérifier ses mails, ne pas allumer la télé dans la chambre. Se laisser guider par le soleil, ses envies et son estomac pour rythmer les journées.
* Se nourrir de poissons fraichement pêchés, et de fruits exotiques. Savourer les copeaux de noix de coco pour ôter le goût de l'eau de mer salée après la baignade.
* Enduire consciencieusement ses cheveux d'huile protectrice, puis les protéger sous un joli chapeau de paille.
* Faire le grand plongeon depuis le bateau, et partir à la découverte d'un nouveau récif de coraux réputé pour ses tortues et ses poissons clown.
* Contempler les fonds sous marins riches et poissonneux, guetter le requin ou la murène avec un brin de méfiance tout de même.
* Se sentir seule au monde, là, perdue à la surface de l'eau, avec pour seul bruit le son de sa propre respiration dans le tuba.
* Lire avec application les horaires des marées, et trouver le juste moment pour chausser palmes et masque.
* S'extasier devant le ballet de quatre raies majestueuses venues se nourrir tout au bord de la plage. Observer avec ravissement leur chorégraphie sensuelle et rythmée en escadron serré.
* Repérer les traces de pas caractéristiques des bernard-l'hermitte sur le sable, et courir après les crabes jusqu'à ce qu'ils se faufilent dans leur trou.
* Assister à une cérémonie de renouvellement des voeux de mariage, sur la plage, au soleil couchant.
* Fendre les flots en bateau, accompagnée d'une trentaine de dauphins joueurs et prêts à faire leurs sauts périlleux.
* Guetter chaque soir le coucher de soleil sur la lagune, rouspéter parce qu'un nuage au loin vient inlassablement cacher le tout dernier rayon qui disparaitra à l'horizon.
* Laisser volontairement tomber quelques grains de sable blanc au fond de la valise, en souvenir d'un voyage au paradis.

Tropicalement vôtre,

X.O.X.O

Katia

Bras_de_sable

Robinson

ile_deserte

hotel

coeur

mariage

mariage__quipe

Poissons_clown

poissons_ray_s_x4

Barque_rouge

arbre_plage

robe_rose

cocktail_au_soleil_couchant

 

27 février 2008

Comic trip

clown_1Bien sûr que si, j’ai le sens de l’humour. Sauf quand…

Mes photomatons sortent de la machine.
Le 1er mai tombe le jour de l’Ascension.
Je tente l’essayage du nouveau maillot de bain.
Mon horoscope me prédit une journée de merde.
On a chourré le dernier paquet de BN dans le tiroir de mon bureau.
Je croise mon ex avec sa nouvelle conquête, gaulée comme un airbus A320 tout neuf.
"Aucune couverture réseau disponible" dans mon nouvel appartement.
Je dois acheter des dragées Fuca à la pharmacie.
Le temps se déglingue subitement le vendredi vers 16h30.
Quelqu’un demande à voir la photo de mon passeport.
J’apprends que Wenthworth Miller est homo.
Je constate que je ne sais toujours pas étaler l’autobronzant.
L’ordi affiche « fatal error system » et bourdonne bizarrement.
Je mate la très navrante saison 2 de ‘Heroes’.
Je retrouve du chewing gum collé sur mes pompes à trois mille boules.
Ou dans mes cheveux.
Il oublie mon anniversaire.
Mon voisin de métro a une haleine de chacal et soupire toutes les trois minutes.
Maurice a encore bouffé tous les ChocoSuiss.
Je cherche à joindre la hotline de Free.
On me dit que je ressemble à ma mère.
Ou pire. A mon père.
Mon mascara waterproof n’était pas si waterproof que ça, en fait.
On m’appelle « cocotte » ou « chérie » dans la rue.
Le film ne finit pas bien.
Latoucheespacedemonclavierestcassée.
On insiste lourdement sur le fait que « mais siiii, c’est super drôle, t’as pas d’humour ou quoi ? ».

11 avril 2011

Working girls

working_girlDans mon open space, on fait comme au gouvernement, et on joue la carte de la non-parité, mais à l'envers : 85 % de mes collègues sont des femmes. Et franchement, parfois, c'est pas mal du tout !

* Dans un bureau de filles, on trouve au moins dix sortes de thés différents, depuis le Kusmi Detox jusqu'au Earl Grey ultra classique. Sans compter la tisane bio "special ventre plat", et les jolis packaging de chez Marks & Spencer, rapportés depuis Londres par l'une des collègues : "ça fait joli dans la cuisine du bureau".

* Dans un bureau de filles, chaque coursier qui sonne à la porte fait lever toutes les têtes : est-ce ma dernière commande Sarenza qui arrive ? est-ce une marque de cosméto qui m'envoie la dernière collection maquillage ? est-ce mon chéri qui me fait livrer des fleurs ? (en général, c'est toujours pour la même personne que ça sonne, d'ailleurs) (pfff...)

* Dans un bureau de filles, il y aura toujours quelqu'un(e) pour finir par ranger les capsules Nespresso dans un joli camaïeu chromatique, petit instant de détente créative autour des papotages de la machine à café.

* Dans un bureau de filles, chaque personne qui rentre de pause déjeuner avec un sac shopping brandé Zara ou H&M se voit immédiatement contrainte de déballer ses achats sous l'oeil ravi de l'assemblée, voire même de profiter des toilettes pour faire un essayage express (et rassembler le maximum de compliments).

* Dans un bureau de filles, en apparence, on se nourrit presque tous les jours de salades fraîches ou soupes bio, et ça hurle de terreur dès qu'il n'y a plus de canettes de Coca Light dans le frigo. Mais en réalité, y'a un Mc Do juste au bout de la rue où on tutoie presque les employés, et on s'échange des M&M's et des Granola à l'heure du goûter.

* Dans un bureau de filles, en plus d'avoir des pauses clopes, on a des pauses manucure. Chacune possède au moins trois flacons de vernis dans ses tiroirs, la phrase "quelqu'un a une base" ne fait pas référence à un début de présentation Excel, et ça sent le dissolvant dans les poubelles des toilettes.

* Dans un bureau de filles, on trouve des sujets de discussions assez philosophiques, comme "quelle est la meilleure hauteur de talons quand on est enceinte ?", "Georges Clooney, les pour et les contre d'un serial lover de retour à la case célibat", "Topshop livre-t-il plus vite qu'Asos ?", ou "L'épilation à l'orientale vaut-elle mieux que la classique ?".

* Dans un bureau de filles, on devine assez facilement les jours "sans" des unes et des autres, et on leur trouve même des excuses, parce que, nous aussi, on sait ce que c'est.

* Dans un bureau de filles, on peut parfois avoir l'impression de se sentir comme dans un poulailler (ça caquète, ça ricane et ça glousse), et les rares hommes ont sans doute bien du mal à y trouver leur place.

Billet écho à cet ancien post (ouhhh, 2006, ça nous rajeunit pas) : le roi du poulailler.

28 mars 2011

Un poids, deux mesures

cornet_de_l_gumesAvec les températures printanières des derniers jours, Chéribibi a soudainement décidé de retrouver sa ligne de jeune homme, et donc de perdre un peu de poids. Il est venu me trouver un soir, une balance sous le bras, affichant l'air grave de ceux qui ont une très mauvaise nouvelle à annoncer. "Chuis gros, ça va plus du tout...", m'a-t-il dit, en empoignant ses petites poignées d'amour d'un geste rageur. Et au terme d'un long diagnostic, il a fermement conclu sur ces mots : "demain, régime !".

C'est là qu'on a commencé à se marrer.

Faire attention, manger moins gras, supprimer toutes les cochonneries sucrées... il faut déjà savoir que tous ces principes ne sont pas vraiment le fort de Chéribibi. Môôôsieur est un épicurien, amoureux des petits plaisirs de la table. Alors un régime, excusez-moi de rigoler, mais bon.

Il a commencé fort, cela dit. A ma mise en garde sur les boissons dites light bourrées d'aspartame pas top pour la santé, il m'a rétorqué sûr de lui : "Bah j'vais prendre du Coca Zéro alors. Y'a rien dedans, "zéro" sucre". Ah ouais, d'accord... Y'a du boulot. Comment t'expliquer, mon chéri, que c'est justement parce que c'est "zéro sucre" que c'est encore plus blindé de faux sucres, du coup ?

J'ai ensuite eu droit au "terminé le croissant du samedi matin. Dorénavant, c'est baguette aux céréales, point barre". (Il avait l'air tellement sérieux en disant ça que je l'ai presque cru).

Le pompon de l'affaire intervient au moment où il est revenu des courses. Dans son panier, entre autres, des 'steacks' de boulghour et épaultre (mais lol, quoi), des lardons, certes, mais BIO (comme si bio signifait régime), des yaourts nature (le truc qu'il n'a pas du manger depuis mille ans au moins), un assortiment de légumes dont... un panais (dieu seul sait comment (et si) on va finir par cuisiner ce truc), et... tadaaaaam... le lot promotionnel de deux tablettes de chocolat amandes caramélisées Côte d'Or, "parce que bon... faut pas déconner non plus". (Je vois)
J'ai de plus interdiction formelle de toucher aux galettes de céréales complètes, parce que c'est ce qu'il se réserve pour les moments où moi, vilaine égoïste, je boulotterai du chocolat ou des bonbecs. (Mais ne t'en fais pas, mon coeur, je te les laisse, tes truc insipides au goût de polystyrène).

Bien. Trois conclusions s'imposent :
- Je sens que ça ne va pas être la fête du slip tous les jours dans mon assiette, vu que c'est lui, en majorité, qui fait la cuisine,
- Je me demande si je n'aurais pas préféré qu'il décide d'arrêter de fumer,
- Je lui donne huit jours pour repiquer à nouveau dans le pot de Nutella.

Comment on dit, déjà ? "C'est l'intention qui compte", non ?

4 janvier 2011

Happy 2011 !

chaussetteOuf. Ca y est. Une fois de plus, les fêtes sont derrière nous. On est tranquille pour un bon moment avant de recommencer la sempiternelle course aux cadeaux, et la quête du menu parfait à la fois traditionnel MAIS original. Pffioouuu...

Manque plus qu'on débarrasse tous les sapins agonisants dans les caniveaux et que les centaines de cadavres de bouteilles de champagne entassés au pied des bennes de recyclage du verre soient embarquées, et zou, on pourra définitivement considérer que l'année 2011 est bel et bien lancée !

Oui, vous l'aurez compris, cette période est loin d'être ma préférée de l'année, je suis définitivement plus une fille de l'été. Mais ça ne m'empêchera pas de vous souhaiter une nouvelle année pétillante, chavirante et enivrante, pleine de douceur et de petites folies, de soleil et de confettis, de chamallows et de chantilly !

Et j'en profite au passage pour vous remercier de continuer à lire mes petites bulles de vie depuis bientôt 5 ans déjà, bon gré mal gré, en fonction de l'inspiration, des envies, du temps disponible, ou des aléas de la vie.

Très belle année 2011 à toutes et tous !

25 août 2008

Reprise des négociations

rentr_e_1Bon. Ben voilà, hein. Là, je crois qu’on y est. L’heure de la rentrée a sonné. Après un bon petit mois à buller (mais pas que), à ne pas penser au boulot (du tout) et à ne consulter les blogs qu’avec parcimonie (ou presque), me revoilà parmi vous.
Cette année, je vais être cool (et originale) et vous épargner la tirade « ouais, super, soleil, vacances, plage, mer, chaud, fête, bronzage, cocktails, nuits blanches et lunettes noires ». Si, si. Par égard pour tous ceux qui ne sont pas partis cet été, ou pour les 80 % qui se sont retrouvés vacanciers dans un coin où la météo avait décidé de nous la jouer remake des « Parapluies de Cherbourg », on va dire que chut. Sympa, quoi. Pas relou pour deux sous, la fille. Mais bon. C’est surtout que mon bronzage et mes mèches blondes parlent pour moi, je vous ferais remarquer.

Et puis, entre nous, vacances top, certes, mais retour beaucoup moins glamour, si vous voulez tout savoir. Déjà, la journée de dimanche sous la pluie, heu, j’veux dire… si c’était parce que vous pensiez que ça m’avait manqué, fallait pas vous donner ce mal, hein.
Sinon, dans la série « mon appart est magique », il m’en a réservé encore deux bien bonnes, comme comité d’accueil. Déjà, impossible de faire redémarrer cette punaise de chaudière. Forcément, quatre semaines qu’elle roupille, celle-là. Faudrait pas trop lui en demander d’un coup non plus, c’est sûr. Mais la douche froide après cinq heures de train, mmm, un délice. Je conseille à tout le monde.
Seconde bonne surprise, le pétage des plombs durant mon absence. Qui fait donc sauter tous les appareils électriques de la maison. Dont le frigo, quasi vide. Et le congélo, quasi plein. Qui ne l’est pas resté longtemps, hein, plein. Puisque j’ai tout viré dans la seconde (enfin, non… ça m’a bien pris trente minutes pour nettoyer les flaques de glaces fondues qui collaient un peu partout).

Enfin, ne soyons pas trop mauvaise langue, le retour des vacances, c’est aussi :
- Une boîte aux lettres qui déborde de factures, publicités, cartes postales, magazines et nouveaux catalogues de VPC où dépenser son argent
-
Un Netvibes plein à craquer de posts à lire sur les blogs préférés
-
Une messagerie internet dégoulinante de propositions en tout genre : Nouveaux amis Facebook, demandes d’échanges de liens de blogs, Viagra en promo, offres d’écrire le prochain Goncourt, suggestions de partenariats mirobolants (un intrus s’est glissé dans cette liste, saurez-vous le retrouver ?)
-
Des appels en pagaille aux copains pour les debriefs de chacun : apéros et restos programmés pour au moins les trois prochaines semaines
-
Un chat (à peu près) content de retrouver sa maîtresse. Preuve : moins de quinze minutes avant de ronronner.

Me voilà donc repartie pour un tour de manège. Reste plus qu’à remettre la main sur mon foutu réveil. Le problème, c’est que je ne sais pas trop ce que j’ai pu en faire, depuis fin juillet…

29 novembre 2010

Méthode Couette

couetteJe me fais un peu moins présente ici ces temps-ci, vous l'aurez remarqué. Je pourrais vous inventer que c'est parce que j'ai une vie sociale complètement débridée, à base de cocktails mondains, avant-premières et vernissages en tout genre, mais qui me croirait, casanière comme je suis ? Je pourrais vous laisser entendre que c'est parce que j'ai tellement de boulot ces derniers jours, pfiouuuu-la-la-c'est-difficile... mais qui avalerait ça, l'approche des fêtes de fin d'année ayant plutôt tendance à calmer le jeu dans mon type de profession. Je pourrais aussi vous faire croire que j'étais partie cette dernière semaine sous de lointaines contrées exotiques, mais la nuance 'bidet blafard option cachet d'aspirine' de mon teint démasquerait vite fait le subterfuge (ou alors, c'est que je serais partie en Norvège).

Non, la raison est toute autre, et tellement plus évidente. Je suis simplement entrée en hibernation. Point barre. Ne cherchez pas plus loin.

Avec l'hiver qui s'affirme et les températures qui plongent, l'appel de la couette est définitivement le plus fort, et j'ai mille fois tendance à préférer m'y vautrer copieusement, munie d'un bon bouquin ou de mes dernières séries fétiches, plutôt qu'autre chose. Le pyjama en pilou-pilou n'est pas encore de mise, mais il ne faudrait pas me pousser beaucoup, je le sens.

Quant aux grasses matinées, elles n'ont jamais aussi bien porté leur nom. A ce stade, on pourrait presque parler de matinées obèses, même, puisqu'il m'est récemment arrivé de dormir jusqu'à... quinze heures non stop. (Oui, mais j'étais vraiment très fatiguée, monsieur le Juge).
Certes, je vous l'accorde, autant dire qu'après un tel marathon du sommeil, la journée entamée semble plutôt bien plombée. Mais qu'importe. En ce moment, rien ne me parait plus salvateur que quelques heures de sommeil en plus. Au diable le shopping, le remplissage du frigo et la sortie culturelle ! Dans mon lit, j'y suis, j'y reste ! Au moins, vous saurez où me trouver.

Autant vous dire que les matins de semaine, le réveil strident qui sonne au petit jour me donne grise mine. Et j'en viens, comme tous les ans à la même époque, à me poser la fatidique question : pourquoi ne passe-t-on jamais à l'heure d'hiver
pour le boulot aussi ? Hein ?
Partant du principe qu'on a moins d'énergie, qu'on doit la conserver pour lutter contre le froid de l'hiver, et qu'il est biologiquement prouvé (ah, ça, la nature est stricte sur ce point) que tout organisme a besoin d'un temps de latence pour retrouver toute sa vigueur, pourquoi (bordel) conserve-t-on le même foutu rythme de vie hiver comme été ?
A quand les journées de six heures de boulot de novembre à mars ? A quand les congés imposés dès que le mercure frôle le zéro ? A quand la médaille du mérite pour les dormeurs de plus de douze heures par nuit, qui R.E.S.P.E.C.T.E.N.T leur bio-rythme ? ;-)

Oh, ça va, je vous vois ricaner dans votre coin, à base de "elle est bien mignonne celle-ci, mais elle a pas trop les pieds sur terre et la réalité en face des trous" (ou un truc dans ce goût-là). Bon, hé ben très bien, puisqu'on ne peut pas discuter avec vous, je m'en vais bouder. Sous ma couette. Ah ah.


15 novembre 2010

Parigots, têtes de veaux ?

veauJusqu'à hier soir dimanche 18h, je ne savais pas trop ce que j'allais bien pouvoir raconter sur ce blog, et me voyais bien commencer la semaine en laissant honteusement ces pages virtuelles un peu en friche. Oh, ne le prenez pas personnellement, hein, mais comprenez-moi : je viens de passer cinq jours en pleine campagne, à respirer l'air pur pyrénéen, compter les feuilles des arbres qui tombent, sentir le doux soleil de fin d'automne réchauffer mes bras lors d'un ultime petit déjeuner en extérieur, et n'avoir aucune contrainte d'autre ordre que 'je lis d'abord le Elle ou je finis mon bouquin ?', 'apéro vautrée sur le canapé ou dehors face aux montagnes ?', 'jean/baskets ou... jean/baskets ?'. Ah ça, je peux vous dire que les neurones ont été sévèrement au repos pendant ce long week-end.

Et puis il a fallut rentrer.
Refaire son sac, reprendre le train, revenir vers Paris, sa grisaille et sa pluie de novembre.

C'est une fois le pied posé en gare Montparnasse que j'ai compris. Compris comment, en à peine cinq minutes chrono, tous les bienfaits d'un petit break au vert pouvaient s'envoler vite fait bien fait si l'on y prenait pas garde. Comment, en un claquement de doigt, toutes les bonnes ondes accumulées, toutes les heures de repos engrangées, tout le stress chassé, pouvaient, HOP, ZOU, BIM, refaire surface d'un coup d'un seul, pour peu que ma "douce" nature de parisienne reprenne ses droits (ou que je la laisse faire, surtout).

* Gare mal aménagée où les escaliers sont plus nombreux que les escalators (vas-y, paye ton lumbago à porter ta valise à roulettes qui sert à queud').
* Supra-bonne idée du chef de gare de faire coïncider à la même heure sur le même quai une arrivée de méga TGV bondé et un départ très prisé aussi (beaucoup plus drôle de voir tout le monde se télescoper dans tous les sens en courant, quand le quai juste à côté reste totalement désert).
* Montée de ton entre voyageurs sur le tapis roulant qui relie la gare à la station de métro (quelle idée, aussi, de s'étaler et de prendre autant de place sur un tapis de un mètre de large, comme si on était là pour prendre le thé !).
* Engueulades devant les machines à ticket, nan-j'étais-là-avant-vous-et-puis-la-queue-c'est-derrière-et-tu-crois-qu'on-poireaute-tous-pour-que-tu-nous-passes-devant-ducon ?
* Sans compter sur tous les gens qui courent dans tous les sens, qui crient que "c'est par làààààà", "noooon, à gauche", ou qui te collent leurs valises dans les mollets sans s'excuser sous prétexte qu'ils sont super pressés, là, tu vois ?

Dix minutes. Il ne m'aurait pas fallu plus de dix minutes pour perdre tout le bénéfice de cinq jours au grand air, si je m'étais laissée faire.
Sauf que. J'ai été plus forte, ha ha. Enfermée dans ma bulle de positive attitude (Lorie, sors de mon corps !), je suis vaillamment rentrée jusque chez moi malgré un parcours semé d'embûches, résolument convaincue que les bienfaits de mon petit séjour au vert résisteront un poil plus longtemps que quelques heures à peine en terre hostile parisienne.

Alors, à votre avis ? Combien de temps ? Trois jours à peine ? Fin de semaine ? Jusqu'à Noël ? On prend les paris ?


15 décembre 2008

I can see clearly now

bu_e_1Previously on GinFizz, on racontait qu’on avait des nouveaux yeux et que c’était un peu la révolution intégrale dans ma petite vie de taupe des bois. Seulement, y’en a, ils voulaient des détails. Un peu gores, si possibles. Et moi, vous savez, quand je peux rendre service… (C’est bon, personne ne passe à table ?)

J’arrive donc à la clinique vendredi matin, la boule au ventre et mes maudites lunettes sur le nez. Il est 9h00, je suis la première patiente, tout est calme, et les poissons dans l’aquarium de l’entrée sont encore – eux – en train de pioncer (ces cons).

Après les formalités d’usage et la paperasserie habituelle, je patiente calmement (merci Lexomil) en refusant obstinément de regarder le film diffusé en boucle sur l’écran plasma, qui détaille point par point et avec moult visuels l’opération que je m’apprête pourtant à subir. Bon, sérieusement, c’est bien parce que j’ai déjà donné mon chèque de règlement et tout, parce que sinon, je me barrerais bien en cour…ah, trop tard, l’assistant du chirurgien vient me chercher par la peau des fesses et m’emmène au vestiaire pour me filer une charmante blouse jaune canari et une charlotte assortie. Je suis en train de m’extasier sur combien j’ai l’air mignonne déguisée en poussin miro (ce qui n’est pas donné à tout le monde), mais le type me confisque mes lunettes et m’asperge les yeux de gouttes désinfectantes. « Attention, ça pique un peu ». Ah ben sans déc’, hé ? Merci de prévenir, mec.

Même pas le temps de pleurnicher, me voilà dans la première salle d’opération. J’ai beau y voir que dalle pour le moment, j’ai quand même l’impression perturbante que le cockpit d’un Boeing 747, à côté du truc que j’ai devant moi, c’est de la nioniotte niveau CM1. Ca clignote de partout, ça bipbip régulièrement, et ça semble compter plus de boutons qu’une classe entière de collégiens abonnés au Biactol. Au-se-cours.

Je m’allonge en silence, stoïque, mais j’ai les miquettes à fond les ballons. Le chirurgien papote avec mon copain aux gouttes piquantes de tout à l’heure, en trifouillant deux trois trucs sur l’engin magique. Il m’explique ensuite calmement comment les choses vont se dérouler, choses que je ne vais pas répéter ici mot pour mot, à moins que vous n’ayez vraiment envie d’entendre parler d’ "écarte paupières", de "découpe de volet cornéen", d’ "anneau de succion", de « surtout ne bougez pas" (ça, il l’a répété quatre fois), de "vous allez voir tout en gris clair" (je vous le confirme) (et c’était pas très joli), et de « non non, ah merdeuh, j’ai loupé un truc, là » (mais naaan, j’déconne, ne partez pas).

Dix minutes plus tard, je me dirige vers la seconde salle d’opération, celle du laser correcteur. Belotte et rebelotte : je m’allonge, je me calle, je subis le second flot de gouttes anesthésiantes. De toute façon, m’en fous, je vois plus rien, je me guide à la voix. Le médecin m’informe alors qu’on va me sangler fortement la tête "pour éviter tout type de micro tremblement intempestif du visage". C’est ça, mon gars, prends-moi pour une niaise, tant qu’on y est. S’il croit que je ne sais pas que c’est juste pour qu’on ne se tire pas vite fait de là, rapport à ce qu’on va bientôt se faire charcuter les yeux aux infrarouges, tsss…

Le plus drôle reste pourtant à venir.
Enfin… « drôle ». J’me comprends.

Pour réaliser la correction, il faut suivre du regard un point de laser rouge vif, et ne surtout pas le quitter des yeux. Déjà, bonjour la pression. Quand on ajoute à ça le fait que celui-ci émet, en travaillant, des bruits de mitraillettes et des odeurs de cochon grillé, on a clairement du mal à rester calme sur son fauteuil. (Ah, d’où les sangles, peut-être ?). J’hésite encore sur ce qui me plait le plus : m’imaginer sur un champ de tir en Irak ou dans un kebab à Barbès, mais hop, déjà, c’est terminé. Putain, si on n’a même plus le temps de s’amuser, maintenant ?

Dernières gouttes (décidemment), premières recommandations : « A partir de maintenant, vous ne vous touchez plus les yeux pendant quinze jours minimum ». Une ordonnance, un numéro de tél en cas d’urgence. Et zou, dehors. Il est 10h15. Et je vois. Flou, mais sans lunettes. Olé.

La suite ? Très simple. Aucune douleur, tout au plus une sensation de picotement dans l’œil pendant toute la journée. On me préconise beaucoup de sommeil durant les trois jours à venir, toujours en portant des coques en plastique transparent, pour éviter tout frottement involontaire sur l’œil. Ca me donne un petit look sympa et vraiment très féminin, mélange entre Albator et la clique de Pirates des Caraïbes. Manque de pot, Mardi Gras, c’est pas pour tout de suite, mais sinon, entre ça et le coup du poussin du matin, j’aurais été au top, niveau déguisement.

Aujourd’hui, je n’ai toujours pas droit au maquillage et j’ai encore les yeux rouges d’un lapin myxomatosé, mais sinon, les choses rentrent peu à peu dans l’ordre. A la nuance près que, passé le premier choc de voir clair sans lunettes, l’œil et le cerveau doivent faire une sacrée gymnastique pour s’habituer à ce nouvel état, et que ma vue fluctue encore beaucoup, principalement sur ordinateur. J’y vais donc mollo sur tout ça pour le moment, et laisse faire le temps.

Mes horribles lunettes de vue sont restées dans leur étui depuis ce vendredi matin. Comme elles s’ennuient sévèrement, je songe grandement à leur procurer prochainement des copines en investissant enfin dans une vraie belle paire de lunettes… de soleil. Hé bah quoi ? C’est un ordre du médecin, j’vous signale. Et moi, je prends ma santé très au sérieux, sur ce coup-là.

Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>