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Gin Fizz
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19 juillet 2010

Jeu de jambes (lourdes)

jambes_4Tiens, ça fait un petit moment que je ne vous ai pas raconté une anecdote sur ma vie de dinde en puissance, non ? Hé bien allons y gaiement, j'ai une jolie histoire toute trouvée ! (ouéééé, que ça crie dans les rangs du public...)

Le week-end dernier, alors que je vaquais à mes occupations de fille qui se respecte (bon, ok, je faisais les soldes), je commence à ressentir un vague picotement sur le mollet gauche. Je n'y prête pas trop attention, pensant simplement à une piqûre d'insecte. Mais le temps passe, et la douleur s'installe et s'affirme. De picotement, je ressens maintenant une chaleur diffuse, et la zone est rouge et gonflée. Le lendemain matin, le mollet droit s'y met à son tour, et présente d'énormes plaques rouges et douloureuses. "Allo Houston ?", me demande-je alors, éliminant donc la piste de l'insecte, qui ne se serait sans doute pas amusé à me piquer de façon symétrique sur les jambes mais à vingt-quatre heures d'intervalle, genre pour brouiller les pistes. (Les insectes sont filous, je veux bien, mais quand même...).

Au bout de quarante-huit heures, la douleur est infernale : la peau semble brûlée, c'est comme si on m'avait appliqué consciencieusement un fer à repasser durant dix secondes sur chaque mollet. Je marche en boitillant, car la peau ne semble pas vouloir s'étirer suffisamment pour permettre à la jambe de se déplier entièrement. Et je ne supporte plus aucun contact sur la zone, tellement elle est à vif. Le bonheur.

Je me rue ventre à terre chez le premier pharmacien, qui conclue sans trop se creuser la tête que "ça doit être un aoûtat" (en plein métro parisien, je doute, mais comme ce n'est pas moi qui ais fait des études en pharmacie, je me la boucle). Il me colle une crème cortisonée, supposée soulager rapidement la douleur.

Sauf que pas du tout. La douleur s'intensifie encore, et je commence sérieusement à baliser. Devant l'avis perplexe d'un second pharmacien (on ne sait jamais), je me décide à consulter un médecin. Examen minutieux, batterie de questions sur ma-vie-mon-oeuvre-mon-bilan-santé, questions classiques sur un éventuel changement de mode de vie ou de produits cosméto... Trente minutes plus tard, je ressors du cabinet avec une ordonnance 'maousse-costaud' mais sans raison valable de cette étrange apparition localisée.

photoCe n'est que trois jours plus tard que mon petit cerveau de blonde a fait la connexion. Et a pigé d'où ces plaques de brûlures pouvaient provenir...
Dans la série "Fausse bonne idée", j'avais mis dernièrement en application le "judicieux" (ahem) conseil du dernier ELLE pour alléger les jambes (qui m'ont plus l'air de poteaux électriques haute tension que de jambes, avec ces chaleurs). Le magazine disait "placer des poches de glace sous vos genoux, région riche en ganglions lymphatiques et en réseaux veineux". L'idée ne me semblait pas con, j'ai voulu essayer. La blague. Il semble effectivement que les poches de glace aient, au contact de la peau, créé une sorte de gelure interne, qui s'est exprimée en brulure intense à la surface. Merci, les conseils du magazine, hein. Bravo la France. Vingt sur vingt, même.

La petite blaguouse aura duré plus de dix jours, et j'ai encore, à l'heure actuelle, l'impression d'avoir eu les mollets passés au grille-pain. Oui, vraiment, il y a des jours où je peux me sentir princesse, et d'autres, nettement plus Bridget Jones.
 

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23 novembre 2009

Tronche de (cup)cake

cupcakeJ’avoue, j’avoue, j’avoue tout ! J’ai été infidèle. J’ai trompé, j’ai trahi. Et le pire, c’est que je vais recommencer, et sans m’en cacher ! Il y a plus de deux ans, je clamais ici haut et fort que Pierre Hermé et ses macarons maboulifiants étaient ma nouvelle drogue douce. Je peux avouer aujourd’hui que l’eau a bien coulé sous les ponts, et que de macarons en macarons, je me suis peu à peu lassée de cette ronde colorée.

« Souvent, femme varie », il parait. Rien n’échappe donc au hasard, pas même moi, qui me suis entichée dernièrement d’une nouvelle folie sucrée, meurtrière pour mes hanches, mais so sweet au palais. Le cupcake j’ai nommé.

Et pourtant, au départ, c’était loin d’être gagné. En théorie, je n’aime rien moins que ces gros gâteaux américains fourrés et dégoulinants de crème pâtissière aussi pleine de beurre que de colorants chimiques. Le degré zéro de la gourmandise sucrée à mon sens. Et à l’époque, vous n’auriez absolument pas pu m’ôter de la tête que ces machins bizarres surmontés de crème décorée et étrangement nommés ‘cupcakes’ échappaient à la règle. Même si Carrie Bradshaw en dévorait à la pelle avec ses copines de Sex & The City, pour moi, le verdict fut intransigeant : vade rétro, vilain gâteau !

Et puis un jour, je me suis laissée tenter. Il était tard après le déjeuner, mon ventre gargouillait, et pleins de ces petites choses colorées me tendaient les bras en criant « mangez-moi, mangez-moi, mangez-moi ». Oui, comme dans la chanson. Impossible de résister. La chair est faible, surtout devant les calories.

Ce jour-là, j’ai vendu mon âme au diable de la gourmandise (et mes cuissots au dieu de la cellulite). Depuis, j’arpente régulièrement les pâtisseries de Paris pour y trouver mes nouvelles drogues sucrées. Me voilà bien, je viens d’ajouter une nouvelle drogue à mon compteur, déjà très fourni. Heureusement que la plage, c’est pas pour demain…

Pour les tenté(e)s, voici mes deux adresses préférées (et je m’excuse pour les non parisiens qui pourront seulement saliver devant leur écran. Quoique l’un de ces deux lieux de perdition s’apprête à lancer son service de livraison, à bon entendeur…)

Cupcakes___CoCupcakes & Co
Perdue au fin fond d’une petit ruelle sombre, la boutique n’attire que les connaisseurs qui seraient près à faire des bornes pour dénicher leurs petits gâteaux sacrés. Et pourtant, passées 16h, il ne reste en rayons que quelques miettes de cupcakes, preuve que les habitués sont déjà passés.
Mes préférés (parmi ceux que j’ai pu tester) : Miss Violette, African Queen (au beurre de cacahuète), et Night in Tunisia (au Jasmin et à la vanille).
Un peu chers (3,50 euros la pièce), mais valent le détour !
Cupcakes & Co. 25, rue de la Forge Royale, 75011 Paris.
www.cupcakesandco.fr



BerkoBerko
Plus bobo, car situé en plein Marais (et bientôt également rue des Abbesses), Berko a meilleure mine que son confrère : devanture rouge pétant dans une rue très passante, et vitrine dégoulinante de pâtisseries appétissantes.
L’idée top : des mini-cupcakes prêts à être avalés en deux bouchées. L’idéal pour ne pas trop culpabiliser (ou en tester plusieurs !).
La crème est plus riche en beurre que ceux de Cupcakes & Co, mais l’ensemble reste léger et raffiné.
Mes préférés : M&M’s peanut butter, Framboise chocolat blanc, Banane choco, Spéculos, Pomme nougat, Oreo.
Berko. 23, rue Rambuteau, 75004 Paris.
www.berko.fr

 

 

 

10 mars 2014

Qu'est-ce que tu lis, doudou, dis donc ? #3

  Rien_ne_s_oppose_a__la_nuitLe_diner

Ouh la la, déjà un mois que je n'étais pas repassée par ici. C'est que le temps file ! Nous voilà malgré tout reparti pour un petit tour des lectures du moment. Cette semaine, on explore les familles tourmentées qui affichent une apparence heureuse mais camouflent bien des secrets et des mensonges. (N'est-ce pas, finalement, le lot de toutes les familles ?)

* Rien ne s'oppose à la nuit, de Delphine de Vigan.

* Le pitch : Après la mort de sa mère par suicide, l'auteure s'est lancée dans l'écriture de la biographie de celle-ci, afin de mieux comprendre la personnalité ambivalente qui la caractérisait. Au gré des interviews et récits récoltés auprès de ses proches, elle plonge alors dans les secrets de famille inavouables, les douleurs refoulées et les doux souvenirs des jours heureux, qui ont façonné l'histoire de cette femme bipolaire, si belle et si fragile...

* Mon avis : C'est sûr, dit comme ça, le résumé ne fait pas forcément envie. Du moins, on est plutôt certain de ne pas se poiler de rire à chaque page. C'est pourtant un roman bouleversant, dont j'ai tourné la dernière page avec une pointe de tristesse et des presque larmes au coin des yeux. Entreprise cathartique au départ, l'auteure enquête pour mieux comprendre pourquoi Lucile n'est pas la maman aimante et dévouée qu'elle aurait aimé avoir. La reconstitution de l'histoire de sa mère, dévoilant certains pans cachés de sa vie, permettront à l'écrivain* de prendre la mesure des troubles psychotiques graves dont souffrait celle-ci, et la façon dont ils ont impacté toute sa vie, et par ricochet celle de sa propre descendance. C'est au final un très bel hommage que rend Delphine de Vigan, jusque dans la photo de couverture particulièrement touchante. J'ai beaucoup aimé, vous l'aurez compris.

On pourrait objecter que ce récit est trop personnel, trop intime, voire impudique (certains secrets de famille sont particulièrement dérangeants), et n'intéressera que les membres de la famille de l'auteure. C'est vrai que ces 400 pages sont un sacré déballage de linge plus ou moins sale et de secrets jetés en plein jour, mais en lisant entre les lignes, on y retrouve toujours une partie de sa propre histoire, une meilleure compréhension de la façon dont chaque famille recèle son lot de blessures et de douleurs, qui nous affectent les uns les autres, même insidieusement.

(* oui, autant j'aime bien écrire auteurE, autant écrivain, je le préfère au masculin.)

* Le dîner, de Herman Koch.

* Le pitch : Un restaurant, deux couples, les deux hommes sont frères. Sous les sujets les plus anodins et les conversations d'usage, ils sont en fait rassemblés là pour aborder le sujet qui les préoccupe tous depuis des semaines : leurs fils respectifs, cousins donc, âgés d'une quinzaine d'année chacun, sont coupables d'un acte terriblement violent et répréhensible, qui aura fatalement des conséquences sur leur vie à tous. Ou pas. Car chacun a sa façon personnelle de concevoir l'affaire...

* Mon avis : Très original ! Un roman dont l'intrigue est rythmée par la succession des plats apportés à table. A l'apéro, on pose les bases : personnages, décor, cadre... A l'entrée, l'intrigue se met peu à peu en place, on cerne les personnalités des quatre protagonistes. Puis le plat, le dessert et le café apportent leur lot de rebondissements. Au bout du compte, ce n'est pas seulement l'addition qui sera salée, mais la morale qui sera bien égratignée au passage. On tourne les pages, avides de savoir pourquoi "c'est" arrivé, comment, et surtout quelle en sera l'issue. Petit bémol : quelques longueurs, parfois de longues pages de descriptions qui peuvent facilement être zappées sans nuire à la cohérence globale, et surtout une fin qui laisse perplexe et presque insatisfait. Et vous, jusqu'où iriez-vous pour protéger quelqu'un qui vous est cher et qui a commis l'irréparable ?

 

23 mai 2011

Coup de coeur : Vanessa Bruno pour La Redoute

Vanessa_BrunoEn matière de mode, si je ne suis pas du genre à courir les défilés, les boutiques de créateurs et les salons de prêt-à-porter, je reste malgré tout sensible à quelques marques dans lesquelles je me reconnais parfaitement. Vanessa Bruno est l'une de ces créatrices dont j'aime la plupart des collections, élégantes, urbaines et décontractées, aux pièces parfois bohèmes, parfois plus chics.

Ô joie, cette année, elle créé exclusivement pour La Redoute un dressing complet, composé des pièces basiques incontournables et de ses petites touches reconnaissables entre mille. Veste courte boléro, pull en mohair métallisé, robe en soie effet drapé, bottes, besaces en daim... tout l'univers de Vanessa Bruno se retrouvera dans les pages du so famous catalogue pour la collection automne-hiver 2011-2012. Collection hiver, MAIS disponible à la vente dès le 15 juin... ne me demandez pas, je n'ai pas compris non plus, j'ai juste retenu que j'allais casser le Covédi un peu plus tôt que prévu...

Quelques clichés issus du dossier de presse, ainsi que de la présentation presse de la collection, en présence de la créatrice herself, solaire et rayonnante dans sa courte robe bleue.

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arbre

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enfant

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Collection prêt-à-porter femme, collection enfant, et collection 'art de vivre' (linge de lit, bougie, mobilier).
Disponible à partir du 15 juin, sur laredoute.fr.

Et vous ? Craquera ? Craquera pas ?

 

13 juin 2010

Postcard from NY #4

Hey you ! How's everything going today ? (Oui, je prends vite le pli, il faut croire...). Le temps s'est un peu assombri à Big Apple ces jours-ci, et les nuages se sont faits très menaçants. Nous en avons donc profité pour faire deux escapades culturelles dans l'Upper East Side : le famous MET, of course, et le très classique Guggenheim pour un genre plus moderne.

Nous voilà également partis à la conquête de Downtown, parcours classique du bon touriste de base avide d'images "so clichés" d'ici. Allez hop, best of :

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Trinity Church, toute petit église et son cimetière perdue au milieu des building de Wall Street...


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Ze famous New-York Stock Exchange (là ousqu'on aimerait bien que l'euro arrête de jouer au yo-yo dans le mauvais sens...)


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Vue depuis le Brooklyn Bridge


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Manhattan à contre-jour (!) vue depuis Brooklyn


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Et allez... la classique des classiques pour finir, Lady Liberty herself !

Après une petite virée sur les boutiques de la 5ème Avenue, dont l'incontournable Abercrombie & Fitch (il faudra d'ailleurs qu'on m'explique un peu mieux tout l'intérêt de ce magasin, où le simple t-shirt coûte un bras, où l'on n'y voit que dalle pour cause d'ambiance tamisée, et où l'on se fait parler comme à des chiens sous prétexte que les vendeurs ici sont recrutés au physique, mais bref), nous courrons nous vautrer sur les pelouses de Central Park, sous un ciel redevenu clément.
Ce parc est une simple tuerie, tellement il regorge de sentiers et des grands espaces où l'on peut se perdre et oublier instantanément les buildings que l'on vient de quitter. Rien que pour ça, je pourrais vivre ici sans difficulté...

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Partie de baseball amateurs sur Great Lawn, grande pelouse centrale

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Vue depuis le Réservoir

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13 juin 2012

Mon homme, le sport et mon été pourri

Roland Garros 2012

Hypothèse n°1, confirmée : Cette année, après Roland-Garros vient l'Euro 2012, puis le Tour de France, puis les J.O de Londres.
Hypothèse n°2, affirmée : Chéribibi est fan d'à peu près tout ce qui contient un ballon, une roue et/ou des commentateurs hystériques.

Bien. Si je pose 2 et je retiens 4, carré de l'hypoténuse ou pas, je suis donc en mesure d'affirmer que je vais passer un été assez pourri. CQFD.

Déjà, en temps normal, le sport et moi, globalement, ça fait deux. J'veux dire, filez-moi par exemple une raquette entre les mains, et vous êtes à peu près sûrs de passer un très bon moment de poilade devant ma dexterité et mon sens de la grâce sur un court de tennis. Du coup, j'ai résolu la question avec plus ou moins de facilité, en me tenant très loin de toute salle de sport. (ho, ça va, je marche vite dans les couloirs du métro et je prends les escaliers, ça compense, non ?).

Mais alors, pour ce qui est du sport à la télé, j'avoue, je n'ai pas encore trouvé la solution. Donc je subis. Patiemment. En silence.
Au mieux, j'essaye de m'intéresser un peu à la chose. Roland Garros, par exemple, j'ai fini par bien aimer, et même par piger toutes les règles. Et pour le foot, remerciez bien fort Zidane, Lizarazu, Pirès et Henry qui ont réussi à me faire presque aimer les matchs qualificatifs d'équipe de France.

Bon, mais après ?

Je serai brève sur le cas "Formule 1", qui fait régulièrement le bonheur de mes dimanches après-midi. Cette impression d'habiter en bord du périphérique parisien grâce à la bande son des diffusions de Grands Prix me laisse, mmm, complètement sous le charme. Et puis peut-on décemment appeler ça du "Sport" ? A part un concours de moteurs bien carossés et de combinaisons intégrales bardées de logo mochingues, la F1, c'est quoi ? Que quelqu'un se dévoue pour m'expliquer parce que sinon, sincèrement, je ne vois pas.

Mais le cas le plus grave, le plus atroce, le plus abominaffreux, le cas qui relève du pénal, qui devrait vous coller directement en prison sans passer par la case départ ni toucher les 20 000, c'est... le cyclisme. (On dirait presque un gros mot).
Honnêtement, entre nous, qui de normalement constitué peut bien trouver un intérêt (même minuscule) à une troupe de gugusses en shorty moulants qui s'acharnent à pédaler sur les routes les plus pentues de France et de Navarre ? Hein, qui ? Chéribibi ? Hé bah bonne pioche !
Le Tour de France, c'est ma malédiction depuis la plus tendre enfance, quand déjà, mon grand-père, chez qui je passais mes vacances d'été, me faisait louper tous mes dessins animés préférés pour regarder ce programme soporifique au possible. Aujourd'hui, je ne regarde plus les dessins animés, mais j'ai droit à un compagnon qui est capable (oui messieurs dames) de me sortir des phrases comme "attends, j'enregistre l'étape de demain, c'est le col du Tourmalet, ça va être grandiose".

Je menace de demander le divorce jusqu'en septembre.

2 mai 2012

Sri Lanka #3 : Baleines bleues et cocotiers

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Pour achever notre périple en douceur, nous optons pour quelques jours de glandouille reposante et bien méritée sur les plages du sud de l'ïle. Dévastées par le fameux tsunami il y a six ans, elles ont à peu près toutes été remises en état rapidement, et accueillent à nouveau les touristes. Restent ça et là quelques vestiges de cette parenthèse infernale : ici un bateau échoué bien loin du bord de mer, là un panneau "Tsunami, water level" qui oblige à lever la tête à quelques huit mètres de haut, et à réaliser combien cette vague meurtrière a dû être impressionnante.

Nous posons nos valises à Goyamboka, à côté de Tangalle, dans un ravissant éco-lodge fait de petites cabanes en bois tout confort disséminées au milieu d'une grande cocoteraie. La plage est belle, parce que très sauvage, non envahie par les gargottes de touristes et les parasols colorés. Les vagues sont hautes mais pratiquables (si on exclue les trois ou quatre tasses de mer salée que je m'ingurgite chaque fois...) et quand le ciel se pare des couleurs chaudes au coucher du soleil, on est tout simplement au paradis. D'ailleurs, nous qui pensions ne rester que deux nuits ici puis continuer à visiter la côte, avons rebroussé chemin après avoir aperçu Mirissa, plus touristique et moins nature, pour revenir sur nos pas.

Sri Lanka 1 plage

Sri Lanka 2 plage

Vue depuis la cabane. (Oui, tout va bien, et vous ?)

Sri Lanka 3 plage

Sri Lanka 4 plage     Sri Lanka 5 plage

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Les trois mousquetaires, gardiens de la cocoteraie.


A proximité se trouve le parc de Yala, grande réserve naturelle peuplée de singes, crocodiles, buffles, léopards, cerfs et éléphants. Vous imaginez bien que je n'allais pas passer à côté de la chose, moi qui ait gardé un superbe souvenir de mon voyage au Kenya. Ici, c'est un peu différent, pourtant. La saison humide a commencé et la végétation assez dense dissimule les fourrés et les bestioles qui s'y réfugient. Pas de léopard pour nous cette fois-là, hélas, mais quelques jolies rencontres, et un paysage de nature paisible et sereine très agréable.

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Sur la piste, au lever du soleil...

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Le dernier jour approche, nous devons nous rapprocher de Negombo (la ville la plus proche de l'aéroport), sur la côte est. Mais avant de boucler notre périple, nous tentons une dernière petite activité ultra touristique : la sortie en mer pour approcher dauphins et baleines bleues. En effet, de nombreux cétacés migrent entre le Golfe du Bengale et la mer d'Oman, passant à quelques encablures seulement de la côte sud.
Un peu sceptiques au départ, nous embarquons sur le rafiot pour quatre heures de balade en mer. Et quel festival au bout du voyage ! Des dauphins par dizaines qui nagent à nos côtés, sautent hors de l'eau, font les fous... et surtout, une douzaine de baleines bleues, aperçues au loin (on les distingue grâce à leur fameux jet d'eau en l'air), ou bien plus près, puisque la moins sauvage d'entre elles passera à environ quinze mètres du bateau ! Le plus grand animal au monde, juste là, sous nos yeux. Un moment assez magique, vous vous en doutez... (en revanche, va prendre la photo au bon moment, tiens...)

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Le port de Mirissa, point de départ des excursions en mer

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Flipper et compagnie. (En vrai, il y a plus de soixante dauphins autour de nous, mais impossible à photographier sans matos de compet').

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Une baleine, au loin. Et le jet d'eau recraché, qui monte à près de dix mètres, et fait un barouf d'enfer !

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Après sept ou huit crachés d'eau, la baleine replonge dans les profondeurs, dévoilant le petit airelon sur le bas du dos,
et sa grande queue puissante (ça, c'est pour le référencement Google, hop !).

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Sur cette dernière note positive s'achève notre voyage au Sri Lanka. Douze jours, c'est peu pour faire le tour de ce beau pays, mais nous aurons quand même réussi à en avoir un bon aperçu général. Si cette destination vous tente, sachez que nous avons toujours été bien reçus et accueillis ; les habitants (surtout les enfants) sont curieux de nous, mais nous observent toujours avec bienveillance et dans un grand sourire. Seul inconvénient rencontré, la désagréable sensation d'être parfois pris pour des porte-monnaie sur pattes prêts à payer (cher) pour tout et n'importe quoi. Il suffit de le savoir et d'essayer de passer outre pour vivre un très beau voyage.

 

24 septembre 2010

Blog-Notes #1

post_it4LU :
Plus besoin de se ruiner pour faire la chasse aux rides ! Le dernier numéro de "60 millions de Consommateurs" (daté de septembre 2010) a classé dix crèmes anti-rides toutes marques confondues (luxe, grande conso, pharma...). Et, ô surprise, les grandes gagnantes de ce test ne sont pas forcément les plus chères, puisque ce sont les crèmes Cosmétiques de chez Carrefour, et Revitalift de L'Oreal Paris, qui arrivent en tête du classement. L'article détaille que ces deux marques proposent un excellent rapport qualité-prix, et obtiennent, tous critères confondus, une note de 14/20. J'ai personnellement en mémoire le petit pot rouge de Revitalift qui trônait dans la salle de bain de ma mère, et je me dis qu'elle avait déjà vu juste, il y a une dizaine d'années. Bien ouej, mummy !

ENTENDU :
Capture_d__cran_2010_09_23___20Le nouvel album de Cocoon, "Where the Oceans end", qui sortira dans les bacs le 25 Octobre. Je n'avais pas vraiment pris la peine de découvrir le premier, "My friends all died in a plane crash" (super fendard, le programme !), mais je savais que j'aimais ce groupe pour avoir entendu leurs voix et leur style sur des albums dérivés genre Paris Dernière ou des spots publicitaires. Ce second album m'a terriblement séduite. Je suis nulle pour retranscrire en mots des émotions, ou parler d'un film, livre ou disque que j'ai aimé, mais je sais que "Where the Oceans end" va m'accompagner souvent ces prochaines semaines, et remplacer mon sacro-saint disque-de-fond-sonore-de-quand-j'ai-des-invités-et-que-je-sais-pas-quoi-mettre, qui tournait jusque là entre Jack Johnson et Paris Dernière (toute la collec').
Cocoon, "Where the Oceans end", Sortie le 25/10. Plus d'infos (et des extraits) ici.

LU :
Le site qui m'occupe cinq minutes quand je veux déconnecter : J'aime / J'aime pas. "Les petites phrases de tous les jours". Un recueil de citations, phrases-choc, maximes détournées qui alimentent notre quotidien. Tout n'est pas drôle, of course, mais j'ai particulièrement aimé :
- "Ma mère m'a toujours dit qu'il y aurait des jours comme aujourd'hui, mais elle ne m'a jamais dit qu'il y en aurait autant".
- "Tousse pour un, rhume pour tous !"
- "Les clients ont leurs raisons que souvent, la raison ignore. Parole d'agence" (Celui-là, c'est une dédicace pour mes collègues).
Allez-y faire un petit tour à l'occasion : www.jaimejaimepas.com

ClarinsVU :
La fameuse Eau Dynamisante de Clarins s'habille d'un coeur XXL tagué à grands coups de couleurs vives pour son modèle collector 2010. Le produit n'est pas nouveau, mais reste un incontournable de ma salle de bain ET de mon sac de sport (parce que ouiiii, je fais du sport). Cerise sur le cupcake, chaque flacon Eau Dynamisante Collector vendu permet de reverser 5 euros à des associations en faveur d'enfants. Une bonne odeur ET une bonne action !

Bon week-end, everyone !

 

28 juillet 2008

Vent frais, vent du matin

vent_3

J’ai un vrai souci avec la météo. Je veux bien reconnaître que c’est assez pratique, si on met de côté le fait qu’ils se plantent environ deux coups sur trois. Une fois qu’on sait ça, on fait avec, et on laisse une part à l’improvisation.

Non, moi, mon problème vient de mon obstination à vouloir écouter la météo à la radio. J’ai beau y mettre du mien, connaître les horaires des flashs info météo par cœur, guetter le jingle, identifier la voix suave de « Joël Collado pour France Info » entre mille, ça veut pas.

J’écoute pourtant avec l’oreille d’un Sioux les précieuses secondes durant lesquelles on nous mitraille de données à vitesse supersonique. J’essaye vaillamment de chopper au passage les mots « Paris », « Bassin Parisien », « Ile de France » (ou « au nord de la Loire » quand ils décident de nous faire les prévisions à la louche) (ah si, je regrette, la moitié du pays, c’est très à la louche, comme prévisions, quand même). Et puis je m’en tiens là, parce que j’arrive jamais à retenir ce qui va avec, question soleil ou pluie.

Pour les températures, même topo. Joël nous débite les chiffres tellement vite, que même les résultats du tiercé sont plus clairs pour moi. Donc au final, je sais de source sûre qu’ils ont parlé de ma région, mais je n’ai aucune idée du nombre de cumulo-nimbus prévus au mètre carré.

Qu’est-ce que vous voulez, je suis une visuelle, moi, pas une auditive. Pour comprendre et apprécier pleinement ce monde merveilleux qu’est l’art divinatoire du « Koi-toi-mettre-demain », il me faut des cartes, de la couleur, des images, des petits symboles. A ce titre, la météo télévisée présente évidemment des avantages à mes yeux.

Encore que. Là aussi, j’ai mes limites.

Je veux du simple et du sobre. Des graphiques clairs, et juste une voix off pour m’informer gentiment qu’on va se les cailler sévère demain, ou qu’à l’inverse on peut sortir les tongs. Avant, j’aimais bien la météo de M6 pour ça, justement. Mais maintenant, même chez eux, on a droit aux greluches déguisées en couverture de Vogue. Ca me dépasse. J’ai pas besoin d’un sourire de pin-up à l’écran pour apprendre que demain, on perd deux minutes de soleil ou qu’on fête les Médard.

Et puis, je vais sans doute vous sembler un peu chiante, mais honnêtement… quel besoin a-t-on de nous coller devant la carte de France un mec qui va gesticuler dans tous les sens, nous expliquer que l’anticyclone des Açores a encore fait des siennes, ou nous comparer les courbes des pressions atmosphériques relevées à Calais, Saint-Laurent-du-Var et Plougastel ? Est-ce que j’ai une gueule à comprendre les pressions atmosphériques, d’abord ?
Bon. Alors viens-en aux faits direct, mon pote, parce que là, on se dilue, et à tous les coups, ça va me refaire le même plan qu’à la radio : je vais perdre le fil, et finir par ne plus écouter pile au moment où ça devient intéressant.

Ca vous fait pas ça, vous ? Allumer TF1 uniquement pour la météo, patienter deux secondes pendant leur baratin incompréhensible sur les images satellites et tout le merdier qui va avec, se focaliser sur autre chose « en attendant », et finalement tout louper. Perso, c’est systématique. Et ça m’énerve force 8, comme le vent. Sans compter les tailleurs d’Evelyne Dhéliat, qui m’agressent légèrement les rétines. Mais c’est un autre débat.

(Article posté le 16 novembre 2006).

24 juin 2012

3 jours à Lisbonne

Lisbonne 1

(Encore partie en vadrouille ? Rhaaa, mais elle n'arrête pas, celle-ci !). C'est vrai, j'avoue. Grâce à Easy Jet et à une organisation ultra visionnaire (bah, tiens, réserver un week-end pour juin en plein mois de septembre, faut pas trop se stresser sur l'imprévu), à peine sommes nous rentrés de Rome que nous voilà repartis à l'assault de Lisbonne. Avec ce léger petit regret, toutefois, d'avoir plannifié les deux week-ends un poil trop rapprochés, et d'avoir à peine eu le temps de "digérer" le premier qu'il fallait déjà attaquer le second. (Mais voilà qu'elle se plaint, maintenant, je rêve...).

Lisbonne, 3 jours, Juin 2012. Encore une fois, cette satanée météo nous joue des tours et nous plombe le premier jour sur place sous un ciel bas et lourd. Dommage pour cette première découverte de la capitale portugaise, mille fois plus éclatante sous le soleil, comme nous le verrons les deux jours suivants.
Allez, je vous emmène pour quelques photos, anecdotes et bonnes adresses ?

* Cette fois, c'est sur Wimdu que nous trouvons un chouette petit logement en plein coeur du Bairro Alto, le quartier animé de la ville. Enfin, animé, tout dépend de l'heure, à vrai dire. Ce quartier est un véritable caméléon, qui change d'ambiance et d'atmosphère en fonction du moment de la journée : calme et assoupi jusqu'en milieu d'après-midi (au point qu'on s'est demandé si on ne nous avait pas embobiné à nous conseiller de loger dans le coin), il s'agite peu à peu au fil des heures. Les façades qui ne payent pas de mine révèlent soudain un petit resto convivial ou une boutique branchouille, qui n'ouvrent leurs portes que bien après l'heure de la sieste. Sans parler des nombreux bars et tavernes qui eux, ne vivent que de nuit ou presque, dans les quelques "rues de la soif" réputées du quartier. Ca vaut donc le coup de s'y balader à toute heure, pour avoir cette presque impression d'avoir visité deux ou trois villes différentes en un seul endroit.

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Sont stylées, les poubelles à verre devant les disco nights, non ?


* A partir du 10 juin, toute la ville est en fête pour honorer Saint Antoine de Padoue. Nous y étions quelques jours plus tôt seulement, et l'ensemble des rues et des habitants avaient déjà à coeur de soigner les décorations et pancartes à dégainer le jour J. Partout, des guirlandes colorées, des guinguettes éphémères et des estrades pour spectacles. Forcément, nous avons loupé les festivités, mais assister à ces préparatifs enjoués donne déjà la bonne mesure de la super ambiance qui doit régner dans la ville à ce moment-là.

* Mon quartier de prédilection ? L'Alfama, vieille ville dans la ville, quartier populaire par excellence fait de ruelles pentues et tortueuses. Le meilleur moyen de la découvrir est d'emprunter le bringuebalant mais mythique tramway n°28 qui traverse la zone de part en part, frolant les immeubles et les voitures garées. Se perdre dans les venelles, admirer les vieux balcons forgés, les linges étendus, les façades en azulejos bleus ou jaunes, écouter les voisins s'aranguer d'un porche à l'autre, et sentir toute l'atmosphère de ce coin si pittoresque.

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* Un peu au nord de l'Alfama, grimper au Castelo Sao Jorge, ancienne forteresse construite sur la plus haute coline de la ville. Inconvénient : ouais, ça grimpe sévère ! Avantage : l'une des plus jolies vues qui soit sur l'ensemble de Lisbonne jusqu'au Tage miroitant sous le soleil (oui, bon, si vous avez du soleil...). Le chateau en lui-même n'est pas franchement spectaculaire, mais la balade est jolie, et présente l'avantage d'être ventée et aérée juste ce qu'il faut, petite pause fraîcheur appréciée dans la chaleur estivale. Et les paons qui habitent le jardin ne sont pas farouches pour deux sous.

* Incontournable, la virée à Belém le dimanche, pour se la jouer couleur locale et se mixer aux habitants en guoguette et pique-niques sur les pelouses du coin. Et, of course, passer par la case "kilos bingo" en s'arrêtant à la si réputée Antiga Confeitaria de Belém pour s'y approvisionner en délicieux Pasteis de Nata, petits flans tièdes enrobés de pâte feuillettée croustillante et saupoudrés de cannelle. Une institution que même les locaux ne boudent pas !

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* Testé et approuvé : le fameux restaurant Chapitô, lieu hybride entre école du cirque, bar lounge et resto branché, qui offre une vue superbe sur le Tage (et un poulpe grillé qui m'a donné l'eau à la bouche, dommage, on avait déjà déjeuné). Rua Costa do Castello, 7.

* Testé et désapprouvé : la cantine du Bairro Alto, pourtant réputée dans les guides touristiques : Principe do Calhariz. Certes, il y a toujours du monde, oui ce n'est pas hors de prix, et oui il y a du choix. Mais le côté gras et lourd de la cuisine portugaise n'a jamais autant pris son sens que dans ce restaurant. Bien pour les gros estomacs qui recherchent la quantité, passez votre tour si vous voulez une ambiance douce et une cuisine un peu raffinée.

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Monsieur le crâneur en pleine action...

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10 octobre 2011

Golden State of mind (#6 : Death Valley, Yosemite Park)

Yosemite Park;Californie;USA;Road Trip

Après les strass et les néons de Sin City, nous revoilà partis sur les routes de Californie, vers notre prochaine étape : Death Valley. Terre de désert absolu, étendue de vallées, canyons, lacs salés et dunes entremêlées sous des températures accablantes, voici l'endroit le plus bas, le plus sec et le plus chaud d'Amérique du Nord. Tout un programme.

La Death Valley mérite bien son nom. Avant de s'engouffrer sur ce territoire hostile, tous les guides s'accordent à dire qu'il faut prendre un minimum de précautions : vérifier l'état de son véhicule pour ne pas tomber en panne en plein "nowhere", prévoir au moins trois litres d'eau potable par personne, éviter les heures les plus chaudes, faire le plein, couper la clim de temps en temps pour ne pas "épuiser" le véhicule qui surchauffe... Autant de conseils qu'il ne faut pas prendre à la légère, étant donné la châleur écrasante (plus de 48° en journée, sans le moindre souffle d'air) et les grandes étendues à parcourir avant de trouver un éventuel abri, une station service, un relais téléphonique...

C'est donc avec l'âme de super warriors et l'étrange impression de braver tous les dangers que nous pénétrons dans la Vallée de la Mort. Tout ça pour finalement croiser des dizaines de véhicules de touristes (haute saison oblige) et nous dire que, bon, ok il fait chaud, mais que c'est tout à fait gérable. (En fait, le jour de notre visite, il faisait bizarrement très en dessous des températures de saison. Autour de 38°, quoi. Une bagatelle).

Death Valley;California;USA;road trip     Californie;death valley;USA;road trip

Nous allons traverser le parc (oui, la Death Valley est un parc national) d'ouest en est, en nous limitant à l'axe principal et deux ou trois points de vue incontournables, car le temps nous manque, et nous devons arriver à notre prochaine étape à la tombée de la nuit. Mais finalement, rien que sur cette route principale, nous allons croiser des paysages très changeants, bien que tous très lunaires et enigmatiques.

* Zabriskie Point, qui a donné son nom au film d'Antonioni, est une ancienne exploitation de Borax. Les collines offrent un paysage unique de roche plissée comme un drap de lit, s'étendant à 360° autour de nous. On se croirait sur la Lune, vraiment.

Death Valley; Californie, Zabriskie Point

Death Valley; Californie, Zabriskie Point     Death Valley; Californie, Zabriskie Point


* Bad Water, le lieu le plus bas de l'hémisphère nord, situé à 86 mètres sous le niveau de la mer. Une immense étendue où se tenait autrefois un lac, mais dont ne reste aujourd'hui que les cristaux de sel, séchés à la surface du sol. De loin, on pourrait croire que l'eau est encore présente (l'effet mirage...). La réverberation est aussi intense qu'en pleine montagne, et la châleur est très éprouvante, le petit malaise n'est pas loin... (warriors, je vous dit !)

Death Valley; Californie; USA; Bad Water

Death Valley; Californie; USA; Bad Water

Death Valley; Californie; USA; Bad Water     Death Valley; Californie; USA; Bad Water


* Artist's Palette, nommé ainsi en raison des tonnes de couleurs que revêt la roche, surtout au soleil couchant. Les particules de manganèse, fer, mica en décomposition colorent en effet les reliefs de rose, parme, bleu, jaune, vert... C'est superbe et fascinant, mais évidemment très difficile à rendre en photo, donc il vous faudra surtout imaginer la beauté du spectacle.

Death Valley; Californie; USA; Artist's Palette


* Mesquites Sand Dunes, où nous nous rendons au coucher du soleil, est absolument magique. Comme un morceau de Sahara en plein désert américain ! Les dunes de sable blanc et fin sont l'oeuvre des vents, qui se rencontrent tout particulièrement en ce point du désert. Ca a l'air petit et praticable à pied sur les photos, mais ne vous y trompez pas, c'est immense, et plus d'un touriste trop aventureux s'est perdu dans ces gigantesques tas de sables. Décor utilisé d'ailleurs dans de nombreux films, notamment "La Guerre des Etoiles".

Death Valley; Californie; USA; Mesquite Dunes

Death Valley; Californie; USA; Mesquite Dunes 


La nuit est tombée, nous terminons notre traversée dans l'obscurité la plus complète, sillonnant les virages à la simple lueur des phares. Dans l'ensemble, cette étape ne m'aura pas chamboulée (loin de là) mais je dois quand même reconnaître que c'est un lieu mythique (et mystique) et que je suis heureuse de pouvoir dire à quoi ressemble la si fameuse Death Valley...

Pour notre prochaine étape, nous longeons la Sierra Nevada vers le nord, traversant quelques villes de l'amérique profonde, dont les rues et devantures semblent dater des années 50. Difficile de le croire mais pourtant, la Californie, c'est à la fois le grouillement d'un Los Angeles ultra urbain et dynamique et l'aspect old school des vieux dinners et drugstores de villes plus modestes comme Lone Pine, dans laquelle nous avons fait étape.

Californie; USA

Californie; USA

Californie; USA


Nous mettons ensuite le cap sur Bodie, une ghost town abandonnée à l'époque des chercheurs d'or et des desperados. Au 19ème siècle, quelques ambitieux s'installent sous le soleil écrasant de Californie pour suivre les filons de métaux précieux. Ainsi  jaillit de terre Bodie, ville minière qui connu la pleine gloire lors de la conquête de l'ouest et de la ruée vers l'or, avant de retomber dans l'oubli lorsque les filons s'épuisèrent. Pourtant, rien n'a bougé,et la ville est restée figée comme dans le passé. Les principales habitations et lieux de vie (saloons, église, cimetière, école) sont encore debout, les intérieurs meublés (bien que très poussiéreux), comme si leurs propriétaires allaient revenir d'un instant à l'autre.

Bodie Ghost Town en Californie aux USA

Bodie Ghost Town en Californie aux USA     Bodie Ghost Town en Californie aux USA

Bodie Ghost Town en Californie aux USA

Bodie Ghost Town en Californie aux USA     Bodie Ghost Town; Californie, USA

Bodie Ghost Town en Californie aux USA     Bodie Ghost Town en Californie aux USA


Pour boucler notre parcours au sein du Golden State (nom de la Californie) avant de finir en beauté à San Francisco, nous filons vers le célèbre Yosemite Park, merveille des merveilles de la nature amércaine, qui vaudrait huit jours de visite à lui seul. Hélas, nous n'en avons qu'un et demi, il va donc falloir choisir judicieusement. Le parc couvre des hectares de paysages et panoramas tous plus somptueux les uns que les autres, mais nous optons pour la randonnée des Yosemite Falls, les cascades d'eau les plus hautes du parc. Plus de six heures de marche sur des sentiers escarpés qui grimpent... je vous prie de croire que les merveilles croisées sur notre route se méritent à l'effort ! Mais une fois là-haut, les muscles endoloris se taisent devant la beauté des lieux. De là, on a également une vue incroyable sur le Half Dome, mont granitique emblème du parc, dont l'ascension est réservée aux alpinistes les plus expérimentés.

Yosemite National Park en Californie aux USA

Yosemite National Park en Californie aux USA

Yosemite National Park en Californie aux USA     Yosemite National Park en Californie aux USA

Yosemite National Park en Californie aux USA     Yosemite National Park en Californie aux USA

Yosemite National Park en Californie aux USA

Le lendemain, avant de reprendre la route, nous partons en quête des séquioas géants de Mariposa Groove, une forêt au sud du parc rassemblant quelques beaux specimens de ces arbres mythiques millénaires (parfois vieux de plus de 2 500 ans), pouvant atteindre 15 mètres de circonférence pour une centaine de mètres de hauteur. La faune apprécie aussi la beauté de ces arbres, et il n'est pas rare de croiser des biches ou des cerfs dans les fourrés. En revanche, nous n'aurons pas croisé d'ours, animal emblématique de Yosemite, et pas si farouche que cela, si l'on en croit les nombreuses pancartes et avertissements disséminés pour sensibiliser les visiteurs à la plus grande prudence.

Yosemite National Park en Californie aux USA     Yosemite National Park en Californie aux USA
(Où est Charlie ?)


(Allez... encore une tartine ! Courage, il ne reste plus qu'un billet sur ce fameux Road-Trip !) ;-)

13 septembre 2010

Belles, belles, belles ! (Concours Beauté Day 1 : Roger & Gallet, Juicy Couture)

make_up_1Ladies & ladies,

Chose promise, chose due. Pour adoucir un peu la rentrée des classes (c'est même plus drôle, cette période, depuis qu'on ne choisit plus son cartable et ses fournitures toutes neuves), je vous propose cette semaine un petit concours exceptionnel pour qu'on se fasse toutes belles !
Vous le savez (ou pas, et vous allez l'apprendre), la vie de blogueuse top-über-influente permet quelques privilèges, comme recevoir parfois des cosmétiques de grandes marques. Ouais-trop cool-youpi. Sauf qu'en toute sincérité, je reçois beaucoup plus que je n'utilise au quotidien, et je trouve ça dommage de laisser tous ces produits dormir dans un coin. Pourquoi ne pas vous en faire profiter, vous lectrices, qui êtes aussi, à votre façon, une facette de ce blog ?

Alors voilà, en cette rentrée 2010, je vous propose de gagner des mini-lots composés de ces produits (tous neufs et sous emballage), sortis cet été, ou qui sortent ces jours-ci.

Voici donc les jolis petits lots de ce lundi :

huilesublime01Roger & Gallet, Huile sublime bois d'orange : Un vrai bonheur à utiliser pour hydrater la peau, la rendre douce et satinée, et légèrement parfumée. Je n'étais pas prête, au départ, à abandonner mon chouchou l'huile prodigieuse de Nuxe, mais il faut bien dire que ce produit est parfait : vite pénétré, il ne graisse pas du tout la peau, et lui laisse un délicat sillage qui rappelle les vacances. Parfait pour prolonger l'effet ensoleillé quelques semaines de plus.
Lot : Un flacon vaporisateur 100 ml.


amande_persane_gammeRoger & Gallet, Gamme de voyage "Amande Persane" : La petite nouvelle des senteurs fraiches de la marque, supposée raviver les souvenirs des bancs d'école et de la fameuse colle en pot Cléopâtre. En toute sincérité, je n'adhère pas à 100 %, et lui préfère très nettement l'Eau de Rose (très coquette), l'Eau de Cédrat (parfaite après le sport pour redonner un coup de frais), et l'Eau de Gingembre (mon must absolu en matière de parfum léger d'été). Mais si moi je n'aime pas plus que ça, d'autres trouvent cette odeur d'amande irrésistible. A vous de juger !
Lot : Un flacon vaporisateur de sac 30 ml + un Lait hydratant corps 50 ml + un Mini savon parfumé 25g.
J'en profite pour signaler que toutes les eaux parfumées de la marque sortent en mini-vapo de sac, ultra pratique pour les retouches en journée.

JuicyCouture Couture, by Juicy Couture : La marque est connue pour ses joggings célèbrement portés par les fesses de Jennifer Lopez, un peu moins pour ses produits cosmétiques. Elle sort en cette rentrée son second parfum, un jus doux et sucré, très girly, presque trop teenager à mon goût, mais qui ravira toutes les jeunes femmes qui aiment les odeurs florales et fruitées.
Lot : Vaporisateur Eau de parfum 50 ml.


POUR PARTICIPER :
Quelques précisions s'imposent. Pour participer, vous laissez un commentaire ici, parlant de ce que vous voulez (mais un truc sympa, de préférence, je ne suis pas maso non plus). Un tirage au sort déterminera les trois gagnant(e)s.
Vous pouvez multiplier vos chances en participant chaque jour, à chacun des cinq concours. C'est pas cool, ça ?
En revanche, comme les lots sont envoyés avec mes propres sous-sous, je suis obligée de limiter les envois au territoire 'France métropolitaine". Désolée pour les autres, vraiment vraiment.
Date limite de participation : vendredi 24 septembre, minuit. Annonce des résultats semaine du 27 septembre
.
 
A demain, pour des cadeaux beaux et bios...


EDIT du 25/09 : Le concours est terminé ! Résultats et gagnants publiés très bientôt sur le blog !
 

28 juin 2010

Coup de coeur pour... Dealissime !

Capture_d__cran_2010_06_22___23Une fois que je vous aurai parlé du site topissime que j'ai récemment découvert, il y a deux chances sur trois pour que vous me haïssiez. Vous, ou à plus forte raison, votre banquier... :-)

Partant du principe qu'il est toujours plus facile d'obtenir un bon prix si on est plusieurs à acheter le même produit, Tatiana et Lara, deux anciennes avocates, ont fait le pari de réunir en un seul lieu (virtuel) toute une communauté d'acheteuses à l'affut du bon plan et de prix négociés obtenus grâce au principe de l'achat groupé. Leur site Dealissime.com est ainsi né.

Le procédé est tout simple. Chaque jour, Dealissime propose un "deal" différent à un prix négocié à l'avance. L'achat de ce deal ne sera validé qu'à partir du moment où un nombre minimum d'acheteurs s'engage à passer commande.
Ex : Un soin éclat du visage au Spa des Cinq Mondes, proposé à 40 euros au lieu de 74, si au moins 20 personnes achètent ce soin. Les premiers acheteurs indiquent qu'ils sont partants en posant un option sur le deal. Une fois le quota de personnes atteint, le deal est validé pour tous ses acheteurs en option, et reste bien entendu accessible à toute personne intéressée, durant une période limitée. Facile, non ?

Quelques exemples de deals récents qui m'ont sévèrement fait de l'oeil :
- un brunch aux Jardins du Marais, pour 15 euros au lieu de 30
- une initiation à la Zumba avec un cours payé 5 euros au lieu de 10
- une demi-journée en spa + un massage du dos à l'institut Payot, à 70 euros au lieu de 145
- un cours de cuisine avec un vrai chef à 35 euros au lieu de 50
- un atelier "création de parfum" à 75 euros au lieu de 125
...

Chaque matin, dans ma boîte aux lettres, m'attend le petit message de Dealissime annonçant le deal du jour. Deux fois sur trois, j'ai envie de craquer, et ne me retiens que parce que, peut-être, le deal du lendemain sera encore plus attirant. Une vraie drogue !

Évidemment, le concept est pour le moment essentiellement centré sur les parisiennes, car la majorité des deals proposés concerne des adresses de la capitale. Mais mais mais... il est possible que les offres évoluent très rapidement. Restez à l'affût !

Plus d'infos : www.dealissime.com

Article absolument non sponsorisé, si ce n'est par le coup coeur perso ! :-)



4 juin 2010

Un jour, j'irai à NY avec lui

NYNew-York City...

Les billets d'avion sont payés depuis janvier.
Le petit appartement en plein coeur d'East Village est booké depuis mars.
Les guides ont été achetés, épluchés, annotés et post-ités en long, en large et en travers.
Les meilleures adresses de restos/bars/brunchs/boutiques ont été rassemblées dans mon petit carnet Moleskine spécial NY.
La shopping-list est proprement ordonnée par type d'achats (beauté, fringues, shoes, bouquins, autres).
Chéribibi, qui ne connaît pas du tout NY, est briefé sur les impératifs et incontournables de notre parcours.
Je suis, de mon côté, résignée à échoir dans un bar sportif le soir du premier match de foot de l'équipe de France.

...

Je crois qu'on est fin prêts, non ?

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21 avril 2010

Marie dans le métro (coup de coeur pour le blog 'l'inconnu du métro")

m_trom_trom_tro_L'idée de départ était simple. Et pourtant, il fallait la trouver...
Marie Dinkle, 25 ans, a choisi de créer un blog présentant chaque jour un inconnu du métro, pris en photo par elle-même, à propos duquel elle raconte une mini biographie improvisée entre deux stations.
C'est frais, c'est simple, ça humanise considérablement ces transports quotidiens que de nombreux parisiens effectuent chaque jour en tirant la tronche, l'ipod sur les oreilles et le regard dans le vague.
Jolies tranches de vie prises sur le vif. J'apprécie beaucoup !

Morceaux choisis :
Luna, 7 ans : "Je lui demande si sa maman est la plus géniale des mamans. Elle me regarde comme si j’étais franchement niaise et me répond: « Oui enfin pas vraiment hein! » A côté sa maman rit beaucoup... "

Adeline, 18 ans : "
La seule chose qu’Adeline n’aime pas dans le métro ce sont les gens qui l’empêche de sortir (nous avons tous vécu cette situation des plus angoissante ou l’on se transforme en farfadet hystérique luttant pour sa survie)."

Maria, 64 ans : "Quand je demande à Maria si elle veut bien poser pour moi et répondre à mes questions pour mon blog, la seule chose qu’elle veut savoir c’est si elle va finir au journal de 20h00. J’ai presque envie de le lui faire croire."

La suite chez Marie : linconnudumetro


1 août 2008

Dernière séance

cin__2Avant, quand on voulait aller voir un film au cinéma, c’était tout con. Suffisait de se pointer à l’heure de la séance choisie, d’acheter son billet, et d’aller se vautrer confortablement dans les fauteuils couleur caca d’oie des salles obscures en attendant le début du film. Pour patienter, on pouvait même héler une ouvreuse qui se ruinait le dos en trimballant son panier en bandoulière rempli de Chocoletti lait-noisettes, popcorn Baff, cônes Gervais et autres cochonneries calorifiques « en vente dans cette salle ».
En gros, avant, c’était peinard.

Aujourd’hui en revanche, quand on veut se faire une toile, c’est tout juste s’il ne faut pas s’y prendre six jours à l’avance, histoire d’avoir le temps de monter sur pied le plan d’attaque pour pouvoir aller voir le film qu’on veut à la séance qu’on veut. Sous peine de se retrouver en rade devant les écrans plasma des multiplex dix-huit salles, qui affichent « complet » pour le film voulu. Perso, ça m’a fait le coup deux fois de suite la semaine dernière.

Maintenant, j’ai pigé. Quand j’ai prévu d’aller au ciné, je réquisitionne les troupes une semaine avant le jour J. Ensuite, je répartis les rôles : toi, tu répertories les salles qui proposent le film et tu me fais une liste Excel par arrondissement. Toi, tu évalues combien de personnes ont une carte UGC, combien une carte Gaumont, combien s’en contrefoutent (cette histoire de carte, entre nous, c’est une bonne rigolade pour espérer aller tous ensemble voir le même film). Toi, tu checkes les heures des séances, VO, VF, dolby stéréo et tout le tintouin. Moi, je centralise les infos, et je tranche. Evidemment, personne n’est jamais d’accord avec ma décision. Au final, ça me colle une migraine du feu de dieu, et j’arrive au ciné avec l’envie de trucider le mec de la pub Mediavision, dont je ne peux plus saquer ni la tronche, ni la musique.

Non, mais sinon, c’est sympa, le cinéma. Ca manque juste un chouia de spontanéité, mais c’est sympa.

Et puis c’est sans compter la faune étrange qui peuple parfois les salles obscures :

Il y a ceux qui chuchotent entre eux pour se raconter à nouveau l’histoire, au cas où ils auraient loupé un détail capital. Ceux qui ponctuent toute scène d’amour de smaaacks sonores et dégoulinants de mièvrerie, ou au contraire, ceux qui soupirent de frustration quand à l’écran, Brad roule une méga pelle à Angelina. Ceux qui nous interpellent vingt minutes après le générique de début pour nous demander d’un air horrifié si « ça va être en V.O. pendant tout le film ? ».

Il y a ceux qui ont le rire un peu facile ou un peu trop prononcé. Ceux qui ont choppé une quinte de toux taille XXL et qu’on préfère ne pas avoir à côté de soi, sous peine de ne plus rien capter aux dialogues du film. Ceux qui ont oublié d’éteindre leur portable, ou ceux qui décrochent carrément en pleine séance (« Allo ? Oui, j’peux pas t’parler là, j’suis au cinéma… »).

Il y a ceux qui mâchonnent leur popcorn avec autant de classe et de discrétion qu’un bovidé dans son pré. Ceux qui préfèrent attendre une scène cruciale du film pour gonfler tout le monde avec le bruit d’ouverture d’emballage de leur Magnum trois-chocolats. Ceux qui remuent à la paille les glaçons au fond de leur Fanta grand modèle jusqu’à ce qu’ils aient bien fondu. Ceux qui farfouillent dans leur sac ou leurs poches pendant des heures, en remuant copieusement au passage trousseau de clés, porte-monnaie tintinnabulant et paquet de kleenex bien bruyants.

Il y a ceux qui nous demandent de nous déplacer « juste d’un siège », sauf que maintenant, on est assis derrière le brushing de Sonia Rykiel et on voit que dalle. Ceux qui mesurent 2m12 et qui choisissent de s’asseoir pile poil devant nous, alors que toute la rangée est libre. Ceux qui restent debout plantés au milieu de la rangée pendant les bandes annonces, le temps pour eux 1- d’enlever soigneusement le manteau, 2- le plier, 3- le déposer proprement sur le siège d’à côté, 4- épousseter le siège qu’ils ont choisi, 5- finir par enfin poser leur cul délicat. Ceux qui arrivent une fois que le film est commencé, et qui mettent des heures à trouver une place (« oui, mais il fait tout noir, je vois rien ») (je m’en fous, je veux pas le savoir, tu te magnes). Ceux qui s’étirent comme un chat au beau milieu du film, les bras en l’air au dessus de la tête, pensant sans doute que tous ceux de derrière pioncent depuis belle lurette et que ça ne les gênera pas.

Y’a des fois, franchement, j’me dis qu’un bon DVD chez soi…

(Article posté le 21 novembre 2006).

20 août 2008

Derrière le rideau

cabines_2Je ne vous apprends rien en vous révélant que mercredi, c’est le coup d’envoi des soldes d’hiver. A nous les achats compulsifs, la jungle impitoyable des fashionistas, et le compte en banque dans le rouge.
Au milieu de ce parcours d’embûches qu’est la quête du vêtement adoré, il y a une terrible étape à franchir, capable de décourager les plus motivées : l’épreuve de la cabine d’essayage.

Après avoir rassemblé les « cinq articles maximum en cabine », après avoir fait généralement la queue pendant des plombes, après avoir failli laisser tomber huit fois en se demandant si on a réellement besoin de ce douzième jean (et conclu que oui), on pénètre dans un univers parallèle un peu hors du temps, où tout un petit monde se côtoie de près sans se connaître, se juge du coin de l’œil, partage des bribes de conversations passionnantes (« tu trouves pas que ça me fait un gros cul ? ») et des odeurs révolutionnaires de chaussettes humides et de transpiration rance (attention, minute glamour).

Chacune s’approprie alors « sa » cabine, espace ô combien réduit qui va devenir son petit chez-soi le temps de l’essayage. Vite, vite, se déshabiller pronto pour pouvoir enfiler les petites merveilles dénichées. Hop, le manteau ! Zou, l’écharpe ! Ouste, les trois pulls barrière anti-froid ! Ben oui, mais je les colle où, mes fringues à moi ? Parce que là, je m’interroge : pourquoi s’obstine-t-on à ne mettre dans ces foutues cabines que deux pauvres portemanteaux ? Ou mieux, quatre portemanteaux, mais tout pourris, qui permettent à peine d’accrocher un cintre, ou qui font que tout ce qu’on y entasse se casse immanquablement la gueule par terre en moins de deux. Et tant pis pour mon top blanc que je voulais garder nickel. Y’a un souci, quand même, ou je rêve ?

Dans ce cas de figure, deux écoles de pensées :
1- le tout-roulé-en-boule-jeté-dans-un-coin : simple, rapide, certes efficace, mais pas forcément compatible avec tout type de fringues (le top blanc en question, par exemple) ou de boutique (sol d’aspect plus que douteux, jonché de vieux cheveux et de poussière)
2- le plié-rangé-tout-remis-sur-cintre : plus classe, évidemment, mais prend un temps fou. Le genre de truc qui vous fait ressortir de la cabine quatre heures après tout le monde, avec limite l’air de dire « je vous emmerde » aux autres clientes hystériques dans la file d’attente.
Chacune son truc, bien entendu…

Je passe rapidos sur les éclairages blafards qui nous donnent toute la bonne mine d’un navet mal cuit, les cabines tellement exiguës qu’on en ressort pleine de bleus à force de s’être cognée partout, ou les put… de système de cintre pour soutien gorge, qui personnellement me rendent maboule (vous avez déjà pigé comment ça marchait, ce truc là, vous ?).

Parfois, le rideau est à peine suffisant pour pouvoir se déshabiller sans être vue. Question d’économies de tissu, sans doute. Résultat, on passe plus de temps à vérifier qu’on ne se fait pas mater de l’extérieur qu’à s’admirer dans ses fringues. Ce qui est complètement crétin, car les autres nénettes en présence sont inévitablement plus occupées à checker leur popotin à elle dans le miroir qu’à tenter d’apercevoir le notre par les deux centimètres de rideau qu’il manque.
Seule exception : le pauvre type qui se fait traîner par sa copine depuis trois heures dans toutes les boutiques, en train de poireauter patiemment devant la cabine de sa belle au cas où elle lui demanderait « le même en 40 », et qui pourrait bien laisser fureter ses petits yeux, histoire de passer le temps agréablement.

Le must, à mon sens, c’est quand le miroir est à l’extérieur de la cabine. Non mais franchement, c’est quoi ce délire ? Le mec qui a osé mettre en place ce concept est tout simplement un gros sadique, doublé d’un pervers. Je ne vois que ça. Parce que bon, admettons que j’ai réussi à boutonner mon jean slim taille 36 (ouais, oh, bon, ça va) dans lequel je voulais absolument rentrer. Faut maintenant voir si je ressemble à Kate Moss ou à Kate en moche. Et pour ça, pas de doute, faut que je me traîne jusque devant le grand miroir, tout là-bas, au fond. Ce qui veut dire que si j'ai le look d'un boudin saucissonné dans ce jean, tout le monde va s’en apercevoir.
Je passe une tête derrière le rideau de ma cabine. Personne à droite ? Personne à gauche ? La voie est libre, je fonce. C’est généralement quand je commence à me jeter un coup d’œil dans la glace qu’une nuée de sauterelles acheteuses débarque en frétillant. Or moi, m’admirer sous toutes les coutures devant d’autres personnes, c’est un truc que je n’ai jamais su faire. Ne reste donc plus qu’à me rapatrier les miches plus vite que ça dans ma petite cabine sans miroir, et à me décider sur un coup de poker si oui ou non, ce jean me va.

Bon là, je veux qu’on m’explique, merde. Pourquoi c’est si compliqué ? Y’aurait pas un gars qui se serait dit « on va leur rendre la tâche la plus difficile possible, juste histoire de voir à quel point elles sont accros aux fringues, et au bout de combien de temps elles craquent » ? Bien possible…
Le pire, c’est que même avec les cabines d’essayages les plus nazes du monde, on aura toujours des files d’attente de huit kilomètres le samedi après-midi devant les cabines de chez Zara et Kookaï. Un peu masos ? Non, juste shopping-addicts…

(Article posté le 8 janvier 2007).

26 septembre 2016

La maîtresse en maillot de bain

école2

Bon, alors, cette rentrée ? Déjà trois semaines que les bancs d'école ont repris du service, il est peut-être temps qu'on aborde le sujet, non ?

Cette année, chez nous, c'était double-peine-adaptation : Babygirl-première-du-nom est entrée à la maternelle, et sa petite soeur a fait sa rentrée en crèche, directement en section "moyens". Et le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai encore du mal à me remettre de tous ces allers-retours et chassés-croisés que j'ai dû faire entre les deux établissements, à toute heure de la journée, pour y aller en douceur et faciliter l'assimilation de la nouveauté à chacune de mes petites têtes blondes bientôt pleines de poux en plus.

Encore que, je ne devrais pas trop me plaindre. Pour l'école, ça a été relativement fastoche. Pas de pleurs, pas de cris, pas de "mamannnnnnnnnnn pars pas" déchirants, comme j'ai pu l'observer chez d'autres énergumènes de la classe de ma fille. Limite un peu TROP facile, voyez ? Non pas que j'aurais aimé la voir se rouler par terre en pleurant pour me retenir près d'elle, mais bon, juste me montrer qu'elle est contente que je sois là avec elle pour cette nouvelle étape. Juste un peu ? Rien qu'un peu ? "C'est bon, tu peux y aller, maman !". Ah ? Bon, ok... #ramassetesdents

Madame est donc plutôt ravie de son nouveau statut d'écolière, a plein de copains-copines dont on a grand peine à connaître les prénoms, "la cantine c'est super bon" (oui, à mon avis, c'est surtout que personne ne l'y force à manger ses haricots verts, vu comme elle a la dalle tous les soirs), et chaque tenue du jour revient immanquablement gris craspouille au niveau des genoux et du popotin, signe que la récré doit être active et délurée.

De mon côté, je suis aussi en phase découverte et apprentissage de tout ce nouveau petit monde scolaire. Je lorgne sur les parents des copinous d'école pour voir qui a l'air sympa et qui j'ai pas envie d'inviter au prochain goûter d'anniversaire, et je distille subtilement des commentaires à Babygirl pour orienter ses amitiés : elle a l'air gentille, la petite fille, tu devrais jouer à la dinette avec elle... oh, regarde, elle a le même t-shirt que toi, oh dis donc, c'est un bon signe, ça... (Bon, en vrai, non, je ne la force à rien dans ses copinages, je me contente juste de croiser les doigts très fort).

J'essaye également de me mettre la maîtresse dans la poche sans en faire des caisses de lourdeur. Même quand elle nous a annoncé tout sourire qu'elle allait être absente lundi 12 septembre (le septième jour scolaire de l'année, donc, hein, n'est-ce pas. SEPTIEME), j'ai conservé mon sang-froid, mon visage d'ange et ma compassion affichés avec ardeur. Je n'ai aucun mérite, ce sont mes cours de théâtre qui ont tout fait. Parce que bon, SEPTIEME, quoi, merde !

En revanche, j'aimerais assez qu'on me présente les personnes qui ont (sans doute durement) planché sur les nouveaux rythmes scolaires. Et qu'on me dise aussi ce qu'elles avaient picolé avant de nous pondre cette abérration taille maxi best of. Sans déconner... pas un seul jour identique à un autre, selon qu'on a cantine, atelier, goûter ou étude. J'ai déjà moi-même un mal de chien à m'y retrouver, donc j'imagine assez bien à quel point ça doit être sympa pour un môme de trois ans.

Enfin, je suis repartie le coeur lourd de la réunion de rentrée, où les mesures anti-attentats nous ont été exposées. Ainsi, un soir prochain, ma fille reviendra hilare de l'école en m'expliquant qu'ils ont joué au méchant loup avec la directrice, qu'ils devaient se cacher et ne plus faire un seul bruit, et que c'était trop drôle. Et je devrai décoder qu'ils ont donc répété, sous forme de jeu, l'un des exercices obligatoires pour être prêts en cas d'intrusion forcée ou de plan de confinement. Ou comment l'innocence des dessins naïfs et colorés affichés dans les couloirs s'est téléscopée froidement avec nos bons vieux principes de réalité et de précaution.

Du côté de la crèche, ça a été une autre paire de manches. Essayez donc de coller au beau milieu de douze gamins braillards une petite fille de dix mois qui n'a quasi jamais quitté sa mère jusqu'ici et qui est en pleine période "peur de l'abandon", et puis revenez me voir pour me dire comment ça s'est passé. Je vous le donne en mille : mal.
Ma croquette m'a fendu le coeur chaque matin de ses pleurs et de ses bras tendus. (Je pense qu'elle a voulu ainsi rééquilibrer les choses avec sa soeur ingrate, pour me rassurer sur mon importance). Et même en y allant progressivement, je l'ai souvent récupérée les yeux bouffis d'avoir trop pleuré et mal dormi loin de moi. Je l'ai payé très cher : nuits agitées, caprices, perte d'appétit... Mais les choses rentrent peu à peu dans l'ordre, et si j'ai toujours le coeur serré de la laisser chouiner derrière moi le matin, je sais qu'elle s'amuse, découvre, observe et apprend beaucoup, avant de se jeter à nouveau sur moi le soir venu, quand je viens la chercher.

Désormais, on tient le bon bout. Notre rythme de croisière est à peu près calé, alors on garde le cap et on avance, contre vents et marées. Le plus drôle, c'est que je vois déjà se profiler, à l'horizon des trois semaines à venir, les premières vacances de l'année scolaire. Oui, quinze jours pour se reposer, et surtout pour bien perdre ces petites habitudes et ces rythmes qu'on commençait tout juste à maîtriser. Allez, vogue la galère rentrée !

28 août 2017

Allumer le feu

Capture d’écran 2017-08-27 à 14

Et voilà... Cet été encore, ça n'a pas loupé. Comme tous les ans, cette bonne vieille mode du barbecue n'a pas dérogé aux règles, et a une fois de plus enraciné les incontournables clichés de genre. Parce que je suis désolée de mettre les pieds dans le plat comme ça, mais franchement, le barbecue, c'est bien un truc qui fait triper les mecs et laisse complètement de marbre les filles, non ?

D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours été entourée de mâles férus de barbecue. Grand-père, père, oncles pendant les étés de mon enfance... troupe de potes plus récemment... tous ont toujours eu ce goût du repas grillé en plein air, à rester patiemment campés sur leurs deux pieds devant l'appareil, longue fourche à la main, tels des matadors de la côte de porc.

Honnêtement, moi, le barbecue, je m'en cogne un peu. Disons que je ne suis pas contre une merguez party de temps en temps, mais sincèrement, je peux très facilement me passer de l'odeur de charbon qui embaume le jardin et les fringues et me contenter de deux poêles et une casserole pour cuisiner. (C'est une façon de parler. Soyons clairs, en vacances, je ne cuisine pas). Mais Chéribibi en revanche, et dans la foulée, tous les comparses mâles qui croisent mes vacances, semblent mettre un point d'honneur à se servir du barbecue six jours sur sept pour se nourrir (et le septième jour, c'est uniquement parce qu'on fait des carbo, ce qui est moyennement compatible avec le biniou, vous en conviendrez). C'est même limite l'une des premières questions qu'il pose quand on cherche une maison de location pour nos vacances.

Mais attention, le sujet est sensible. Il y a barbecue et barbecue, messieurs dames. Vous auriez dû voir sa déception en découvrant l'an dernier le super appareil de compet' fourni avec la maison... mais électrique. "Hooooo, non, zut, moi pas joujou avec le feu cette année... ?". Parce que je suis intimement convaincue que cette adoration masculine du barbecue est un infime reste de l'age des cavernes, profondément ancrée dans les gènes des mâles, qui retrouvent devant leur appareil à grillades la même joie que nos ancêtres à faire rôtir la pitance de la famille. Le reste, c'est du détail : qu'est-ce qu'on s'en fout que ce soit une côte de boeuf ou une cuisse de mammouth, à ce stade, hein ?

Bref, les hommes aiment le barbecue, et aiment surtout se réunir à plusieurs pour dompter la bête. Je ne voudrais pas avoir l'air de critiquer, mais vu de loin, ça a toujours l'air vachement compliqué, quand même, de "lancer le barbecue", et ça nécessite sans doute qu'on se rassemble à trois ou quatre potes pour y regarder de plus près. Ah si... faut ramasser le petit bois (traduction : trois branches mortes au bout du jardin), faire prendre le feu (traduction : craquer une allumette), et réussir à obtenir de belles braises (traduction : discuter peinard regroupés autour des flammes avec la binouze fraîche à la main). C'est vrai que ça nécessite bien de s'y mettre deux bonnes heures avant le repas, et à plusieurs.

Et pendant ce temps à Veracruz, c'est toujours souvent les mêmes qui se coltinent l'épluchage des légumes, le vidage de lave-vaisselle, et la bataille "pipi-les-dents-et-au-lit" des mouflets. Bah oui, "laisse pas les gamins jouer près de nous, y'a beaucoup de fumée, quand même...".

Vous allez me dire "hé mais t'as qu'à le faire, toi, le barbecue, si c'est si facile". Oui, mais non. Je répète pour les deux du fond qui n'ont pas suivi : le barbecue, je m'en cogne. Si personne n'est là pour le "lançer", je grille mon poisson au four ou je mange des tomates-mozza, voyez ? Je ne vais pas m'enquiquiner la vie à me coller une contrainte supplémentaire pour me nourrir, quand j'ai d'autres choses mille fois plus intéressantes à faire de mes vacances.

Hélas, le rituel "barbeuc' " tourne souvent à l'obstination chez nous. Je ne citerai aucun nom, mais j'en connais quand même qui sont capables de se coltiner la mission chippolatas abrités sous un parapluie par 8°. Ca frise le délire, non ? Et quand j'ai moi-même déjà osé dire que je préférais faire cuire mon steak à la poêle, question de goût et de texture, j'ai reçu en retour trois ou quatre paires d'yeux éberlués semblant dire "mais, enfin... qu'est-ce qu'elle raconte... on a un bar-be-cue, ho... !"

Voilà, c'est ainsi par ici (coucou Céline D.), on ne déroge pas à la sacro-sainte règle du barbecue en été. Voyons le bon côté des choses, ça fait un peu moins de vaisselle à gérer, et ça fournit un sujet de discussion sans fin pour les artisans du bonheur ("je suis assez content de moi, la cuisson est par-faite", "mmm, ce petit goût fumé...", "demain c'est côtes de veau ou saumon grillé ?", etc.). Que demande le peuple ?

[Note de l'auteur : J'ai bien évidemment attendu la fin des vacances pour écrire ce billet, afin de laisser à Chéribibi et consorts le temps d'oublier ces critiques jusqu'à l'année prochaine. Pas folle la guêpe !].


(Crédit photo : Kelly Sillaste pour Getty Image).

25 juin 2014

Un square qui ne tourne pas toujours rond

parc

Ca fait un petit moment que j'avais envie de vous parler des jardins et squares d'enfants. Et puis j'ai décrété que Florence Foresti avait déjà tout dit et beaucoup mieux que moi dans son fameux sketch, alors j'ai changé d'avis. Voilà. Fin du billet. Salut.

...

Non, mais quand même. Un truc. Ou deux.

Parce que bon, évidemment, pour vous là, qui n'avez pas d'enfant ou des marmots déjà ados, le parc ça vous évoque avant tout les pique-niques au rosé, la bronzette par temps de canicule et - pour les plus masos, - les pistes de running à s'enquiller à qui-mieux-mieux. Hein, c'est vrai ? Pour vous, l'expression "on va au parc ?" présage un moment de détente et de convivialité, n'est-ce pas ?

Oui, hé bien, j'aime autant vous dire qu'en ce qui me concerne, les mots "parc", "square" et autres "jardin" me hérissent presque les poils sur le bras, un peu comme la craie qui crisse sur le tableau noir ou la fourchette qui râcle l'assiette vide. Vous voyez le genre ?

Avec une mini-croquette en âge de batifoler dans les bacs à sable et qui fait des sauts de Marsupilami rien qu'à l'évocation d'un tour de toboggan, c'est pas peu dire qu'on y passe l'essentiel de nos soirées d'été et de nos week-end, au "parc". Alors au début, tout fiers d'être des parents modèles, on y va en trottinant gaiement, armés de tout le bataclan essentiel au bonheur de notre marmaille (seau, pelle, rateau, truc pour faire des bulles, lingettes pour débarbouiller les doigts pleins de sable, goûter, chapeau. Ne rayer aucune mention inutile).

Et on se pose les fesses là, quelque part entre la poussette-tank du voisin et les trois nounous en grande conversation philosophique.
Et on regarde avec amour notre Babygirl courir entre la balançoire et le bac à sable et la balançoire et le bac à sable et la balan...
Et on regarde autour de nous, on détaillle les autres parents et babysitters désoeuvrés, compagnons d'infortune.
Et on regarde son Iphone, mais pas trop quand même, sous peine de perdre la notion du temps et la Babygirl des yeux.
Et on applaudit au cinquième château de sable complètement foiré, mais bon, n'allons pas brimer trop vite l'esprit créatif de notre descendance.
Et on se fait légèrement chier, il faut bien le dire.

Encore que. J'exagère un peu.
Disons que pour qui veut mener sa petite étude sociologique, observer ses congénères au parc promet son joli petit lot d'expérimentations in situ. Entre le gamin tout sucre tout miel qui offre son seau à tout le monde, et le moutard revêche qui se délimite la moitié du bac à sable pour lui tout seul, tout un éventail de rencontres s'offrent à vous. Niveau parents, on a aussi droit à nos exemplaires collector, entre celui qui regarde de loin son fils castagner et bousculer tout le monde sur le toboggan en ayant l'air de trouver ça parfaitement normal, et celle qui passe ton temps à brailler en alternance sur chacun de ses deux mouflets en leur aboyant des ordres idiots avant de reprendre sa conversation au téléphone, y'aurait de quoi écrire un roman (ou, par manque de temps, un article de blog).

Evidemment, comme tout le monde a acheté le même ensemble d'ustensiles de plage en promo au Monop', on se retrouve avec cinq seaux Barbapapa identiques pour un seul bac à sable, et c'est la crise de nerfs assurée pour le minot qui pense qu'on lui reprend SON seau, quand on veut juste ranger NOS affaires et se rapatrier les miches en zone plus calme (Maisooooonnnn).
D'ailleurs, à ce sujet, je n'ai rien contre le fait que d'autres enfants que ma croquette utilisent ses accessoires, tant qu'elle ne joue pas avec. Apparemment, certains parents sont lééééégèèèrement plus tendus du slip sur le sujet, à voir les arrachages intempestifs de rateau et de pelle auprès de presque-bébés qui auraient osé "emprunter" un jouet à leur petit trésor adoré. Hé ho, relax, mamie, c'est juste un petit garçon de deux ans qui veut jouer, pas un vol à l'arraché, hein ! En revanche, si je tiens la râclure qui a "emprunté" notre mini arrosoir depuis bientôt trois semaines...

Bref, vous pensiez passer un bon moment de détente et d'éveil en plein air, vous voilà propulsé dans la saison 4, épisode 12 de "Règlement de compte à OK Corral", sorte de petit avant-goût de la jungle sociale que Babygirl rencontrera finalement tout au long de sa vie, depuis les bancs de la maternelle jusqu'au monde de l'entreprise. Il n'y a pas d'âge pour l'école de la vie, aurait dit mon grand-père. Oui, mais bon... chérie, demain, on jouera sur le balcon, d'accord ?

6 janvier 2017

Last Christmas, I gave you (all) my heart

lapin couronne

Il parait qu'on a jusqu'au 31 janvier pour s'échanger les voeux d'une nouvelle année pleine de bonheur, de rires, de projets, de santé et-de-tout-ce-qui-vous-ferait-plaisir-on-n'est-pas-radins. Oui, alors si vous le permettez, on va plutôt y aller fissa, et se dire toutes ces jolies choses dès maintenant, parce que perso, moi, je ne suis pas mécontente de fermer la porte sur 2016, qui fut une année assez mitigée en ce qui me concerne.

Il faut dire aussi que, pour bien faire les choses, on l'a terminée sur un feu d'artifice de microbes en tous genres, qu'on s'est refilés à qui mieux mieux, genre "paf, c'est toi le chat !", "oh non, j'avais déjà une otite la semaine dernière, refile à papa plutôt !". En point d'orgue, pile entre les deux réveillons, une petite scarlatine sortie de derrière les fagots pour Babygirl-Première-du-nom, histoire de bien achever nos dernières réserves d'énergie.

Tiens, les réveillons... Parlons-en deux secondes, vous voulez bien ? Je ne sais plus qui a dit que "Noël est la fête des enfants", mais cette personne reverrait certainement son jugement s'il avait passé les mêmes trois soirées de fête que moi. Non, définitivement, avec des mouflets de un et quatre ans, Noël n'est ni la fête des enfants, ni celle des parents.
Passée l'excitation pré-distribution des cadeaux et les quarante secondes où sont déchiquetés compulsivement les emballages soignés qu'on s'est pris le chou à faire avec amour entre 22h et 00h, voilà que le soufflé retombe d'un coup. "Y'a plus de cadeaux pour moi ?", qu'on a entendu dire, après avoir vu la croquette-en-chef déballer au moins douze paquets bigarrés, en regardant à peine leur contenu. #morveusepourriegatée

Vient ensuite le moment d'ouvrir chaque nouveauté, en essayant désespérement de tempérer les ardeurs de l'aînée : "non, chérie, on ne va pas construire le château de princesse Lego maintenant. Pourquoi ? Bah déjà parce que j'ai pas du tout envie de faire des Lego là tout de suite, ensuite parce que j'ai les mains prises avec ma coupe et mon toast, et enfin parce que si c'est pour passer trois heures à récupérer chaque pièce paumée dans tout ce fatras d'emballages, j'aime autant te dire que ce sera sans moi". (non mais).

Après s'être pété trois ongles à ouvrir les boîtes de jouets plus sécurisées qu'Alcatraz offerts à la Minus (c'était obligé, tous ces fils de fer entortillés à huit endroits différents ?), force est de constater qu'elle n'a strictement rien à carrer de sa coccinelle parlante à formes encastrables, et qu'elle n'a d'yeux que pour les jouets des autres, et si possible les trucs qu'elle peut mettre dans sa bouche et avaler en moins de deux. De là à finir aux urgences pour un escarpin Barbie en plastoc coincé dans le gosier, il n'y a qu'un pas.

La tête déjà bien en vrac entre les cris de joie, d'hystérie et de frustration ajoutés aux jouets sonores qu'on teste tous en même temps (mais elle va la boucler, la coccinelle ?), l'heure est venue de passer à table. Evidemment, les kids ont boulotté tellement de pistaches et de mini-saucisses à l'apéro qu'il est inenvisageable de leur faire avaler quoi que ce soit de plus jusqu'au dessert. Après tout, ok, c'est jour de fête pour tous. Mais dans ce cas, laissez-moi au moins festoyer tranquille, moi ! Au lieu de toujours venir m'interrompre pour un mode d'emploi à lire, une revendication à faire ("Machine elle m'a tapéeeeee" = je m'en fous), une envie pressante PILE au moment où le soufflé est servi, ou toute autre obligation parentale que je délèguerais bien à n'importe qui d'autre, là tout de suite maintenant.

A ce stade, tout le monde est crevé, les enfants sont intenables, même l'astuce "Un petit film sur la tablette ?" ne marche plus trop bien sur les grands, les petits (la Minus en tête) réclamment les bras en permanence, non sans gesticuler de plus belle pour en descendre lorsqu'on a enfin accepté de ne pas pouvoir finir son assiette pour calmer les mugissements de sa progéniture, et on se demande si c'était une si bonne idée de reprendre deux fois de la buche glacée. #bouboulina

Cap sur la maison, chargés comme des baudets, et retour en voiture sur fond de pleurs de fatigue en continu, tympans à vif, nerfs en tire-bouchons, foie en grève, make-up de panda et robe tâchée aux deux épaules de traces de bave, morve, chocolat ou que sais-je encore (mieux vaut ne pas savoir). Ah, il était beau, ce réveillon, dis donc !

"Ca ira mieux demain" ? Ah mais détrompez-vous, les gars ! Les jours qui suivent Noël sont peut-être encore pires que le réveillon lui-même. Le salon est maculé des nouvelles boîtes de jeux éventrées, y'en a dans tous les recoins, on se croirait dans une annexe de La Grande Récré un lendemain de soldes. On a englouti le PIB de la Littuanie en piles de toutes les tailles possibles pour faire fonctionner les trucs électroniques, plus moyen de faire un pas sans écraser un Lego, un Duplo ou un jeton de Colorino, on s'est tapé cinq fois "La Fée Clochette" en DVD pour canaliser la grande sur le canapé, pendant qu'on surveillait la petite qui fourre tout ce qu'elle trouve à la poubelle, pour nous imiter (ah bah tiens, il est là, le nouveau livre de comptines...).

Bref, ces réveillons n'étaient de tout repos pour personne, et comme chaque année, je ne suis pas fâchée d'être tranquille sur le sujet pour quelques mois. Et je m'accroche à cet espoir que, sans doute, d'ici deux ou trois ans, on pourra à nouveau faire de ces moments de retrouvailles familiales quelque chose de plus serein et de moins bruyant. Ou, à défaut, de pouvoir noyer tout ce stress dans le champagne sans penser au lever de six-du-mat' le lendemain.

D'ici là, il me reste tout de même à vous souhaiter à tous une année 2017 légère et pétillante comme les bulles de champagne. Qu'elle vous/nous soit plus douce que les deux derniers crus passés, ou en tout cas que l'on parvienne à s'y frayer notre chemin sinueux dans un quotidien souvent chaotique et destabilisant. A une échelle plus personnelle, que 2017 vous comble de petits bonheurs. Il faut juste savoir trouver chacun les nôtres...

Pour ma part, 2017 marquera, je l'espère, mon retour à une vie professionnelle épanouissante et accomplie, après quelques années délicates sur le sujet. Reprendre les voyages, continuer le théâtre, retrouver une dynamique sportive, et venir de temps en temps vous raconter tout ça ici m'occuperont le reste du temps :)


Allez, Lapinou Year* à tous !


*C'est la dernière année que je m'autorise cette expression ringarde, en rapport avec la photo d'illustration. Mais pardon, quand même...

 

2 juillet 2013

Voir sur l'Arno le soleil se coucher

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Previously on Ginfizz, on disait donc que j'avais été déçue de mon séjour à Florence, pour moults raisons un peu rocambolesques... Alors oui, je sais. Je SAIS. Je sais que l'Italie ne serait pas l'Italie sans Florence, qu'un touriste digne de ce nom se doit d'avoir "fait" Florence au moins une fois dans sa vie, et que ce n'est pas pour rien que les hordes et troupeaux XXL de visiteurs venus d'Amérique et d'Asie préfèrent souvent faire escale à Florence plutôt qu'à Rome quand ils s'en viennent visiter le pays en forme de botte. Et je sais, donc, que ça peut paraitre un peu "shocking" d'oser dire que, ouais, bon, Florence... sympa, sans plus.

Mais... quand même.

Déjà, la ville a cette particularité que quasiment tous les musées et les bâtiments à visiter se trouvent dans le même mini périmètre. Il en résulte une surconcentration de touristes au mètre carré assez infernale, et cette désagréable impression d'entendre parler tout sauf italien autour de soi. Comprenez-moi bien, je ne critique pas les touristes eux-mêmes (sinon, autant aller visiter Percahoute-les-brouettes, où je suis à peu près certaine d'être peinarde niveau tourisme), mais bien le fait qu'ils (qu'on) soient agglutinés en troupeau de quinze dans une zone déjà pas bien grande. Pour la touche authentique, on repassera un autre jour.

Ensuite, je crois que malheureusement, je ne suis pas vraiment sensible à l'art époque Renaissance sureprésenté à Florence, du fait de son histoire. Honnêtement, la visite de la Galleria dell'Academia, hormis son fameux et spectaculaire David de Michel-Ange, m'a laissée sur ma faim. C'est à dire que les enluminures religieuses entassées le long de douze salles, je suis navrée, mais moi ça ne m'émoustille pas un brin. Je ne m'y connais pas assez pour en saisir la beauté à sa juste valeur, sans aucun doute.

De même, la visite de la superbe Galerie des Offices, l'incontournable des incontournables, m'a finalement déçue aussi. Certes, les quelques Boticelli présentés sont absolument magnifiques (du moins, si on arrive à les contempler dans leur ensemble, et à s'abstraire de la colonie de visiteurs agglutinés au pied de la toile), mais le reste des oeuvres présentées, heu... oui, c'est ça, je ne dois pas être assez calée en la matière, on va dire. Si on ajoute à cela une scénographie désastreuse (éclairages ultra mauvais, contrejour sur les toiles, et textes explicatifs de présentation des oeuvres très sommaires) et une bonne partie des salles vidées car en rénovation, on ressort de là avec une impression hélas mitigée.
(Je précise que ce musée est justement en train d'être rénové pour agrandir la surface disponible, et sans doute repenser l'organisation interne et la mise en avant des toiles et statues présentées. Pour le coup, on a juste joué de malchance dans le timing...)

Quant au Duomo, parlons-en, tiens. Autant cet édifice est spectaculaire de l'extérieur avec une magnifique facade travaillée et pleine de détails, autant l'intérieur assez terne fait retomber le tout comme un soufflé raté. En revanche, je vous conseille grandement de grimper au sommet du dôme malgré les quelques 465 marches, car la vue tout là-haut y est à couper le souffle.

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Le David de Michel Ange, qui fait son petit effet / Le Duomo sous un ciel très nuageux.

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Statues et fontaines sur la Piazza della Signoria.

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Le Ponte Vecchio vu depuis la Galerie des Offices.

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Vue sur l'Arno depuis le Golden View (adresse plus bas).

Bon, j'ai l'air de ne faire que râler, et pour un peu, on dirait que c'était vraiment une corvée de passer quelques jours à Florence. Non. J'exprime juste (j'espère que vous l'aurez compris) une certaine déception, sans doute à la hauteur des attentes que j'avais de cette ville mythique.

Et il y a quand même des tas de choses que j'ai aimées à Florence. Par exemple :
* Les nombreux jardins, essentiellement situés dans le sud de la ville, de l'autre côté de l'Arno, qui offrent de petites oasis de verdure rafraichissantes au panorama dégagé sur toute la ville. Le Giardino Di Boboli reste un peu plus sauvage que le Giardino Bardini ultra léché, mais les deux se visitent agréablement pour s'extraire un peu de la torpeur des ruelles étroites et engoncées du centre ville.

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* Les quartiers beaucoup moins touristiques que sont Santo Spirito et San Niccolo (où nous logions), ponctués de quelques adresses branchées destinées à la jeunesse locale, et de restaurants et tavernes plus authentiques et moins 'pièges à cons de touristes'.

* Le coucher de soleil sur la ville vue depuis la Piazzale Michelangiolo. Un peu trop couru (coucou les cars de touristes), mais très agréable d'y prendre un verre en regardant le soleil (quand il y en a...) colorer les toits en tuile de Florence.

* La petite virée à Fiesole, patelin du coin situé au nord-est de la ville. On y accède en bus (1h de route), et si le village en lui-même n'est pas palpitant (à moins d'aller y visiter les vestiges gallo-romains), il offre une vue imprenable sur toute la vallée, et les toits de Florence s'étirent à perte de vue, bercés au coeur de collines parsemées de cyprès. (Quand je serai grande, je veux faire Baudelaire).

* La gastronomie du coin a franchement tout pour me rebuter (les sandwichs aux abats, c'est pas trop mon truc, voyez ?), mais qui aime les classiques de la cuisine italienne mangera très bien à Florence. Quelques adresses testées et appouvées :
- Dans le quartier de San Niccolo, une excellente pizzeria à prix plus que corrects, dans une ambiance décontractée, mi-touristes mi-locaux en grande tablée : I Tarocchi, Via dei Renai, 12/14. Fermée lundi.

- En contre-bas des collines du sud de la ville, une chouette oenothèque réputée pour sa cave et ses fameux crostinis (tartines grillées recouvertes de bonnes choses) à tous les goûts. Jolie terrasse au calme. Enoteca Fuori Porta, Via del Monte alle Croci, 10r.

- Classique, mais diablement efficace, et parfait pour changer des pizzas (très bonnes viandes, grand choix de pastas). Trattoria Bordino, Via Stracciatella, 9r.

- Ultra pittoresque même si assez touristique (à force d'être cité dans tous les guides du monde), le Mercato Centrale pour le large choix de produits frais, et les échoppes où l'on déguste sur place, notamment Nerbone pour les tripes (non merci) et les sandwichs au rosbeef. Piazza del Mercato Centrale.

- Pour un verre avec vue sur l'Arno, et si on s'y prend bien, pile dans l'axe du Ponte Vecchio : Golden View, Via dei Bardi 58r. Assez branchouille et pas donné, mais l'astuce est de profiter de l'happy hour, qui propose un accès gratuit au buffet apéro pour toute consommation. (Assez répandu dans les bars de Florence).
 
Allez, ça ira pour cette fois, je pourrais encore raconter plein de choses (positives et négatives) sur Florence, mais vous ne devez être plus que deux à avoir eu le courage de lire ce billet jusque là (et je vous en remercie, d'ailleurs !). Arriverderci tutti !

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2 avril 2013

Little Cigogne deviendra grande

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J'imagine que, à moins de vivre sur Pluton, la folie des "Box*" qui ont envahi le marché ne vous a pas échappée. Box beauté (mais siiiii, je vous en parlais ici), box Food, box collants, box bonbecs, et même box anti-box (on n'arrête pas le progrès !), un peu too much au bout du compte. 
Et pourtant, c'est bien de Box dont on va parler aujourd'hui. Parce que celle-ci, je l'ai trouvée vraiment très réussie, adorable à recevoir, top à offrir. Alors certes, elle ne parlera pas à tout le monde, car il s'agit d'une Box spéciale vêtements enfants (de 0 à 5 ans).

Déjà, son p'tit nom... Little Cigogne. Chou, non ?

Ensuite, son contenant... Pour changer des classiques boîtes en carton plus ou moins jolies (d'autant qu'au bout d'un moment, on ne sait plus trop bien quoi en faire) (t'as qu'à voir la pile énorme de boîtes vides entassées dans un coin de ma chambre), Little Cigogne a joué la carte du petit baluchon théoriquement transporté dans le bec des cigognes, et vous livre votre surprise dans un joli pochon en organza, à l'intérieur duquel se trouve un lange fermé d'une épingle à nourrice, qui enveloppe les vêtements reçus.

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Enfin, le contenu... Des vêtements de très jolies marques et/ou de petits créateurs (Jacadi, Le Marchand d'Etoiles, Rose & Théo, La Queue du Chat...) et trois formules au choix (donc 3 prix adaptés) pour recevoir une sélection composée spécialement pour vous par une styliste.
C'est là le gros gros point fort de cette box, qui est entièrement personnalisée pour vous. Couleurs, matières, imprimés, types de vêtements... un petit questionnaire proposé dès l'inscription permet de renseigner vos gouts et besoins. Pour vous donner une idée en comparant avec les Box beauté, ça vous évite, en gros, de recevoir un shampoing cheveux secs quand les votres sont gras comme des frites McDo, ou de se retrouver avec 5 crayons à yeux en l'espace de 6 mois/6 box reçues (c'est du vécu !).

Cerise sur le pudding : si le contenu ne vous plait pas, hop, vous pouvez tout retourner à l'envoyeur (et vous faire rembourser), ou demander à changer les pièces qui ne vous plaisent pas. Si au bout du compte vous avez des fringues qui ne vous conviennent pas, c'est vraiment que vous n'y mettez pas du votre !

J'ai reçu ma première box Little Cigogne il y a trois semaines, mais j'avais été déçue du contenu, justement. Un t-shirt trop "fanfreluché" à mon goût, un pyjama à l'imprimé trop marqué... Après retour + explications de mes nouvelles attentes, j'ai finalement reçu 4 vêtements qui me conviennent tout à fait, et qui plairont vraiment à ma petite croquette d'ici 3 mois (j'ai volontairement choisi du taille 6 mois). Des rayures, des pois, du gris, du rouge... tout ce que j'aime !

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Verdict final ? Moi je dis Banco les cocottes ! Je ne m'abonnerai pas, car j'ai tendance à aimer aller fouiner dans les rayons enfant pour y trouver mes pépites, mais je trouve que c'est une très bonne idée de cadeau à faire (ou à se faire) à l'occasion d'une naissance, ou simplement pour renouveller régulièrement et sans mal la garde robe des bibounets.

Plus d'infos : www.littlecigogne.com

Note : Billet non sponsorisé, Box 'Little Cigogne' achetée par mes soins.

* Le concept des Box : chaque mois, une boîte surprise vous est livrée, avec des articles réunis autour d'un thème précis : l'Asie, la Saint-Valentin, le Cocooning d'hiver...

 

28 janvier 2013

Soleil d'hiver

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(Billet programmé, mais publié avec un peu de retard, récents événements personnels obligent...)


L'hiver a tardé à pointer son nez, mais il est bel et bien là, à en juger par les nombreux -2, -3 ou 0° qui parsèment la carte de France d'Evelyne Dhéliat. Pourtant, il y a encore quelques courtes semaines, le soleil d'hiver réchauffait suffisamment pour pouvoir se contenter d'un bon gros gilet douillet et affronter les frimas.

Vous vous en souvenez peut-être, dans le cadre de ma collaboration avec le site Les Bijoux Précieux, je propose chaque saison un look accessoirisé de quelques pièces piochées dans ma collection personnelle, pour illustrer la tendance ("ma" tendance) du moment. Pour le look Hiver, j'ai donc choisi de présenter une tenue assez simple, à la fois dans les tons et les formes : du noir, du beige, du taupe. Passe-partout mais toujours efficace, impossible de se louper (sauf à vraiment y mettre du sien !).

MAIS... parce que je ne suis pas la moitié d'une coquette et que j'aime bien quand même attirer un tout petit peu l'attention (sinon, autant sortir en jogg' et crocs), j'ai opté pour les bijoux ultra colorés et voyants, qui apportent des touches de pep's et de dynamisme à des vêtements plus neutres.

Hop, un gros collier plastron rose hurlant (oui) qu'on aperçoit de loin, et Bim, des petits bracelets tintinabulants aux couleurs de berlingots fruités, qui attirent à la fois l'oreille et le regard. Le reste des explications se lit ici, sur le site.

Et pour conclure ce billet sur une note légèrement plus "blogueuse mode en presque fin de grossesse", je ne saurai que vous conseiller les bottines Minnetonka (ici en noires) que j'ai en deux couleurs et que j'ai portées inlassablement sitôt que les ravages de la mauvaise circulation ont fait de mes petons des horribles pieds de hobbits, tout boursoufflés (vous avez demandé du glamour ? Ne quittez pas...). Un vrai confort, facile à enfiler (parce que, oui, allez vous coltiner des lacets avec un bide de 8 mois devant vous), facile à retirer (même explication) et tout terrain. Le top !

Prochain look dans quelques semaines (mais siiiiiii) pour du printanier, je l'espère frais et réjouissant ! Bonne semaine à tous/toutes !

(Toi aussi, joue à la blogueuse mode : Gilet Zara // Robe Promod // Legging MoodKit // Bottines Minnetonka, en vente chez Ann Tuil // Bijoux H&M)

Devant_le_kiosque

Dans_le_rayon

 

11 octobre 2012

En bracelet comme vous voudrez - Concours Swarovski

Article sponsorisé

La customisation, ça vous parle ? Réaliser un article sur mesure, rien que pour soi, et pas comme celui de la voisine. Un truc à nous, qui ne ressemblerait à aucun autre, et dont on pourrait dire avec une pointe de fierté "c'est moi qui l'ait fait". Gros succès ces dernières années, autant en mode qu'en beauté, puisqu'aujourd'hui, tout est personnalisable, des jeans jusqu'aux moccassins à pompons de notre enfance (enfin, perso, j'ai échappé à ce carnage, merci maman).

En matière de bijoux sur-mesure, Chamilia est l'une des marques les plus innovantes sur le net. Elle commercialise notamment un bracelet personnalisable, et entame à cet effet un partenariat avec un somptueux partenaire, Swarovski, réputé pour la grande qualité, pureté et intensité des materiaux employés (argent sterling, verre italien de Murano, entre autres).

Le principe est tout simple : à partir d'une base de bracelet jonc en argent, on choisit et enfile dessus des "beads" qui nous plaisent, constituant ainsi un assortiment parfait à nos yeux. Des quoi, elle dit, la dame ? Des beads, c'est à dire des sortes de grosses perles, aux couleurs, formes et tailles ultra variées (trèfle, crâne, couronne Disney, triple anneau... tous les goûts sont dans la nature, et donc dispo sur le site). Nombre de beads, couleur, intensité... tout peut se moduler en fonction de nos choix, de notre humeur, de notre tenue même.



Pour vous présenter ces créations, j'ai reçu un bracelet en argent et 6 beads dans les tonalités bleutées, que j'ai aimé accessoiriser avec une montre en argent classique (mais classe) et un vernis bleu profond pour coordonner le tout. Bon, ça aurait encore plus de gueule sur une jolie main bronzée (et hydratée, mon dieu, où est ma crème spéciale mimines !), mais en attendant, je trouve quand même que ça a une certaine allure, non ?



* Attention Concours *
Et vous savez quoi ? J'ai le même bracelet à vous faire gagner ! Et croyez bien que ce n'est pas un petit cadeau de rien du tout, car l'équivalent bracelet + 6 beads représente une valeur de 391 euros tout de même. Oui, cette année, Noël tombe en octobre, il parait ! A vos claviers les filles (ou les garçons qui veulent jouer pour les filles).
Comment participer ? Rendez-vous sur le site www.chamilia.com et donnez-moi ici même le lien de la bead qui vous tente le plus. Moi par exemple, j'aime bien la petite pomme argentée, mais ça doit être mon côté Apple-addict qui parle... Je laisse les participations ouvertes jusqu'à jeudi 18 octobre 23h59 (c'est précis) et je désignerai parmi les participantes une gagnante qui recevra le bracelet montré ici en photo, dans un joli petit pochon vert. Attention, jeu ouvert uniquement pour la France métropolitaine. Bonne chance à toutes (ou tous !).

EDIT du 19 Octobre 2012 : *** CONCOURS CLOS ***

Merci à toutes/tous pour vos participations (oui, j'ai eu quelques hommes qui ont participé pour leur douce, c'est mignon !). Suite à un suspense insoutenable (et à un tirage au sort via les pseudos laissés par les participants - puisque Canalblog refuse toujours de numéroter les commentaires), je suis heureuse d'annoncer le nom de la gagnante du bracelet Chamilia / Swarovski, qui est... ... ... Camille ! (Commentaire du 18 octobre à 13:12).
Camille, je te contacte très vite pour récupérer ton adresse et t'envoyer le joli cadeau ! Quant aux autres participant(e)s, ne soyez pas trop déçu(e)s, j'espère avoir très prochainement d'autres jolies surprises à vous faire gagner ici ! Bon week-end !

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